oiseaux muses

Publié le 21 Mars 2023

 

Petite grive qui sort de l’hiver

Avec une jolie bavette

Où brillent cent étoiles de givre

Où luisent cent étoiles de terre.

 

Petite grive qui griffonne

Qui retourne

Avec vigueur

Des feuilles

Le ver se cache sous les feuilles

Qui sont drap qui sont couvertures

Qui sont tuiles et toiture.

 

Petite grive qui poinçonne

L’air du temps précieux

Qui gravite comme une toupie de brume

Dans le jardin, grive discrète

Pas toujours prête à la fusion

Entre l’image et l’évidence.

 

Carole Radureau (21/03/2023)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

Petite grive en pointillés
Petite grive en pointillés

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Publié le 20 Mars 2023

Les paons qui s’étaient fait la belle

 

Ils étaient là,

Tapis,

Dans un petit jardin encaissé

On aurait dit de grosses poules

Dans la rue, le filet à grosses mailles

Les attendaient

Que se passe-t-il, nous sommes surpris

Nous ne savions pas que les paons

Les paons de la ville

Partaient en balade ainsi

Tout à coup, le bleu, avec son longue traîne

Saute sur le toit en pente raide

Tente de grimper en glissant

Ouf !

Le voilà sur le faîte

Les autres le suivent, le blanc

Puis les 2 autres

Je dis aux agents qui doivent les attraper

« Laissez-les libres

Faites comme si vous n’aviez rien pu faire »

« Nous avons des ordres ! »

Ah bon !

Je ne sais pas si ces oiseaux d’élevage

Pourraient vivre à l’état sauvage

Par contre je me doute bien que les chasseurs

En feraient

Leurs choux gras !

 

Nous partons vers notre balade, rêvant

Qu’en rentrant, les paons

Seraient dans notre jardin

Voire

Sur notre piscine

Ils ne se seraient pas trompé de jardin,

Nous n’aurions rien dit, les paons

On les aurait admirés rien que chez nous,

Libres,

Au milieu des chats et de nos oiseaux

 

J’ai voulu plus tard aller les voir

Dans cet enclos qui a poussé avec cette nouvelle mairie

Au complexe sportif

Lamentable enclos

Petit,

Partagé avec des moutons

Une poule de Mantes, oiseau rare

Et surtout les cris des enfants

Ecoles, collèges tout proches

Semble-t-il les paons

Se sont déjà fait la belle

Le beau bleu avec sa longue traîne n’était plus là

Le blanc est étonnant

Sa traîne, on dirait celle d’une mariée

Sur sa tête il a un diadème

C’est un paon leucistique

Un mâle certainement

Je ne comprends pas pourquoi il y avait 2 mâles

Il parait qu’un paon pour qu’il puisse vivre sur son territoire

A besoin de 10.000 m2

Quand on voit leur petit espace on tremble on rage

C’est un caprice d’édile tout simplement

Tout comme l’est, la bétonisation de la ville

Caprice encadré par le lobbying qui jamais ne cesse :

Tous 2

Maux de notre société

Je voulais vous parler des paons

Qui s’étaient fait la belle

Les paons nés en prison, élevés sans liberté.

 

Carole Radureau (20/03/2023)

 

Les paons qui s’étaient fait la belle
Les paons qui s’étaient fait la belle
Les paons qui s’étaient fait la belle
Les paons qui s’étaient fait la belle

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Publié le 18 Mars 2023

1bis, impasse de la fourche

 

 

Je ne suis pas pressée

Ne me manque pas

L’instant présent

J’ai choisi ma demeure

Là, au-delà de l’air et de l’espace

Un endroit bien dégagé

Dans cette intersection, j’ai

Décidé

De

Nicher

A la fourche du monde

Bien décidée à charpenter

Ma demeure

D’en faire ce qu’elle est vraiment :

Le nid le plus doux du monde !

 

Vous allez vous faire avoir !

Vous n’y croirez pas !

Et j’aurais gagné !

Elle est si bien maçonnée

Ma demeure

Qu’on la croirait chair de support

Fille du lichen.

 

Pourtant c’est là

Mon petit chez moi

Dominant

Curieux

Bien aéré

Charmant

Tranquille

Mes oisillons sont au chaud

Je tisse patiemment

Lichens et toiles d’araignée

Je suis une grande tisserande devant le temps

La Terre-Mère m’a dotée

De toutes les qualités.

 

Carole Radureau (18/03/2023)

 

Nid de mésange à longue queue

 

1bis, impasse de la fourche

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 17 Mars 2023

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

Les marées noires    les déversements de cette huile grasse

Qui nous est pourtant indispensable.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

La grippe aviaire.

Ils ont beau faire, ils n’iront pas bien loin.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

Les pesticides. Les produits « phytosanitaires »

Qui réduisent les petits grains, qui polluent les assiettes

Des plus précieux passereaux.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

La transition énergétique.

Avec ses éoliennes qui tournent tels des moulins à vent

Surtout faites de promesses.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

Le changement climatique.

Vous avez vu, ils semblent être l’une des espèces les plus menacées.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

Les grandes baies vitrées de ceux qui n’ont pas collé de jolies silhouettes

Pour peupler

Leurs fenêtres.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

La glue.

Les pièges sadiques qui n’ont aucune justification.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

Les chasseurs.

Qui n’ont aucune justification car la faim ne justifie par leurs moyens

(d’ailleurs les chasseurs jouissent d’un grand pouvoir politique

Dont je peine encore à déterminer l’origine, au-delà de la bourgeoisie).

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

Les filets dérivants.

Mais ils tombent aussi sur les poissons.

La surpêche.

Mais elle tombe aussi sur les poissons.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

La discrimination.

Tiens, mets-toi à la place d’un vautour !

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

Les accidents de la route.

Ils ne savent pas conduire, ils ne savent pas SE conduire,

les autres.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

Les électrocutions.

Les câbles à haute tension pour civilisation toujours

Sur tension.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

Les maladies transmises par les mangeoires.

A trop vouloir bien faire

Parfois on fait du mal.

Respecter les consignes

Ne pas respecter les lois du marché.

Là, est la règle pour respecter nos amis oiseaux.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

Les noms d’oiseaux.

On leur colle aux plumes tous nos maux

Surtout nos gros mots.

 

C’est toujours sur les oiseaux que ça tombe.

 

L’origine du monde.

Ils entrent dans toutes les mythologies.

Ils nourrissent tous les univers.

Ils enrichissent et promettent toutes les cosmovisions.

Car, autrefois, avant d’être des hommes

Nous étions des animaux,

Et surtout, beaucoup, des oiseaux.

 

Carole Radureau (16/03/2023)

 

Toujours les oiseaux

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 9 Mars 2023

 

Sur la scène du sucre minéral

L’euphorbe a lancé son secret cœur

L’alliance est universelle

Elle est unique et sincère

Comme le cygne qui repose son cou

Dans le cou de son partenaire

Pour un tressage ultime.

 

Georges entre en scène.

C’est la petite vedette

Il habille le jardin de sa bavette révolutionnaire

Georges, notre héros !

 

Là d’où je suis dit Georges

Je domine le monde

Je connais pas cœur chaque thème

De l’onde mystérieuse de la terre glaise

Je ne serais pas surpris

Si l’euphorbe, un matin, chantait

En réponse à ses petites fleurs aventureuses

Qui nichent dans leurs cavités de velours vert.

 

Je suis celui qui scintille

Qui émet des signaux d’évidence

Je suis le centre de la vie

Même les oiseaux exotiques

M’envient.

 

Carole Radureau (09/03/2023)

 

Inspirée par cette photo de mon fils Gianni

 

Georges en scène

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 4 Mars 2023

Par Félix Uribe from Rionegro, Antioquia, Colombia — Anisognathus somptuosus / Tangara primavera / Blue-winged Mountain-Tanager, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=119033118

Par Félix Uribe from Rionegro, Antioquia, Colombia — Anisognathus somptuosus / Tangara primavera / Blue-winged Mountain-Tanager, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=119033118

 

La couleur ne m’a pas boudé

Je suis le somptueux

Ouvrez bien vos yeux

Je ne sais par quelle boutonnière

Est passé le fil d’une lumière

Qui imprima en moi le jaune mimosa

Le bleu du ciel

Le bleu copiant le ciel de l’océan.

 

Je suis le somptueux

Regardez-moi

Faites un vœu

Je ne suis pas l’oiseau rare

Pourtant vous ne me voyez guère

Je suis l’oiseau du monde

Qui chante à tue-tête son amour

De la peinture.

 

Tu es jaloux, loriot

J’ai le jaune brisant les codes

Je conjugue l’œuf et le citron

Avec une pointe de bleuet.

Admirez-moi, moi le somptueux

Ils ont bien choisi mon nom, tiens

Je suis admirable c’est évident

Je ne crains ni l’air du temps, ni

Le vent, ni la critique.

 

Carole Radureau (27/02/2023)

 

Tangara somptueux, ou tangara à nuque jaune, ou tangara à ailes bleues

 

Anisognathus somptuosus

 

Thraupidés

Par Original uploader was Soler97 at en.wikipedia — Transferred from en.wikipedia, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3712954

Par Original uploader was Soler97 at en.wikipedia — Transferred from en.wikipedia, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3712954

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 2 Mars 2023

 

Le soleil s’est couché

Comme une pierre immobile

Juste voilée

Par l’onde soudaine

La nuit est tombée

Pas assez pour masquer les contours

Des choses de ce monde.

 

Le vent imprime le mouvement

D’une danse qui sera, peut-

Etre

Celle de l’année

Une danse tournoyante qui dessèchera

Ce qui doit être desséché comme il se doit :

Le cycle est en cours

Rien ne l’arrêtera

Surtout pas les inactions.

 

La nature est calme, juste balayée

Par un courant qu’elle méconnaît

Qui ne la perturbe pas :

Dans le moment présent

Nulle inquiétude !

 

Connectons-nous à cette nature-présente

Elle EST, c’est une réalité

Elle suit son cours, c’est une réalité

Elle vibre, c’est une réalité

Nous demande de vibrer avec elle :

Alors vibrons !

 

L’oiseau s’est envolé !

Il ne reste qu’un poteau qui semble très joli

Dans la sombritude

Qui n’est que poteau de béton, juste

Bon à délimiter les propriétés  -comme je déteste ce concept-

L’oiseau s’est envolé ne laissant

Sur la photo, aucune trace d’aile

Aucun indice

Dans la pénombre, j’ai reconnu son look,

Son style, sa petite taille, sa vélocité (nous

Apprenons vite à les reconnaître, je ne sais comment)

C’était le petit pouillot qui n’est pas pouilleux

Qui aime trouver la table mise

Dès que les rosiers commencent à sortir de leur pénombre

Ce petit oiseau est un petit goulu

Qui dessine des tranchées

Dans les rangs de pucerons (cela fait plaisir à voir).

 

L’oiseau s’est envolé.

Ce n’était pas un oiseau rare

Juste un petit de chez nous, un petit

Que nous aimons

La nature offre, la nature reprend

La nature ne se pose pas de questions : alors

Pourquoi, nous, nous en poser ?

 

Laisse-toi guider par la lumière.

Laisse-toi guider par la danse du vent.

Laisse-toi caresser par la beauté des premières fleurs.

Laisse-toi cajoler par le chant des oiseaux.

Laisse-toi aller à la contemplation.

Lâche prise sur tout ce qui n’est pas présent :

Tu verras, la vie sera plus belle.

 

Carole Radureau (27/02/2023)

 

L’oiseau s’est envolé

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 5 Février 2023

 

Tout d’abord il y avait eu Georges,

Le politique rougeoyant qui tapait du poing sur la table

(Marchais)

Ensuite était arrivé à la saison, Georges

Le chanteur anarchiste tant aimé

(Brassens)

Puis fut le temps de George

Le crooner à la voix de velours

(Michael)

C’était autrefois, d’autres Georges, les ancêtres

De ce Georges-ci

Le crooner, l’idole à maman*.

 

Qui est-elle, qui est-elle, l’idole

A maman ?

C'en est un qui a la gorge rouge vif

Le cœur chaud

La voix de velours un peu comme le 3e George

Mais en plus ancien.

 

Grec, ayant

Emprunté un nom des Pyrénées basques,

Joli garçon, chanteur d’opérette

Il a dû, comme notre Georges-oiseau

En faire chavirer des cœurs

Notre Georges, c’est une vedette lui aussi

Il s’entraîne à l’opérette pour l’automne prochain

Sur cette photo, vous pouvez constater comme il se sent

Star, étoile, étoilette, vagabond de la chanson.

 

Sans doute, n’avez-vous pas encore deviné

L’idole à maman :

Il a chanté dans de nombreux films,

Il était le chantre de La Bohème, la Route fleurie,

Sérénade portuguaise…..

 

Georges est unigeorges.

C’est un arc-en-ciel et une licorne aux ailes translucides.

Il aime envahir l’espace comme une flamme

Egarée

Il aime quand le jardinier, la terre

A retourné

C’est le compagnon du jardinier

Le compagnon de la maison

Qu’il charme, tel le serpent

De son chant.

 

C’est ainsi que Multigeorges se retrouve

Dans tous les Georges célèbres de la terre

Chaque jeunot a sa performance

Son unité sa vocation

Qu’il me plaît de comparer

A un bonhomme attitré

Ne m’en veux pas, Georges si je t’affuble

De tous nos goûts, de toutes nos personnalités

De toutes nos paroles, de nos pensées

C’est pour parler de toi, Georges

Pour faire de toi la vedette que tu es

Sans le savoir,

Même si, tu aimes poser

Pour

La

Photo.

 

Carole Radureau (05/02/2023)

 

Inspirée par ces photos de mon fils Gianni

  • L’idole à maman : je me suis inspirée pour ce titre de la chanson de Jean Ferrat, L’idole à papa

 

Georges, l’idole à maman
Georges, l’idole à maman

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 18 Janvier 2023

 

Je ne saurais que faire

De tout ce vert

Sinon le creuser

Sans doute la terre

A besoin d’air

Il faut en gruyère

La transformer.

 

L’idée n’est pas de moi.

En survolant les terres

Je vois des choses

Les idées surgissent en moi

Comme des nuées incontrôlables.

Je crois que je suis devenu homme.

 

Ils font des trous dans les vertes pelouses

Uniformes   unies   du vert le plus beau

Pour y envoyer des balles avec un bâton.

Quelle idée !

N’y a-t-il pas quelque chose de plus bête ?

Alors que le merle, lui

Se donne du mal à tirer de cette terre

Son ver

Eux font des trous pour y envoyer des balles

(qu’il faut récupérer, après !)

 

De mon élégant tire d’aile

Je voyage   j’observe

Il n’y a pas que la proie qui aiguise ma vue

Il y a l’inconnu.

 

Je me promène sur ce qu’ils appellent le green

J’ai bien envie de reboucher les trous

La terre-mère prend l’air

Ça me fait froid dans le dos

Avons-nous le temps de jouer à la baballe

Quand il faut, en vitesse

S’occuper de l’avenir vivable de la planète ?

 

Carole Radureau (18/01/2023)

 

Inspirée par cette photo de mon fils Gianni

 

Black on green

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 16 Janvier 2023

Par Rhododendrites — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=105248022

 

 

Le petit vert de trop

Qui se déplace sur l’eau

Dérangeant à peine les nénuphars

Bien ordonnés tels des mares

 

Le petit vers de trop

Au sujet des oiseaux

Leur monde a envahi le mien

Bien plus tôt qu’un essaim

 

Le petit ver de trop

Ah ! comme celui-là était bon

Bon comme un air pour une chanson

Bon comme une onomatopée

 

Le petit héron vert de trop

Mais non, il n’y en a jamais assez

Quand on aime on ne compte pas

Ce petit vert-là, ne se trompe pas

Juste multiplicateur

De bonheur !

 

Carole Radureau (16/01/2023)

 

Héron vert

Butorides virescens

 

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