chemin de vie

Publié le 3 Juin 2020

Photo de Serge sous licence Woody Guthrie

Photo de Serge sous licence Woody Guthrie

l’eau va, l’eau suit

son chemin

dans un sens,

l’eau qui ne connaît pas

le contresens sait

qu’elle coule par là,

c’est comme ça,

il n’y a pas de retour pour l’eau

qui va,

où elle va ?

elle ne le sait pas

elle suit son lit qu’on dit cours,

elle court, l’eau tout au long de

son cours,

mais son cours, comme elle le connaît !

elle l’a appris par cœur

c’est un cours au cœur

chaque petit caillou est là

imprimé, polycopié à l’encre mauve

et ça sent fort dans sa mémoire d’eau

qui est bien éduquée,

l’eau va, l’eau sent,

comme elle sent tous ses parfums qui lui

disent bonjour à son passage :

bonjour, eau, ce matin vas-tu bien ?

bonsoir, eau, tu continues ton chemin

jamais tu ne dors,

mais oui, eau, pour toi pas de lit pourtant

ils disent que tu en as un,

mais où poses-tu ta tête aquatique le soir ?

sur quel oreiller de basalte, de granite, de calcaire

poses-tu ta mémoire, laves-tu tous les tracas ?

il est un espace où l’eau se repaît, se calme,

c’est dans le petit marigot qui lui fait un croche-pied

taquin, un peu parigot, il lui fait de l’œil aussi le marigot,

viens prendre l’apéro, eau, je t’invite dans mon marigot de pastis

ici l’eau c’est un peu la vie

sans toi, tout est bien trop fort ; trop amer ; trop violent, toi,

tu nous dilue l’âme au cœur, tu nous fait couler les soucis

tu nous laves les pieds, les yeux et puis tu souris

dans le marigot, l’eau se détend enfin,

c’est l’eau qui va moins entrain

qui se poétise et qui s’humanise,

l’eau de la Sialinette qui va vers le moulin de la Broë

laver tant de farine

jouer à saute-mouton avec le meunier et

faire la bise aux châtaignes.

 

Carole Radureau (03/06/2020)

 

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Publié le 19 Mai 2020

Mon écureuil a rejoint la canopée

 

Et avec elle les milliers d’âmes qui errent

Recherchant

La voie vers la paix.

 

Quand le corps défaille reste cette flamme vive

Cette étincelle qui nous dit qu’il y a quelque chose

En opposition avec la force décroissante

C’est la conscience libérée de la forme.

 

Reviennent à moi des moments-clés

13 ans de partage de rires et d’incertitudes

La liberté était en toi comme un fruit de l’été

Tu as toujours gardé la sève fondamentale.

 

Et les souris, les mulots n’étaient pas tranquilles

Car Calinka c’était notre grande chasseresse

Une maman chatte rustique et efficace

Qui élevait à la dure et non à la mollesse.

 

Je me souviens quand tu trimbalais ta portée sous le lit

Pour la mettre à même le sol car la corbeille pour toi était trop confortable

Je me souviens de cette belle chatte tricolore alerte et vive

Dans le platane photos à la clé

Je me souviens comme tu crachais- telle la vipère sur le chien à la fenêtre

Pour protéger tes petits

Je me souviens quand les petits sont partis comme tu me ramenais

Chaque jour 4 pommes de pin…..une par chaton.

 

La fin était trop dure et je suis défaillante

Je ne plus assumer ce que j’ai entrepris il y a 20 ans

Je ne peux qu’assister, nourrir, veiller, accepter

Et voir partir avec mes ondes pour toute force.

 

Nous attendons l’oiseau-symbole le signe

De ta transformation

On te verrait bien épervier mais lui, nous ne l’appellerons pas

Quoi qu’il en soit tu reposes près de nous

Dans ce jardin que tu as tant arpenté

Nul doute que nous saurons reconnaître ton signal nouveau.

 

Avec toi se termine une histoire, une aventure

Une page se tourne mais non avec tristesse

La mort fait partie de la vie pour autant rien ne cesse

Les flammes des écureuils brillent dans la canopée

Leur réserve de noisettes tintinnabule dans nos mémoires

Comme autant de petites clochettes joyeuses et sincères.

 

La mort d’un animal c’est la mort d’un être

Cette période funeste est hautement chargée en ondes négatives

En peur en deuils en misère

Chaque jour je pense à toutes ces familles en peine

A cette peine j’accroche ma volonté de dire que les âmes ne cessent

Que dans les cœurs elles vivent amplement structurées

Communier avec la nature c’est retrouver leurs paix à elles

Leur vérité

Car nous sommes un tout éternel, renouvelé.

 

Prendre soin de ceux que l’on aime gens ou animaux

Prendre soin de la terre-mère et de tout ce qu’elle met en place

Ceci c’est de l’AMOUR tout simplement.

 

A mi gata Calinka

 

Carole Radureau (19/05/2020)

Mon écureuil a rejoint la canopée
Mon écureuil a rejoint la canopée

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Publié le 14 Mars 2020

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Publié le 7 Mars 2020

La fleur et l’impermanence des choses

Fleur comme toi

Aujourd’hui épanouie

Fanée

Demain

Je prends conscience de mon état de mortelle :

Je l’accepte.

 

Fleur qui me dit, qui m’enseigne

Par son exemple-clé

Comme il est doux de grandir

De s’épanouir

De donner la vie

Puis de s’éteindre peu à peu

Naturellement.

 

Un jour tu es là, fleur

Le lendemain, tu n’es plus

Et nous reste de toi

Comme un parfum ambiant

Toutes les histoires, pensées

Du moment présent vécues

Près de toi.

 

Aussi bien que la fleur renouvelle en une autre

Son propos

Je suis et ne suis plus et pourtant je suis encore

Dans chaque graine dans chaque fibre dans chaque être

Eternelle

Chair d’univers en moi

Mais aussi en toi

Toujours renouvelée.

 

Un jour refleurit la nouvelle fleur

Un jour naît le pinson nouveau

Un jour s’éveille un chant neuf

C’est la vie qui à travers nous répand

Son éternité.

 

Carole Radureau (06/03/2020)

 

Méditant, faisant un travail sur soi pour accepter sa condition de mortelle.

 

 

La fleur et l’impermanence des choses

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 24 Février 2020

La peur

Vous me demandez :

Ecris sur le courage car du courage il en faut

Et au Printemps des Poètes

C’est un défi à relever.

 

Moi je veux parler de la peur.

 

Car la peur est partout.

 

La peur est une entité

A enrayer car son fluide est un virus

Sur la terre entière,

Propagé.

 

La peur mais d’où vient-elle me dites-vous ?

 

Je dis qu’elle vient de l’ego qui tremble

Et vous, vous tremblez

Quand votre identité est menacée, votre identité c’est le faux moi (l’ego).

 

La peur prend à la gorge

Quand le virus avance ;

La peur prend aux tripes

Quand les migrants avancent ;

La peur prend des apparences de monstre

Quand la haine se sert d’elle pour avancer ;

La peur prend une figure laide

Quand il faut oser l’affronter :

Elle grimace la peur

Elle se recroqueville la peur

Elle se contorsionne la peur

Elle veut tuer la peur

Pour ne pas mourir.

 

Et je l’ai bien connue

Et je la connais encore même si

Je sais lâcher prise.

 

Et elle m’a demandé du travail

J’ai dû lui demander de partir

Tout gentiment car je voulais vivre

Le cœur en paix

Je voulais la confronter

L’esprit en paix

Je voulais comprendre

Le cœur en paix

Je voulais accepter

L’esprit en paix.

 

La peur amenuise le courage et pourtant

Le courage peut parfois l’affronter.

Mais il en faut du courage pour reconnaître

La peur

Mais il en faut du courage pour passer sur la peur

L’araser la terrasser ou mieux

L’ignorer

La laisser tomber comme une vieille chaussette qu’elle est

Même pas digne d’être reprisée car repriser la peur

C’est lui redonner des forces.

 

La peur il faut l’apprivoiser l’amadouer avec une bonne dose

De moment présent :

Tu la sens venir elle a déjà fait son dommage elle te serre à la gorge

Tu ne peux plus t’en défaire

Tu haïs, tu détestes, tu te débats, tu crois agoniser

Il ne te suffit que de respirer

Profondément

Consciemment

De souffler

Consciemment

De faire le vide dans ton mental

De laisser passer la peur à travers toi comme si tu était un fantôme

Il te suffit de mettre le projecteur sur l’égo vecteur de la peur

Lui et elle s’effaceront tout-à-coup

Tu passeras à autre chose d’intéressant

Tu feras du pain ou la lessive, tu liras un livre

La peur sera évaporée tu n’y songeras plus  soudain :

Le monde ira mieux.

 

Carole Radureau (24/02/2020)

 

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Publié le 11 Février 2020

Recourir

Recourir à la langue….

Aux mots

Ses mots

Comme courir la campagne

A travers champs

A l’école buissonnière

Sur les murets de pierres sèches

Lire le chant du temps

Cueillir quelques fleurs de serpolet

Qui conjuguent la montagne lointaine au présent.

 

Recourir à la poésie…..

Aux mots

Nos mots

Comme cheminer sur des sentiers inconnus d’où

L’écriture des pas est un texte à trous

Que rythment un à un

Les cailloux.

 

Recourir à la pensée….

A la prose qui l’habille

Mes mots

Qui me portent au loin sur les sentiers non balisés

Quand la fougère salue l’ombre de ton marcher.

 

La pensée qui lève bien haut la trajectoire du verbe

Ne sentir ni peine ni colère quand la promenade

Dans ta tête

Se fait.

 

Ne sentir ni découragement ni émotion

Car le moment est sacré car il permet d’écrire car

Le moment est ton cadeau qui,

Si tu le saisis pour ce qu’il est

Te mène au-delà des montagnes.

 

Sur le sentier des cabris cabriolent

Dans ma tête leurs petits sabots trébuchent sur les mots

Que j’ai semés malgré moi ma besace est trouée.

 

Sur le sentier de la fougère

La verte promesse est comme une auréole de lumière

Que je cultive malgré moi en écrivant.

 

Je suis ici et partout en même temps

La vie me tend ses bras je me jette dedans

Le ciel est un livre ouvert dont je sais lire

Dans toutes les langues les histoires et les contes

Le vent a oublié ses clés sur mon paillasson

J’écouterais les mots secrets du vent

Quand le cœur me serrera trop fort la gorge

Que j’aurais oublié quelle beauté le présent m’apporte

Niant celui-ci me tournant vers un air de souffrance

Dont nul n’a besoin.

 

Carole Radureau (11/02/2020)

 

 

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 3 Février 2020

Vous ne m'en voudrez pas si je couche mes maux sur les mots de la poésie, il y a une expression qui se faufile et comme un message à délivrer et moi, à présent, ma façon de le faire, c'est en poésie.

De mon côté pas de combat, pas de procédure, pas trop de plaintes de mes maux ou du moins je l'espère, juste une réalité pour l'ensemble des malades qui prend des proportions inquiétantes et qui justifie que chaque citoyen, chaque médecin, chaque chercheur, chaque politique s'y attarde un peu.

Parce que le volcan, il n'est pas que dans nos têtes qui ont juste eu le défaut d'entrer en contact avec une petite odeur quelconque.

Il est là, le volcan et chacun le couve sous son aile, et les premiers touchés sont des lanceurs d'alerte. Alors je lance mon alerte avec ma poésie.

C'est dans le cadre de la pleine conscience que je vis ce syndrôme tout comme je vis mon allergie, parce qu'il y a une vérité pour dépasser la souffrance avec cette méthode ou du moins il y a la possibilité de la vivre mieux, de lâcher prise, de ne pas en faire un mélodrame et de profiter quand c'est possible du moment présent normal, aéré et joyeux.

Vous ne m'en voudrez pas si je couche sur mes mots, mes maux....

Carolita

…….Vivre avec une hypersensibilité chimique multiple……

 

Il y a un petit volcan dans ma tête

Il s’exprime, aimerait

S’exprimer davantage

Il est opprimé, se sent dans une cage

Sa lave en ébullition réclame

Plus de place, la liberté quoi

Comme tout le monde.

 

Il y a un petit volcan dans ma tête

J’en sens les flammes ardentes sur mon cuir chevelu

Je l’entends frapper à la porte de mes tempes

Bouillonner derrière mon crâne comme une bouilloire électrique

Et le bruit épouvantable qu’il fait parfois me gêne.

 

Je l’accepte ce volcan je le prends comme il est

Car il est

Je le vis comme il vit ici et maintenant

Je lui laisse toute la place pour s’exprimer.

 

La souffrance est toujours là, mais

Le mental se calme, évite

De chauffer à blanc la lave éconduite

La souffrance est toujours là, diffuse

Parfois calmée un temps

Il va falloir la prendre comme une amie, vivre

Avec et le volcan son compère.

 

Dehors les mésanges jouent le lac des cygnes

Des graines de tournesol au bec

L’air est respirable dans la maison

D’ici peu il dormira le volcan et là

Je serais comme avant l’éruption.

 

Carole Radureau (03/02/2020)

 

 

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Publié le 1 Février 2020

J’ai accroché à mon cœur une encre couleur de seiche

Noire comme un oripeau des cieux

Il y a une alvéole

Fermée par le sort

Qui n’attend plus rien

Même l’air n’y passe plus.

 

J’ai accroché à mon âme un keffieh sur lequel

Les chevrons

Avaient disparu

Comme si le temps avait subitement repris ses droits

Comme si la vie déjà

S’enfuyait.

 

Il est long et sombre le labyrinthe du couloir

Quand veille

Dans l’ombre

La main qui cherche une bouche.

 

Il est dur et ferme le chemin de ton intérieur

Quand aucun territoire n’offre l’asile.

 

Il y a comme une incompréhension

Comme un euphémisme

Quand se ferment sur toi autour de toi

Tes propres portes

Quand devient ennemi

Ton cocon.

 

J’ai accroché à mon cou un keffieh qui ne veut plus me quitter

Il me tient chaud mais

Il est réconfortant

Il ne tient pas bien mais

Il est là pour moi

Il n’est pas élégant pour le conformisme mais

Moi je l’aime,

 

Son symbolisme est un poing que je dois suivre même dans la nuit

Son auréole est tachée du sang des innocents.

 

Il y a dans ma vie une zone qui grandit comme une terre qui s’achève

Dont je n’ose fouler du pied ce terrain maudit.

 

Il y a dans ma vie quelque chose que je dois accepter

Ma force parfois se dilue les bras me tombent

Je rebondis

Je suis une balle même si le sol est dur

Je suis le mouvement même si les os sont secs.

 

Non je ne cède pas au désespoir

Oui je profite de l’accalmie

Oui j’ai les miens qui m’aiment sont patients

Non je ne résisterais pas.

 

La vie a tendu de nombreux pièges

Certains n’arrivent jamais à les éviter

Cette force qu’ils ont en eux c’est aux pièges qu’ils la doivent

Cette force qu’ils ont eux qu’ils la fassent grandir

Qu’elle soit belle comme une rose

Cette rose qui leur envoie plus d’aiguillons que de candeur

Son parfum qui peut-être un jour aussi sera un ennemi

Sa beauté est un astre qui resplendit quand l’aurore se seiche que l’aube noircit

Que la lumière dans le couloir oublie sa vérité.

 

Carole Radureau (01/02/2020)

 

 

 

 

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Publié le 30 Janvier 2020

Le chemin qui mène à la fougère

Le chemin qui mène à la fougère

D’embûches et de cailloux

Il est semé

Le chemin qui mène au doux granite du Finistère

D’embûches et de cailloux

Il est semé

Le chemin qui mène à la forêt

A l’air pur

A la mer

A l’air iodé

Il est semé de tant d’obstacles :

Une vraie course de chevaux :

Tu as de la chance si tu ne te casses pas une patte !!

 

Comme tout ceci semble loin

Comme tout ceci devrait être oublié :

La joie de vivre

La joie d’aimer

La joie de respirer sans contrainte

La joie d’être tout simplement.

 

Et il faut survivre il faut

Trouver dans le moment présent une force

Même petite

La faire grandir

La rendre interminablement longue

Avec elle retrouver le sourire retrouver

Le goût de cuisiner avec elle

Espérer à nouveau

Se dire que cela pourrait être pire

Avec elle se régénérer

Se concentrer sur l’essentiel

Ne rien craindre qui ne soit arrivé

Avec elle établir des stratégies

Adapter encore adapter

L’environnement les évictions

Avec elle

Dans le sommeil

Se régénérer :

Dormir c’est tirer un trait sur l’inconscience

Dormir c’est éviter de créer de la souffrance

Dormir c’est prendre des forces

Laisser reposer ce corps qui n’en peux plus et dont le mental

Profite, lamentablement

Dormir c’est se donner une pause, une chance de repartir

D’un bon pied

Dormir c’est se ressourcer.

 

Carole Radureau (30/01/2020)

 

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Publié le 25 Janvier 2020

Comme un grand coup de pied au cul

Comme un grand coup de pied au cul

La terre-mère a dicté sa loi

Envoyant son message à ces enfants fragiles

Ceux qu’elle a choisis comme phares

Pour éclairer sa nuit.

 

Vous souffrirez dit-elle dans votre chair

Mais

Vous révolutionnerez votre quotidien

Vous serez reclus

Mais

Vous diffuserez autour de vous

Par vous et votre quotidien

Un message si fort

Que tremblera le ciel.

 

Il est temps de changer de paradigme

Il est temps d’ouvrir les yeux

Il est temps d’unir l’être vivant à sa mère la terre

Car pourquoi se sont-ils séparés ?

 

Il est temps de comprendre que trop c’est trop

La prison enferme

L’étau se resserre

L’air est vicié

Les ondes éclatent dans les têtes explosent dans les sens

Les odeurs nous achèvent

Rien ne sera épargné.

 

Vous, votre souffrance, votre désarroi

Butent dans des peurs évidentes

Ancestrales et futiles

Vous, votre quotidien

Vient gifler le confort

Vient griffer le conformisme

Vient arracher les dents du capitalisme

Vient gribouiller sur les murs de la cité : nous n’en pouvons plus

Vient comme un exemple éblouir les consciences

Vient dicter au monde son cri d’alarme

Vient comme un cri des yeux

Stimuler l’ignorance, nourrir le déni,

Demander une reconnaissance

Pour vous, oui

Pour la terre aussi.

 

Comme un grand coup de pied au cul

La terre-mère reprend ses droits

Il y a de multiples façons de secouer le monde

Etre intolérant à son environnement en est une

Il faut le vivre comme une chance

De s’en sortir même si c’est dur

De militer même si c’est dur

De renseigner même si c’est dur

De s’accepter même si c’est dur

D’accepter les défis d’en faire une force

Et

Remercier la terre-mère pour ce qu’elle nous offre :

Chaque jour il y a des mercis car il y en a

Chaque jour il y a des sourires et il faut les voir

Chaque jour il y a la lumière et il faut la voir

Chaque jour les oiseaux chantent et il faut les entendre.

 

Carole Radureau (25/01/2020)

 

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