fragments de vivarais

Publié le 6 Novembre 2022

…….fragments de Vivarais…..

 

 

La Nébuleuse de l’âme est compartimentée

C’est comme si l’on voulait,

Ouvrant

L’un

Des

Tiroirs, en

Tirer une sorte de paix :

La paix des constellations.

Ou bien, ouvrant cette porte-là,

Entrer dans le moment présent

Qui nous a été distribué

En doses infinitésimales.

Elle est là, cette Nébuleuse

Flottant au-dessus de nous, entité

Au désir fou

De sauter en plein milieu de la foule,

De l’éclabousser :

En pleine figure, l’âme

Qui,

En bonne fille n’explose pas, mais

Irradie de sa bonté, cette bonne âme

Qu’on lui prête.

 

Ah ! être arrosé de force d’âme,

Attraper une goutte en son sein

De l’âme sœur

Ne rien recevoir du tout, pas une étincelle

Ni une goutte microscopique et dire :

« Mais il n’y avait pas Ame qui vive » ce jour-là !

Et s’en aller, les épaules voulant épouser la courbe du sol ;

Comme

Une âme

En

Peine,

La mort dans l’âme, poussant des soupirs

A fendre l’âme, cultiver enfin

Son vague à l’âme,

Jusqu’à la rendre, quelle tristesse

Au ciel et à son ciel étoilé.

 

Carole Radureau (06/11/2022)

 

Inspirée par cette superbe photo de Serge, de notre Univers, notre ciel de lit.

PC : Hélas, ce week-end OB fait la grève des images......j'avais une chance sur 10 que celle-ci passe (parce que j'ai testé sur mon autre blog qui déconne également), et non, ici, c'est encore pire !!

C'est en mode économique, plus ça va, plus je le pense : économie de newsletters, économie d'image, économie de bande passante (macr.....sors du corps d'OB !)

 

La Nébuleuse de l’âme

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #Les nébuleuses

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Publié le 29 Octobre 2022

 

……fragments de Vivarais……

 

Viens, mon petit

Sous mon petit parapluie

Tout délicatement déployé

Fruit de la témérité

Je suis grand et te protèges

Toi, tu passeras à travers les gouttes

Car mon cœur est un abri

Trop grand pour un.

 

Viens, mon petit

Tu sais, de la pluie

Nous naissons

C’est ainsi depuis la nuit des temps

Pourtant

Même en cas de mauvais temps

Nous aimons

Etre à l’abri des

Frimas.

 

Peuple des sous-bois

Amateur de fraîcheur

De pénombre et puis

D’intimité

Nous cultivons

L’appartenance

Au quartier de la Bonne Tourbe

Et de l’eau pure

Si dans le coin il y a un endroit

Sûr

C’est

Pour nous.

 

Parapluies des bois

Du grand jusqu’au tout petit

Parapluies gigognes

Non pas que de l’un à l’autre

Se rétrécissent nos propos,

Nos évidences,

Nos passions, c’est

Juste

Histoire

D’être

Bien

Alignés.

 

Carole Radureau (29/10/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

 

Petit parapluie

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 25 Octobre 2022

 

……..fragments de Vivarais……

 

Comme un petit lutin

Blanc

Jaillit

Entre les épines de pin

Désordonnées

Humides

Contentes de pouvoir

Enfin

Glisser telles des dents

Sur la branche d’un peigne

Comme une petite fée

Pure et vierge

Dans son état de nature

Avec son lait pressé

Ses lamelles sûres

Son pied bien assuré aussi

On dirait une apparition en ombre chinoise

Ombrelle

Faite d’une parcelle du rêve d’été

Trop achevé, qui

D’ailleurs n’en finit toujours pas

Et les champignons ?

Sont-ils les rois par ce chaos

Ce grand quiproquo :

Oui :

On le voit

Occurrence blanche, n’est-il pas

Encore terminé,

Est-il comme un lait trop tôt tiré

Veut-il nous alerter de quoi que ce soit

Est-il une licorne aux abois

Ou un mage sorti de la boîte de Pandore

Ou un bonbon à la liqueur

Dont ne reste que le jus blanc   sève laiteuse

Ou encore un domino qui a divorcé

Dont l’unique point dépité

S’est planté droit en terre pour donner

Naissance à un champignon ?

 

Carole Radureau (25/10/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

Occurrence blanche

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 23 Octobre 2022

 

…….fragments de Vivarais……

 

J’ai posé mon caillou,
Là,
Sur ce caillou-ci que
Tu avais posé avant moi,
Sur celui de mon aïeule
Sur celui du sien et ainsi de suite.

Ça fait un joli petit muret de cailloux
Comme cela, tout branlants,
Qui n’ont pas l’air équilibrés mais
Pourtant,
Qui le sont
…..car ils sont tout d’énergie remplis
De cette énergie du don
De cette énergie du merci à toi, petit caillou
Qu’un enfant, qu’un homme, une fille, une mère
Lui ont glissé dans sa petite oreille de caillou
Qui s’est crû
Tout à coup
Grand comme tout !
Grand comme une colline ou même ;
Une montagne !


Tout à coup le caillou a un cou
Un long cou pour porter une tête
Bien faite
De celles
Qui pensent et pensent bien
C’est-à-dire pensent comme nous
(parce que c’est ainsi que cela fonctionne le plus souvent)
Le caillou au long cou
Peut le tourner en avant en arrière et ainsi
Voir le monde
Comme il va ce monde
Et il réfléchit
Parce que
Evidemment
Même si alentour, les châtaignes sont là et tombent
Même si l’air n’est pas trop vicié dans cette contrée
Même si le caillou est le roi du moment présent
Il voit bien qu’ailleurs
Ça ne va pas trop bien
Même ça va très mal et 
Comme
Les choses
Semblent
S’
Accélérer…….
Ce qui semble faire peur au caillou
Qui une seconde sort de son moment présent
Son cou se tourne brutalement :
Le voici avec un torticolis !

Ah ! oui, ça va mal dans le monde !
Mais pour moi ;
Qu’est-ce que cela change ?
Ne serais-je pas identique
Dans quelques siècles
Si la masse ne réduit pas mon doux cou
En poussière
Ne serais-je pas encore là dans des centaines d’années
A lire (parce que je sais lire)
Des poèmes de poétesses qui veulent unir
Leurs mots aux petits cailloux précieux
Du
Vivarais ?

Pour l’homme (et la femme)
Il
En
Est
Autrement.

Hélas !
C’est ainsi que tournent les choses
Quand on n’a pas su s’unir
Comme des pierres
Pour monter un mur d’inviolabilité.
Ensuite
Il faut subir
Se laisser tirer par un char qui avance à grands pas
Ecrasant tout sur son passage
Jusqu’à ne conserver que 
Seuls,
Ceux
Qui
Ont
Les moyens
De
Survivre
C’est-à-dire ni toi, ni, toi, ni toi…..

Et moi, petit caillou
Je briserai mon long cou
Pour le remettre, œuf dans son nid
Jusqu’au moment futur

La 
Poésie
Reviendra vers moi, vers mes frères cailloux
Et de ses yeux doux, de son regard photographique
Me fera comprendre
Comme nous ne sommes tous qu’
UN
Sur
Cette
Planète !

Carole Radureau (23/10/2022)


Inspirée par cette photo de Serge

Le petit caillou qui ne s’oublie pas

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 20 Octobre 2022

 

…….fragments de Vivarais……

 

 

 

Deux boucles s’entrelacent encore

Comme des cheveux bien rangés

Sur une tête blonde aux Boucles d’or

Mais il en faut de peu

Que le temps ne les efface.

 

Droit comme un soldat de l’armée rouge

Le bâton du 1 semble résister :

Elle date, la très très vieille maison

Elle n’est déjà pas de ce siècle-ci

Le sien commence par un 1 : la preuve !

 

Mais voilà que la pierre faiblit

La pierre de la mémoire fléchit

Se laisse envahir peu à peu, le

Temps, la

Colonisation, la

Capitulation ?

 

Le lichen et la mousse sont

D’ardents combattants, de ceux, qui,

Jamais,

Ne baissent les bras, surtout,

Quand il est l’heure

D’occuper

Le

Terrain.

 

La pauvre et très très vieille maison

La vieja casa tremble

Elle tremble de rage et de colère

Se contorsionne pour dire :

Effacez-moi ça, je veux un tableau de pierre

Où résonne et tinte, fière

La date de ma naissance !

 

Ya Basta ! dit-elle, ça suffit la colonie !

Je veux bien encore être gentille et me

Laisser,

Cœur bon et tendre, gagnée

Par l’environnement, car environnement, je suis

Depuis tant de temps

Mais, voilà ! : un peu de respect

Je suis une vieille vieille dame, non pas usée,

Non pas voûtée, juste un peu envahie

Par

L’

Adversité.

 

Faisons un peu de ménage

Redonnons au chiffre le sens de la date

Il faut, non de non,

Que le respect règne ici sur moi-même

Maison née de la pierre,

Trempée de pierre, amoureuse

De la pierre, maison fille de

La pierre et mère, grand-mère, arrière-grand-mère

De cette pierre qui a, un jour

Reçut

L’

Estampille

Pour se souvenir !

Pour garder la mémoire !

Ma mémoire et la vôtre.

 

Carole Radureau (20/10/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

La pierre et la mémoire

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 19 Octobre 2022

Les paroles comptées du champignon et le cosmos impatient

 

 

……fragments de Vivarais et de Magnanville……

 

 

Il y en a sous son chapeau

Autant de lamelles

Bien rangées

Que de paroles à compter

Dans un vers, dans le sens d’une rime.

 

Le champignon

C’est la boîte à mots.

 

Le petit parasol automnal

De la poésie

Sous laquelle la muse

Attend,

Ravie,

Que vienne s’épanouir

Sur sa langue amoureuse

La parole tourbée.

 

Et puis, là-haut

Sous un soi-disant « été indien » le

Cosmos

Prend des airs pleins d’entrain :

Il a du retard à rattraper

Des bourdons à régaler même

Un peu tard

Et sur ses joues il glisse

Le rose de l’incompréhension.

 

Il a envie d’une chanson

Ou d’un poème

Pour rivaliser avec l’automne alors

Que lui, il lui semble bien

Que c’est un retour à l’été

Qui le mène

Par le bout du nez.

 

Aussi bien poème de champignon

A l’abri, sous son pavillon de cavalier

Que dans l’été habillé en robe de daim perlée

Le temps prend ses aises

La terre-mère nous offre encore ses bienfaits

En nous bordant de sa sobriété, toute

Trouvée : nul besoin de chauffage

Quand le cosmos a

Dans son corsage

Le feu aux joues, les ébats un peu

Fous

D’une montée de sève

A l’envers d’un décor pas comme les autres.

 

Carole Radureau (19/10/202

 

Inspirée par cette photo de Serge

Et cette photo de mon jardin

Les paroles comptées du champignon et le cosmos impatient

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 17 Octobre 2022

 

 

……..fragments de Vivarais……

 

 

Symphonie sur le toit.

Symphonie moutonnante.

Symphonie moussonnante

Qui puise dans le troupeau

Qui plonge dans la mousson

Pour habiller sa tuile

à la mode automnale.

 

Du plus beau vert.

De la plus belle déclinaison.

 

Ici ?

 

Mais ce sont les prairies palousiennes

Qui sans rougir déploient

Leurs mille ailes

De volupté humide.

Loin de moi l’idée de développer

Car lesdites prairies à présent

Ont troqué leurs herbes folles

Contre des plantes cultivées

Certainement génétiquement modifiées

Nul doute qu’ils ne sont plus nombreux

Les petits oiseaux

Qui nichaient dans de la laine de bison

Bien à l’abri dans leur trou.

 

Mais je m’égare.

Je m’étais vue, hussarde sur le toit

Ardéchois

Avec une mapa pour ne pas perdre ma muse

Qui, quand elle se réveille

S’envole et il faut la suivre.

 

Ici ?

 

Mais on dirait la nature même de la forêt

D’Huelgoat

A coloniser chaque tronc

A partir à l’assaut des géants

Pour qu’une fois installée la mousse

Serve

De trépied

Aux dames fougères opportunistes

Celles qui rêves de conquérir l’espace

Ou de se prendre pour des gardiennes de phare

Dans la forêt perdue aux petits korrigans.

 

Et je m’égare encore.

 

Ici ?

 

Mais c’est le Vivarais.

Plus humide qu’il n’y paraît.

La mousse hussarde à conquis le toit

De la très très vieille maison

Qui ne s’en plaindra pas

Car elle en a vu d’autres !!

Plein d’autres dans son histoire

De spectatrice des gesticulations humaines.

 

La maison a chaud sous sa couverture végétale.

La maison fait de beaux rêves quand elle laisse errer ses pensées

Sur son tendre petit duvet.

La maison n’a pas de doutes ni de colère ni d’attentes.

Elle se laisse bercer par l’air changeant

Par la poésie de sous-bois qui la borde chaque soir

Comme une reine qu’elle est, la

Très très vieille maison toute de pierre

Sans courbatures

Pleine de siècles encore à regarder le monde

Avec sa petite nature-même comme compagne.

 

Carole Radureau (17/10/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

Symphonie sur le toit

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 7 Octobre 2022

 

 

, là où le fruit chante,

Je suis,

Fruit de la vie, fruit

De l’espérance, bec

En dormance mais non,

Pour la faim.

 

, je ne suis pas née

Avec un frein, à

L’estomac, j’ai la glotte

Chatouilleuse de celles

Qui ne s’en laissent jamais,

Jamais,

Compter…..

 

Il me faut de l’évidence

De la mûreté et de la tendreté,

Des mots, à mi-maux avalés

Par le dictionnaire des elfes,

Qui ne sont pas mes voisins de volonté

Sinon mes voisins de cœur.

 

Là où le fruit chante,

Je

Chante,

C’est ainsi que va

Ma journée de délicatesse et

Je l’emplis, l’air, je

L’

Emplis,

Je ne suis pas

Radine

Sur mes notes de musique

D’ailleurs elles m’ont été généreusement

Offertes

Si vous voulez, c’est un don

Mais un don de l’offre, non,

Un don du dieu des Oiseaux,

Un elfe qui paraît-il est si beau

Que personne ne l’a jamais vu.

 

C’est comme chez les hommes,

Probablement

On imagine en se laissant bercer

Par des notes habillées de doux murmure

Fruit de la mûre enfant du sureau

Tout sucre toute vitamine toute eau

Qui glougloute dans la glotte

Donne un chant particulier,

 

, que vous n’entendrez plus car c’est fini,

L’été…..

……mais pas pour les photographes car,

Quand l’arbre perd ses feuilles, l’œil

Gagne

En clarté et là,

Je me fais prendre en flag de délice de figues

Et d’autres confiseries de pâtes de fruits automnales

Mais ça

C’est pour un autre rendez-vous poétique.

 

Carole Radureau (07/10/2022)

 

 

Inspirée par cette photo de Serge

Fauvette à tête noire dame

Fauvette à tête noire dame

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 2 Octobre 2022

…….fragments de Vivarais…….

 

 

Entrez chez moi,

Sans frapper

Ma porte est toujours ouverte !

 

Je sais, les hommes ont

Tout un tas de citations

Pour le bien accueillir, moi,

C’est plus simple :

Je ne suis pas menuisier.

 

Certes, j’ai une certaine capacité

Celle de forer dans le bois décrépi

Mais pour y faire cet habitat

Si formidablement rond

Confortable et de sécurité

Y’à pas photo :

Je préfère m’inviter !

 

M’inviter chez qui ?

Je ne sais pas

Sans doute une chère petite chouette des bois

Un hibou aux grandes aigrettes

Un sage porteur de lunettes.

 

Qu’importe.

Ici, j’ai fait mon nid

Mes petits y ont grandi

Il ne faisait ni chaud, ni froid

Tout le monde y a trouvé

Place et réconfort

De quoi grandir sans s’inquiéter.

 

Qu’en est-il de la Porte-aux- Fées

Me demandez-vous ?

Ah ! mais c’est un secret

Que seuls les habitants de la chaumière

Peuvent connaître.

 

Le soir, à la veillée

Le papa conteur chausse ses sabots de feu

Aiguise sa langue possiblement déroulée

Qui contient des kilomètres de nouvelles.

 

Les fées sont là sur ce chemin

Elles déroulent leurs fables et font miroiter

Leurs butins

D’un grand coup de baguette

Sur nos chères petites têtes.

 

Le soir, même le soir d’été

Dans la chaumière arboricole

Nulle lumière, nulle luciole

Pour éclairer l’histoire d’un livre.

 

Non, tout est dans la tête du papa.

C’est un chaman qui en pic de notre espèce

Un jour s’est réincarné

Nous sommes heureux, nous les juniors

Car, grandir,

Bercés

Par une kyrielle de contes

C’est grandir

Dans un monde démultiplié

Où chacun à sa place

Où chacun trouve une réponse

Quand l’adversité fait rage

Il faut de la débrouillardise,

De la poésie et du charme

Pour allumer les bougies de l’intelligence

Nous, la nature nous a bien dotés

Des pattes au bec, tout est parfaitement

Parfait

Si, derechef, le nid se révèle livre de contes

Comment, en s’envolant

Ne pas rayonner d’amour

Pour toute la tendresse, alentour ?

 

Carole Radureau (02/10/2022)

 

Inspirée par cette image de Serge

 

 

3, rue de la Porte-aux-Fées

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Publié le 30 Septembre 2022

…….fragments de Vivarais…

 

 

Peut-être est-il trop tôt

Ou bien est-il trop tard

On pourrait me dire :

Trop tard au clafoutis comme on dit :

Trop tard à la soupe

Il n’empêche que je constate

C’est très joli

Ça pendouille gaiement mais

Pour l’instant :

Rien à en tirer

Je n’aurais pas de jolies petites vitamines

Sucrées et colorées

Pour colorer mon futur plastron

C’est qu’il en faut de l’énergie

Pour allumer

Sur sa gorge

Juste au-dessous de son bec

Un étendard enflammé.

 

Avec cet étandard, ceux de ma famille

Font fuir les froussards

Mettent une peur bleue

A ceux qui ont froid aux yeux

C’est un peu comme s’ils nous voyaient

Nous autres, oiseaux pacifiques

Comme un monstre sanguinolent

Le couteau entre les dents !

 

N’importe quoi !

Mais ça sert bien de faire peur.

Par exemple pour rester le seul sur la pitance.

Pour se gaver sans se presser.

Pour voir dans leurs yeux noirs

Une pincée de désespoir

Ils nous voient venir, essaient de nous chasser

Mais de suite ils disent, c’est Georges

Grand respect !

Car il ne faut pas s’y tromper

Que ce soit maintenant ou jamais

Quand les fruits seront mûrs

Ils seront à moi, foi de Georges

Car j’ai prévu un clafoutis, bientôt

Un clafoutis aux fruits, mazette

Pas un clafoutis sans fruits comme Caro

Qui craint par-dessus tout, non pas les oiseaux

Mais les salicylates.

 

Carole Radureau (30/09/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

Poésie au pays du clafoutis – 2. En attendant Godot

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