chronique du virus

Publié le 26 Novembre 2020

 

La colombe est morte,

Elle est morte

Sans un bruit comme

On souffle

Sur une mèche

Déjà bien consumée.

 

Dans sa petite cage

Etroite, elle

Tournait

Son regard

En chaque coin

Connu comme paramètre

De sa petite vie

Eperdue.

 

La colombe est morte, elle est

Morte attendant

Chaque jour cette mort,

Confiante en la certitude de

Sa venue.

 

Elle ne savait pas, non,

Elle ne savait pas

Ce qu’elle serait

Quelle épée en sa chair

La pourfendrait

De son empreinte fatale.

 

Elle attendait toute seule

La petite colombe si seule

Derrière l’opacité de son regard

Les dernières heures où

Son souffle ne serait plus

Que murmure.

 

Pleure, mon pigeon ta palomita

Perdue

Sa vie ne méritait pas cette fin

Virale

Inattendue.

 

Toutes les vies de colombes

Ne méritent pas cette fin

Virale,

Inattendue pour ponctuer

Des 3 célèbres petits points…

Des vies parfois

Ponctuées elles-mêmes de tristesse.

 

La petite colombe est morte

Elle est morte au milieu de

La masse

De colombes tombées « à la guerre »

Seule,

Au milieu de toutes :

Que vaut l’unité au milieu de la quantité ?

 

Colombe, je te chante

Que mon chant

Close avec amour

Ton souffle court,

Que mon chant

Close avec tendresse

Ton regard

Apeuré.

 

A toutes les colombes éteintes dans leurs cages par le virus

 

Carole Radureau (26/11/2020)

 

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Publié le 16 Novembre 2020

Mère et son bébé (1933), Madeleine Carpentier (1865-1940) (MBA Reims/photo Christian Devleeschauwer)

Mère et son bébé (1933), Madeleine Carpentier (1865-1940) (MBA Reims/photo Christian Devleeschauwer)

Petite fille qui grandit loin de nous

Qui sourit pleure et rit

Alors que dans le monde

Chacun s’essouffle.

 

Elle était née juste avant

Cette grande vague qui se devait d’être

Multiple

Cette inquiétude constante

Ce devoir de précaution

Terrant chacun et chacune chez soit

Sans aucune planche de salut.

 

C’était une petite-fille rêvée

Une petite-fille imaginaire

Vue par écran interposé

Suivie dans son développement par les clichés

Clichés qui restent figés dans le cœur comme des épées

Clichés qui mettent des larmes aux yeux.

 

Relativiser c’est la règle

Pour ne pas souffrir, accepter

Mettre autour de son cou le keffieh de la patience

Ebaucher quelques rêves mais juste au moment présent

Rien penser du futur ce futur qui n’est rien d’autre

Qu’un moment présent

Rien penser d’hier qui n’est que du passé dépassé

Il faut sourire au sourire de la petite-fille aimée

Se dire que non, elle n’aura pas pour toute mémoire de nous

Qu’une tête anonyme cachée derrière un masque

Une tête à lui faire monter les larmes aux yeux.

 

Ce n’est pas que le COVID c’est le MCS

Qui enferme qui embulle qui détruit tous les liens

Comme une peste attrapée au quotidien

Quand ton environnement soudain

S’est refermé sur toi.

 

Le COVID dépassé reste ce MCS

Se résigner peut-être à voir ses proches derrière une vitre ?

Se laisser envahir par le tomber de bras ?

Le coronavirus est arrivé tel un chien dans un jeu de quilles

Tu n’avais pas encore pris de mesures pour affronter cela

Toutes les quilles sont tombées et rien ne peut dire comment les redresser.

 

Maintenant la petite-fille et l’autre petite-fille aimée elle aussi puis

Les autres petits à venir

Faudra-t-il lâcher prise aussi sur eux ?

Se dire que loin des yeux

Près du cœur

C’est un bel adage

A cultiver ?

Pour être heureux : vivons cachés lui aussi cet adage

Qui ne dit pas que le bonheur d’exister.

 

Je serais heureuse de te savoir heureuse petite-fille

Tu as soufflé ta première bougie avec brio

Avec une technique révolutionnaire encore inusitée

Tes jolis yeux bleus tintent dans mon âme

Comme une chanson d’oiseau

Qui, au printemps, tout content

Se dit que la vie est jolie

Qu’il va construire son nid

Y plonger ses œufs dedans

Ensuite c’est le grand boulot qui ne laisse aux parents

Que le temps de sourire à l’éveil des petits.

 

A la nieta mía Kessy

 

Carole Radureau (16/11/2020)

 

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Publié le 11 Septembre 2020

Le grand bordel français (Le titre a tout dit)

Aujourd’hui à l’heure de la leçon de non jugement je voudrais

Vous dire comme la lumière est douce le matin

Comme nimbée de ce voile de soleil franchement refroidi par le feu de l’été

Sur les dernières fleurs, les résistantes

Il incline son visage de miel

Comme pour caresser leurs têtes qui bientôt ne seront plus

Je voudrais vous dire comme les nuages sont drôles et tendres

Ils prennent des mimiques à nous de les interpréter comme des messages

Simplement comme des images

Qu’il est doux le beau temps de septembre !

Comme si le rossignol nous dit d’en profiter

Que les légumes continuent de grossir de se colorer

Comme c’est bon de se promener la chaleur délicate du soleil

Tel un châle maya délicatement brodé couché sur nos épaules

La vie coule son flot de vie avec ses souffrances ses peines ses morts

Tout est normal ici bas

Quelque chose s’affaire comme une urgence

C’est une lave furieuse en attente qui veut surgir tel un bouton d’acné

Manque le signal du départ

Les petites mésanges de l’année sont belles

Les petits moineaux de l’année sont beaux et nombreux, numerosos

Les jeunes merles de l’année sont beaux et vifs

Tous les petits de l’année sont là en bonne santé

Sauf les hommes

J’ai fait une offrande à la terre-mère

C’est un symbole entre elle et moi pour la remercier pour les vivants

Je lui ai offert ce qu’il y a de doux dans le jardin :

Pétales de rose odorants, tomates cerises, hélicoptères d’érables, fruits de liquidambar, mini cyclamens blancs, fleurs de zinnia et mini pommes au merle

J’y ai ajouté ma touche américaine avec du maté

La terre-mère aime les offrandes de tabac et d’alcool

Je n’en ai pas

Le maté c’est bien, c’est de l’énergie, du fruit de soleil des Andes

Coulent les jours de calme apparent

Avec une pointe de flèche en obsidienne piquée dans nos fesses

Parfois elle bouge un peu, on la sent bien

Parfois elle est douce comme son métal qui la compose

Je prends plein mes valises de ces bonnes choses de l’été

De cette année en parenthèse à la longue bonne saison

J’ai des idées pour les légumes de l’année prochaine

J’ai des idées pour les oiseaux de l’année prochaine

J’ai des idées pour soutenir encore et toujours plus tous mes peuples indigènes que j’aime

J’ai des idées, j’ai des idées

Quand la souffrance me laisse en paix en pointillés

J’ai des idées

Pour mes compères les hommes

Mais ils n’entendent pas

C’est ainsi que du non jugement je vous dis ce que je ne dis pas

Je ne vous dis pas ce que vous comprendrez bien de vous-même

Gare à vos fesses, la flèche en obsidienne parfois s’emballe

Et sur la broche en bois d’ébène du feu de camp

Le rôti parfois a une drôle d’apparence.

 

Carole Radureau (11/09/2020)

 

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Publié le 13 Août 2020

Une histoire de vagues

C’est une histoire de vagues

Une dont en n’en rit pas

Elle va son train d’histoire en histoire

Habillée de vagues qui n’en finissent pas.

 

La vague mais qu’est-ce que c’est ?

Vous ne la connaissez pas ?

C’est elle qui peut être

Rafraîchissante

Mais aussi claque éblouissante

La vague mais c’est une illusion

Une simple interprétation

On l’imagine allant et venant

Pourtant l’on est toujours dedans

Au cœur de la vague, cultive

Ton vague à l’âme

Au cœur de la vague,

Imagine toutes les petites vaguelettes accrochées

A ses seins.

 

La vague du corona

La vague de violence

La vague de chaleur

Puis la vague d’orages

La vague d’inquiétude puis

La vague d’inconscience

La vague de « mets ton masque »

Puis la vague

De vaccins

La vague d’effondrement financier

La vague du chômage

La vague d’incendies

La vague de chaleurs

La vague qui sature les urgences

Puis la vague de convalescents

La vague de résurgence

Puis la vague d’inconsciences à nouveau.

 

Elle va

Elle vient

Elle est petite et sans un bruit

Elle est immense et embrouille tout

Elle va

Petite mousse

Elle vient

Terrible écume

C’est la vague de l’inconscience collective humaine

Celle qui a perdu le sens des choses.

 

Quand vient la vague de morts

La conscience se plonge la tête dans la vague

En ressort plus d’inconscience

Pour brûler, encore brûler la vie

Par les deux bouts

Mais la vague n’a pas deux bouts

Elle n’a pas de but

Elle va son chemin de vague

Déferlant sur ce qu’elle peut.

 

C’est le moment de rester humble

C’est le moment de reste en vie

C’est le moment de regarder derrière le hublot

La déferlante

C’est le moment de réfléchir et de construire

Dans sa tête des projets

Qui pourront éviter les vagues

Reconstruire de nouvelles bases

Après les vagues

Quand la conscience collective aura ouvert

Ses yeux.

 

Carole Radureau (13/08/2020)

 

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 10 Août 2020

La liberté c’est …..

 

La liberté c’est

De rester en vie

Et jouir d’elle,

La liberté.

 

La liberté c’est

Ouvrir son cœur

Ouvrir son esprit

Ouvrir ses bras

Savoir recueillir

Et accueillir :

Savoir aimer.

 

La liberté c’est

Etre savant devant le savant

Etre modeste et plus que ça

Etre intuitif devant l’instinct

La liberté c’est

Ecouter son corps.

 

La liberté c’est

Savoir découvrir

Se connecter

Tout ce qui vit se connecte à la vie

La fleur qui tourne son hélice

Dans le sens du cœur

Le nuage qui se contorsionne

Pour dessiner sa question

L’arbre qui pleure

La plante qui sourit

L’abeille qui grandit et qui

Tremble

L’oiseau qui a soif.

 

La liberté

C’est

Rester en vie :

En bonne vie

Pour profiter de chaque instant

Pour créer ce qui va vers la vie

Oubliant le reste

Surtout ce qui va vers la mort et vers

La destruction.

 

Carole Radureau (10/08/2020)

 

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 15 Juillet 2020

 

La forêt est un manteau

Sous son aile il fait chaud

L’eau est une vérité

En elle se lisent les messages de l’onde.

 

Rien ne se perd

Tout est connu

Tout par la parole orale est su

Il y a comme une alchimie entre la nature

Et eux.

 

Pourtant la paix n’existe plus

La contamination est la règle

Plus les blancs creusent et pillent terre et rivière

Plus les fumées d’épidémies s’échappent

Et frappent et frappent et frappent….

 

Les petits ne résistent pas

Les anciens, véritables bibliothèques vivantes

Ne résistent pas

La vie s’échappe par tous les côtés

C’est nous qui leur infligeons ça !!

 

L’or tue l’or pille l’or paille pourrie putride

Qui fume et fume et fume

Qui pollue et pollue et souille et salit et tue encore

Et tue toujours.

 

L’épidémie se vautre dans la boue de l’orpailleur

L’épidémie se cache dans la boîte de fer renfermant l’or

La terre se délite en épidémies car on touche trop près de son cœur

Son cœur c’est son utérus et son utérus c’est sacré

Omama l’a pourtant dit : les hommes ne doivent pas avoir accès aux choses cachées de la terre

La mort rôde et veille, se diffuse, se perfuse, se transfuse, se partage comme une sœur

Les indiens mourront, ça ils le savent

Ils en ont l’habitude à présent

Depuis les premiers contacts, la mort par les blancs ne cesse de venir

Leur faire la bise à leur insu

Mais aussi les blancs mourront, ils meurent déjà mais eux ne savent pas pourquoi

Pourquoi ne savent-ils pas ,

Si les indiens, eux le savent ?

 

Les blancs mourront car elle est égalitaire l'épidémie

Ce n’est qu’une question de temps

Le temps nécessaire à la conscience

Prendre conscience de ces dégâts irréversibles causés à la forêt, à la terre-mère, à ses habitants premiers

Prendre conscience que l’air, l’eau ce sont des biens de première nécessité

Prendre conscience qu’il faut faire des sacrifices

Qu’il faut avec une grande empathie s’occuper de nos frères indigènes

Leur rendre la beauté qu’on leur a prise

Leur rendre les vies qu’on leur a prises

Leur rendre l’amitié qu’ils nous ont toujours accordée

Leur dire merci pour les prières qu’ils font pour nous, pour l’ensemble de la terre

Malgré tout.

 

Que cesse l’orpaillage !!

Que cesse l’orpillage !!

Que cesse l’invasion !!

Que cesse le mépris la brutale colonisation !!

Que cesse la non-reconnaissance !!

Que cesse le non-respect !!

Que vive la fraternité et avec elle

La lutte pour la vie.

 

« Nous, Yanomami, défendons la forêt et ses collines.

Nous voulons qu’elle reste saine et entière. Nous voulons aussi que Yanomami et Blancs vivent sans combattre et guerroyer à cause de la terre, de l’or, du minerai. Nous voulons que tous puissent rester vivants ensemble durant très longtemps. »

 

Davi Kopenawa Yanomami (La chute du ciel)

 

Carole Radureau (15/07/2020)

 

Merci de votre attention et de votre prise de conscience, merci de signer la pétition en lien ci-dessous et soutenir la cause Yanomami, ou toute cause indigène.

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 2 Juillet 2020

Rose de vérité, rose de tendresse
Rose de combat
Rose qui à bout de bras tend la feuille de l'espérance
Serre le poing de la dignité
Tresse la liane de la forêt retrouvée.

Une rose pour Santiago
Rose de sourire pour l'action accomplie
Rose de mémoire pour tous ces enfants derrière lui menant le combat
Rose d'accomplissement
Rose d'au-revoir.

Carole Radureau (02/07/2020)

A Santiago Manuin leader Awajún, héros de Bagua, décédé du coronavirus

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 14 Juin 2020

Bonnes nouvelles

Il est demandé de bonnes nouvelles

De bonnes nouvelles je n’en ai pas

Pourtant l’oiseau sur la branche

Chante

De son mieux, un chant qui porte

Au loin, vers ceux qui attendent

La portée musicale de l’espoir.

 

Au plus sombre, au plus noir où

L’humanité plonge son regard

Il est

Une lueur que l’on perd parfois

De peur, de tristesse, de chagrin

La lueur n’est certes pas la bonne nouvelle attendue

C’est un petit point où accrocher sa vue

Un lâcher prise permanent et brillant

Un lâcher prise… :

Important.

 

Savoir ce que personne ne sait

Je ne sais ;

Prendre chaque instant comme le dernier ça

Je le sais ;

Ne rien attendre de demain

Ne pas trop ressasser le passé

C’est une nouvelle, pas si nouvelle

D’un remède universel.

 

Ici en ce moment-même l’on meurt :

Tant d’innocents, tant de savoirs, tant de tendresses

Tant d’adresses, tant de cultures

Tant d’attentions et de questions

Tant de souffrances, de délivrances

Ici partout sur cette terre l’on meurt :

Parfois dans l’indifférence

Souvent dans l’ignorance

Et puis dans l’absence

De soins.

 

Comme une lumière qui a perdu sa petite lueur

Celle qui restait comme une veilleuse

Sur laquelle soufflent les grandes puissances

Trompeuses

Qui s’arrangent bien des courbes montantes d’un virus.

 

J’aimerais vous dire : Bonne nouvelle !

La source virale est tarie

Prenons nos pinces à épiler

Sans sourciller tirons notre bon grain de l’ivraie

Et dans l’alcool et dans le marc

Infusons cette rizée d’espoir

Pour que fleurisse un monde nouveau

Que dis-je un monde neuf tout neuf

Arasant enfin les recettes maudites

Nous offrant eau fraîche, air pur, chlorophylle et cie

Avec pour but des potagers à partager

De petites réussites communes et communicatives

Coopératives et autonomes

Système D et troc au jus,

De petites assiettées et non de grandes orgies

Pour célébrer à nouveau la vie sur

La terre.

 

Carole Radureau (14/06/2020)

 

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Publié le 23 Mai 2020

L’apprentissage

L’apprentissage permet de grandir

De sortir plus forts d’une situation périlleuse.

 

Apprendre qu’aucun sacrifice n’est vain

Menant avec confiance au renouveau.

 

Si la mesure est prise

Que les erreurs ne sont pas reproduites

L’avenir pourrait sembler plus beau.

 

En tout il y a des enseignements

Des lignes à déchiffrer, à lire, à interpréter

Des leçons à tirer

N’apprenons-nous pas ceci aux enfants ?

 

Etre un enfant c’est être encore en situation d’apprendre

Soyons tous des enfants et la terre ira mieux.

 

Si nous nous lavons les mains pour assainir

Ne nous lavons pas les mains de ce qui vient par la suite

Etre acteurs de nos vies est la règle

Chacun à son niveau prendre la température du ciel

Interpréter la fièvre du nuage

Capter le signe dans le coeur bleu de la nigelle

Comme un clin d’œil sincère : une invitation.

 

Cultivons ce qui est appris :

En faire une leçon pour gens bien éduqués

Prêts à vivre pour l’essentiel : la vie à tous les étages

Et non les profits.

 

Carole Radureau (23/05/2020)

 

 

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Publié le 10 Mai 2020

https://www.planet.fr/files/styles/pano_xxl/public/images/diaporama/5/2/5/1968525/vignette-focus.jpg?itok=g1NXH6LJ

Retour à l’anormal

Avec la laisse, la muselière

Le collier étrangleur et

La peur aux fesses.

 

Retour à encore plus de bruit

Et les oiseaux qui s’enfuient

Retour à encore plus de pollution

Et les avions en sommeil font ronron attendant

Le feu vert vers des horizons lointains qui

Bercent avec entrain les pensées revenues.

 

Retour à plus de barrières à plus d’indécence

A plus d’inconscience –est-ce possible ? -

Retour à plus d’égoïsme à moins d’empathie

A plus de balances –on l’a vu – ça fonctionne bien

Retour à plus de soucis à encore plus d’hésitations

Et par le vert et par le rouge s’ouvre l’époque du

« je marche sur des œufs » « je ne sais pas où je vais mais j’y vais »

Il y a là en haut des gens élus qui savent ce que je ne sais pas

Qui font ce que je ne fais pas

Qui pensent à ma place et c’est bien ainsi

N’est-ce pas : c’est bien ainsi ?

N’est-ce pas pour ceci que l’on vote après tout ?

 

Alors, allons-y !

Avec la muselière en fer forgé

Avec une laisse tenue par un laquais en or massif

Assis sur son trône à vie avec sa couronne d’argent pressé aux 25.000 rubis de vies perdues

Avec un collier qui étrangle qui rappelle à l’ordre qui ramène au calme

Et cette peur qui colle aux fesses

Qu’aucun PQ n’a la promesse de calmer

Même si la peur de se faire dessus te prend

N’aie crainte tonton veille sur toi :

Distance-toi,-même sur la ligne 13

Distance-toi, même dans ta classe confinée

Éternue dans ton coude et tu verras Montmartre

Sors ton masque et postillonne dedans mais surtout n’y touche plus

Lave ton masque avec cent litre de javel ensuite respire-là de plus prés

Tout va bien les urgences sont désengorgées (n’est-ce pas le principal nom d’un tube)

Prends ton mal en patience car a j+5 de l’anormal (et je suis optimiste)

Retour à la normale confinée.

 

(Il est un petit virus bien plus fort que tous les cadors égocentriques du monde

Qui n’a pas dit son dernier mot

Tout autour de la terre se voit un certain halo qui reflète

L’état d’une planète dans le chaos

C’est un halo viral

C’est un halo de deuils

C’est un halo qui reflète le rejet de la terre de tant de morts

C’est un halo qui alerte

Mais comme personne n’a le droit d’aller au-delà des 100 km

Comment pourrions-nous le voir le halo de l’avertissement ?)

 

Carole Radureau (10/05/2020)

 

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