terre-mere

Publié le 23 Avril 2022

 

Jour de la Terre-Mère

Tiens, tout à coup

On t’a oublié !

 

Oublié de ce côté-ci du monde

Celui

Déconnecté

Qui s’en va abîmer tes terres

Sans cesse et puis tes peuples

Sans cesse sans se

Soucier

De la misère sur place

De la grande sévérité

De son propos colonialiste

De son propos extractif

De son propos expansionniste

Sans parler de celui qui évangélise.

 

Jour de la Terre-Mère

Tiens, sans omission

Le sud, te l’a fêté.

 

C’est un jour d’éducation

Un seul il est vrai ne suffit pas

Il faut bien commencer un jour

Pourtant certains y songent toute l’année

Mais ici ce n’est pas le cas

Il faut que ça sonne le matin sur google

Pour que chacun y pense.

 

Moi je voudrais que chaque jour soit le jour de la Terre

Comme il l’est pour moi

Comme il l’est pour l’oiseau et l’abeille et tout ce qui vit

Sans se poser de question

Juste savoir dire merci

Arrêter de toujours vouloir plus

De se plaindre sans cesse

Il faut se contenter de peu

Mais surtout se contenter de beaucoup

Car n’est-ce pas beaucoup que de respirer

Un air pas encore trop trop pollué

N’est-ce pas beaucoup que d’avoir à mettre dans son bol

Un café

Dans son verre de l’eau

Dans son assiette un repas

N’est-ce pas beaucoup que de vivre dans le confort

De faire des projets

De regarder se lever le soleil

Et les roses s’entrouvrir ?

 

Moi, je veux rendre à la terre

Un peu de ce qu’elle me donne

Un fruit, une plante, des feuilles, ce que j’ai su faire pousser

Rien ne doit venir du commerce

C’est une offrande elle doit venir de nous

De ce que l’on a fait de la Terre, de ce que l’on a grandit d’elle,

Ce que l’on a recueillit d’elle c’est ça

Qu’il faut lui donner.

 

Enfin.

Selon moi.

Essayez.

Ce n’est pas que du symbolisme.

C’est de la reconnaissance.

C’est de la renaissance.

C’est comme dire merci, maman,

Pour mon petit-déjeuner.

 

Carole Radureau (23/04/2022)

 

 

Jour de la Terre-Mère

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

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Publié le 22 Février 2022

Le rocher et l’arbre

 

Tu ne sais pas que nous nous tenons la main

Guidés

Par une même énergie

Une mère qui a placé en nous

Sa confiance

Toute sa responsabilité.

 

Moi par le grain très fin qui véhicule un fluide

Toi par la majesté du bois

Le son du fruit

La pensée extravertie de la fleur

Le délicat message du feuillage

Nous sommes deux.

 

Deux pour égaliser

L’énergie du monde

Il y a des messages placés en nous

Ils ne semblent pas les avoir tous trouvés

Elle est où la pancarte qui dit que nos matériaux

Sont sacrés

Qu’ils sont unités et puissance ?

 

Ceci est dans la pleine conscience

Réaliser que l’on détruit ce qui nous fait vivre

C’est une forme de masochisme

Se mettre une balle dans le pied

En être fier

Moi, cela ne me fait pas rire

J’observe

Je suis fait de pierre et de pierre est mon propos

Bien content de trouver un chemin vers la poésie minérale

Qui nous tend la main

Qui nous tend le bras

Et aussi le cœur et puis tout le reste

Se tremper dans notre énergie

En ressortir des mots vieux habillés en neuf

Jongler avec les vertus du passé pour en faire des forces vives

Du présent

C’est ainsi qu’il faut parler de nous

Nous réciter nous poétiser nous parler nous murmurer des mots tendres

Nous remercier comme l’on remercie à travers nous

La terre notre mère

Ce n’est pas pour rien que les peuples anciens

Gravaient des dessins sur nos parois

N’oubliaient jamais de remercier les dons de l’arbre

Ils avaient et ils ont raison.

Eux, comprirent le message caché

Y aurait-il une connexion nécessaire pour nous comprendre ?

Alors dans cette civilisation hyper connectée comme ils disent

Pourquoi ne la trouvent-ils pas ?

 

Je me pose tant de questions

 

Le mieux est de se laisser vivre

 

Un jour un humain passe nous récite un poème

Un autre jour des humains enlacent nos troncs

 

Nous prenons les ondes quand elles sont bonnes

Comme pour en faire des confitures de vie

Comme pour pérenniser la vie

Dans ce qu’elle a de plus précieux

 

Carole Radureau (22/02/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

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Publié le 28 Janvier 2022

site toca do arapuá do gongo (Brésil) source

 

 

L’air frais de la petite aube

Tout ragaillardi

Tout anobli par le grand trait

Tiré par la nuit sur la corruption

Ce matin a faibli

Sans doute est-ce ainsi chaque matin ?

Je n’en sais rien

Car je ne me risque pas à ouvrir les fenêtres

Quand il gèle.

 

Le bruit de l’humain à tout envahi.

 

Ce bruit exécrable.

Ce bruit insupportable.

Ce bruit dont on ne sait d’où il vient,

Où il va, dont on sait juste

Qu’il est.

 

J’ai adopté une grotte préhistorique

Fort ancienne

Enfouie probablement encore sous terre

Ou sous mer

Non encore découverte

Pour tympan.

 

C’est une caisse de résonance

Qui ne dit pas à moitié

L’énorme possibilité de la corruption

De l’homme

Sur dame nature.

 

C’est comme entendre avec des oreilles d’autrefois

Quand le bruit de la mère qui se réveille

Etait froid, vif et tranchant

Comme le chant d’un oiseau qui a faim.

 

C’est comme entendre avec des tympans renouvelés

Comme un miracle

Comme un renouveau

Alors que ce monde-là dans lequel je survis

Me les saccage à l’envie

Me les corrompt comme il corrompt tout ce qu’il touche.

 

La mère-nature dans les mains de l’homme

Est un puits saccagé

Dans lequel l’on jette

Tous les détritus

Autour duquel on entasse tous les ossements dont on ne veut plus

C’est une décharge à ciel ouvert.

 

Pour chance l’air du petit matin frais se dit :

Il n’y a bien qu’à la mère-aube où je suis encore pur

Profitez de moi si vous vous levez tôt

Sinon, pleurez

Cherchez dans vos mouchoirs

Cherchez dans vos masques fabriqués avec des produits chimiques

Un air pur

Une goutte, que dis-je une perle infinitésimale de cette pureté

Pour vivre.

 

Je sais et j’ai compris que je vivais accrochée à ma bouteille d’oxygène

Avec ses petites roulettes pour que je le tire, mon air

Partout

Avec moi

Je sais et j’ai compris que je ne vivais uniquement parce que cachée dans une grotte

A l’abri de ce qui fait le propre de l’homme moderne

Vendu comme une vérité, une nécessité, un besoin essentiel, une avancée : la civilisation.

Mais vous : savez-vous que c’est votre cas aussi

Même si vous songez ne pas être concernés ?

 

Il y a une urgence qui me dit de rester avec mes tympans

Bien enfouie dans ma caverne préhistorique

Non encore découverte

Et d’y dessiner les monstres que l’homme a créés.

 

Carole Radureau (28/01/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère, #Agate mousse

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Publié le 23 Janvier 2022

Ode à la musique qui transporte

 

Silence profond de la neige des latitudes

Quand glisse sur le gel le lagopède

Que crie aux ondes et aux aurores boréales

Ookpik l’harfang des neiges

 

Je suis l’Inuite qui sort de sa gorge

La musique ancestrale

 

Silence profond du désert dans sa volupté

De sable

Quand le thé

Fume

Avec sa menthe précieuse et que tournent

En silence silence et profond recueillement

Les derviches tourneurs

Je suis le chat du désert

Qui marche à pattes de velours

Sur ses coussinets ouatés

 

Le silence a chu dans la grande profondeur de la plaine

Roule le bruit assourdissant des bisons

Courant avec à leurs trousses la bande

Indienne et ses chefs valeureux

Peints pour l’occasion

 

Le tambour tonne

Les cris entonnent

S’engouffre dans leurs cavernes ouvertes sur le ciel

L’engoulevent des conquêtes

 

Le son de gorge m’envoûte

Le chant amérindien m’emporte

La musique du désert m’apprend l’autre culture

Le respect

Le partage

La belle unité des cultures premières

Liée par la musique de la terre

La belle créativité

 

Chante en moi

Chante en moi

Glisse en moi, serpent

Glisse en moi, ours blanc

Rêve en moi, bison

Permets-nous, plus largement

De briser l’univers du son

De recueillir le don d’unité

D’unir toutes les mains de bonne volonté

la musique sur une aile

le son pour horizon.

 

Carole Radureau (23/01/2022)

 

Inspirée par la chanson Ode à la terre de l’album Trancestral

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

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Publié le 8 Janvier 2022

La présence comme une fleur-offrande

 

Ne m’oublie pas présence

Quand le drap est froid

La pureté de l’évidence

A sauté le pas de la question.

 

Je ne veux pas oublier

La fenêtre entrouverte

Sur le cri de la nuit

Sur le sang pâle de la lune.

 

La vie est ainsi écrite

Qu’il faut pour rester droit

Oublier hier et demain

Sur toi, présence se concentrer.

 

Je ne veux pas mécroire en l’homme.

Non.

Je ne veux pas oublier que dans la masse

La minorité fait foi

Que ce sont les minorités

Qui bougent les lignes

Historiquement.

 

Rappelle-toi à moi, présence

Je ne veux pas me noyer

Dans l’immondice quotidienne

Dans la vomissure des grands.

 

Il y a bien au-dessus de tout

Un grand soleil

Un peu fou qui rit parfois de travers

C’est pour nous interpeller.

 

Sortant tu vois le sourire en biais

De dame soleil.

Tiens te dis-tu : qu’est-ce que cela ?

Le soleil a froid

Fait le clown

Diverge ?

Non.

C’est le soleil qui te dis non :

Reprends-toi ressaisis-toi

Retrouve sur tes lèvres affaissées

Retrouve dans ton âme désolée

Retrouve dans ton cœur asséché

Le grand sourire de la vie humaine

Qui rompt avec le froid

D’un coup de poing

D’un coup de grève

D’un haussement d’épaule

D’une belle fronde

Qui n’oublie pas, qui n’oublie jamais

Que les luttes gagnent

Que les acquis sont les acquis

Toujours gagnés par les luttes

Jamais offerts

Jamais tendus sur un plateau dans notre lit.

 

La liberté porte toujours un prix

Très cher, très cher.

Là où ils atteignent nos libertés

Si petites puissent-elles vous paraître

Il y a un combat à mener

Le combat c’est contre l’obscurité

Qui gagne terrain sur terrain

Qui rampe et que personne ne voit

Marchant sur elle comme se contentant d’une ombre.

On marche on entend on écoute

Et jamais ne tressaille ?

 

Le soleil a tordu sa bouche :

Attention à nos fesses !

Attention, rébellion !

Que cessent les démonstrations d’ego

Que cessent les encouragements à la haine

Au déni, à la délation, au découragement

A la peur, au repli sur soit

A l’exclusion, au meurtre.

 

Elle n’est pas si loin l’histoire qui a écrit

Sur le lit de l’homme des mots si gros qu’ils font encore mal

A nos vues

Le ferment était le même

Ne nous trompons pas de porte quand nous lisons

Dissertons, écoutons des sages qui n’en sont jamais

La vérité c’est qu’il y a un scandale bien plus grand

Que ce qu’ils disent :

C’est le saccage de la terre-mère

Qui songerait, qui songerait

A détruire sa propre mère

La salir

La souiller

La déposséder

La défoncer

Lui arracher ses viscères

Lui polluer son eau

Lui assécher ses lits

La contaminer

Lui prendre jusqu’à son air autrefois si pur ?

 

Ceci est le message du soleil

Ceci est le message des sages autochtones

Des chamanes, des gens qui savent encore ce que sagesse veut dire

Personne ne semble écouter leurs cris

Leurs alertes

Leurs avertissements

Ils ne sont pas ceux qui dirigent pour faire du fric

Entretenir un système

Ils sont les gardiens et les gardiennes de la terre-mère

Les enfants qui disent

Arrêtez de détruire notre mère.

 

Carole Radureau (08/01/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

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Publié le 1 Juin 2021

 

Aujourd’hui ma terre

Mère

Je veux te chanter de façon

Bleue

Comme une promesse éternelle

Un chant d’amour

Je veux

De toutes mes forces

Te dire ce que tu sais déjà

Nous sommes il est vrai

En conversation permanente

Toi et moi

Je veux

Te dire que je suis désolée

Par l’empreinte que mes pas

Causent à tes rêves

Te dire

Que chaque matin

Le soleil qui se lève fait resplendir tes bontés

Beautés de cette saison particulière

Propice à la contemplation

Et je me dis : quelle générosité !

La vie suit son cours

De façon consciente

Sans se poser de question et moi,

En elle

Avec elle

Je veux faire de même

 

Tu nous dis de nous laisser couler terre-mère

De profiter

Chaque cadeau que tu envoies

Chacun doit le voir s’en inspirer

C’est un cadeau et l’on devrait chaque jour le prendre ainsi

Une récompense bien trop belle

Pour la réponse en face

Donnée

 

Qu’à cela ne tienne

Certains le voient le cadeau

Certains le goûtent selon sa grande valeur

Et ce chant bleu est là pour dire notre reconnaissance

 

Il n’y a pas de doutes

Il n’y a que la certitude d’être là sur cette terre

D’essayer d’y marcher

Avec des souliers en coton

Afin de ne plus blesser

Notre mère la terre.

 

Carole Radureau (01/06/2021)

Inspirée par cette photo de mon fils Jimmy

 

Chant bleu pour la terre-mère

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère, #Pas un jour sans poème

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Publié le 24 Janvier 2021

La neige (Pour Alma)

Je la partage avec toi qui aime ça....

 

La neige est un petit enfant

Qui renaît

Indéfiniment ;

 

La neige est un oisillon

Qui s’est trompé

De saison ;

 

La neige est un merle noir

Au bec d’or

Plongé dans la profondeur des siècles ;

 

La neige est tombée

Forte et faible

Forte et froide

Comme un être vivant

La neige a 2  polarités ;

 

La neige est tombée

L’herbe l’attendait

La nature était trop prompte

A crier victoire ;

Les bourgeons a sortir leur tête

Le nuage a se croire chez lui ;

 

Seuls les étourneaux

Fêtèrent en murmuration

Le coucher proche

Du soleil

Ils dansèrent et mimèrent

La fin du jour

Car le lendemain la terre

Avait reçu sa couche de sucre glacé.

 

Carole Radureau (24/01/2021)

 

La neige (Pour Alma)
La neige (Pour Alma)

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Sucre glacé, #Terre-mère

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Publié le 11 Janvier 2021

La célèbre Pachamama.

Tu ne la connais pas ?

Pourtant elle est là, partout

Où se porte un gramme de vie.

Elle chante en toi sous la douche

Elle rit de ton ignorance et

En toute évidence

Elle fait bouillir le lait,

Aussi.

C’est une bonne mère

Une comme chacun souhaiterait avoir.

Et chacun l’a

La célèbre Pachamama

Chacun en naît en vit en mort

Chacun en Pachamama a sa demeure.

Je ne sais plus par quoi commencer

Pour faire sa carte d’identité

Je ne vois que le chant du merle à col blanc

Pour dire au son du piano,

Du pipeau et de la quena :

« La vie sans toi,

Célèbre Pachamama

C’est un défilé sans arômes

Un entrefilet de morosité

C’est un cimetière qui a perdu

Ses chrysanthèmes. »

 

Carole Radureau (11/01/2021)

 

……..les poèmes de janvier 2021……

.......pas un jour sans poème.......

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère, #Pas un jour sans poème, #Poésie en boîtée

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Publié le 31 Décembre 2020

……31 poèmes d’amour à la terre-mère pour en finir avec 2020…..

 

 

J’ai posé ma chaîne de pureté

Entre une écharpe de nuage

Et une série de pins à l’encre de résine.

 

Le nuage coiffe mon humeur

De sa tendre ardeur

J’aime quand le ciel

, délicat

Vient susurrer à mon oreille des mots

Que vous,

Humains

N’imaginez même pas :

Le ciel n’ose pas s’approcher de moi à me toucher

Il respecte la force et la beauté

Le ciel est plus délicat que l’on ne pense.

 

La neige daigne encore me connaître :

Resplendis, neige

Dans ta poudre d’apparence

En toi le tout petit, gémit

Et le nouveau n’a qu’à bien se tenir.

 

J’aimerais qu’on me croque

Qu’on me flashe

Qu’on me mette sur le podium

Qu’on me fige pour l’éternité

J’ai envie d’être fière de ce que je suis

Sans doute très bientôt mes cimes

Ne sauront plus éprouver la caresse de neige

Elles n’auront plus la joie de sentir le flocon

Trébucher et s’épanouir tel un fruit

Je serais moins épatante, plus fade,

Plus triste

Quand la parure d’hiver ne sera plus

Les saisons, sur moi

Ne tinteront plus comme un chant de renouveau.

 

Carole Radureau (17/12/2020)

Inspiré par cette photo de mon cousin Dominique du Jura

31. La montagne-mère

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

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Publié le 30 Décembre 2020

 

…….31 poèmes d’amour à la terre-mère pour en finir avec 2020……

 

Regarde la lune !

Elle est belle et grosse et brille

Elle nous envoie un clin d’œil mais

C’est à la terre qu’elle cligne

Comme une complice la lune vient allumer

Les cieux

D’un air chaque fois répété.

 

Je suis la dernière de l’année dit-elle

Vous la finirez avec moi,

Pleine,

Comme une chatte gravide

Qui promène cahin-caha

Son bedon.

 

Lune de transition

Lune de devenir

Lune à laquelle on prête tant de leçons

(Et je ne suis pas la dernière)

Lune toute de simplicité

Eclairage profond.

 

La terre-mère aime cette lumière

Cette petite compagnie

Elles rivalisent leurs rondeurs quand la lune est enceinte

Quand elle rit de son croissant

La terre serre des dents.

 

Est-ce sa cousine ?

Sont-elles apparentées en quoi que ce soit ?

La galaxie a posé sans embarras

Les planètes sur un papier d’argent

Elle les fait se mouvoir chaque jour

Quand elle sert les plats aux géants

Couchés sur leurs divans de velours.

 

Et la lune parfois sourit

Parfois rit

Parfois pleure

Quand le nuage l’assombrit

Elle est triste car son visage d’opale

Aux hommes est caché

Elle aime qu’on l’admire la lune-répétée

Et chaque mois

Recommencer ses mimiques

En y mettant un peu de piment.

 

Carole Radureau (30/12/2020)

 

 

30. La lune-répétée

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère, #Perles de lune

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