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Publié le 30 Septembre 2018

……poésie de l’errance : ici ou là, tu trouveras la poésie….

Là où tu trouveras un nuage
Découpé en mille flocons
Plongé au cœur de l’étang
Là où tu trouveras un reflet
Comme un cygne d’argent
Plongé dans le calme aquatique
Tu verras le temps comme retourné
A sa moitié :
Un temps découpé
Un temps décuplé
Une image double comme peut l’être
La vue
Une image irréelle du réel.

Là tu trouveras le calme
La paix de ton cœur en une bogue
Sincère
Il n’y a pas de mystère dans le monde
Du Grand Mystère
Il y a une beauté qui touche
Plus que tout un cœur
Préparé.

Je regarde ce nuage en plumetis
Comme un qui a décidé de se faire
Confettis
Son reflet est un clin d’œil aux puissances
Qui nous échappent ici bas
Son reflet est un aperçu du rêve
Une dimension à laquelle le songe mène
Qui fait se sublimer le naturel
En une poésie qui peut tout.

Carole Radureau (07/08/2018)

Denali en Alaska

Par Denali National Park and Preserve — _MG_4070Uploaded by AlbertHerring, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29613771

Par Denali National Park and Preserve — _MG_4070Uploaded by AlbertHerring, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29613771

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Publié le 28 Septembre 2018

…..poésie de l’errance : ici où là, tu trouveras la poésie….

Le site est merveilleux
Un promontoire rocheux
Comme un gros vaisseau de pierre
Surgi
D’une masse de verdure
D’une forêt toute mûre
Sûre d’elle
Valeur sûre.

Ici les Paî Tavyterá ont un endroit sacré
C’est ni plus ni moins le lieu originel
Celui duquel tout commence ;
Peuple, création, fondation, mythes, cosmovision.

Quel monde sacré vit sur ce mont
A l’abri entre les bras des lianes
Les idées cachées dans des broussailles
Telluriques.

Ici les ancêtres ont pris pour tableau
Les parois
Ils se sont exprimés à leur façon
Des traces inédites précises
Précieux livres d’histoires :
Dans l’art rupestre trouve son expression.

Je regarde cette montagne
Noble
Enigmatique
Cubique en son cœur
Evasée par sa jupe de diamants verts
C’est un petit paradis naturel
J’y aurais moi aussi vu du sacré
Car sacrée est la nature dans sa tenue d’Eve
Sacré est l’environnement dans sa petite expression
Matinale
Ici nul besoin de chapelle
D’église
Pour y rencontrer des déités des puissances au-dessus de nous
La montagne est un temple
A ses genoux
Les hommes
Déposent leur vie
Il n’est que de respecter cela
Pour vivre bien
Pour vivre heureux
Pour vivre
Tout simplement.

En harmonie.

Carole Radureau

Cerro Guazú, cordillère del Amambay, Paraguay

Jasuka Venda, l’origine du monde

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Publié le 23 Septembre 2018

…….poésie de l’errance : ici ou là, tu trouveras la poésie…..

Fruit du caprice du temps
Du vent
De la terre-mère
Un grand plissement de sourcils
A évalué les lieux.

Fruit de l’érosion et du tumulte
Un calcaire lentement rongé par le sucre du présent
Un ivoire pur
Rangé dans la strate éconduite
Conduisant au niveau supérieur
Celui du marbre ébloui.

Je ne vois que des couches de pierre
Doucement cumulées par la passion minérale
Tendrement nivelées par un je-ne-sais-quoi
De sentiments
Profonds.

Rien n’est ignoré ici il n’y a pas
D’ébauche
A la va-vite
Juste une élucubration sincère
Somptueuse
Qui dicte aux esprits des lieux
La conduite à tenir.

Admirer avec l’air de circonstance
La force pure
L’évocation magique
L’empilement subtil de couleurs
Naturelles sans colorants sans tricheries
C’est regarder le monde dans sa petite tenue
Un matin où il se lève sans oublier
De vivre.

Carole Radureau (28/08/2018)


Cerro Alcázar, Argentine

De Eduardo sch - Trabajo propio, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9756168

De Eduardo sch - Trabajo propio, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9756168

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Publié le 17 Septembre 2018

…..Poésie de l’errance : ici où là, tu trouveras la poésie…..

Petits curieux
Qui n’avez que vos yeux
Pour écrire le monde.

Petites curiosités
Mais timides parfois
Qui dictent
Avec émoi
La tendresse
Et la simple caresse
Du quotidien.

Regards qui en disent long
Pour qui sait les déchiffrer
Comme un désespoir
Comme un appel
Comme une attente
Une correction de vie.

Petits curieux
Qui n’attendent qu’une heure
Propice
Pour inscrire dans leurs jeux
Des sourires
Innocents.

Petites curiosités
Délicates
Subtiles
Comme celles qui détalent
Jusque dessous la table
Quand l’invité
Surgit.

Il n’y a pas de regard plus parlant
Que le regard de l’enfant
En catimini
Qui épie
Hésitant
Comment va la vie des grands
Avec un grand frein dans son cœur
Pour ne pas y arriver
Trop vite.

Carole Radureau (10/09/2018)

D'après une peinture de Loreto Fernández Leiva



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Publié le 13 Septembre 2018

…..poésie de l’errance : ici ou là tu trouveras la poésie…..

Comme une palette trop tôt
Tombée
Sur la planète
A ses pieds.

Comme un tailleur trop tôt
Venu
Qui sans attendre
Fait son orfèvre
Taillant en pointe
Chapeau pointu
Des minéraux
En rigolade.

Comme une montagne
Riche et joyeuse
Qui rit de ses éclats de pierres
Dans sa glotte, coincés
Comme des dents de lait
Avalées
Trop tôt
Avalées
Par le cerro facétieux.

Comme un arc-en-ciel
Qui a décliné décliné décliné
De montagnes russes en montagnes russes :
Chenille impatiente.

Comme un clin d’œil
Enfin
De la pachamama
Le matin elle aussi doute de sa beauté
Essaie ses tubes
Rouge- ici rose-
Là, fard au bleu gris lavande
Sur ses joues de première dame
La pierre est une palette à maquillage
Géante
Qui joue de son charme
Sans discontinuer
La pierre est une palette de peinture
Géante
Qui joue avec le pinceau
Sans se laisser chatouiller.


Carole Radureau (31/07/2018)

Serrania de Hornocal, Argentine, quebrada de Humahuaca

Par Lahi — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27387619

Par Lahi — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27387619

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 7 Septembre 2018

…..poésie de l’errance : ici où là, tu trouveras la poésie…..

…..Robert Doisneau et moi, une image vaut 230 mots…..

Ici l’on aime
Pas qu’un peu
Quand s’ouvrent
Les volets
Le cœur
Est au septième ciel.

Ici l’on est heureux
C’est écrit sur les murs
Qui s’effritent
Mais juste un peu
Juste le temps de la
Chanson.

Ici c’est une petite maison
Mais les gens y sont grands
Grands et doux
Comme des yeux de cygne
Amoureux.

Ici n’entre que le bonheur
Dans sa force vive
Vivre
C’est écrire l’amour
Au temps présent
Oublier de le conjuguer.

Ici je t’aime c’est un bonjour
Qui saute
Joyeusement
Le pas-de-deux
Des pinsons.

Ici entre par l’échancrure
Comme des yeux fendus
De tant aimer
Une lumière ardente
Un petit air de reviens-y.

Ici c’est une maison humble
Une qui sait que les sentiments
Se réchauffent
Derrière
Des murs creux
Qui sait que sous la flamme bleue et rouge
Du butagaz
Chauffe une soupe claire
Mais chaude en son cœur
Ici c’est le regard qui couve comme
Un volcan
Sa braise
Son émotion
Sa flamme
Sa percussion
Son étincelle
Son magma frais fondu
Sa fusion
Son éternel amour
Sa diffusion.

Ici encore dans le brouet
La châtaigne est un délicieux
Espoir
Qui diffuse au creux des estomacs
Un océan de miel
Des fleurs d’oranger en chiffonnade
Un filet d’huile d’olive sur son pain frais
Huile essentielle de tendresse complice :
Un regard par le volet percé :
Une empreinte au cœur
A jamais.


Carole Radureau (06/09/2018)


Les volets de Théminettes, 1969, Robert Doisneau

Les volets de Théminettes, 1969, Robert Doisneau

Les volets de Théminettes, 1969, Robert Doisneau

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Publié le 2 Septembre 2018

…….poésie de l’errance : ici ou là, tu trouveras la poésie…..


La dentelière s’est endormie sur son travail
Le crochet interrompu
Corrompu et farceur
Un point de déchiqueté
A mis à l’honneur pour créer
Loin des dieux
La montagne aux dents
Ebréchées.

N’est-il pas
Plus beau tableau
Que le granite
Qui crie de tous ses yeux
La vérité de la pierre ?

D’aucuns se cassent pattes et dents
Pour escalader la surface dure
Pour se confronter aux pics
Acérés.

Cela fait rire la montagne
Avec ses filles les marmottes
Elle ébauche des légendes
Dans lesquelles les hommes
Toujours
Ont le premier rôle.

Tumanguya des Païutes
Mont Whitney des blancs
Fier et prenant
Dans ton écrin de forêt, de neige et
De
Lumière
Le temps n’a pas prise sur ta dentelle
Confuse
Le temps termine peu à peu
L’imperfection de l’interruption
Un point à nul autre pareil
Naît ainsi
De ta force vive
Un découpage précis
Un brossage de dents millimétré
Qui laisse à l’improvisation
La part la plus belle.

Carole Radureau (27/08/2018)

Mont Whitney, Californie

Par Geographer (discussion • contributions) — Transféré de en.wikipedia à Commons par Zeimusu., CC BY 1.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=204938

Par Geographer (discussion • contributions) — Transféré de en.wikipedia à Commons par Zeimusu., CC BY 1.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=204938

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Publié le 31 Août 2018

Poésie de l'errance

Il est temps d'offrir aussi une valise aux poèmes de la série que j'intitule ....poésie de l'errance : ici où là, tu trouveras la poésie.....

Voici comment j'explique cela : 

Poésie de l’errance

…….poésie de l’errance : ici où là, tu trouveras la poésie…..

Ainsi
Je voyageais dans ma tête
Les images étaient mon carnet
De voyage
Pas une d’elles qui ne soient pas
Cadeau
Pour une muse
En partance.

Ainsi
Je faisais le tour du monde
Inspirée par ici ou là
Où je trouvais
Toujours
La poésie.

Parfois
Je me souvenais d’une photo
Prise
Un jour lors de mes petits séjours
Où la minéralité
Où la tendre caresse du sous-bois
Où le sourire du genêt
Et la main tendue du châtaignier
Me rappelaient à eux.

Parfois
J’imitais Haroun Tazieff
Je me faisais
Spécialiste des
Volcans
En eux j’y découvrais la vie tellurique
La vie magique
En eux j’y logeais une muse
A toute épreuve.

Alors
Je décidais de parcourir chaque centimètre
De cette planète
De me laisser étonner
De ne jamais me laisser détourner
D’écrire ce qui me plaît d’écrire
De dire ce que j’ai à dire
De rêver ce qui me plait de rêver
De faire rêver avec moi
De voyager avec moi
Celles et ceux
Qui comme moi
Voyagent dans leur tête.

Alors
La poésie est la plus grande aventurière
Elle est celle qui sublime
Qui hisse au plus haut
Elle a tous les pouvoirs car elle
Sait aussi bien
Décrire le nuage que le fond des océans
Décrypter les sens et les sensations
Des monts et des pierres
Elle connaît par cœur les chants
Des oiseaux des êtres des légendes du magma
De la neige et de l’iceberg du désert et de l’eau
La poésie est une compagne de route
Quand on voyage dans sa tête.

Jamais
Le voyageur du réel n’écrirait la poésie
Aussi parfaitement pour décrire son périple
Le voyageur dans sa tête
A cette flamme en lui qui porte
Une imagination au sommet.

Il manque certainement des odeurs
Des sensations :
Il faut que les mots les comblent.

Il manque certainement des fusions
Des rencontres :
Il faut que les mots les comblent.

La poésie de l’errance
Toujours en partance
Toujours en évidence
Comme une qui a dans sa poche
Son petit sac à dos
Toujours prêt.

Elle est plus qu’une muse
Plus qu’une compagne
Elle est là dans le cœur qui vibre
Qui chatouille
Qui tape à la porte pour dire :
Ecris-moi !
Ça y est j’ai une idée un flash
Un premier mot un titre super
Ecris-moi ça presse
Car qui sait si dans quelques heures
Tu te souviendras de mon écho ?

La poésie de l’errance
N’est jamais en vacances
Ou plutôt elle
Est sans cesse en vacances :
Qu’il est beau de voyager ainsi
Ni pollution ni bouchons ni dépenses
Ni confusions ni tourisme
Un voyage écolo qui laisse une trace
Si belle :
Les mots indélébiles qui perdurent à jamais
Comme une mémoire d’un lieu
D’un peuple d’un conte d’un évènement
Un petit devoir de mémoire
De la voyageuse
Dans sa tête.

Carole Radureau (27/08/2018)

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Publié le 29 Août 2018

…..poésie en errance, ici ou là, tu trouveras la poésie….


Le jour se lève sur la sierra
Et
Le duvet
Doux et chaud des nuages
Peine
A tomber.

C’est comme si le soleil étouffait
Au chaud sous la couette des nuages
C’est comme si la lune avait avalé ses
Premiers rayons.

Au loin la dentelle minérale
Du déshabillé
Très léger
De la sierra
Semble se teinter de l’oranger du soir
Qui a oublié sa fleur dans une tisane.

Le tableau est un panaché entre l’ombre
Et la lumière
C’est le combat pour la journée qui commence
Avec une nostalgie de la nuit à peine
Terminée
Quand la chaleur est confortable dans la douceur
D’un cocon
Que le chant d’un oiseau imite parfaitement le réveil.

Alors le ciel perd sa belle nuance
Le déshabillé de la sierra révèle une nudité extrême
Et dure
Froide
Et confuse
Le nuage glisse en-dessous du lit
Dans le tiroir à volupté
La vie démarre en douceur son nouveau matin
Hier n’est plus et demain n’a pas d’importance.

Carole Radureau (07/08/2018)

Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie

Par Jenni Contreras from Colombia — Picos nevados, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4074096

Par Jenni Contreras from Colombia — Picos nevados, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4074096

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Publié le 19 Août 2018

La légende aux arcs-en-ciel

…..poésie en errance : ici ou là, tu trouveras la poésie……


L’oiseau a déposé ses ailes
Sur l’onde pure
De la source d’eau
Il a éclairé de ses couleurs
La nature-même et son miracle
Fraîche et multiple
Du ventre-même de la terre-mère
L’eau surgit
Comme par magie.

Le pic a déposé les armes
Sous les coups répétés
Sa couverture peu à peu s’érode
Et de poussière
Et de misère
S’accompagne sa destinée.

Pourtant
Parfois
Près des encore- sources
De vie
L’on voit
De petits bonnets
Aux couleurs vives
Aux couleurs
De l’arc-en-ciel.

La légende haïtienne dit
Et je ne l’ai pas vérifiée
Que dans le Pic La Selle vivent
Deux arcs-en-ciel :
Un garçon
Et
Une fille.

Ces deux arcs-en-ciel
Assoiffés
Jamais repus
Se gavent de l’eau
Devenue rare :
Sans doute
Est-ce pour irriguer leurs superbes
Couleurs
Pour ne perdre ni le charme
Ni l’espérance
Liée à leur existence.

La légende dit sûrement vrai
Si l’eau s’éclaire
Parfois de l’arc
Enchanté
Au-dessus de sa vitalité
Coiffant son petit bonnet
On comprend que les oiseaux
Aiment
Sans s’y méprendre
Les sources d’eau :
En Haïti l’eau est un trésor
A préserver.


Carole Radureau (17/08/2018)

Pic La Selle Haïti

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