la tete dans les etoiles

Publié le 7 Juin 2022

 

 

.....fragments de Vivarais.....

 

Donnez-moi ce cosmos que j’aime

Cet univers inconnu

Où galopent des chevaux sans voix

Où s’agitent des nébuleuses généreuses et dentelées.

 

Permettez-moi de prendre connaissance

Grâce au voyage numérique intergalactique et dans le temps

De la puissante vitesse de la lumière

De cette immensité.

 

C’est vrai ?

Elles sont si nombreuses les étoiles ?

C’est vrai ?

Cela que je vois existe réellement ?

 

Cette grande dentelle du Cygne qui ondule élégamment

Comme un serpent d’argent, de turquoise et de rose ancienne.

 

Donnez-moi le petit chemin de la longue vue

Celui qui traverse l’espace, le fend comme un vol de condor

Là-bas c’est un autre monde, on change directement de milieu

Il y a des conflits, il y a des drames là-bas

Bien loin de nos préoccupations toutes petites si petites

De la dimension d’une vie d’homme

Qu’est-elle celle-ci face à cette éternimmensité ?

 

De ce ciel parfois bien étoilé

On ne connaît qu’un abrégé

Un résumé qui n’achève pas les passions.

 

Dans ce cosmos il faut entrer en frappant

Pour ne pas le violer

En se préparant pour bien se l’approprier

En le respectant car on l’aime et l’on ne veut surtout pas le froisser

Ce qu’il va nous révéler

C’est de la beauté pure : admirons-là !

Ce qu’il va nous offrir

C’est de la magie réelle : admirons-là !

Car ce qu’il va mettre grâce à la passion patiente et connaisseuse

C’est une explosion universelle d’éléments à la dérive

Là, dans cet espace-même

Comme conséquences de l’explosion une fois

D’une super-nova.

 

Carole Radureau (07/06/2022)

 

Inspirée par cette sublime photo de Serge

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #La tête dans les étoiles

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Publié le 1 Juin 2022

......fragments de Vivarais......

 

Dans la constellation du Cygne

Donne-moi la Nébuleuse

Qui prend la forme de l’Amérique, tu sais,

Celle des indiens.

 

Celle qui se portait bien

Avant qu’on ne la « découvre »

Qu’on ne la découvre non pas d’un sein

Mais de son entièreté.

 

La Nébuleuse ne lit pas l’avenir

Elle se contente de réguler un flux inconnu

Qui veut simplement

Et parfois

Se prêter à l’image

Se laisser figer dans une pose spontanée

Mais pas que

Laisser infiltrer la vue de l’homme

Dans on intérieur précieux.

 

C’est un peu une radiographie

Sauf qu’il n’y a nulle tumeur à déceler

Tout semble bien aller pour la Nébuleuse

Cygne endormi la tête sous son aile

Comme une fée de lumière.

 

L’univers est un inconnu révélateur

Il laisse apercevoir comme un noyau

Sa tendresse et sa dureté

Il n’aime pas tout dévoiler

Ce serait trop simple

Si tout était ainsi accessible

Il faut chercher

Avec passion, se concentrer

Comprendre l’impossible

Dépasser les barrières de l’entendement

S’armer de technologie aussi

Avec passion être résolu

Le résultat est comme une récompense ce

Cliché qui pèse aussi lourd qu’une pierre,

Cliché,

Rempli de multiples vues

Rempli d’heures d’insomnie

Rempli de réglages infinis

De calculs incroyables

Diriger son outil, diriger sa passion

Vers cet objet convoité

C’est un peu comme mettre le pied sur la lune

Tu étais ce cosmonaute d’autrefois le tout premier

Qui marqua de son empreinte la chair de papier de Dame Lune

Tu ne le savais pas.

 

Carole Radureau (01/06/2022)

 

Inspirée par cette sublime photo de Serge

 

La Nébuleuse de l’Amérique du nord

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La tête dans les étoiles

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Publié le 30 Mai 2022

 

Dans la constellation de Cassiopée

Composée d’hydrogène ionisé

Je demande la Nébuleuse de la Bulle

Dite NGC 7635.

 

Sur l’amas ouverte Messier 52 la Nébuleuse

Est située   la Nébuleuse

Par le vent stellaire est formée

C’est l’étoile SAO 20575 (une étoile Wolf-Rayet) qui créa le vent

A une vitesse vertigineuse !! :

+1700 km/seconde !

 

Le vent stellaire de quoi est-il composé ?

Est-ce un alizé, un mistral, une tramontane ?

Que nenni !

Pas de vents ici

Lui c’est un flux de plasma

Contenant des protons et des électrons

Ejectés de la haute sphère des étoiles.

Là-haut également l’univers n’est pas tendre.

 

L’étoile est la plus brillante

Elle est très jeune, vous allez rêver : moins de 4 millions d’années)

Elle est très chaude, vous allez frissonner : environ 35.000 degrés

Elle est massive, vous allez soupirer : 20 à 40 fois la masse solaire

La Nébuleuse, elle a environ 40.000 ans

Et la bulle comme se forme-t-elle ?

C’est un front de choc où

Le vent stellaire rencontre

Le matériau interstellaire.

On comprend mieux pourquoi ça bulle.

 

Dans 10 à 20 millions d’années

L’étoile explosera en Supernova

S’en sera fini d’elle

Une fin en explosion

Que de violence !

De la terre on verrait cela comme une nouvelle étoile

Pourtant c’est une étoile qui disparaît

Mais pour ce faire encore faudrait-il en voir une

De Supernova (jamais observé dans notre galaxie La voie lactée depuis qu’a été inventé le télescope).

 

La bulle est d’une dimension considérable

Elle s’étend sur 10 années-lumière de diamètre

Pour comparer :

L’héliosphère du soleil dans la zone d’influence de ses vents solaires =

Moins de 12 années-lumière !

 

Le télescope montre la Nébuleuse comme une coquille

Une faible coquille

Large autour de l’étoile

Par la vision détournée

On peut observer la Nébuleuse

Cette vision détournée c’est faire semblant de regarder

En catimini ou l’air de rien

Un peu comme si on louchait sur l’objet convoité.

 

Je ne sais pas si Serge a utilisé la vision détournée

La vision retournée

Ou la vision rêvée

Je sais que sa photo c’est un rêve

Où des millions de petits yeux vivants

Regardent la terre des hommes

Les trouvant bien prétentieux

Quand on sait ce qu’il y a

Au-dessus d’eux.

 

Carole Radureau (30/05/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

 

La Nébuleuse de la Bulle

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La tête dans les étoiles, #Une bulle

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Publié le 23 Mars 2021

 

 

Passé le gros derrière de madame Ourse

Voici le temps des découvertes :

Des galaxies s’ouvrent à nous :

Complexes, étonnantes, virevoltantes

Tourbillonnantes, questionnantes

Hallucinantes.

 

Etoiles, nos mères

Nous allaitant de cette poussière d’ambre

Ténébreuse

De vos seins altérés

Combien, mais combien d’êtres de vos utérus

Sont nés ?

 

Apprenez-nous la sagesse, nos mères

Donnez-nous votre brillance votre air

Epaté vos grandes migrations.

 

M82 M81 vous voici enfin à nos yeux révélés

Vos petits noms aux oubliettes

Ils vous nomment comme des destinées chiffrées

Elle est loin la magie de l’indigène

Sa poésie toute naturelle pour donner au ciel

Une belle histoire.

 

Les galaxies spirales hébergent des milliers de mères

Perdues éperdues gémissantes et sincères

Elles œuvrent à la vie, elles œuvrent, les petites

Manufacturières.

 

Galaxie du cigare M82

Cinq fois plus lumineuse que la voie lactée

Vois-ceci : Serge a figé ton propos lumineux ta véritable

Apparence et nous sommes bouche-bée face à toi

Ta copine M81 qui tente, mais vraiment tente

De te chiper la première place.

 

Au sein du Superamas de la Vierge

Rivalisent les galaxies

C’est comme si l’on avait un défilé de mères

Toutes prêtes

A enfanter

Leurs seins dégoulinent d’un lait de mystère

Leur âme de météore envoie des métaphores à qui sait les définir (non, pas moi)

Leur matière envoie des signaux lumineux en morse

Que captent les amoureux de l’espace mais gare !

La photo regorge de petits messages telluriques

De poésie subtile à déchiffrer, de messages subliminaux

On ne développe pas une fois l’aperçu, la vue

De la galaxie sans en tirer un fruit précieux, non !

Le message est là avec sa profusion de bébés messages

Il faut décoder, il faut anticiper, il faut conscientiser

Il faut mémoriser, il faut décupler son aura, il faut

Amoureusement se dire que là-haut nos mères

Inconnues se mêlent à nos disparus et aimés bien connus.

 

Carole Radureau (22/03/2021)

 

Inspirée par cette photo de Serge

 

M81 M82

M81 M82

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La tête dans les étoiles

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Publié le 22 Septembre 2020

image de Serge

image de Serge

Le soir venu tout simplement

Tout comme on retire ses vêtements

Retirer sa peau de jour

Du jour usé, du jour fini

Avec ses joies et ses peines

Ses riens, ses touts.

Enfiler

Sa peau de nuit

Celle qui a le pouvoir du ciel

 

Avec la peau de nuit la passoire à étoiles

Est active

On regarde alors ce ciel au-dessus de nous

Avec des yeux neufs

Des yeux d’enfants

L’enfant s’émerveille, c’est son pouvoir à lui

L’adulte a oublié cela, forcément

Il oublie chaque soir de retirer

Sa peau de jour

Cette peau qui interfère avec la naïveté

L’émerveillement

La pureté de l’âme

Seules clés pour regarder la canopée du ciel

L’interpréter

 

Avec la peau de nuit la lune entre en toi

Comme un châle d’or et d’opale

Tout frangé de sa poussière d’étoiles

Il y a tant de monde disséminé dans cet univers

En état de poussière

Autant de grains, de messages

A lire au besoin, parfois ils sont pour nous

Il serait dommage de les rater en se couchant

Bêtement

Avec sa peau de jour.

 

Ce soir ma poésie vous fera connaître une nuit nouvelle

Une nuit désencadrée

Une de celles où la magie éveille en soi un sentiment de bonheur

Comme une porte à nouveau

Entrouverte

La porte de l’enfance

La porte trop brutalement fermée

Celle qui a fermé également nos yeux

La petite lumière dans nos yeux

Qui sait lire

Qui sait comprendre

Le pouvoir du moment présent.

 

Carole Radureau (22/09/2020)

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La tête dans les étoiles

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