lance-pierre

Publié le 20 Juin 2024

Et la tendresse ?

 

Je vais m’en chercher la tendresse

La récupérer telle une vieille chaussette

Du fin fond où elle se trouve

La recoudre, la rapiécer

Comme au bon vieux temps

En faire une chaussette de renforcement

Avec des talons résistants

De vieilles reprises de fils solides

Pour qu’elle dure encore tant d’années.

 

Moi, je m’en vais régénérer la tendresse

Ma vieille chaussette qui a déjà tant servi

Pour en faire un étendard

Non pas une serpillière.

 

C’est de la tendresse dont on a besoin, bordel

Pas d’un bordel de m. brunes

Puantes et fumantes au crépuscule des hommes

Ressortir nos belles valeurs

Hisser nos harmonies de nature

Avec des arbres pour héros, des arbres millénaires comme ministres

Des oiseaux qui nous gouvernent

D’ailleurs avons-nous besoin d’être gouvernés

A part être gouverneurs de la rosée

De la toile d’araignée capteuse de perles fières

Du lichen qui connaît parfaitement son affaire

Du microrhize qui ridiculise tout scientifique qui se la pète

De la symbiose qu’ils n’ont jamais élucidée

Alors qu’ils en sont à chercher de l’eau sur la lune.

 

Voilà où se trouve la vieille chaussette tendre

Non pas aux pieds mais au-delà du temps

Dans la nature-même, ses sons ses odeurs ses sensations

Main dans la main avec la canopée

Le désir de voir tout se décomposer

Avec en nous l’osmose de finir dans ce partage

Et même si cela dégage tant de COV, in fine les accepter

Ils sont l’essence-même de la vie

De la tendresse et de l’infini

Qui balaiera d’un grand coup de pied

Tout ce monde civilisé et préfabriqué.

 

Carole Radureau (19/06/2024)

 

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Agate mousse, #Lance-pierre

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Publié le 15 Juin 2024

 

Après tant de glissements

(glissades, ô innocentes glissades !)

Après tant de renoncements

De compromissions

De bienséance, de haines à bas bruit

Nous avons quitté le Toboggan de la mort brune

Pour nous vautrer les deux pieds dedans.

 

Dedans ce qui pue

Dedans ce qui est collant

Difficile à détacher

Avec une odeur repoussante et tenace.

 

Y-a-t-il encore quelque chose à faire ?

Pleurons-nous dans le cou les uns les autres

Même pas envie de faire face à la colère

Nous avions déjà glissé

Peut-être bien trébuchés

Les deux pieds dedans

Seulement personne ne le disait clairement.

 

La place est toute préparée

Le trône est lustré, le tapis rouge déroulé

Plus rien à faire !

L’autre à tout fait

Maintenant il se dégonfle

Fait son coup d’éclat d’une lâcheté infinie

Nous regarde, le regard rempli de cette haine contenue

Que nous avions pour certains, toujours perçue

Il a donné la clé du vaisseau aux fachos :

Ha : Quel beau duo !

 

Le capital est ravi encore plus les patrons (Mieux vaut Hitler que le Front Populaire)

Les haineux pensent avoir gagné

Il y aura des lendemains qui déchanteront

Le populo qui croit avoir gagné quelque chose avec ce vote

Peut de suite se mettre sous anti-dépresseur

(on ne le plaindra pas, quand on met les mains dedans, c’est indélébile,

ça marque à vie, l’odeur poursuit même les odorats diminués).

 

Maintenant vaille que vaille

Renforcez vos entrailles

Musclez vos adducteurs

Prenez des vitamines

Il faudra peut-être courir bien vite

Il ne faudra pas se retourner (l’image est laide)

Nous aurons du sang dès le petit déjeuner

Peut-être des joues et des cervelles d’enfants sur les plateaux bourgeois !

 

Regardez le sang dans les rues

Regardez le sang dans les rues

Le soir aux nouvelles

Roses rebelles

Qui auront marqué de leurs aiguillons

Le bitume altéré de la vie.

 

Il y avait un espoir en regardant la Terre

Notre Mère

Qui nous montrait la route à suivre pour la guérison

De misère en misère

D’abandons en abandons

De rabâchages er rabâchages

De haine en haine chaque jour la TV a lavé les cervelles

Pour en faire la lessive de demain.

 

On ne sait pas si l’espoir à gauche existe

La folie collective qui s’est emparée des cerveaux

L’annihilation des pensées quand tout repère est effacé (merci macron)

Ils soutiennent mordicus qu’ils n’en veulent plus de cette f…..

La dynamique est là.

Nous sommes dans cet espace-temps court qui ne risque pas de bouger d’ici la fin du mois :

Votons à gauche en y croyant un peu

Nous n’avons pas le choix

Moi, je sens la dynamique propulsée par le ras-le-bol et la « délicieuse » haine qui les porte

Je me sens comme en 2014 sur le Toboggan de la mort brune.

 

Carole Radureau (15/06/2024)

 

 

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Lance-pierre

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Publié le 18 Avril 2024

Nous nous enfonçons à travers la nuit.

Nous nous enfonçons à travers la nuit.

Où es-tu, rose lumineuse ?

Ton parfum s’est enfui sur le chemin de Damas.

Les cloches ne tintent plus quand la lame atteint le rocher percé.

A sa solitude, le cheval est laissé et il pleure.

Pourquoi as-tu essuyé du revers de ta manche le dessin qui souriait, amour/espoir sur le mur ?

Les yeux qui ne veulent pas voir s’enfuient, un mouchoir tâché sur leur agonie.

Nous marchons vers des ténèbres inconnues qui, pourtant ont déjà résonné.

A sa solitude la poésie est laissée et elle pleure.

Elle n’a pas peur, non.

Elle cherche seulement un phare dans la nuit.

Il y a sur le chemin des flèches qui indiquent la mauvaise direction : leurres.

On entend les paroles de l’effraie qui file à travers le temps qui passe : peigne de la nuit.

Silence.

Le noir a tout recouvert et nous cherchons en vain la beauté :

Ame.

Où as-tu caché la clé du retour ?

Les oranges parlent entre elles et leurs paroles semblent inaudibles.

« nous ne serons pas complices du crime » disent-elles !

Bien.

Au moins les oranges tiennent-elles leur rang et leur sang est digne.

L’orange sanguine ne laisse jamais échapper une goutte par mégarde quand la haine lui ordonne de pleurer.

Nous aurons droit à l’arc-en-ciel après cette nuit et je choisirais le violet pour peindre la rose triste.

J’ai pris le jasmin tendrement dans ma main et je l’ai embrassé : soif.

La mer n’iode plus.

Chaque nuit qui est nôtre ne permet plus aux étoiles de se perdre dans la mer : filles des toiles déposées plus tard sur le sable.

Combien de jours sans toi, étoile de mer ?

Combien de nuits sans lune, étoile-mère ?

Nous nous enfonçons à travers la nuit.

Le hibou a tourné la tête vers le mur ébranlé.

Il y a des mots à ne pas dire.

Se taire n’est pas au programme, poète à vos devoirs !

La parole est un sucre que l’on peut convertir en paix puis en épée pour trancher la langue venimeuse.

Suis-je sur le bon chemin mon cheval ?

J’ai égaré ma rose lumineuse, celle qui récite des vers en se tordant les cheveux.

J’ai semé tes crins, mon cheval, sur la route…..petits cailloux doux. Espoir de retour.

Nous retrouverons les traces de nos pas quand l’heure sera venue de caresser des yeux le velours de l’olivier étendu sur le fil de la paix.

 

Carole Radureau (18/04/2024)

 

 

 

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Publié dans #Lance-pierre, #Aragonite

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Publié le 7 Février 2024

Par Brücke-Osteuropa — Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7659309

 

Vibre, la corde sensible

Quand l’histoire est bien racontée :

Le petit cheval est mort !

Sa tête repose contre son ami

Qui recueille mot à mot son dernier souffle :

« Ami, de mes crins, de ma peau,

De mes boyaux, de mes os

Fabrique le Morin Khuur :

L’archer magique nous emmènera galoper de nouveau

Toi et moi dans la steppe ».

 

Pleure, pleure, pleure !

 

27.000 morts.

Gaza, l’abandonnée.

Non, Ziad, ici, pas de corde sensible.

Ici, la masse ne vibre pas.

Insensibilisation ? De morts,

N’y en a-t-il pas assez ?

A partir de quel nombre ?

A partir de combien d’images ?

Les images ? Elles n’existent pas.

Les visages ? Ils n’existent pas.

Les noms ? Ils sont inconnus (probablement

N’en ont-ils pas) :

Sauf quelques corps invisibles

Dans des linceuls, sacs plastique

Emballés face au trou, anonymes

En masse, dans

Le trou.

 

Seuls quelques-uns, ici (mais ne sont-ils pas des soutiens du Hamas ?)

Glissent sans effort l’archer

De l’empathie et de la compassion

Sur le corps vibrant du Morin Khuur :

 

Pleurent, pleurent, pleurent !

Crient, crient, crient !

Agissent, agissent, agissent !

 

…..pour que vibrent les cordes sensibles.

 

Combien de Morin Khuur

Pour que s’éveillent les consciences ?

Un orchestre, deux, trois,

Cent, mille ?

Nous vibrons peut-être aussi

A géométrie variable

L’histoire, peut-être

Est très mal racontée

Nous avons, peut-être chaussés

Les lunettes de l’inconscience

A défaut de monter sur le cheval

De la liberté au galop

Sur le cheval, le vent glisse avec lui,

Glissent les mots d’amour,

Glissent les paroles belles qui font pleurer

Face à l’injustice, face à l’innommable …..

 

« ….. »

 

Je me réfugie dans le bois du pic quand j’ai froid

J’y vais en volant,

J’y vais en me promenant :

Parfois son accès m’est interdit :

 

Pleure, pleure, pleure !

 

Ici, c’est mon refuge à moi

Je l’ai choisi (je le partage aussi sur le terrain, que sur le terrain)

Chacun le voit comme il veut.

 

J’aimerais que chacun ne nous ait un tel refuge

Y aller par le chemin

Y aller par la pensée

Où tu entres dans un lieu merveilleux

Où tout est calme, paix et source de vie

Se reconnecter à son moi profond

Laisser libre cours à sa propre vérité :

Oui, la corde sensible, chacun de nous l’a

Il suffit de la révéler

Afin de pouvoir enfin s’en servir :

 

Pleure, pleure, pleure, Morin Khuur !

Crie, crie, crie, mon cheval est toujours vivant !

Agit, agit, agit car

Là où s’étale la souffrance,

Là où règne l’injustice,

Là où se déroule l’intolérable :

Vibre, corde !!

 

Carole Radureau (07/02/2024)

 

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Lance-pierre, #Agate mousse

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Publié le 5 Décembre 2023

 

Petit papaix noël

(Ma langue a fourché)

Petit papa noël

Qui doit descendre du ciel

Avec des jouets par milliers

N’oublie pas, non n’oublie pas

Dans nos petits souliers

D’y glisser la paix.

 

Je vœux la paix, moi, enfant du monde

Je vœux la paix pour tous les enfants du monde

Mes frères et sœurs de toutes couleurs

De tous pays, de toutes nationalités.

 

La paix, papaix noël existe-t-elle dans tes ateliers ?

Y a-t-il des lutins spécialement formés

Pour emballer la paix suffisamment bien

Qu’elle ne s’évapore pas quand tu viens la livrer ?

 

La paix est-elle en stock ?

En as-tu suffisamment pour tous les enfants

Car la demande est grande

Chaque enfant va commander la paix.

 

Il va la commander oui, papa

J’en suis certain, parce que les enfants

Sont gentils et surtout solidaires

Ils n’aiment pas voir chaque soir

Des corps d’enfants morts alignés

Sans noms pour leur adresser un vœu

Ni les reconnaître en tant qu’êtres humains.

 

Ils n’aiment pas ça, les enfants :

Voir les adultes ne pas sourciller

Quand ils voient ces enfants

Au milieu de ruines

Ils n’aiment pas ça, les enfants :

Constater que rien ne bouge

Que personne ne crie, ne revendique

Pour demander la paix.

 

Petit papaix noël

Je ne demande rien d’autre

Qu’un beau paquet de paix

Tendre et plein d’amour

Glissé

Dans mes petits souliers.

 

Cette année ni robots,

Ni cartes, ni jeux de société

J’en fais don aux enfants du monde

Cette année ni oranges non plus

Car j’ai été sage

Mon sang, s’est figé un jour d’octobre, puis

Un mois d’octobre, puis

Un mois de novembre, puis encore aujourd’hui

En voyant tous les enfants

Morts.

 

Je n’ai pas d’expérience de la vie, papa,

Je ne suis qu’un petit enfant

Avec un cœur qui bat

Avec un âme pleine d’amour

Je ne vœux pas vivre dans un monde

Où ruines, désolation, misères,

Famines, maladies, blocus

Sont quotidiens.

 

Je ne vœux pas vivre sur une terre

Où chaque jour les adultes tremblent

Pour leurs enfants

Où chaque jour, on ne sait si demain sera.

 

Merci, petit papaix

De répondre favorablement

A mon vœu

J’aimerais aussi si ce n’est trop demander

Que tu profites de ta tournée

Pour glisser dans chaque cheminée ma pétition :

Cette lettre adressée à toi,

Ma lettre de vœux de paix.

 

Qu’elle soit lue partout dans le monde

Qu’au petit matin de noël

Chacun et chacune ait une pensée

Pour les enfants du monde

Qui n’ont jamais, jamais, jamais

Reçu

La paix.

 

Carole Radureau (05/12/2023)

 

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Publié le 26 Novembre 2023

 

Le chaos était passé sur la terre

Il avait presque tout emporté

Les horreurs, les erreurs, les gens, les

Animaux et la lumière

Nounours n’avait plus, le soir

De petits yeux à fermer

En disant :

« Bonne nuit les petits »

 

Même son nuage avait été emporté dans la tourmente

Il était devenu jaune puis gris puis s’était

Liquéfié : trop d’acides.

 

Nounours alors

Avait fui

De toutes ses pattes

De toutes ses pensées pures

Accrochées à ses basques comme des pendeloques

D’un autre monde

Il avait trouvé un endroit

Sombre car il n’y avait plus de lumière

Sombre comme avant la vie sur terre

Il avait trouvé un espace isolé dans le bois

Là où l’on ne l’attend pas, lui,

L’ours du ciel à l’unique nuage,

Le sien.

 

Il attendait, il se cachait, se fondait

Tel un arbre en fuite

Qui avait couru à toute allure

Les nuées voulant à tout pris

Qu’il n’y ait aucun survivant

Aucun….surtout pas un gentil !

 

Qui sait ce qu’un ours gentil pourrait faire

Pour reconstruire la terre

Certainement pourrait-il la refaire avec des nouvelles bases

Les siennes

Celles de la magie de l’enfance, de la métaphore, de

La poésie et de l’innocente bienveillance, celle

De la solidarité, de l’amitié et de la sagesse.

 

Non.

Vraiment, ils ne voulaient pas de ça,

C’était toujours mieux à chaque chaos

De reconstruire à l’identique

Avec les terribles et irrespectueux

Les rentre-dedans sans foi ni loi.

 

Nounours était en danger.

En danger de ne plus continuer à offrir le rêve

En danger de ne plus continuer à offrir le sommeil léger

La fine fleur de la douceur aux lèvres

En danger de ne plus pouvoir saupoudrer d’amour

Cette terre humaine délétère, sabordée par elle-même

Si inconsciente qu’elle n’eût jamais, jamais, jamais

Eté capable

De faire le bon constat

De faire son autocritique

D’adopter les bons gestes

Bref

Faire preuve tout simplement

De sagesse.

 

Carole Radureau (26/11/2023)

 

Inspirée par cette photo de Serge

 

Sylvestre le marchand de sable

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 20 Octobre 2023

« Plus sombre sera la nuit….plus rares seront les roses »

Mahmoud Darwich

 

Plus lointaines seront les senteurs de fleur d’oranger
Dans les veines desquelles coulent des centaines de rivières.

Plus exigeantes seront nos revendications, nos désirs de liberté
Ne peuvent se noyer dans le sang
L’olivier demeure sage et la mer n’en a pas fini de la nuit.

La lumière a cessé.
L’eau ne coule plus au robinet de l’affront.
Le sang a pris toute la place
Même celle qui n’était pas permise.

Las des bombes !
Las des larmes !
Las de l’injustice !
Las de la mort des enfants !
Nos enfants morts coupables d’innocence
Nos enfants morts, nombreux
Dans le silence.

Les corbeaux ne sont pas nos ennemis
Les aigles n’attaquent plus
Les faucons ont oublié qu’ils portaient les messages
La terre a rétréci
Au-delà de nous comme une pomme qui flétrit tout soudain
(nous n’étions plus que pépins)

N’aurions-nous pas vu que le monde avait une fin ?
N’aurions-nous pas compris qu’il est vain de lutter pour la terre ?
N’aurions-nous pas anticipé que la guerre appelait sans cesse la guerre ?
(et que pouvions-nous y faire ?)

N’aurions-nous pas compris
Que le temps n’arrangeait jamais les choses
Quand la clé du retour 
Reste
Dans 
Des poches
Au
Loin.

Plus rares sont les sources.
Les olives ont faim.
La mort est un serpent qui nous étreint.
Ne serions-nous bons qu’à être piégés ?

La conscience est une rose qui s’épanouit
Dans la fureur et le bruit
Dans les décombres et l’horreur
La conscience collective est une fleur qui grandit
Jusqu’à déborder de tous les vases.

Nul ne peut contenir le désir de justice
Nul ne peut retenir le désir de paix
D’une rose démesurée
Qui envoie par le monde parfum et espérance.

Plus tard.
Il n’y avait qu’une rose.
Plus tard.
Il n’y avait que celle-là :
La rose de l’évidence
La rose de la conscience
La rose de vérité et de terre.
La rose-mère.

Carole Radureau (20/10/2023)

……
 

Roses de Palestine. Plus tard.

Rosas de Palestina - Más tarde.

 

 

" más oscura es la noche.... más raras son las rosas". Mahmoud Darwich

 

 

Más lejano será el aroma del azahar

por cuyas venas fluyen cientos de ríos.

 

Más exigentes serán nuestras demandas, nuestro deseo de libertad

No pueden ahogarse en sangre

El olivo sigue siendo sabio y el mar no ha acabado con la noche.

 

La luz ha cesado.

El agua ya no mana del grifo de la afrenta.

La sangre ha ocupado todo el espacio

Incluso el que no estaba permitido.

 

¡Cansados de bombas!

¡Cansados de lágrimas!

¡Cansados de injusticias!

¡Cansados de la muerte de los niños!

Nuestros niños muertos culpables de inocencia

Nuestros muchos niños muertos

En silencio.

 

Los cuervos no son nuestros enemigos

Las águilas ya no atacan

Los halcones han olvidado que llevan mensajes

La tierra se ha encogido

Más allá de nosotros como una manzana que de repente se marchita

(no éramos más que pepas)

 

¿No habríamos visto que el mundo tenía un fin?

¿No habríamos comprendido que es inútil luchar por la tierra?

¿No habríamos previsto que la guerra siempre llevaría a la guerra?

(¿y qué podíamos hacer al respecto?)

 

¿No habríamos comprendido

Que el tiempo nunca mejora las cosas

Cuando la llave para volver

Permanece

En

Bolsillos

En

Lejos.

 

Más raras son las fuentes.

Las aceitunas tienen hambre.

La muerte es una serpiente que nos abraza.

¿Sólo servimos para estar atrapados?

La conciencia es una rosa que florece


En la furia y el ruido


En los escombros y el horror


La conciencia colectiva es una flor que crece


Hasta desbordarse por todos los vasos.


Nadie puede contener el deseo de justicia

Nadie puede contener el deseo de paz

De una rosa sin medida

Enviando fragancia y esperanza por todo el mundo.

Más tarde.

Sólo había una rosa.

Más tarde.

Sólo había ésta:

La rosa de la evidencia

La rosa de la conciencia

La rosa de la verdad y tierra.

La rosa-madre.

 

Carole Radureau (20/10/2023)

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Publié le 18 Octobre 2023

Il y a….

Il y a des actes de guerre qui comptent

Et d’autres qui ne comptent pas

Il y a des morts qui comptent,

Qui touchent

Et d’autres qui ne comptent pas

Qui ne touchent pas

Il y a des indignations sélectives

Des capitaines de navire

Commerçant d’armes

Pour diviser le monde

Entre ceux

Qui pourront faire des actes de guerre

Qui comptent

Ceux qui ne pourront jamais se défendre

Entre ceux

Qui mourront dans l’indignation

Et ceux

Qui mourront dans l’indifférence

 

Une barrière

Une ligne sombre

Où les vies ne sont que des pions

Où profit, perfidie, haine, obscurantisme, domination, puissance, ego, pouvoir

Se tiennent par la main

Dansant sur les morts.

 

Carole Radureau (18/10/2023)

 

 

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Publié le 22 Septembre 2023

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Banquet_Still_Life,_Adriaen_van_Utrecht,_1644_-_Rijksmuseum.jpg

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Banquet_Still_Life,_Adriaen_van_Utrecht,_1644_-_Rijksmuseum.jpg

 

Au temps des rois, les euros pleuvent

Comme des écus tout frais dans les gabelles

Les vins se monnayent en payes minimum vital

X 2

Au temps des rois, Si Versailles m’était contée

Pourquoi n’ont-ils

Pourquoi n’ont-ils pas

Servi la tête de veau à la vinaigrette

Le veau, celui qui se l’est faite décoller

Sa tête de roi

Car,

Tout simplement

On n’en voulait pas

Ce n’est pas qu’on n’en voulait pas de sa tête de veau à lui,

Non, le peuple avait dit NON

A toutes les têtes de veaux

(Mais non, pas les gentils petits veaux, les p’tits zanimos

Innocents et craquants

Vous savez de qui je parle).

 

Au temps des rois :

On s’y croirait (ma parole !!)

Ça brille de partout

Ça pétille

Ça croustille

Il ne manque même pas en cet an 2023

Les gueux aux portes

Avec le ventre creux :

Ah ! Quel progrès messieurs dames

Quel progrès !

Tout ça pour ça !

Ça fait grincheuse de cracher dans la soupe au caviar ?

Ça fait ringarde de critiquer la grande bourgeoisie ?

Les restos du cœur sourient jaune sous cape

Coluche se retourne dans sa tombe

Ceux qui ont le plus profité de la crise

Se fendent d’un petit chèque de renfort

Le système va bien, oui, il va bien :

Continuons !!

Le peuple a faim, les riches gerbent leur trop plein

Tout va bien

Continuons !!

 

Au temps des rois.

C’est qu’il y a de vrais nostalgiques

A croire qu’ils ne sont pas de la « glèbe »

Qu’ils ne sont pas phtisiques

Coronovireux, rachitiques, décomposés….

Ah la belle vie que voilà !

Le beau serment main sur le cœur

Vous souffrirez manants pour que la « racaille bourgeoise »

Dans sa soupière

Serve le potage aux yeux

(les yeux sont désenchantés

On leur avait promis monts et merveilles

Pas d’être énucléés)

On leur avait promis Versailles le lucre et le paradis

Les gobelets en or

Et tutti quanti

On leur avait dit vous en aurez plein

(les yeux)

Des lumières de la royauté

Suivez, suivez, faites-nous confiance

Il y en aura pour tout le monde

De ce beau paradis pour milliardaires.

 

(Le chien a tourné la tête)

C’en était trop

Même pour lui

Les inégalités on avait dit, pourtant

Ne devaient plus exister

Le partage était la règle

Devait être la règle

Dans quelle ère au fait, rafraîchissez-moi l’esprit :

J’ai l’esprit en barbapapa, avec du sucre ramolli

Qui coule partout comme un espoir trop longtemps chauffé

Si vous ne comprenez pas où on est

Si vous ne comprenez pas où on en est

Ce dîner royal vous renseigne

A côté, on peut lire quelques enseignes (plutôt gauchisantes)

Le constat est là :

Le roi de France « emballe » un tyran d’Inde

Lui donnant la main comme un enfant perdu

Le peuple assiste aux réjouissances d’un Versailles reconstitué

Sorte de Puy du Fou à la sauce revoyure

Au stade, pourtant

Le public l’a bien sifflé ce roitelet fadasse

Certains s’en sont offusqués (dans l’état)

Voulant prendre des mesures

Certains pourtant (dans l’état)

Ne s’offusquent pas du roitelet bigeant le tyran

Géométrie royale en Royalie

Attrape le ballon sinon t’es rond

Fais-gaffe à la passe

L’écart se creuse et

Ce n’est pas un écart de score.

 

Carole Radureau (22/09/2023)

 

https://www.blagues-et-dessins.com/macron-hue-au-stade-de-france/

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Publié le 24 Juin 2023

 

 

Mon regard centré

Sur le monde délicat des oiseaux

Je tente, sans y parvenir

De noyer dans l’œuf

La colère de mes entrailles.

Celle-ci ne veut pas sortir

Sans doute

Habillée de doutes   habillée

De craintes   habillée

De toutes ces sortes de prédictions

Qui rendent la vie maussade

Car la projetant sur un écran sale.

La tripaille fait tourner son tambour

Je ne sais ce qui va en sortir.

L’oiseau ma muse me tend sa patte :

Je la saisis comme une baguette d’opale

Et d’obsidienne précieuse comme la vie.

Je ne sais pas où va ce monde

Je le sais très bien au fond de moi

Posant sur lui un regard d’aigle

Qui transperce telle une flèche

La vérité cachée.

Je ne sais pas vous, mais me choquent

Me chagrinent les traitements faits

Aux malheurs des hommes

Le racisme furieux qui galope sur le lisier

Grands médias tous confondus pour le hisser

Au niveau d’un gouvernement acquis aux théories factieuses

Le public serait plus chagriné

De 5 personnes explosées dans une cellule sous-marine

A la recherche de je-ne-sais-quoi

(la mort peut-être)

Que 600 morts de mort atroce dans un ultime voyage migrant ?

Les noyés emplissent la Mare Nostrum

Comme un fait divers que l’inhumanisme ne voit,

N’entend guère.

« On n’en veut pas » disent-ils

Trop peur d’être envahis

Sans penser un seul instant qu’ils seront, eux

Sans doute les prochains migrants climatiques.

Refuser une minute de silence à l’assemblée

Car celle-ci vient de l’opposition

Ultime affront de larbins du pouvoir

En roue libre.

La colère bouillonne et là me sort en ces mots

Que je ne peux retenir

La muse s’y prête

Je la remercie

La poésie est aussi parfois libératrice

L’écriture est aussi libératrice

Elle ouvre une porte à la cage non thoracique

Mais abdominale pour que les bulles

S’évaporent en expressions couchées

Sans mal sur le papier.

 

Je n’oublie pas l’oiseau qui chante

Celui qui se régale des petits fruits rouges

Laissés pour lui

Je remercie la Pachamama pour l’eau du ciel

Ce cadeau précieux qui manque à tant d’êtres ce jour.

Ils ont décidé les puissants l’offensive sur la terre-mère

A contre-courant des mesures radicales à adopter :

C’est normal !

Leur rêve c’est crever

Une liasse de billets verts dans leur bouche délétère :

Tout le monde y passera

Seulement

Même dans la mort

Il y aura, ils se le jurent

Des inégalités.

 

Carole Radureau (24/06/2023)

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