l'arbre qui fait parler de lui

Publié le 17 Mars 2022

 

.......fragments de Vivarais....

 

 

Il faut écouter l’écho

L’écho qui vient de très loin

Derrière les monts derrière les mots

Derrière les sempiternels conflits

 

J’ai mis mon casque

C’est pour entendre les bruits de ce monde

Je suis curieux de nature

J’aime être au courant

Avec les ondes aux filets de châtaigne

Ils n’ont rien inventé de mieux

J’entends par-delà le temps

Je plonge dans la nuée de verdure

De l’autre monde moyenâgeux et

Ressort comme une fraîche châtaigne qui reluit

Tout tendrement

 

Je passe bien au-dessus des censures

Je suis informé non stop

Pas un seul petit gargouillis de ce monde qui m’échappe

Ah ! je suis le grand communicateur

 

Ensuite le problème qui se pose

C’est l’analyse

Le casque de châtaigne ne m’a pas fourni l’école

Où se forgent les esprits où se calculent

Les probabilités etc.....

Allez ! qu’à cela ne tienne

Avec les ondes veloutées de feues les dames châtaignes

Me voici comme préparant la soupe

Jaugeant pesant jugeant

C’est du velouté !!

 

J’ai mis mon casque avec toutes ses petites ondes

Merveilleuses

Parfois ennuyeuses quand ça grésille

J’entends par-delà les sucs

L’écho des Savanes

Les savanes de genêts les savanes qui gargouillent

Comme des petites grenouilles que l’on a piégées

Pour leur mettre dans la bouche l’eau d’un ru

Directement ! Ils n’ont peur de rien !

 

Moi, j’ai tout compris du monde des hommes !

Non pas que cela me soucie qu’ils fassent tout de travers

Nous, les arbres sommes immortels :

Je veux être un érudit

Car l’arbre est un érudit

D’ailleurs ne niche-t-il pas en nos demeures

Le hibou qui sait tout ?

 

Je veux tout savoir

Je veux tout comprendre

Je veux avoir de la rhétorique et de l’esprit d’analyse

Je veux me référer à l’histoire

Mettre mon savoir sur la table

Le superposer au moment présent

Voir où ça dépasse, où ça fait mal où ça va mal

 

Alors j’écoute

Comme celui qui entend les bruits de la vie dans le ventre de la future mère

Celui qui dicte les conduites à tenir

Car il a la sagesse

 

Je veux tout savoir

Parce que le pic m’a lancé un défi

Le défi de la connaissance : 

Je ne dois pas perdre face au pic

Une question de fierté !!

 

Carole Radureau (17/03/2022)

 

Inspirée par cette image de Serge

 

 

L’écho des sucs

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Publié le 15 Mars 2022

L’arbre qui cache la forêt de nuages

 

Questions de Caro

 

« Pour demander la paix des hommes,

Ne faut-il pas déjà détenir la paix de l’homme ? »

 

« Réalise-t-il, l’homme qu’il ne vit pas dans la société

Mais plutôt, qu’il la subit ? »

 

L’oasis de la paix, le sein de la tendresse, la forêt qui jaillit de la nuée de nuages, jaillit de la Terre-Mère respectée.

 

La nature respectée

C’est comme une montagne qui surgit

Dans un océan d’ordures ;

La nature respectée

C’est comme entrer dans la forêt :

Le voile de la paix qui

Envahit le corps et l’âme ;

La nature respectée

C’est cet îlot de verdure

Au milieu de la laideur

Au milieu du déchet de notre civilisation :

Les oiseaux ne s’y trompent pas

Les insectes ne s’y trompent pas :

Eux, ils survolent, donc ils voient depuis le ciel

Repérant ce qui est

Et cette tache-là, en bas

Et cette lumière, là, en bas

Et cette ambiance-là, en bas

Et cette vie, là, en bas

Et cette énergie qui s’en détache

C’est un signe de nature respectée

 

Dans cet immonde puzzle de béton, de pollution, de misère, de développement

Les hommes l’ont créé

Pour y demander par la suite

Pour y demander sans cesse

Pour y réclamer par la suite et sans cesse

Dans un semblant de prière :

La paix !

 

Carole Radureau (15/03/2022)

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Pas un jour sans poème, #L'arbre qui fait parler de lui

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Publié le 14 Mars 2022

 

......fragments de Vivarais.....

 

Nous allons danser et lorsque je dirais :

Vole !

Nous ouvrirons nos ailes

Nos ailes déployées comme un portulan

Comme un fil de diamant

Qui jongle avec la vérité de ses mots.

 

Vole !

Bien parallèles

Nos ailes de bois se courbent

Comme une forêt dans l’émoi de ses ans

Nous les cambrons nous leur donnons la

Dynamique :

Oui ! C’est un ballet

Un ballet particulier

 

Il a l’air ancien

Il a l’air surfait

Il a l’air de recycler la vieille souche

Pour en faire un vol d’hirondelle

Il a l’air crâneur

Il a l’air fauteur

Il a l’air......

Elégant !!

 

Nous allons danser et lorsque je dirais :

Saute !

Nous refermerons nos ailes

Sur nos socles retournerons

Nos branches

Plus jamais nous ne serons pareils

 

Il y a quelque chose du cygne dans notre démonstration

Pas le chant, non, pas le chant

De toute façon cela fait long feu que nous ne sommes plus

Il y a quelque chose de beau dans l’évocation de longues ailes

Comme un porte-plume qui a perdu son feu sacré

 

Nous les arbres ne sommes-nous pas d’excellents acteurs ?

On peut tout nous faire dire

On peut tout nous faire faire

On peut tout nous laisser penser

On peut

Surtout

Nous laisser en paix

Pour promouvoir notre ballet

Que soient heureux les spectateurs anonymes.

 

Carole Radureau (14/03/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

Les ailes

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Publié le 10 Mars 2022

.....fragments de Vivarais.....

 

Moi, lumière

Je peux tout m’octroyer

Le prix du pain, le sang du blé

La fatigue chronique de la farine

Je suis celle qui arase les collines

Fait chuter le vent

 

Moi, lumière,

Je suis juchée sur un cheval

A la selle d’argent auquel ne manquent

Ni les grelots d’obsidienne

Ni les pierres de lune :

Je brille !

Ecoutez-moi

Regardez-le, le tenant de mon propos

Faites-en un collier de minéralité

Perché au cou de votre baldaquin

 

Moi, lumière,

Je suis la puissance dévoreuse

Je brise d’un coup de dent

Le tronc

Pour laisser place à ma velléité

Vous ne voulez pas vous pousser :

Trop tard

J’ai pincé votre nez d’une mascarade

Puisée dans l’opacité de l’offrande

Quand la fleur a brisé sa promesse

Moi, lumière

J’ai repris son pollen

J’ai tressé le merveilleux moment présent.

 

Carole Radureau (10/03/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

Philosophie de la lumière

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Publié le 26 Février 2022

 

Le mort

Et

Le vif dans

La nature

Se côtoient

Sans cesse

Ne s’empêchant pas

De vivre

Se nourrissant

Même.

 

Pourtant

Ici

Le mort n’est pas

Souffert

Le mort ne fait pas

Genre

Il dénote

Dans un décor

Que l’on souhaite

Sans fausse note.

 

Je condamne cela.

 

Il est vrai

Que porter

Son regard

Sur ce qui est éteint

Peut

Parfois éteindre

Notre joie de vivre

Pourtant

Il convient d’être au-delà

De cela

Car ce qui est mort

Arbre mort

N’en est pas moins

Utile

Fort utile.

 

On a fait des projets pour un arbre mort.

 

Cela vous semble-t-il fou ?

 

On a mis en lui

Pauvre défunt

Des espoirs

Petits

Espoirs

Non démesurés

Peut-être insensés

Peut-être de courte durée

Mais déjà

L’un d’entre eux

Se réalise chaque jour :

Chaque jour

Il est là, support

Comme une échelle

Comme un mur

Comme un dispensateur de

Nourriture

Comme un lieu sur lequel

Observer

Epier

Se tenir au courant.

 

Ceci c’est pour les oiseaux.

 

Et les oiseaux comptent comme vous le savez.

 

Le vif lui

Plus fringant

Il vient

Claquant

Comme un coup de

Fouet

Montrer son rose aux joues

Sa joie d’être

D’être encore.

 

Il est vif

Pourtant

Il a la même utilité que son voisin

Le tendre mort

Le désolant contraste

Sous un ciel bleu

Le rose éclate de sa joie de rose nacrée

Sous un ciel bleu

Le sombre bois qui a perdu son fluide

Brille de cette absence.

 

En attendant la suite des projets

Il faut tenir le coup

Tendre mort

Il faut rester debout

Jusqu’à ce que la vie

La luxuriante vie de printemps

Jusqu’à ce que la liane

Jusqu’à ce que le rosier liane

Accomplisse son devoir

Qui est de recouvrir

Le support

De le soutenir

A sa façon, de lui

Redonner

Vie.

 

Carole Radureau (26/02/2022)

 

Le mort et le vif

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #L'arbre qui fait parler de lui

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Publié le 16 Février 2022

......balade avec mon arbre.....

 

Nous avons beaucoup pleuré

Nous avons éternué et mouché

Nos envies de printemps éternel

 

Il ne reste que des feuilles

Sur nos branches épaissies

Par la promesse des cieux

 

Sur le sol

Sombrent

Nos pensées

Fleuries par trop d’envies

Jaunies par tant de temps

 

C’est comme si les hommes

Pouvaient

De leurs pas

Souiller nos tendres promesses

Nos conquêtes et nos luttes

Comme pour remercier la terre

D’être ici présents

 

Nous laisserons après la fleur

Le fruit

La vertu sans le vice

La belle soustraction

Et sans un regard pour l’aurore

Se tourner vers l’arc-en-ciel

En prendre une de ses graines

Et

Fleurir

Chaque année

D’un jaune nonpareil.

 

Carole Radureau (16/02/2022)

 

Tipa ou palo rosa

Tipuana tipu

 

Tapis de fleurs de tipa place de la république du Chili à Buenos Aires Par Roberto Fiadone — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50154569

Tapis de fleurs de tipa place de la république du Chili à Buenos Aires Par Roberto Fiadone — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50154569

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #L'arbre qui fait parler de lui, #Balade avec mon arbre, #Fleur d'or

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Publié le 13 Février 2022

Par Muriel Marc — Photo personelle, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=12857178

Par Muriel Marc — Photo personelle, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=12857178

......balade avec mon arbre.....

 

 

Voilà une belle trogne d’Olivier

Le gaulois ne l’a pas raté

C’est drôle de penser qu’un olivier

A la trogne d’un gaulois

Un nez gaulois (=étymologie).

 

Qui aurait dit que de ce tronc écartelé par les ans

De cette carapace fendue

De cette tresse de bois

Sortiraient de petits rameaux ?

 

L’olivier est éternel

On lui attribue une riche et variée symbolique

Il faut vérifier sur le terrain

La sagesse populaire tombe rarement à côté de son sujet.

 

Olivier se prête à merveille

A la dialectique de la trogne

Il allie à la dureté des ans

La tendresse juvénile

Comme pour contrecarrer l’évidence

C’est une leçon de vie

Que de voir pousser sur l’ancêtre

La génération suivante

Puisant dans cette masse puissante

Cette peau d’éléphant

Un souffle, non éphémère

La jeunesse puise aussi le savoir

Celui qui fera pousser de beaux arbres

Patients et téméraires

Porteurs d’olives bien dotées

L’huile devra couler de leurs fruits

Comme coule le fluide de la vie

Jaune et limpide

Sans écueil

Si ce n’est un noyau que l’on acceptera comme un accident de l’histoire.

 

Il en faut de la trogne

Sans piquer du nez dans le fourré.

 

Il en faut de l’audace

Pour se hisser tel un têtard sur le vieux bois.

 

Moi, cette trogne me botte

Me donne envie de vivre pour chanter la belle diversité

La belle différence

La grande audience qui fait de l’arbre

Un sujet de choix pour la poésie.

 

Carole Radureau (13/02/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #L'arbre qui fait parler de lui, #Balade avec mon arbre

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Publié le 11 Février 2022

Par User:Kilom691 — Original book source:Prof. Dr. Otto Wilhelm Thomé Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz1885, Gera, GermanyPermission granted to use under GFDL by Kurt StueberSource: www.biolib.de, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2067913

Par User:Kilom691 — Original book source:Prof. Dr. Otto Wilhelm Thomé Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz1885, Gera, GermanyPermission granted to use under GFDL by Kurt StueberSource: www.biolib.de, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2067913

......balade avec mon arbre.....

                           

(...) Le marronnier produisait un fruit trompeur et de plus totalement inconsommable, et je lui reprochais, au fond, de n’être pas un châtaignier. Recommençant ainsi, sans le vouloir expressément, l’éternelle litanie des questions perfides et sans réponse. Pourquoi les marronniers ne sont-ils pas des châtaigniers ? (....)

(...) Je n’aime pas beaucoup les marronniers. Je me suis longtemps demandé pourquoi ces arbres me déplaisaient tant.

(....) Il doit y avoir une autre raison car j’éprouve à leur vue le curieux sentiment qu’ils sont faux, qu’il y a en eux quelque chose de dévoyé ou de manqué (....)

Jacques Lacarrière (Un jardin pour mémoire)

Marronnier au Parc Montsouris, Paris, octobre 2021 A droite, Colonne de la Paix Armée de Jules Coutan   Télécharger le fichier d’origine 3749 × 2117 px jpg Afficher dans le navigateur Vous devez mentionner l’auteur  Me montrer comment  Marronnier au Parc Montsouris, Paris, octobre 2021 A droite, Colonne de la Paix Armée de Jules Coutan

Marronnier au Parc Montsouris, Paris, octobre 2021 A droite, Colonne de la Paix Armée de Jules Coutan Télécharger le fichier d’origine 3749 × 2117 px jpg Afficher dans le navigateur Vous devez mentionner l’auteur Me montrer comment Marronnier au Parc Montsouris, Paris, octobre 2021 A droite, Colonne de la Paix Armée de Jules Coutan

Y compris avec ses auteurs préférés

Ne pas prendre tout au pied de la lettre

Et à défaut de juger

Il me faut réhabiliter

C’est là, l’objet de ce poème

La réhabilitation du marronnier

Qui lui, n’avait rien demandé.

 

Plusieurs tableaux poétiques

Viennent à mon esprit

Pour raconter en quelques mots

Mes histoires avec monsieur Marronnier.

 

..............Fruit tout doux

 

Fruit tout doux

Petit bijou

Qui dans la main

Qui dans la poche

Offre sa saveur de sein

Sa douceur de joue d’enfant

Fruit que les petits

Jamais n’oublient

Les gros marrons et les plus petits

Comme autant de trésors

A découvrir le soir

Avant de se coucher

C’est comme un peu

Le cœur de la terre-mère

Que l’on serre en sa main

Un fruit non inutile

Même s’il n’entre pas dans le menu

Car avec 4 allumettes

On lui fait des pattes

Avec une autre le cou

Et une tête par-dessus-ça :

On a un cheval !

Qu’il y a-t-il de plus doux

Qu’un cheval/marron d’inde

Pour arranger le monde

Sous ses pas ?

 

...........Allées de marronniers

 

Allées de marronniers

Alignements

Arbres plantés

Pour instiller

Sur les grands boulevards

Une ombre de mystère

Arbres en fleurs

Fleurissant

Dans le calme

Au-dessus du bruit

Non de la circulation ce jour-là

Mais de la manifestation

Occasion unique

De contempler les fleurs de marronniers

Au cœur de Paris

Sans fumées, sans embouteillages

Sous le beau soleil, le ciel bleu

Au milieu des revendications.

Cela je suis seule à l’avoir vu

Assurément.

 

L’école des Marronniers..........

 

Il faut toujours donner aux écoles

Des noms d’arbres

Pourquoi ?

Parce que les arbres sont les premiers maîtres

D’ailleurs ils devraient rester

Nos maîtres

Chaque saison de nos vies

Calquées sur les 4 saisons

L’arbre a chaque saison sa leçon

Sa grande élucubration

Sa leçon de monde à sa façon

C’est-à-dire : sans s’énerver

Sans endoctriner

Sans pourfendre

En toute liberté.

La liberté c’est la porte de la sagesse

Il n’y a que l’arbre pour l’ouvrir.

 

.............Les fleurs rouges

 

Voir un marronnier aux fleurs rouges

C’est entrer dans un rêve

Un rêve où l’unique

Semble inabordable

On se dit :

Je voudrais le même

Car pouvoir admirer

Sur le pas de sa porte

Chaque année les fleurs rouges

Du marronnier

C’est comme découvrir le monde.

 

Le remède...............

 

Inutile le marronnier ?

Toxique le marronnier ?

Fac-similé du châtaignier, le marronnier ?

Ha ! que de jugements.

La nature est si bien faite

Que celui qui sait vaincre

L’épine, la ronce et l’alcaloïde

C’est soigner ses maux.

Le marronnier c’est le remède du grand fluide

La circulation

Sans lui les jambes sont lourdes

De vilaines varices s’installent

Qui ne laissent guère de repos

Le marronnier est une pharmacopée

En cela il m’est cher

Car sous ses airs de monsieur planté là

Il cache tant de secrets

La preuve, on a du mal à les pénétrer.

 

........Vulnérable

D’autant plus que l’arbre-père

L’arbre indigène des Balkans

Sauvage et naturel est menacé

On ne sait pas préserver l’indigène

C’est évident

Il y aurait beaucoup à faire

Pour éduquer au retour à l’essentiel

Cultiver son jardin d’une autre façon

Respecter les espèces natives

Cesser de jouer aux apprentis sorciers

Il en va des espèces naturelles

Comme de la santé humaine

Cessons de faire n’importe quoi

Essayons de puiser dans la science de la nature

La sagesse qui nous manque.

Carole Radureau (11/02/2022)

 

Marronnier d’Inde

Aesculus hippocastanum

Vulnérable

Marronnier à fleurs rouges

Aesculus x carnea

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Balade avec mon arbre, #L'arbre qui fait parler de lui

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Publié le 9 Février 2022

Par Louise Wolff (darina) — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1050604

Par Louise Wolff (darina) — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1050604

......balade avec mon arbre.....

 

Sur l’eau croissent

De petits palafittes

Tous faits de racines

Qui s’entrelacent

Se croisent et s’enlacent

Tout de force vêtus,

Tout d’audace.

 

Ce sont les racines du palétuvier

Celui qui aime pousser

Là où les autres détestent

L’eau salée ne lui fait pas peur

Même s’il n’en boit pas à la tasse

En certaines feuilles

Il entasse

Le sel

Jusqu’à l’indigestion.

 

C’est un conquérant

Un arbre de la passion

Colonisant les espaces indécis

Entre eau pure eau salée le

Saumâtre est de mise

Lui cela ne le gêne pas.

 

C’est l’arbre de la débrouille

Le grand communicateur

Entre le ciel la mer et la terre

Il aime aussi l’embrouille

Les chassé-croisé

Les embouteillages de racines

Là où se plait la petite faune.

 

Quel habitat pour la faune !

C’est le palais des merveilles

Il y a du monde, il y a foule

Chacun y trouve sa vie

Pour peu qu’il nage qu’il rampe qu’il vole

Les insectes sont les rois mais aussi

Les caïmans et les poissons

Les dames abeilles sont là elles aussi

Butiner les jolies fleurs de palétuviers

Qui fleurissent toute l’année

Personne ne vous aura appris cette possibilité-là  à l’école

Pourtant les abeilles font

Dans ces marécages

Du délicieux miel de mangrove

Ne me demandez pas où sont les ruches

Moi, je ne vois rien mais je crois tout

C’est là mon petit défaut !

Semble-t-il en Martinique

Me répond dame abeille qui bourdonne

A mon oreille

Sa chanson :

« Parle de l’arbre ton compagnon

Parle de nous les butineuses

Nous qui sommes si précieuses

Par delà cette terre ».

Une récolte de mystère

Pour un miel sucré-salé ?

Vous me direz si vous le goûtez

Ne soyez pas pressés

L’information va son train

Elle ne suit pas les réseaux milliardaires

Ni les réseaux malsains

Elle se véhicule

Comme les abeilles

Mot à mot comme fleur à fleur

Pour créer une récitation d’arôme

100% fleurs  de ce monde.

 

J’écris avec mon arbre en leçon

L’arbre est mon maître d’école

Je l’aime et le respecte

Comme nul autre avant lui.

 

C’est de l’arbre que nous avons appris

A tenir sur deux jambes

C’est un marronnier qui me l’a dit.

 

Ceci est le fruit de mon prochain poème

Un fruit qui, ni, ne se mange ni, ne se pèle

Qui pourtant

Aimerait bien

Qu’on l’épelle.

 

Carole Radureau (09/02/2022)

 

Par Samuel Thomas — Photographie personnelle, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7161229

Par Samuel Thomas — Photographie personnelle, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7161229

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Publié le 7 Février 2022

Torres del Paine nacional parque Chili Par LBM1948 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=77887313

Torres del Paine nacional parque Chili Par LBM1948 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=77887313

.....balade avec mon arbre.......

Celui qui contemple le froid

Courbant le dos car l’air est tranchant

Il voit passer

Des pans entiers de glaciers

Bleus comme une piscine australe

Flottant au gré de l’onde

Pans d’autrefois gagnés par le temps

 

Lui c’est le torturé  l’adapté

Adaptable il a raison de l’être

D’ailleurs : a-t-il le choix ?

S’il veut survivre dans cet espace

Là où le déposa la terre-mère soufflée par le vent

Il fait froid

L’un des froids les plus piquants au monde

Sa nature est bien faite

Observateur  grand penseur  libre penseur même

Il a sacrifié aux mythes le rythme des saisons

A pioché dans la veine-mère un soupçon de lumière

Chaude comme un rayon de miel

 

Il ne souffre pas, non

Car il ne connaît pas la bienfaisante chaleur des tropiques

Les palmiers qui ne songent qu’à regarder les vagues surfer

Pacifiquement alors que les oiseaux

Se reposent

Sur un banc d’algues tièdes

 

Lui, c’est son coin

Sa petite patrie à lui

Elle est belle sa patrie

Dans le monde on lui envie

On vient la photographier

On vient pour approcher au plus près

De cet iceberg qui fond

Comme une avalanche bleue

Comme si c’était merveilleux d’observer ce qui va disparaître !

Mon lenga est témoin de cela

Afflux de touristes  gens qui prennent des risques inutiles

Payant bien cher pour l’aventure  le mystère

Observer las Torres enneigées avant qu’il n’y en ai plus

Ça se paie cher tout ceci

Mon lenga pour lui c’est gratuit !

Je ne suis pas sûr que nombreux, les admirateurs du coin

Echangeraient à vie

Leur place avec la sienne

Il a ce mérite   c’est un aventurier

C’est un téméraire que dis-je

Un révolutionnaire

Moi je l’aime tout tordu qu’il est

J’aime ses frères  ces beaux nothofagus chiliens

Ces arbres anciens ces âmes pures

Ces gardiens d’un temple qui n’a pas demandé à l’être.

 

Carole Radureau (07/02/2022)

 

Lenga (nothofagus pumilio)

Hêtre de la Terre de Feu

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Rédigé par caro et hobo

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