Publié le 21 Septembre 2026

Équilibriste

.......les Moisson de l’eau.......

 

 

Suspendue entre la sécurité de l’air

Et l’incertitude de l’eau

Elle accroche ses pattes

Pinces

À la vertu d’une branche.

 

S’étirant comme un gant

Comme un roseau

Qui n’en peut plus de grandir,

Elle est profilée.

 

Silhouette terminant un végétal en suspens

Blanche étincelle qui se plante

Droite

Sur l’escarcelle de l’onde

Elle accroche, fortement

Ses doigts gantés de beurre frais

Pour ne laisser bouger

Dans l’air inquiet

Qu’un tremblement digne d’une plume.

 

Carole Radureau (21/09/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Moisson, septembre 2026)

Équilibriste

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Publié le 20 Septembre 2026

Mange-mûres

.......Fragments de la pampa freneusienne.....

 

 

Quand l’heure sera venue

De glisser dans sa glotte

Le velours de violine

Le sang de mûre

La pourpre non cardinalice de la vie sauvage,

Je serais là.

 

Je serais méritante

Le buisson d’épine

Loin d’être accueillant

Est un passe-misère

Qu’il faut dépasser.

 

Nous autres, oiseaux

Sommes équipés :

Notre plumage est une barrière aux ronces

Nos pattes sont petites

Seulement, nous ne sommes pas à l’abri d’une griffure

Comme vous !

 

Cette année, les ronciers ont souffert

Le soleil a transformé les mûres en fruits confits

Hyper confits :

Misère !

Il ne faut pas être difficile !

 

La nature nous joue des blagues

On ne sait pas pourquoi ?

On s’adapte

On évolue

On prend les choses comme elles sont

Parfois, il n’y a rien dans le garde-manger de la Terre-Mère

Que pouvons-nous y faire ?

 

Carole Radureau (20/09/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Freneuse, août 2026)

 

 

Fauvette grisette

Sylvia communis ou curruca communis

 

Du latin communis (commune) dans le sens d’abondant.

Grisette : par rapport à la couleur de la tête du mâle.

Selon Buffon, elle est appelée passerine en Provence par rapport à ses teintes qui rappellent la robe d’un moineau (passer, le nom latin du moineau).

En anglais, le terme Whitethroat souligne sa gorge blanche ainsi que le font les appellations françaises Barbe blanche, Gorgette et Grosse-gorge (quand elle hérisse les plumes de sa gorge quand elle chante).

L’allemand, Dorngrasmücke (fauvette-épine) indique qu’elle fréquente les buissons d’épineux.

Les noms suédois Törnsängare et norvégien/danois Tornsanger = chanteur des épines.

En italien Sterpazzola de sterpala = ronceraie.

En espagnol Curruca zarcera = fauvette qui chasse dans les buissons.

En portugais, Papa-amoras = mange-mûres.

 

Mange-mûres

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Publié le 19 Septembre 2026

Petite nonne, fille des marais

.......fragments de la pampa freneusienne.....

 

 

Je vais resituer les choses

De la ville et du cloître,

Diverger

Pour emprunter d’un pas léger

Le chemin de traverse

Celui qui offre la clé de sol

Qui chante l’harmonie.

Je vais, d’une histoire de calot noir

Faire un conte

Quand la coiffure mime la liberté

Alors que la croyance l’emmure

Même si le vœu est sacré

Que chacun et chacune s’y dévoue sans arrière pensée.

 

Je vais m’envoler comme s’envolent les noms en « ette »

Comme la poudre d’escampette

Qui fume sans nous faire éternuer

Je vais m’immiscer dans les histoires qui

Toujours

Ont le dernier mot

Pour dire les choses, pour expliquer, pour justifier.

Moi, de tout ceci

J’ai retenu le mot marais.

 

Car le marais est lui aussi sacré.

Car il est menacé.

Car les hommes ont tout misé sur lui

En le détruisant.

Savaient-ils ce qu’ils faisaient au moment-même ?

J’en doute ou si c’est le cas

Cela est hautement criminel

Car partout dans le monde

Ils ont asséché, colonisé les marais (les zones humides)

Cela continue de plus belle si bien que, foi d’un palétuvier

J’ai peur pour la suite de l’histoire.

 

La nonnette avec sa coiffette

N’a rien d’une bonne sœur

Elle a l’allure proprette de celle qui vit sa vie

En restant masquée.

 

C’est une mystérieuse

Une qui adore les cachettes

Qu’il faut débusquer

Car son habit de nonnette

Passe à travers les épuisettes (les zooms).

 

Elle est ravissante avec sa bavette noire

Si bien que tout peut y dégouliner de son bec

Sans que l’on en voit les taches.

Elle n’est pas la plus connue des mésanges

C’est pourquoi on aime la voir

Dans son maquis

Dans son parcours de conquête (de la vie et des insectes).

 

Carole Radureau (19/09/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Freneuse, août 2026)

 

Mésange nonnette

Parus ou poecile palustris

 

Palustris : du latin = marécageux

L’oiseau affectionne les marais boisés et niche dans les saules.

On retrouve l’allusion au marais dans les noms de cet oiseau

  • En anglais : marsh tit
  • En allemand : stumfmeise
  • En danois : stumpmeise
  • En espagnol : carbonero palustre
  • En portugais : chapim-palustre

Nonnette : petite nonne en raison de sa calotte noire.

Nom donné par les québécois aux mésanges américaines dépourvues de huppe et qui ont une calotte sombre.

 

Petite nonne, fille des marais

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Publié le 18 Septembre 2026

La Nébuleuse de l’Amérique du Nord

.........Fragments de Vivarais.......

 

 

 

Il y a des hasards heureux dans la poésie

Le cygne appelle un autre cygne

Celui qui gîte dans le ciel

Et qui est très brillant :

Dans la Constellation du Cygne

Je demande la Nébuleuse de l’Amérique du Nord

Celle-ci que nous avons déjà rencontrée avec Serge

Comme une invitation à la lecture d’Abya Yala, à sa connaissance.

 

Absorbe-t-elle, la Nébuleuse

La lumière puissante de Deneb (Alpha Cygni)

L’étoile la plus brillante du Cygne

La 19e plus brillante du ciel ?

Les Nébuleuses se nourrissent-elles de la puissance des étoiles ?

Je les imagine comme des dévoreuses de lumière

De poussière de lumière pour illuminer leurs formes spectaculaires.

 

Dans la région qui évoque le Mexique et l’Amérique centrale

On y rencontre le plus haut taux de formation d’étoiles.

Le ciel s’occupe plus sérieusement de la beauté

De l’exigence de vie

De création

Que ceux qui dirigent le continent dont la Nébuleuse porte le nom.

 

Dans les Moisson de l’eau les cygnes

Nous ont poussé aux réflexions sur l’infini

Dans la Nébuleuse de l’Amérique du Nord

Pépinière d’étoiles

L’impermanence des choses nous guide

L’infini est la marque d’un espace-temps sans limite

Qui fonctionne en vase clos.

Avec sa forme de huit la lemniscate évoque

Les cycles et l’éternel retour.

Deux messages par photos interposées

Qui se rencontrent une matinée

Où la poésie revit, comme par la magie du temps

Car il faut lui laisser le temps de vivre

De s’épanouir à la poésie

Elle est patiente et sait que sa place

Est toute trouvée dans l’espace-temps

La poésie est toujours en nous

Dans toute circonstance

Elle est là et veille

Comme une Nébuleuse, comme un Cygne

Comme une étoile infinie.

 

Carole Radureau (18/09/2026)

 

Inspirée par cette photo ci-dessus de Serge de la Nébuleuse de l’Amérique du Nord ou NGC 7000

Pour situer Alpha Cygni Par Donald Pelletier — Travail personnel, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=140024774

Pour situer Alpha Cygni Par Donald Pelletier — Travail personnel, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=140024774

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #La tête dans les étoiles

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Publié le 18 Septembre 2026

 

........Les Moisson de l’eau......

 

Sans un bruit

Sans un cri

Tout juste un petit déplacement d’air

L’onde à peine se trouble

Du mouvement des géants au décollage

Plumes blanches

Ailes blanches largement déployées

Vol synchronisé

Un huit se dessine

Couché

Sur l’onde innocente

Reflet de l’infini

Lemniscate quasi parfaite

Comme une invitation

À la philosophie.

 

Carole Radureau (18/09/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Moisson, septembre 2026)

Les cygnes et l’infini

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Publié le 1 Septembre 2026

.......Fragments de Vivarais.....

 

Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant, chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais, et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le triangle du feu, de la terre et de l'air.

Aloysius Bertrand - Gaspard de la Nuit (1842), Ondine

 

 

Chaque étoile est une perle

À cheval sur la chevelure d’équinoxe

Elle nage dans l’onde éphémère

Qui est le lait pur de la galaxie.

 

Dans la spirale du vent

Naissent des tempêtes infernales

Où le feu est l’ennemi du vent

Où le temps n’a pas lieu.

 

Tournent, virent les sentinelles

Accrochées aux chevelures stellaires

La vitesse est une fille d’avenir

Qui n’a rien à envier aux technologies.

 

Chaque étoile a sa rivière de ciel

Sa rivière de diamant

Son fleuve de lumière qui étincelle

Comme un réceptacle...

 

...Sur lequel sommeille

La rose de vermeil.

 

Carole Radureau (01/09/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge de la galaxie du Triangle

 

La galaxie du Triangle 2

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La tête dans les étoiles, #Fragments de Vivarais

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Publié le 1 Septembre 2026

Mante-la-Jolie, Mante

L’acrobate

Comme un fil qui se déplace

Comme un pouvoir d’acier qui s’aimante

Elle est de l’espace, l’amante

Ses yeux sont des gyrophares d’obsidienne

La nuit, les étoiles

L’épouvantent

Elle, ce qu’elle aime

C’est herbe verte.

 

Verte, comme je t’aime verte** dit-elle

Car elle a épousé, amante éternelle

Sa couleur

Elle lui colle à la peau

Aimante son cuir de lézard

Elle mimétis(m)e l’atmosphère

elle est brillante dans son équilibrisme.

 

Elle passe d’une herbe à l’autre

D’un amant à un autre amant

Lentement, calculant bien sa cambrure

Elle se casse les reins sur l’air

Sans se couper sur le fil aiguisé de la graminée

C’est une voluptueuse qui joue son rôle à merveille

C’est une attendrissante

Quoi ? Vous ne trouvez pas ?

 

Elle a du chien, du mordant

Verte, comme on l’aime verte

Vert feuillage, vert ramage

La lune en déshabillé de nature

Un soir de menthe où le joli cœur de la Mante

Est stoppé sur le quai

De la gare de Mantes 

(la Jolie)*.

 

Carole Radureau (01/08/9/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni, à faire défiler pour les voir en mouvement

*Allusion à la gare de Mantes : vous ne pouvez pas le savoir, mais, quand j’étais enfant, Une année, en partant en colonie de vacances, le train s’était arrêté à la gare de Mantes-la-Jolie, et j’avais été charmée par ce nom. Je ne savais pas que je vivrais dans sa banlieue plus tard.

**Les reprises de pas mal de mes poèmes de ces mots s'inspirent d'un poème de Federico García Lorca, Verde, que te quiero verde (Verte, comme je t'aime verte)

diaporama pour voir le mouvement
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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Le jardin de Rosacorleone

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Publié le 26 Août 2026

 

......Fragments de Vivarais.....

 

 

Quand le soleil bat son tambour

Dans le pin, l’ombre est fraîche

Les pommes laissent échapper

Leurs robes de rubis

Les épines sont autant de couettes soyeuses

Où plonger sa tête, bienheureux.

 

Un éclat de saphir attire l’oeil

La pénombre pinède laisse échapper un trésor

C’est un objet anodin

Un indice ; un décalcomanie

Peut-être un mirage ?

 

Nous ne sommes ni en Amazonie

Ni au Canada où le bleu saphir revêt des oiseaux

Ici, ce serait trop beau peut-être mais il en est des êtres

De nos régions

Comme des lutins et des farfadets

Ils sont imprévisibles et farceurs.

 

Il s’agit bien d’un oiseau

Celui qui nous offre parfois

Sur le layon, une offrande

Comme un trésor hérité de Sandokan.

 

Il arbore sa parure en écusson

C’est le plus beau de la gent ailée

Crest un saphir au bleu évolué

Un qui a pris sa force dans le dénivelé des siècles.

 

Carole Radureau (26/08/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge d’un geai des chênes

 

Un saphir dans le pin

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 26 Août 2026

Mini Georges : Un brasier pour bavette

Quand les éclaboussures de maquis

Cèdent le pas sur la guipure

Quand le treillis laisse échapper

Un ton qui pourrait augurer

La révélation des anges :

Un brasier éclabousse les cendres

Le soleil a tout repris

Il a posé sa bouche sur la braise

A tendrement soufflé, le feu est reparti

l’orangé a éclaté tel un noyau trop mûr

La nappe a filé comme une marée rouge qui ne dit pas son nom.

 

C’est ainsi que se colorent les bavettes.

 

Carole Radureau (26/08/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni d’un mini Georges 2026

 

Mini Georges : Un brasier pour bavette

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Publié le 24 Août 2026

 

Pousser, croître, s’épanouir

Sous un soleil de plomb fondu

Quand l’espace, à nous, dévolu

Est une haie de troènes ombragée.....

 

Produire un fruit mais

Ne pas trop l’exposer

Car la plante a de l’instinct

Peut-être est-elle même médium ?

 

Elle a logé son fruit

Dans un creux boisé de la haie

Tout comme un nid.

 

Le poussin a grandi

Il s’est orangé la face

Il s’est arrondi un peu, quoique ovale

Comme un ballon de rugby.

 

Son pédoncule est solide.

Il est fils unique

Les autres petits frères et soeurs ont tous péri

Et la plante-mère a continué sa poussée

Sur la haie.....

 

Elle accroche ses doigts effilés sur les petits bouts de branches

Elle tricote ses mailles autour

Elle brode tout autour son système :

C’est costaud, ça tient la route.

 

Il ne restera qu’à recueillir le « poussin »

Avant qu’il ne tombe

Car la haie est chez le voisin

On ne peut plus y entrer (d’ailleurs c’est abandonné).

 

Carole Radureau (24/08/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni du potimarron dans la haie de troènes

Timide mais conquérante
Timide mais conquérante
Timide mais conquérante

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Le jardin de Rosacorleone

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