Publié le 1 Septembre 2026

.......Fragments de Vivarais.....

 

Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant, chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais, et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le triangle du feu, de la terre et de l'air.

Aloysius Bertrand - Gaspard de la Nuit (1842), Ondine

 

 

Chaque étoile est une perle

À cheval sur la chevelure d’équinoxe

Elle nage dans l’onde éphémère

Qui est le lait pur de la galaxie.

 

Dans la spirale du vent

Naissent des tempêtes infernales

Où le feu est l’ennemi du vent

Où le temps n’a pas lieu.

 

Tournent, virent les sentinelles

Accrochées aux chevelures stellaires

La vitesse est une fille d’avenir

Qui n’a rien à envier aux technologies.

 

Chaque étoile a sa rivière de ciel

Sa rivière de diamant

Son fleuve de lumière qui étincelle

Comme un réceptacle...

 

...Sur lequel sommeille

La rose de vermeil.

 

Carole Radureau (01/09/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge de la galaxie du Triangle

 

La galaxie du Triangle 2

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La tête dans les étoiles, #Fragments de Vivarais

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Publié le 1 Septembre 2026

Mante-la-Jolie, Mante

L’acrobate

Comme un fil qui se déplace

Comme un pouvoir d’acier qui s’aimante

Elle est de l’espace, l’amante

Ses yeux sont des gyrophares d’obsidienne

La nuit, les étoiles

L’épouvantent

Elle, ce qu’elle aime

C’est herbe verte.

 

Verte, comme je t’aime verte** dit-elle

Car elle a épousé, amante éternelle

Sa couleur

Elle lui colle à la peau

Aimante son cuir de lézard

Elle mimétis(m)e l’atmosphère

elle est brillante dans son équilibrisme.

 

Elle passe d’une herbe à l’autre

D’un amant à un autre amant

Lentement, calculant bien sa cambrure

Elle se casse les reins sur l’air

Sans se couper sur le fil aiguisé de la graminée

C’est une voluptueuse qui joue son rôle à merveille

C’est une attendrissante

Quoi ? Vous ne trouvez pas ?

 

Elle a du chien, du mordant

Verte, comme on l’aime verte

Vert feuillage, vert ramage

La lune en déshabillé de nature

Un soir de menthe où le joli cœur de la Mante

Est stoppé sur le quai

De la gare de Mantes 

(la Jolie)*.

 

Carole Radureau (01/08/9/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni, à faire défiler pour les voir en mouvement

*Allusion à la gare de Mantes : vous ne pouvez pas le savoir, mais, quand j’étais enfant, Une année, en partant en colonie de vacances, le train s’était arrêté à la gare de Mantes-la-Jolie, et j’avais été charmée par ce nom. Je ne savais pas que je vivrais dans sa banlieue plus tard.

**Les reprises de pas mal de mes poèmes de ces mots s'inspirent d'un poème de Federico García Lorca, Verde, que te quiero verde (Verte, comme je t'aime verte)

diaporama pour voir le mouvement
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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Le jardin de Rosacorleone

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Publié le 26 Août 2026

 

......Fragments de Vivarais.....

 

 

Quand le soleil bat son tambour

Dans le pin, l’ombre est fraîche

Les pommes laissent échapper

Leurs robes de rubis

Les épines sont autant de couettes soyeuses

Où plonger sa tête, bienheureux.

 

Un éclat de saphir attire l’oeil

La pénombre pinède laisse échapper un trésor

C’est un objet anodin

Un indice ; un décalcomanie

Peut-être un mirage ?

 

Nous ne sommes ni en Amazonie

Ni au Canada où le bleu saphir revêt des oiseaux

Ici, ce serait trop beau peut-être mais il en est des êtres

De nos régions

Comme des lutins et des farfadets

Ils sont imprévisibles et farceurs.

 

Il s’agit bien d’un oiseau

Celui qui nous offre parfois

Sur le layon, une offrande

Comme un trésor hérité de Sandokan.

 

Il arbore sa parure en écusson

C’est le plus beau de la gent ailée

Crest un saphir au bleu évolué

Un qui a pris sa force dans le dénivelé des siècles.

 

Carole Radureau (26/08/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge d’un geai des chênes

 

Un saphir dans le pin

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 26 Août 2026

Mini Georges : Un brasier pour bavette

Quand les éclaboussures de maquis

Cèdent le pas sur la guipure

Quand le treillis laisse échapper

Un ton qui pourrait augurer

La révélation des anges :

Un brasier éclabousse les cendres

Le soleil a tout repris

Il a posé sa bouche sur la braise

A tendrement soufflé, le feu est reparti

l’orangé a éclaté tel un noyau trop mûr

La nappe a filé comme une marée rouge qui ne dit pas son nom.

 

C’est ainsi que se colorent les bavettes.

 

Carole Radureau (26/08/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni d’un mini Georges 2026

 

Mini Georges : Un brasier pour bavette

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Publié le 24 Août 2026

 

Pousser, croître, s’épanouir

Sous un soleil de plomb fondu

Quand l’espace, à nous, dévolu

Est une haie de troènes ombragée.....

 

Produire un fruit mais

Ne pas trop l’exposer

Car la plante a de l’instinct

Peut-être est-elle même médium ?

 

Elle a logé son fruit

Dans un creux boisé de la haie

Tout comme un nid.

 

Le poussin a grandi

Il s’est orangé la face

Il s’est arrondi un peu, quoique ovale

Comme un ballon de rugby.

 

Son pédoncule est solide.

Il est fils unique

Les autres petits frères et soeurs ont tous péri

Et la plante-mère a continué sa poussée

Sur la haie.....

 

Elle accroche ses doigts effilés sur les petits bouts de branches

Elle tricote ses mailles autour

Elle brode tout autour son système :

C’est costaud, ça tient la route.

 

Il ne restera qu’à recueillir le « poussin »

Avant qu’il ne tombe

Car la haie est chez le voisin

On ne peut plus y entrer (d’ailleurs c’est abandonné).

 

Carole Radureau (24/08/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni du potimarron dans la haie de troènes

Timide mais conquérante
Timide mais conquérante
Timide mais conquérante

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Le jardin de Rosacorleone

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Publié le 24 Août 2026

 

......Fragments de Vivarais......

 

Ombre qui puise ton coeur en Orient

Quand la feuille sur le mur

A décalqué la substance de son rêve :

Le mirage a parlé

 

 

Oiseau qui ne lâche pas la proie pour l’ombre

Qui la prend, elle, pour ce qu’elle est

Car il en a bien besoin.

 

Ombre, bienheureuse et fidèle

Que l’on recherche comme une oasis dans le désert

Qui nous dit quelque chose sur elle-même

Relevant du sacré

 

Sacré, l’oiseau, précieux, surveillant

De nos espérances

Qui se protège, qui vit intensément

Sans aucune prise de risque inutile

 

Que nous dis-tu de ton mode de vie ?

 

Tu nous apprends la sagesse

Tout comme l’ombre nous apprend le respect

Ombre, à nos pieds

Ne cesse jamais de briller.

 

Carole Radureau (24/08/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge

 

Oiseau et ombre

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #Oiseaux-muses

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Publié le 23 Août 2026

......Fragments de Vivarais.....

 

 

Aux heures de grande écoute

Quand la misère, sur l’écran

S’étend

Que le sang n’en finit plus de couler dans les rues

Et que les annonces sont cataclysmiques

Je tournerais,

Délicatement

Ma tête vers le ciel

Là,

Il y a une lune en entrefilet

Clair-obscur ou lumineuse

Qui ne demande qu’à se faire gober

La bouche grande ouverte

Et je la goberais,

Avec toute sa puissance.

Là,

Il y a parfois une étoile qui file

Tel l’emmental dans le chaudron de fondue

Elle, la merveille, file, file

Comme une chevrette apeurée

Suivie d’un incendie

Ou bien d’un promis un peu trop entreprenant.

 

Aux heures où les bonnes nouvelles

Où la beauté

Où l’harmonie

Sont lettres mortes

Filant, filant dans l’ère du temps

Annonciatrices de mort

Je filerais sur l’étoile qui a bridé mes yeux

Sur elle, mon fier cheval Appaloosa

J’irais admirer la lune

J’irais écouter son chant

J’irais recharger les batteries de ma muse

Elle a eu chaud tout l’été

Elle n’a pas pu s’abreuver

Au ruisseau de l’espérance

Sur elle, j’irais taquiner les cieux

Dire bonjour aux nuages

Ces gros ours remplis d’air et d’eau

Qui voyagent nu pieds dans la brume de l’espace.

 

Sur elle, j’irais.....

 

Carole Radureau (23/08/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge

Que dit la lune, que dit l’étoile qui file

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #La tête dans les étoiles

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Publié le 23 Août 2026

Cabriole
Cabriole

 

.......Fragments de la pampa freneusienne......

 

 

Dans la pampa, le diable a surgi.

Il avait chaud !

Ses sabots laissaient échapper

Du suint, du savon, de la margarine

Difficile de courir après la proie

Avec les sabots qui fuient.

 

Cabriole avait peur

Tout de même ; le diable était à ses trousses

Il avait un fusil

Il avait un nez rouge

Comme une fraise

Avec de gros trous, bien marqués

Il faisait peur à voir.

 

Cabriole cabriolait, cabriolant dans la pampa

Ses sabots à elle

Légers comme des plumes de cormoran séché sur le sable de la Baie

Filaient, filaient comme l’étoile qui file au firmament.

 

Qu’elle était légère !

Comme elle était portée ;

Plume sur le fil aiguisé de la peur

Qui faisait pschuitt, pschuitt

Et l’on sentait une petite brise bienfaisante

Sur son passage.

 

Cabriole était une sorte de ventilateur de pampa

Quand la canicule fuse, fusée, fusant, sans s’arrêter

Refusant toute halte

Jusqu’à la fin des temps.

 

Cabriole avait chaud.

Cabriole avait soif.

Cabriole avait faim.

Cabriole avait peur.

Qui, là-haut, bienfaisant

Mettrait fin à tout ceci ?

 

C’était trop dur, à la fin

Que la vie !

 

Il y avait trop de trop.

Pas assez de bonheur.

Pas assez de candeur.

Pas assez de paix.

Pas assez de lenteur

Pour profiter

De chaque brin d’herbe

De chaque petite brise

De chaque rayon de soleil.

 

Il n’y avait pas assez de « sans soucis »

La vie était dure cette année

Cabriole ne savait pas ce qu’espérer veut dire

Elle ne connaissait que le moment présent

Parfois, il était si dur qu’elle l’oubliait

Comme nous, deux pattes,

Elle tournait ses jolis yeux en amande

Vers le ciel

Regardait l’étoile qui file, prometteuse

Regardait la lune qui tricotait un chandail pour l’hiver....

.....prometteuse.

 

Et elle cabriolait à n’en plus finir

Oubliant

Le diable

À

Ses

Trousses.

 

Carole Radureau (23/08/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

 

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Publié le 14 Août 2026

 

Soleil, un instant,

Cesse de soutenir ton propos

Car, tout soudain

La lune attend....

 

....La lune attend ce moment

Où, réellement, elle viendra

En plein jour

Te faire la bise,

Te désespérer.

 

Elle passera devant toi

Te snobant, elle glissera

Sur toi, astre de feu

Son pâle déshabillé lumineux.

 

Et tu auras beau rougir

Bouillonner, rager

À n’en plus finir

La lune aura cessé ton propos....

 

....En un clin d’oeil

Ce sera elle, la reine

Car, réellement, Soleil

Tu abuses cette année.

 

Chaque moment de la journée

Tu te prends à briller tant et tant

À carburer tant et tant

Que nos coeurs qui ne sont pas des éponges

 

Se dessèchent et avec elle

Nos âmes, s’attristent

Car, elle est dure, la vie

Sous ton règne.

 

Merci, Lune pour ta venue

Impromptue et précieuse

Que chacun, chacune, attendait

Tel un défi.

 

Tu as glissé ton cil de perle

Sur la chaleur de trop

Tu nous as avancé les faveurs de la nuit

Source éternelle de fraîcheur....

 

.....Comme un pansement de beauté.

 

Carole Radureau (14/08/2026)

 

Inspirée par cette vidéo de Serge de l’éclipse solaire du 12 août 2026

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La tête dans les étoiles

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Publié le 22 Juillet 2026

Le renard encerclé

Tel est pris qui croyait prendre ?

Ou bien est-ce un aveu de faiblesse ?

Compère renard est amaigri

Il erre, il chasse et

Il tresse des brins d’herbe pour en faire des catapultes

Les dames Pies semblent en forme

À toute canicule, sa pie

Opportuniste, pleine de créativité

Dame Pie sait se préserver

Quand elle agit, ainsi, en communauté

On s’interroge :

Quelle est cette tactique ?

Dans quel but ?

Quelle origine ?

Certainement, c’est une tactique défensive

Compère Renard, c’est lui le prédateur, non ?

Je me souviens du jour où mon chat de gouttière

Sur la branche du bouleau

Avançait, avançait, avançait

À l’autre bout, dame Pie

Qui criait, qui s’époumonait

Elle avait réveillé le quartier

Le chat avançait au plus près

Arrivé au bout : obligé de faire demi-tour

La pie lui piqua le derrière

Mon chat est rentré la queue entre les pattes.

Peut-être est-ce le même scénario

Avec la famille Pie, celle des 7 familles

Il y a tout le clan ici, Tatie Danielle, l’inspecteur Moutarde,

Le tonton qui tousse, la fille Morticia Adams

Et Homer Siimpson les doigts dans le nez.

Voilà le renard bien embêté

Comment va-t-il s’en sortir ?

Par un dribble, par un chassé-croisé

Par un boulet de canon ?

 

Allez, fonce, petit

Rentre dans le tas !

Les pies s’envoleront et à toi la liberté

Même si la prise est perdue

Tu garderas ton honneur

Tu te rattraperas sur une petite proie facile

Pas trop coriace, pas trop futée

Car la pie, c’est un dur morceau !

 

Carole Radureau (22 /07/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Magnanville, bois des Enfers, juillet 2026)

 

Le renard encerclé
Le renard encerclé
Le renard encerclé

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage

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