Publié le 30 Juin 2026

Quand le grèbe nous prend par la main

……..Fragments de Baie de Somme……

..........Chant d'amour au cycle de la vie.........

 

 

Le petit grèbe

Châtaigne parmi les lentilles d’eau

Dans la soupe

Se baigne

Se trouve le plus beau.

 

L’eau est sa matière

Les plantes son matériau

Il va construire son nid

Son petit nid tout beau

Y accueillir sa marmaille

De petits grèbes

Tout beaux.

 

Ils seront couleur châtaigne

Pour les garçons, s’il vous plaît

Couleur lentille d’eau

Pour les filles

C’est un modèle inédit.

 

Sur l’eau

Le gentil grèbe

Dit : viens !

Il nous prend par la main

Il aimerait qu’on parle de lui

Et de tous ses amis volants

Il aimerait nous raconter

L’assèchement des marais

Et puis les canicules

La raréfaction des proies

La soupe qui devient bouillon de cultures

Il a des revendications

Arrêtez de surchauffer, vous

Les 2 pattes qui votez

Toujours plus et partout

Pour des fachos

Il y a des choses qui ne s’expliquent pas

Même les grèbes se posent des questions

A l’heure où tout bouillonne

Ils n’ont qu’en tête, tant et plus

Que destruction

Déforestation

Guerre à l’infini

Armement et bizness

Vol de l’eau

Le crime d’aujourd’hui

Et de demain

 

Et

nageront

les

jolis

petits

grèbes

couleur

de

châtaigne

s’il

n’y

a plus

d’eau ?

 

Carole Radureau (30/06/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni d’un grèbe castagneux (Grand Lavier, avril 2026)

 

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Publié le 21 Juin 2026

Par Original téléversé par ALE! sur Wikipédia allemand. — Felipe Guaman Poma de Ayala:, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11974521

Dame Soleil est folle

Elle veut notre peau

Qui est allé, ainsi

Lui chatouiller sous les pieds ?

 

La Corse et Marseille

Deviennent fréquentables

Alors que Paris, Reims et Auxerre

Se pressent autour du presbytère….

…..et ressortent des prières

A la Terre-Mère, il serait temps !

 

Dame Soleil, mais que veux-tu ?

On sait que le capitalisme tue

Il n’a pas l’air de s’en faire, lui

La clim inclinée sur le derrière.

 

Tout est détraqué, tout

Part à vau-l’eau

Ils l’avaient annoncé

Pris pour des fous

Les complotistes ont de la matière devant eux

Une matière riche en têtes vides

Prêtes à gober

Même la lune !

 

Mais la chaleur, nous on la sent bien

Elle nous offre des pages

Directement inspirées de notre dernière heure

(enfin pour moi, mais c’est normal, c’est moi)

Quiconque croit résister se

Trompe

La chaleur est un accélérateur

De dommage collatéral :

Ça !

Le capitalisme, lui, le gère bien

C’est même sa matière favorite.

 

Que dire sinon que faire ?

On est bien petits

Et Dame Soleil bien trop puissante

Elle ne fait que son boulot

Il ne faut pas la condamner

Et accepter, accepter son sort

Car il n’y a rien d’autre à faire.

 

Mais la chaleur si partageuse de Dame Soleil

Peut offrir des vagues de pensées

Des nids de réflexions

Des parcmètres à philosopher

Et peut-être dans tout ceci

Faire naître des décisions ?

 

Est-ce trop tard comme ils le disent

Nous désespérant peu à peu

Par la manière forte :

Briser l’espoir.

Est-ce trop tard pour bien faire ?

La Terre-Mère est résiliente

Quand on lui tend la main

Elle nous remercie

Par un pur ciel bleu

Sans ses horribles traces blanches de fumée

Avec un air pur, gai à absorber

Avec une embellie

Qui nous fait aimer la vie

Je le sais

Je me souviens du confinement lors du Covid

Où la terre a soupiré

Et ma muse s’en est tout de suite émue.

 

Il n’est jamais trop tard

Pour se donner une feuille de route

Pour bien faire

Il faut tout conjuguer

Les bonnes dynamiques et les politiques

Dans cet état de chose

Il n’y pas une solution

Mais des milliers

La première de toutes :

Arrêter les guerres !!

 

Hé ! pas facile me direz-vous

Tant de va-t’en guerre, tant….

Si bien que chaque état en rêve

Comme d’une réponse à quoi au juste ?

Au réchauffement climatique ?

Aux vagues de migrants

Poussées par lui-même ?

Ou pour enrichir les profiteurs de guerre ?

Derrière lui, le capitalisme !

Encore lui.

 

Ce n’est pas Dame Soleil qu’il faut incriminer

Vous savez qui

Alors réfléchissez, poétisez, philosophez

Surtout : prenez les bonnes décisions

Pour votre santé

Pour la Terre-Mère

Pour nos descendants

Pour les espèces, toutes

Pour l’eau, toutes les formes d’eau

Et pour la paix,

Pour les enfants

Victimes de la folie des hommes.

 

Carole Radureau (21/06/2026)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Agate mousse, #Dame-soleil

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Publié le 20 Juin 2026

Une poésie dans le ciel ?

Climat facétieux

Quand, au défilé des nuages

Tu écris ta chanson :

Nulle négligence !

 

Ils sont là à parcourir,

Coton, le ciel de nos vies

A se coucher, mastodontes

Sur nos têtes tels des oreillers.

 

Aujourd’hui un dinosaure est couché

Sur le plus moelleux d’un cumulus

Il est détendu ne se doutant de rien

Il a mis ses pattes derrière sa tête : oreiller.

 

Les oreillers quand ils se déversent

Ne perdent pas de plumes

Les oreillers percés sont une bénédiction :

Foi de canicule !

 

Mais la chaleur veut perdurer

Elle a des messages à faire passer

Ils se feront au détriment des plus faibles

Dans les hautes sphères : la surdité !

 

Quand auront disparu les régulés

Quand auront disparu les ressources

Quand aura disparu la dernière goutte d’eau

Les mangeront-ils leurs vieilles peaux de grenouille verte* ?

 

Carole Radureau (20/06/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

 

 

« Peau de grenouille verte « c’est ainsi que je nomme le dollar, le billet vert. Dans notre attitude à son égard réside la plus grande des différences entres Indiens et Blancs. Mes grands-parents grandirent, eux, dans un monde indien sans argent.

Les Sioux ont un nom pour désigner l’homme blanc : wasichu -celui qui vole le lard, la graisse, la meilleure part. c’est un bon nom car de la terre aussi vous avez volé le gras, la meilleure part. mais cela ne semble guère vous avoir réussi. A l’heure actuelle, vous ne me semblez pas si bien portants. Lourds, gros, ça oui, mais pas bien portants. Les Américains sont élevés à la manière dont on gave les oies. On cherche à faire d’eux des consommateurs, pas des êtres humains. Du moment où ils cesseraient d’acheter et de consommer, le monde de la peau de grenouille verte n’aurait plus de sens pour eux. Ils se sont eux-mêmes transformés en grenouilles. Un gamin cruel leur a fourré un cigare dans la bouche et ils gonflent à chaque bouffée qu’ils tirent jusqu’à ce qu’ils finissent par en exploser. Engraisser est une mauvaise chose même pour le voleur de lard. C’est particulièrement mauvais pour les Indiens qui sont forcés de vivre dans ce monde de la peau de grenouille vert qu’ils n’ont pas créé et dont ils n’ont que faire.

John Fire Lame Deer, Tȟáȟča Hušté Sioux Lakota

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage

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Publié le 10 Juin 2026

……..Fragments de Baie de Somme……

………Chant d’amour au cycle de la vie……..

 

 

Perchée dans un arbre

Nous n’y sommes pas habitués

Nichée au cœur des chatons accueillants

Ni chat perché, ni chat-huant

Seulement, poule d’eau perchée.

 

Est-ce facile de placer

Sur les branches arrangeantes

Tes grands pieds ?

Ne sont-ils pas un peu encombrants ?

 

Paraissant si à l’aise, sur l’eau

Navigatrice en flots calmes et quiets

Ton corps se déplaçant d’avant en arrière

Paraissant à l’aise, également

Marchant sur les nénuphars,

Te retrouver ici, perchée

C’est une aventure sans pareille

Une seule photo d’oiseaux.net te montre sur un arbre

Mais ce n’est pas, comme ici

Entourée de chatons larmoyants

Environnée de pollen.

 

Carole Radureau (10/06/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Grand Lavier, avril 2026)

 

Poule perchée

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Publié le 8 Juin 2026

La pie des épines
La pie des épines

……Fragments de la pampa freneusienne……

 

 

Qui peut se passer de la pie-grièche ?

Bandeau de vengeur masqué

Physionomie emplie de tendresse

Qui parle de les diaboliser ?

 

Elle a des habitudes précises pour survivre

Celles-ci ne plaisent pas à la bonne pensée

On s’en fiche

Peut-être même que pour cette raison

On l’aime encore plus la pie-grièche

D’elle on voudrait tout connaître

Chaque année, sa saison est attendue

Impatiemment

Y-a-t-il les pie-grièche ?

Demandai-je innocemment

Oui, elles sont arrivées.

Ah !

Je ne les ai jamais vues en vrai

Les photos me les apportent à la maison

Et je les prends, comme elles sont

Avec tout mon amour

Spécialement pour elles.

 

Je n’imagine pas un univers

Une pampa sans leur présence

Elles ne sont pas menacées

Tant mieux

Mais qui sait

Même les plus solides ont-ils encore un avenir ?

La pie-grièche rose, elle, l’est

Même salement

D’ailleurs, quelques alertes font voir leur figure pour les autres espèces.

 

Espèce bioindicatrice

Grâce à elle, on sait si l’écosystème est encore préservé

On sait que l’entomofaune est présente

Pas folle, la pie-grièche

Elle choisit son aventure

La veut sûre et certaine

Ne s’engage pas à moitié

Dans une galère sans voile ni rame.

 

Beauté perchée non comme un chat

Sur ce buisson, puis

Ce buisson

Tu as l’apparence de l’elfe des pampas

Un regard d’énigme et de mystère

Chargé de sympathie

Ton apparence est celle d’un ange habillé en oiseau

Si ton empalement des proies effraie

Ici, cela nous épate

Car la nature est si bien faite

Si bien adaptée

Qu’il ne suffit pas d’une vie d’homme ou de femme

Pour la chanter.

 

Carole Radureau (08/05/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Freneuse, juin 2026)

 

A propos des noms

 

►Famille : laniidés : ce nom a la même origine que le mot lanier (du faucon) : du latin lanius = boucher, bourreau et laniatus = déchiré. En référence aux habitudes des pie-grièche d’empaler leurs proies.

►Sur le nom pie-grièche

En raison de leurs mœurs de rapace et de leurs cris perçants, elles ont acquis une mauvaise réputation tout comme les pies.

►Grièche : XIIIe siècle, mot péjoratif. Féminin du vieux français « grieu » dérivé du latin « graecus » (grec), le vrai nom des Grecs étant « Hellènes » et le terme « graikos » employé par Aristote, repris par les Romains avec « graeculus » est un terme de mépris = méchant, mauvais grec.

►Les pie-grièche empalent leurs proies sur un lardoire, d’où le surnom de pies cruelles en Normandie.

►Sur la pie-grièche écorcheur – Lanius collurio

Lanius (vois plus haut)

Collurio : du grec « kollurion » qui est un oiseau de proie.

Ecorcheur : empaleur serait un terme plus approprié.

Son nom en suédois : Törnskata = la pie des épines

Un de ses noms en allemand : Dorndreher : de « dorn » = épine et « dreher » = tourneur (allusion au mouvement que fait la pie-grièche pour empaler sa proie).

En allemand, un autre nom est Falkensänger = chanteur-faucon, en référence au bec en croc de l’oiseau.

Son nom en roumain : Amagitoare = trompeur. La pie-grièche écorcheur peut imiter d’autres oiseaux comme les pinsons des arbres, les alouettes des champs, les chardonnerets élégants, les linottes mélodieuses, les fauvettes grisettes, les rousserolles, les cailles …..

 

La pie des épines
La pie des épines
La pie des épines
La pie des épines
La pie des épines
La pie des épines

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Publié le 7 Juin 2026

 

……Fragments de Vivarais…..

 

 

Brocard en plein jour

Avec l’innocence en bandoulière

C’est le moment où se lève, lourd

Le rideau de la nuit

Sur une scène d’aquarelle.

 

Avec un air de tango

Broute cette herbe verte et tendre

Prends ton petit-déjeuner d’aurore et de promesse

Avant que la gent humaine ne se lève

Pour prendre plus qu’il ne faut.

 

Tu apparais, mirage

Comme un voile de lait sur le ciel de vie

Sauvage et nature

Au sein de ton habitat même

Sauvage et nature

Tu vis, tu déjeunes et tu souris

Dans ma tête.

 

Carole Radureau (07/06/2026)

 

Inspirée par cette vidéo de Serge

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 7 Juin 2026

La grenouille engagée

……..Fragments de Baie de Somme…..

 

 

Il y a dans la rosée une essence particulière

Qui ne pique pas les yeux

L’herbe trempe ses stylos bille dans une encre pure

Et la terre raffole de ses gouttes de rosée

Qui roulent telles des perles

Se contactant parfois l’une contre l’autre

Sans faire de bruit, non

Sans faire de bruit

Et un éclat éblouit la matinée d’une lumière unique.

 

Il y a de la beauté dans l’humidité

Naviguer entre les hautes herbes

Glisser sur le chemin liquide jusqu’au ruisseau

Et plonger.

Là est ma vie et celle de mes sœurs

C’est notre lieu de vie

Centré sur la beauté, l’harmonie, la poésie

Et au milieu, la chorale des batraciens :

Le chant du monde !

 

Et mes sœurs

A l’autre bout du monde

J’y pense à chaque saut

Quand j’étends mes cuisses musclées

Dans un mouvement à faire pâlir un élastique

J’y pense quand j’embrasse 3 perles de rosée

Comme des fiancées

Elles disparaissent toutes, mes soeurs

Certaines n’ont même pas encore été découvertes !

 

Les toutes petites si mignonnes

Certes, souvent toxiques

Mais ce n’est pas parce qu’il n’y pas d’écriteau

Sur leur peau : Ne pas toucher

Qu’il faut le faire !

 

Nous n’aimons pas le contact d’une peau non verruqueuse

Gardez- bien cela en tête

Et il faut que je vous dise une chose :

Je n’ai pas internet mais je sais bien ce qu’il se passe :

Les zones humides disparaissent à la vitesse du TGV

Avec elles, tout ce qui y vit

Les animaux et les roseaux

Les tourbes et les insectes

En plus de l’eau source de vie.

 

Aussi je milite en croassant

Chaque fois que vous entendrez nos sérénades

Ne vous y trompez pas :

Ce ne sont pas des sérénades d’amour

Ce sont des slogans revendicatifs

Des dénonciations

Des alertes

Sans doute l’homme devrait-il s’exercer

A apprendre la langue des crapauds et des grenouilles

Pour diffuser sa poésie et sa prose

Tout est dans le texte et dans le ton

Ce n’est pas faute de croasser à tue-tête :

Pour une terre fière et rebelle

Il faut garder nos marais

Nos tourbières

Jusqu’au plus petit ru

Pour que l’eau jongle avec ses perles

Que les grenouilles rebondissent sur les galets

Resplendissantes de gouttes de rosée

Avec à la bouche la chanson du bonheur.

 

Carole Radureau (07/06/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Grand Lavier, avril 2026)

 

La grenouille engagée
La grenouille engagée
La grenouille engagée
La grenouille engagée

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Fragments de Baie de Somme

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Publié le 6 Juin 2026

Le bavard des pierres ou des ajoncs
Le bavard des pierres ou des ajoncs

…….Fragments de la pampa freneusienne…..

 

 

Bavarder dans les pierres ou encore

Dans les ajoncs

Quand le jaune est la vertu dominante

Après le rose des bruyères, avant

Le blanc des ronciers

D’ailleurs il habite les ronciers

C’est son nom latin qui nous le dit

Nous l’aurions bien deviné, n’est-ce pas ?

Ce joli cœur, joli gars

Tenue tricolore qui n’a rien d’un drapeau

Belle apparence, joli chant ?

Ah ! que ne t’entends-je pour de vrai

Perché au-dessus de ton domaine

Tout tricoté et tressé d’ajoncs, de ronces et de lumière

Cet habitat souvent dénommé broussailles

Dans lequel s’épanouit tant de vie

Offrant le toit et le couvert

Y compris des endroits où se percher

Pour siffler, le soir

La sérénade aux étoiles.

 

Carole Radureau (06/06/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni d’un tarier pâtre (Freneuse, mai 2026)

 

Tarier pâtre ou traquet pâtre

Saxicola rubicola

 

Rubicola : du latin rubus = ronce et colo = habiter

Pâtre : habitude d’être perché sur les buissons ou sur des poteaux dans les prés où paissent les bêtes.

En anglais : european stonechat = le bavard des pierres ou gorsechat = le bavard des ajoncs (ceci pour ce qui m’a inspirée)

 

Le bavard des pierres ou des ajoncs
Le bavard des pierres ou des ajoncs

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Publié le 5 Juin 2026

 

…….fragments de Baie de Somme…..

..........Chant d'amour au cycle de la vie.......

 

 

Petit ! oui mais très beau

C’est le plantain en habit de réséda

La chauve-souris dans l’habit de la licorne

L’ortie en fuseau d’orchidée.

 

En lui tout est parfait

Se tient en un motif complémentaire

Infini

Moitié-canard, moitié-sirène

Il en a adopté les écailles

Tout gentiment rangées en ordre de grandeur

décroissant

C’est un motif étonnant

Un miroir vert scintille en reflet dans l’eau

Comme un voyage au-delà de la nuit

Un trait blanc circule autour de ses yeux

Et sa tête a comme un iroquois.

 

Petit ! Mais fabuleux

Trônant sur la mare comme un phare nécessaire

Il fait des ronds dans l’eau

Et tourne la louche dans la soupière

Il a l’air d’un grand et je ne sais pourquoi

Je l’appelle petit canard

Peut-être parce que c’est la traduction de son appellation

Que je préfère

Marrequinha

En

Portugais =

Petit canard.

 

Carole Radureau (05/06/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni d’une sarcelle d’hiver (Parc du Marquenterre, avril 2026)

 

Petit canard
Petit canard

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Publié le 26 Mai 2026

Les hypolaïs du retour

…….Fragments de la pampa freneusienne…….

 

 

Muse, il faut te secouer !

Assez dormi dans ton escalator de bûches

La tête sous l’aile, incognito

L’oiseau demande son troubadour et

La saison est avancée.

Avancée sur un plateau d’été, oui

Avec la canicule et tutti quanti

Qui donne à la muse, l’envie

De

Rêvasser

Sous les bûches

En compagnie des chenilles processionnaires.

C’est la grande dépression.

Pourtant, ce n’est pas un changement de saison

Ou peut-être bien, l’est-ce ?

Changement trop brusque

Comme un qui a décidé de bouleverser le calendrier

De mettre le cul par-dessus la tête

De tout chambouler.

Pourtant, les hypolaïs ne s’y sont pas trompés

Ils se poursuivent dans la pampa

Ils se coursent tels des chevaux appaloosa en rut

Dans la Grande prairie.

Ici, c’est un peu plus sec, un peu plus épineux

Mais, c’est bien pour les oiseaux

Le territoire qu’il leur faut

Que rien ne change !

Oups ! j’ai fait une boulette

Tout est au changement, au bouleversement :

Du progrès ?

Que nenni.

Du recul ?

Que nenni.

Une sorte de stagnation dans le pire

Comme un rétropédalage qui a misé un peu trop sur la semoule verte,

L’inopportune.

Les oiseaux nous ramènent peu à peu aux fondamentaux

Si le moral est bas, ils le relèvent par leurs chants.

Les voir évoluer,

Etoiles précieuses d’un firmament familier

C’est une chance inespérée.

La fatigue doit se terrer derrière le tas de bûches

La fatigue ne peut être une habitude,

Si ?

Alors, il faut la dépasser.

C’est le regard posé sur le monde qu’il faut travailler

Le regard ? Qu’il se détourne de la santé, de la fatigue

Qu’il se reconcentre sur l’essentiel, c’est-à-dire la nature

Le chant des oiseaux

L’herbe qui pousse éternellement verte

Avec de petites pâquerettes

Qui s’égaient au milieu dansant la capucine

Une qui cultive l’orangé au milieu d’un champ de pucerons.

L’hypolaïs est là et est multiple

Ventre jaune paille au milieu de quasi-genêts

Qui ne concurrencent pas du tout la jaune Ardèche aux généreux genêts

A la senteur de balai, puissante et entêtante

Sans la poussière (c’est un jeu de mot avec genêt à balais).

Je m’égare.

Ma muse a écrit appaloosa, la voilà partie au galop.

Comme vous le savez, les sprints sont courts

La durée provisoire

Rien n’est écrit dans le temps

Juste prendre le fil par la patte quand il se présente

Le tirer délicatement et se dire :

Comme ça fait du bien quand la muse éclate de rire sur une feuille blanche

Quand elle postillonne et s’époumone

Alors qu’elle n’était pas si quiète sous son tas de bûches.

Elle enrichissait son vocabulaire

Fertilisait sa pensée

Affinait son propos tel un fromage vieillissant sur son étagère,

Dans la borie des abeilles

Elle peaufinait sa texture, son verbiage et son entredeux

Puisant des éléments de langage poétique à Pouchkine, Troyat ou Amado :

Ah ! les belles lectures précieuses

Les évasions célestes

Les aventures à travers steppes, pampas et sertão

Que ne puissiez-vous laisser à ma muse un petit quelque chose

Certes pas un roman

Quelques mots, figures de style, idée

Pour qu’elle continue de galoper

Puissiez-vous encore servir au-delà du rêve

Que les oiseaux soient fêtés et chantés comme il se doit

Que les oiseaux soient les rois comme ils se doit

Qu’ils continuent de voler dans la canopée de ma poésie

Qu’ils brillent, chantent et s’égosillent

Car, il n’y a que ça de vrai dans la vie :

Le chant des oiseaux.

 

Carole Radureau (26/05/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Freneuse, mai 2026)

 

 

Les hypolaïs du retour

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