Publié le 14 Août 2026

 

Soleil, un instant,

Cesse de soutenir ton propos

Car, tout soudain

La lune attend....

 

....La lune attend ce moment

Où, réellement, elle viendra

En plein jour

Te faire la bise,

Te désespérer.

 

Elle passera devant toi

Te snobant, elle glissera

Sur toi, astre de feu

Son pâle déshabillé lumineux.

 

Et tu auras beau rougir

Bouillonner, rager

À n’en plus finir

La lune aura cessé ton propos....

 

....En un clin d’oeil

Ce sera elle, la reine

Car, réellement, Soleil

Tu abuses cette année.

 

Chaque moment de la journée

Tu te prends à briller tant et tant

À carburer tant et tant

Que nos coeurs qui ne sont pas des éponges

 

Se dessèchent et avec elle

Nos âmes, s’attristent

Car, elle est dure, la vie

Sous ton règne.

 

Merci, Lune pour ta venue

Impromptue et précieuse

Que chacun, chacune, attendait

Tel un défi.

 

Tu as glissé ton cil de perle

Sur la chaleur de trop

Tu nous as avancé les faveurs de la nuit

Source éternelle de fraîcheur....

 

.....Comme un pansement de beauté.

 

Carole Radureau (14/08/2026)

 

Inspirée par cette vidéo de Serge de l’éclipse solaire du 12 août 2026

 

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La tête dans les étoiles

Repost1

Publié le 22 Juillet 2026

Le renard encerclé

Tel est pris qui croyait prendre ?

Ou bien est-ce un aveu de faiblesse ?

Compère renard est amaigri

Il erre, il chasse et

Il tresse des brins d’herbe pour en faire des catapultes

Les dames Pies semblent en forme

À toute canicule, sa pie

Opportuniste, pleine de créativité

Dame Pie sait se préserver

Quand elle agit, ainsi, en communauté

On s’interroge :

Quelle est cette tactique ?

Dans quel but ?

Quelle origine ?

Certainement, c’est une tactique défensive

Compère Renard, c’est lui le prédateur, non ?

Je me souviens du jour où mon chat de gouttière

Sur la branche du bouleau

Avançait, avançait, avançait

À l’autre bout, dame Pie

Qui criait, qui s’époumonait

Elle avait réveillé le quartier

Le chat avançait au plus près

Arrivé au bout : obligé de faire demi-tour

La pie lui piqua le derrière

Mon chat est rentré la queue entre les pattes.

Peut-être est-ce le même scénario

Avec la famille Pie, celle des 7 familles

Il y a tout le clan ici, Tatie Danielle, l’inspecteur Moutarde,

Le tonton qui tousse, la fille Morticia Adams

Et Homer Siimpson les doigts dans le nez.

Voilà le renard bien embêté

Comment va-t-il s’en sortir ?

Par un dribble, par un chassé-croisé

Par un boulet de canon ?

 

Allez, fonce, petit

Rentre dans le tas !

Les pies s’envoleront et à toi la liberté

Même si la prise est perdue

Tu garderas ton honneur

Tu te rattraperas sur une petite proie facile

Pas trop coriace, pas trop futée

Car la pie, c’est un dur morceau !

 

Carole Radureau (22 /07/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Magnanville, bois des Enfers, juillet 2026)

 

Le renard encerclé
Le renard encerclé
Le renard encerclé

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage

Repost1

Publié le 21 Juillet 2026

Cormoran nuptial

.......Fragments de Baie de Somme....

.........Chant d’amour au cycle de la vie........

 

Ainsi je suis sorti de l’eau

Vous verrez mes grands pieds

Ils sont parfaitement adaptés à la natation

Sortes de palmes

Que l’on dirait trempées dans la marée noire

On a anticipé.

 

Ainsi je suis dans les arbres et c’est pour quelque chose

Vous pourrez apercevoir toute mon anatomie

Ma queue en palette arrondie

Éventail à poissons

Ma queue les refoulent jusqu’au bec

C’est très pratique.

 

En effet, nous sommes bien occupés

Nous avons sorti nos parures de fête

Nous arborons de jolis détails

Nous ne sommes plus les charbonneux

Ceux dans le charbon, trempés

De la tête à la queue.

 

Dans les arbres, nous nichons

Parfois, nous séchons

C’est toujours pratique un perchoir

Pour ouvrir, en grand

La parasol de nos ailes

En fait, c’est plutôt un parapluie

Car nous ne sommes pas aqua proof

Je ne sais pas ce qui s’est passé, là-haut

Lors de la création

La Pachamama a oublié ce détail

Par contre, elle a bien pensé au parapluie

A déployer si la jugeote est présente

Si la transmission orale est bonne.

 

Peu importe, on s’adapte

Ce parapluie fait la joie des humains

Qui nous regardent comme des curiosités

Curieux nous sommes

Beaux et attendrissants

Quoi qu’en disent certains

Dans les arbres, omniprésents

La colonie s’étend

Les juvéniles grandissent à l’abri

L’arbre nous a tout donné

Nous, nous semons la vie

Avec nos us et nos coutumes.

 

Carole Radureau (21/07/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Marquenterre, avril 2026)

 

Grand cormoran

Phalacrocorax carbo

Carbo = charbon en latin en référence à sa couleur de base

Virgile cite le grand cormoran comme « l’oiseau plongeur qui se sèche au soleil »

Un diction breton dit que le cormoran en plumage nuptial a sa montre sur le côté, allusion à la tache blanche sur le haut de la cuisse.

En portugais : corvo-marinho = corbeau de mer

En néerlandais : aalscholver ou schollevaar (aals = anguille, terme qui désigne un oiseau imprécis et fait référence au fait que le cormoran apprécie les anguilles ; ainsi qu’au fait que cet oiseau a été utilisé pour pêcher les anguilles (la fameuse pêche au cormoran).

 

Cormoran nuptial
Cormoran nuptial

Voir les commentaires

Repost1

Publié le 19 Juillet 2026

Mon chant est passionnant

........Fragments de Baie de Somme.....

..........Chant d’amour au cycle de la vie.....

 

Mon chant est passionnant

Flûte de roseau, pipeau

Pour dessiner la finesse du monde

Je siffle à tue-tête et on me dit :

Turlututu, bec pointu

Bec recourbé, bec profilé

Pour plus de justesse

Pour un dîner aux chandelles et aux baguettes

Chinoises

Vous m’écoutez, à l’abri dans la roselière

C’est un récital, c’est un philarmonique

J’ai le flûteau, la quena et la zampoña

Rivés à la peau

Je suis même une peau de flûteau

Mon chant c’est la symphonie des Andes de la Somme

C’est le paradis des dieux de l’Olympe, en plein marigot

Je suis fils de Pan, enfant de la siyotanka

Je ne siffle pas, je suis souffle

Et mon souffle n’est pas de travers

Je souffle et pourtant je souffre

Bientôt mon chant ne sera plus

Mes effectifs sont en baisse

Ils ont pris nos marais

Ils ont bradé nos roselières contre un morceau de bitume

Cela ne nous sert pas du tout !!

Après tout ceci, il faut continuer de chanter

Chanter pour plaire, chanter pour pleurer

Chanter pour dire la misère

Siffler pour nous distraire

Crier pour les faire déguerpir

Chanter pour draguer

Tant de chants, tant de chansons

Écoutez-nous, voir

Nos chants irriguent les étoiles

Ensemencent la lune

Et distraient le soleil

Nous sommes indispensables à la vie

Nous sommes et voulons continuer d’être.

J’espère vous avoir convaincus.

Écoutez-moi, écoutez-nous

Et

Comprenez.

 

Carole Radureau (19/07/2026)

Inspirée par ces photos de Gianni de courlis cendré (Marquenterre, avril 2026)

 

Courlis cendré

Numenius arquata

Statut UICN : quasi menacé globalement, vulnérable en France

Du latin arquatus = courbé en arc

En grec moderne (Crète) makrimiti = long nez

Dans Rabelais (Le Quart livre, 1552) = corbigeau (un nom poitevin qui fait allusion à la couronne de son bec)

Autre nom français = turlute, du vieux verbe turelurer d’origine onomatopéique = jouer de la flûte (turlu = flûte de berger, flageolet). De ce mot sont dérivés turlututu, turelure et turlutte (connotation sexuelle).

En italien = chiurlo maggiore (maggiore = le plus grand comparé au courlis corlieu), chiurlo = onomatopée des cris de l’oiseau (en toscan, un chiurlo est un idiot).

Voir ci-dessous, après la vidéo, la campagne de la LPO pour la protection du courlis cendré

 

Mon chant est passionnant
Mon chant est passionnant
Mon chant est passionnant
Mon chant est passionnant

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 18 Juillet 2026

L’oiseau est à l’âme ce que la pierre est au coeur
L’oiseau est à l’âme ce que la pierre est au coeur

Paix, dans la quiétude de l’observation

Silence promis

Silence donné

Le calme a fait son nid

Sans un cri

Au plus profond de l’air découpé

Oiseau, innocent

Ne se sachant pas

Observé

Qui vit sa vie

Prend sa vie sous son aile

Coeur épris.

L’âme est douce

Quand la nature la berce dans son hamac

Le silence fuse tel un rapace accompli

Il vole à travers l’espace interdit

Brise le mur du son

Atteint le coeur et l’être

Telle la flèche de Cupidon

Nulle goutte de sang

Juste une sérénité

Offerte ainsi en son bouquet d’anémones

L’oiseau ne se doute pas de l’action

Elle est inodore, silencieuse et sincère

Il nous offre son entité, sa fable et sa cosmovision

Juste ainsi, par gentillesse

Et

Repart

Sa

Petite

Graine

De

Tournesol

Dans

Le

Bec.

 

Carole Radureau (18/07/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Magnanville, juillet 2026)

 

Ceci me donne l'occasion de vous proposer cette magnifique vidéo sur l'observation des oiseaux :

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Le jardin de Rosacorleone

Repost1

Publié le 18 Juillet 2026

La fauvette-escarpolette

 

.....Fragments de Vivarais.....

 

 

Son béret de travers

En avance sur la saison

Sieur fauvette est on ne peut mieux

Il a misé sur la densité

Sur la promesse de profusion

Ici, il y a des fruits

Je peux y rester sans un bruit

Nulle migration.

 

Mais sieur fauvette ne sait pas

Que c’est l’année de multiples canicules

Il ne sait pas que le Super El Niño

Fera bouillir les océans

Sortir des vagues de leurs gonds

Les plaques tectoniques joueront aux voitures tamponneuses

Les tempêtes seront plus que savonneuses

Le monde sera agité.

 

Sieur fauvette a eu une intuition

Il s’est balancé, subrepticement

Comme sur une escarpolette

Il a fait de la divination.

 

C’est pourquoi, dès le mois de mars

J’ai su tout ceci que je dis

C’est lui qui m’a prévenu

L’escarpolette n’est pas que boule de cristal

Il est aussi morse

Pour communiquer les messages avec bibi

Ce n’est pas de l’IA, c'est mieux que ça

C’est le vieux système D de la nature

Pour ceux qui y croient encore.

 

Carole Radureau (18/07/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge d’une fauvette à tête noire mâle, prise en photo en Ardèche en mars 2026

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

Repost1

Publié le 12 Juillet 2026

J’ai mal à la Terre

 

La terre me fait mal

Quand le soleil

La mord de toutes ses dents

 

J’ai mal à la Terre

Chaleur extrême

Mille tourments

Tournent et virent

Au firmament

 

La nature me fait mal

Chape de plomb

Sur elle, plomb fondu

La Terre a chaud, se fond

La Terre est sèche

Dure son assise

Terre fumante

 

J’ai mal aux arbres

Pourtant, ils ont les pieds

Sous terre

Pourtant, leurs racines

Au frais, dorment

 

Les arbres me font mal

J’ai peur qu’in fine

Ils ne disparaissent :

Feuillage jaunissant

Feuillage sous l’ardeur du soleil

Gémissant

Sans un bruit, sans un cri

Subissant pendant des heures

Plomb qui fond sur les couvertures,

Plomb

Durci

 

J’ai mal à l’eau

Comme elle me fait mal

Eau, s’évanouissant

Eau sacrée dans le plomb

Chauffée à blanc

Chaque goutte de sa matrice

En perles de condensation

Fuitant, s’enfuyant :

Eau sèche, eau disparue

Gorge sèche, gorge nue

Gorge : à quoi penses-tu ?

 

Les animaux me font mal

Du plus petit au plus grand

Ils subissent avec peine

Ils meurent sans un cri

Ils disparaissent sans un bruit :

La vie s’enfuit

 

Animaux, tombés au combat

Inégal et ardent

Espèces par la faute des hommes (des gouvernants)

La mort, subissant

 

J’ai mal aux insectes qui courent

À la recherche de la moindre goutte d’eau

 

J’ai mal aux oiseaux qui se terrent

Nul abri

 

J’ai mal aux espèces

Qui cumulent les sources de chaos

Les innocentes victimes

Me font mal et je crie

(avec les yeux), je crie

Car mon coeur, telle la Terre

Est sec, fruit trop mûr

 

J’ai mal aux gens

À qui l’on fait croire

Que c’est leur faute aussi

Les gens qui meurent

Sans un cri sous de funestes

Abris

 

J’ai mal aux gens qui souffrent

(chaleur et guerre)

Car, malgré tout ceci

La guerre, toujours, continue

 

J’ai mal aux gens qui ouvrent leurs fenêtres

Alors qu’il fait 37 degrés

Car leur vie s’écoule

Dans une bouilloire thermique

Ils n’ont pas le choix

Ici ou là, c’est pareil

L’air, n’existe pas

 

J’ai mal aux gens qui travaillent par ce temps

Qui, à la chaleur

Ne peuvent se soustraire

Sans prendre cher

 

J’ai mal pour tout ce qui vit

Pour tout ce qui mérite vie

Le ruisseau qui s’ennuie

Laisse passer le temps dans son ru

Car l’eau, c’est du passé

J’ai peur de ce qui suit

Mais, comme c’est demain

Il ne faut pas y penser

Le moment présent est sacré (même mauvais)

Il est sacré comme l’eau de nos âmes

Le moment présent tel qu’il est

Est encore précieux

Même si le cerveau bouillonne

Que les jambes, pèsent, plomb

Que les forces s’amenuisent

Car le coeur, malgré tout,

Survit

 

J’ai mal à la Terre

La terre sauvage

La terre humaine

La terre habitable

Je sais d’où vient le mal

Je sais comme il s’accélère

Le couteau

Bien enfoncé dans sa plaie

Tels des parasites

Infâmes

Ils enfoncent le clou

Jusqu’à la trame

La pelant, la déshydratant

Jusqu’à en finir

 

J’ai mal à la Terre

Et pourtant

Je sais qu’après nous,

Elle ne disparaîtra

Sa matrice est forte

Bien plus forte que tout

Car c’est l’espace qui

L’a construite

Car c’est l’univers

Qui la berce

Dans sa chape de ténèbres

 

Pourtant, la Terre me fait mal

Car je l’aime comme ma mère qu’elle est

Je l’aime avec toute sa vie

Avec toute sa beauté

Cette beauté qu’elle fit naître

 

J’ai mal aux souvenirs

De ce qu’elle a été

J’ai mal de me dire

Que cela ne sera plus

 

J’ai mal à la Terre

La Terre qui n’en peut plus

La Terre qui nous porte,

Nous nourrit

Nous abreuve

Nous abrite

La terre qui nous porte malgré tout....

.......

Jusqu’à quand ?

Carole Radureau (12/07/2026)

Ecrit à 2 heures du matin pendant la 3e canicule de la saison

 

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère, #Agate mousse

Repost1

Publié le 12 Juillet 2026

A Pablo Neruda

Pablo, tengo un pensamiento para ti

el día de tu nacimiento

la Tierra, tu la quiso como tu madre

la Tierra, tu la cantaba como un canto

por ti, aprendi el canto

por ti, canté con mi corazón

con mis entrañas, con mi alma

sacando Tierra a ambas manos

modelándola, dándole forma

para convertirla en una copa de saciedad.

 

Pablo, j’ai une pensée pour toi

le jour de ta naissance

la Terre, tu l’aimais comme ta mère

la Terre, tu la chantais comme un chant

grâce à toi, j’ai appris à chanter

grâce à toi, j’ai chanté de tout mon cœur

avec mes entrailles, de toute mon âme

en puisant la Terre à pleines mains

en la modelant, en lui donnant forme

pour en faire une coupe de satiété.

 

(A Pablo Neruda né le 12 juillet 1904)

 

Carole Radureau (12/07/2026)

Ces 2 textes ont été écrits à 2 heures du matin pendant la 3e canicule de la saison

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Aragonite

Repost1

Publié le 30 Juin 2026

Quand le grèbe nous prend par la main

……..Fragments de Baie de Somme……

..........Chant d'amour au cycle de la vie.........

 

 

Le petit grèbe

Châtaigne parmi les lentilles d’eau

Dans la soupe

Se baigne

Se trouve le plus beau.

 

L’eau est sa matière

Les plantes son matériau

Il va construire son nid

Son petit nid tout beau

Y accueillir sa marmaille

De petits grèbes

Tout beaux.

 

Ils seront couleur châtaigne

Pour les garçons, s’il vous plaît

Couleur lentille d’eau

Pour les filles

C’est un modèle inédit.

 

Sur l’eau

Le gentil grèbe

Dit : viens !

Il nous prend par la main

Il aimerait qu’on parle de lui

Et de tous ses amis volants

Il aimerait nous raconter

L’assèchement des marais

Et puis les canicules

La raréfaction des proies

La soupe qui devient bouillon de cultures

Il a des revendications

Arrêtez de surchauffer, vous

Les 2 pattes qui votez

Toujours plus et partout

Pour des fachos

Il y a des choses qui ne s’expliquent pas

Même les grèbes se posent des questions

A l’heure où tout bouillonne

Ils n’ont qu’en tête, tant et plus

Que destruction

Déforestation

Guerre à l’infini

Armement et bizness

Vol de l’eau

Le crime d’aujourd’hui

Et de demain

 

Et

nageront

les

jolis

petits

grèbes

couleur

de

châtaigne

s’il

n’y

a plus

d’eau ?

 

Carole Radureau (30/06/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni d’un grèbe castagneux (Grand Lavier, avril 2026)

 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 21 Juin 2026

Par Original téléversé par ALE! sur Wikipédia allemand. — Felipe Guaman Poma de Ayala:, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11974521

Dame Soleil est folle

Elle veut notre peau

Qui est allé, ainsi

Lui chatouiller sous les pieds ?

 

La Corse et Marseille

Deviennent fréquentables

Alors que Paris, Reims et Auxerre

Se pressent autour du presbytère….

…..et ressortent des prières

A la Terre-Mère, il serait temps !

 

Dame Soleil, mais que veux-tu ?

On sait que le capitalisme tue

Il n’a pas l’air de s’en faire, lui

La clim inclinée sur le derrière.

 

Tout est détraqué, tout

Part à vau-l’eau

Ils l’avaient annoncé

Pris pour des fous

Les complotistes ont de la matière devant eux

Une matière riche en têtes vides

Prêtes à gober

Même la lune !

 

Mais la chaleur, nous on la sent bien

Elle nous offre des pages

Directement inspirées de notre dernière heure

(enfin pour moi, mais c’est normal, c’est moi)

Quiconque croit résister se

Trompe

La chaleur est un accélérateur

De dommage collatéral :

Ça !

Le capitalisme, lui, le gère bien

C’est même sa matière favorite.

 

Que dire sinon que faire ?

On est bien petits

Et Dame Soleil bien trop puissante

Elle ne fait que son boulot

Il ne faut pas la condamner

Et accepter, accepter son sort

Car il n’y a rien d’autre à faire.

 

Mais la chaleur si partageuse de Dame Soleil

Peut offrir des vagues de pensées

Des nids de réflexions

Des parcmètres à philosopher

Et peut-être dans tout ceci

Faire naître des décisions ?

 

Est-ce trop tard comme ils le disent

Nous désespérant peu à peu

Par la manière forte :

Briser l’espoir.

Est-ce trop tard pour bien faire ?

La Terre-Mère est résiliente

Quand on lui tend la main

Elle nous remercie

Par un pur ciel bleu

Sans ses horribles traces blanches de fumée

Avec un air pur, gai à absorber

Avec une embellie

Qui nous fait aimer la vie

Je le sais

Je me souviens du confinement lors du Covid

Où la terre a soupiré

Et ma muse s’en est tout de suite émue.

 

Il n’est jamais trop tard

Pour se donner une feuille de route

Pour bien faire

Il faut tout conjuguer

Les bonnes dynamiques et les politiques

Dans cet état de chose

Il n’y pas une solution

Mais des milliers

La première de toutes :

Arrêter les guerres !!

 

Hé ! pas facile me direz-vous

Tant de va-t’en guerre, tant….

Si bien que chaque état en rêve

Comme d’une réponse à quoi au juste ?

Au réchauffement climatique ?

Aux vagues de migrants

Poussées par lui-même ?

Ou pour enrichir les profiteurs de guerre ?

Derrière lui, le capitalisme !

Encore lui.

 

Ce n’est pas Dame Soleil qu’il faut incriminer

Vous savez qui

Alors réfléchissez, poétisez, philosophez

Surtout : prenez les bonnes décisions

Pour votre santé

Pour la Terre-Mère

Pour nos descendants

Pour les espèces, toutes

Pour l’eau, toutes les formes d’eau

Et pour la paix,

Pour les enfants

Victimes de la folie des hommes.

 

Carole Radureau (21/06/2026)

 

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Agate mousse, #Dame-soleil

Repost1