Publié le 30 Janvier 2026

 

A mi me gustan las ofrendas a la Madre Tierra

Ce qui se traduit littéralement par :

A moi me plaisent les offrandes à la Terre-Mère

Ce qui s’écrit plus correctement :

J’aime les offrandes à la Terre-Mère.

 

Ce que j’aime dans l’espagnol c’est la distribution des mots

L’ordre dans lequel ils se rangent

Ce qui parle bien à ma poésie

Ce que j’aime dans l’espagnol c’est le sens que l’on comprend des mots

Tout est simplifié

C’est une langue légère, chantante, sans soucis.

 

J’écris chaque jour pour faire des offrandes à la Terre-Mère

Car je suis très fan de cette coutume des peuples premiers

De remercier pour les dons reçus.

Soudain, réfléchissant, je me dis, 

Soudain, faisant des offrandes, je me dis :

J’offre à la terre ses propres fruits

Ses propres dons car, tout, tout, tout

Sur cette terre, c’est elle qui nous l’offre.

Je prends les fruits de la culture de mon jardin

Jamais de produits transformés industiellement

Cela peut être des légumes, des plantes médicinales

Souvent des fleurs

Encore plus souvent des roses

Parfois, j’y ajoute des tisanes

Jamais d’alcool même si elle aime ça (si j’ai bien compris).

 

Cherchant ce qui pouvait être une offrande

Qui ne soit pas un produit de la Mère

Je me suis dit que ma poésie était originale

Que c’était un produit transformé évidemment

Moi-même étant un produit de la Terre-Mère

Mais ma poésie est non transformée industriellement.

 

Si bien que chacun de mes poèmes est une offrande à la Terre-Mère

Je peux peu pour la soutenir en ces temps difficiles

Je continue d’exercer une pression conséquente sur elle du fait de mon existence

Je suis en dette comme chacun d’entre nous

Aucune offrande, même sortant de nos têtes ne suffira

Mais, en avoir l’intention

C’est déjà un pas de géant.

 

A méditer.

 

Carole Radureau (29/01/2026)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère, #Offrandes à la terre-mère

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Publié le 30 Janvier 2026

…….Fragments de Baie de Somme……

…….Nicheur estivant exceptionnel …..

 

 

Ni assez vert

Avec de petits sourcils pas très marqués

Une robe tirant sur le brun

On dirait même un aspect pelucheux

Il a été vu occasionnellement dans la Baie

Et sa présence est notée en Picardie.

Est-ce lui, le pouillot de Bonelli ?

 

Si c’est le cas, c’est un oiseau rare

Mais tous ne le sont-ils pas ?

 

Autrefois appelés fauvettes

Ou encore chantres (chanteurs) les pouillots sont vifs

Ils sont acrobates et à l’aise aussi bien sur ou

Sous les feuilles

Creusant des tranchées de leur bec

Dans les colonies de pucerons.

 

Le pouillot de Bonelli vit dans les bois secs

Il arrive au printemps en Europe

En provenance de l’Afrique sub-saharienne

Il niche au sol, dans un talus ou sous un buisson

Le réchauffement climatique ne serait pas un problème pour sa survie.

 

Carole Radureau (30/01/2026)

 

Autres pouillots qui ont pu être observés dans le parc du Marquenterre :

Pouillot à grands sourcils, verdâtre, véloce, siffleur, fitis

 

https://www.oiseaux.net/oiseaux/pouillot.de.bonelli.html

Pouillot de Bonelli
Pouillot de Bonelli
Pouillot de Bonelli

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Publié le 29 Janvier 2026

Elégant comme un chœur de graines

……..les Moisson de l’eau…..

 

 

Champ de graines en la pampa

Couleur sépia

Entre le fruit séché et l’aurore

Nourriture à l’unisson.

 

Chant qui jaillit de la pampa

Chœur de graines endormies

Pour l’hiver, assoupies par le froid

Enrouées par la nostalgie.

 

Le chœur s’est éclairci

Comme un enfant qui s’éveille

Voit les premiers flocons de neige

Sur le bord de la fenêtre

Et rit.

 

C’est un chant profond qui jaillit

En son cœur de pampa, une tache rouge

Ennoblie, rend l’aube précieuse

C’est un goûteur, un écouteur

Il a pris le parti de déjeuner

Et de chanter.

 

N’est-ce pas un peu tôt tout ceci dans la saison ?

Est-il trop tôt pour les réserves ?

Est-il trop tôt pour le chant des êtres qui fêtent la vie ?

 

Carole Radureau (28/01/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

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Publié le 29 Janvier 2026

Qui es-tu ?

……Fragments de Vivarais……

 

 

Aujourd’hui j’écris pour l’oiseau inconnu

Sur une photo

Sur un arbre perché

Une silhouette à déchiffrer.

 

Qui es-tu ?

Toi qui n’as pas de bras.

 

J’ai 2 ailes en guise de bras

2 L pour aimer la Liberté et la Légèreté.

 

Aujourd’hui la muse est en vadrouille

Elle cherche dans des buissons le vers perdu

Elle attend la musique sincère de la vie

Pour composer un poème à l’inconnu.

 

Qui es-tu ?

Toi qui n’as pas d’oreilles.

 

Nul besoin de grands pavillons pour voler

Pour entendre et pour écouter

La Terre-Mère m’a conçu tel que je suis

Oiseau, léger

Bagage, léger

Tout le nécessaire, nul superflu.

 

Aujourd’hui la poésie grimpe à l’arbre

Il a un goût de Vivarais et au loin un parfum de genêts

Le berce avant l’heure

Il faudra y arriver sur la branche

Où s’est posé, doucement l’inconnu.

 

Oh, il s’est envolé !

 

Qui es-tu, toi qui n’as pas attendu ?

 

Je suis l’oiseau sans nom

L’oiseau que l’on ne rencontre qu’une fois dans sa vie

Maintenant que tu m’as vu

Sois heureux(se), j’exaucerai tes vœux

S’ils sont en accord avec moi-même

Un être sans bras, sans oreilles mais

Au cœur immense.

 

Carole Radureau (28/01/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 27 Janvier 2026

…….Fragments de Vivarais…..

 

 

Sous une casquette couleur noisette

Dame Fauvette aime les déshabillés

Simples et discrets

Aujourd’hui, pour le défilé d’été

Elle a décidé de nous montrer ses dessous

Des dessous chics et choc

Adaptés à tous les climats.

Son bidon apprécie les tons gris

Sa poitrine aime les soies discrètes

Qui protègent bien le cœur tendre

Qui sont de vrais gardes-boue.

Quand elle vole, légère et invisible

Alors que, juste sa chanson nous la révèle dans les feuillages

Parfois, seule sa casquette nous l’identifie

Noisette c’est Madame, noire, c’est Monsieur.

Les dessous chics et choc sont intransigeants

Ils protègent

Ne font pas semblant

Et l’on imagine aisément

Comme ils sont douillets

Lorsqu’ils se couchent, délicatement

Sur la nichée prête à éclore.

 

Carole Radureau (27/01/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge d’une fauvette à tête noire

 

Les dessous de Dame Fauvette

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 27 Janvier 2026

Une ouette d’Egypte

…….Fragments de Baie de Somme…..

 

 

Une ouette d’Egypte en Baie de Somme

Parmi tant et tant d’anatidés

L’exotisme à fleur d’eau

Quand les frontières quoi qu’en disent les réfractaires

Jamais, jamais

N’ont été aussi poreuses.

 

Espèce introduite qui s’est répandue

Elle trouve sa place

Avec dame bernache sur les étangs

Elle rivalise par la voix avec ses cousines

J’imagine le capharnaüm !

 

Rêve-t-elle des grands espaces africains

Des danses au bord du Nil

Quand sur son cours

Courent les felouques au son du ney ?

 

Sa tenue veut imiter le patchwork

De dame Tadorne

C’est comme si elle avait

Elle-même

Cousu ses propres échantillons

De tissus anciens préservés

Génération après génération

Comme une sorte de mémoire

Collée

A même ses ailes

A même son corps.

 

Bien perchée sur des pattes solides

Et roses

Jolie comme un soleil égyptien qui se lève sur un lit de roseaux

Dame Ouette joue l’exotisme dans la Baie

Et personne ne s’en plaint.

 

Carole Radureau (24/01/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

Une ouette d’Egypte
Une ouette d’Egypte

exemple de ney avec Kudsi Erguner qui n'est pas égyptien mais turc et très célèbre jouer de ney.

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Publié le 26 Janvier 2026

 

…….les Moisson de l’eau……

 

 

Le petit oiseau sur la branche

Sur la petite branche

Sous la grosse branche

Le petit oiseau affairé

C’est jour de marché

Sur les étals colorés

Dorment les victuailles

Offertes au soleil et aux appétits

Offertes à la vie.

 

Le petit oiseau sur la petite branche

Lui aussi, tout petit, si agile

Picore à qui mieux mieux

Son déjeuner de soleil :

Il était là, sur l’étal du marché,

Offert, offert

Sous cette grosse branche

Hôtesse de toutes les nourritures.

 

Carole Radureau (26/01/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni d’un roitelet huppé

Le petit oiseau sur la branche

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Publié le 26 Janvier 2026

 

……Fragments de Vivarais…..

 

 

Le soleil dans une main

Orange délavé, sans entrain

Toi, tu sors en renfort ton rimmel

Pour dessiner sans trembler,

Tes formes.

 

Dans la main, le soleil tremble

Il a peur, il

S’est fait surprendre

Cet arbre qui se dessine

Peu à peu

Sous ses yeux

C’est une créature extraordinaire.

 

Toi, tu dis : Comme la Linea

Je dessinerais le trait

Et sur le trait et sur la branche

Un oiseau

Je dessinerais.

Et tu l’as fait :

Moi, l’oiseau

Je suis apparu.

 

Derrière nous, dans la main

Le soleil gémissait

Il se sentait petit, petit

Sa place, on lui avait pris

Et dans le fond, toi, tu as continué

Tu as dessiné

Trait après trait

Et toute une lisière ondulée

A doucement frémi

Sous le vent soudain tiédi.

 

 

Carole Radureau (25/01/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge

 

Dessin de maître

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 25 Janvier 2026

 

 

 

…….Fragments de Baie de Somme…..

 

 

Quand est venue l’heure de manger

Compère Renard

S’en va traîner

Dans les marais

Là, où

Tranquilles,

Vivent les oiseaux

Par milliers.

 

A l’affût ou bien repus

Il va et il vient

Se faufilant dans les hautes herbes

Espérant, espérant bien

Tomber sur un râle étourdi.

 

Un petit râle d’eau

Est là, tout proche

Ah, ce pauvret

Chacun en veut à sa peau

Une peau de râle ça vaut cher

Pour combler une brèche

Dans un estomac vide.

 

C’est la loi de la nature

Alors, les oiseaux-proies

Pour se cacher

Dans cette nature généreuse

Rivalisent, depuis toujours

En astuces et en camouflage.

 

Parfois un seul détail de leur parure

Met la puce à l’œil du prédateur

Par exemple, un bout de bec rouge

Ça peut être fatal

Mais Compère Renard aussi peut être repéré

Il a une robe rousse qui tranche dans la verdure

Même s’il est profilé et rusé comme chacun le sait.

 

Les renards sont chassés

Persécutés et harcelés

Je me souviens que les chasseurs touchaient une prime

Pour les abattre, dans ma jeunesse

Ils devaient fournir la queue comme preuve

On leur donnait 50 francs de l’époque

Si bien que les peaux de renard n’étaient jamais complètes

(dixit les taxidermistes amateurs)

Un jour, un chasseur me proposa un jeune renard qu’il venait de tuer

Le pauvre était encore tiède

Très beau, avec sa petite queue bien touffue

Je l’ai pris, trop heureuse !

Puis, d’autres lui dirent l’astuce de la prime à la queue

Il revint me demander pour la couper

Je refusais net et fermement

Trop heureuse de pouvoir tanner une peau entière

C’est ainsi que j’avais eu ce renard.

Jamais, avec mes grands-parents et mon oncle nous n’avons tanné

D’animaux sauvages tués par nous

Nous n’étions pas des chasseurs

Les gens du village savaient que nous pratiquions la taxidermie

Les gens chassaient et tuaient gratuitement

Sans même consommer leurs proies

Souvent, ils nous les donnaient

Ou alors en pièces détachées

Par respect pour les animaux

Par amour du travail bien fait

Nous les conservions.

 

Drôle de passe-temps.

Autrefois, cela était naturel

Aujourd’hui, ça choque

Mais l’homme n’a pas toujours été choqué

Quand il se trouvait comme Compère Renard

A l’affût des grandes herbes vertes

Pour trapper ou capturer un râle d’eau,

Son estomac lui chantait une chanson

Qui n’était pas prospère

Et ça, on l’oublie à présent ?

 

Carole Radureau (24/01/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

Compère Renard
Compère Renard

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Fragments de Baie de Somme

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Publié le 24 Janvier 2026

Georges l'ardéchois

Georges l'ardéchois

Un jour, Georges s’est envolé

Il avait envie de voir le monde

Finis les petits jardinets particuliers

A lui l’océan et les grands vents.

 

Mais Georges s’est laissé emporter

Le vent était devenu fort

Si fort, que lui, Georges, ne pouvait rien maîtriser

Il s’est laissé flotter

Sur un bateau, le voilà arrivé.

 

Puis c’était la terre nouvelle

Puis ce furent les dernières nouvelles

Un petit oiseau rare, tout frais débarqué :

Un rouge-gorge familier.

 

Là-bas, ils ne savent pas que c’est Georges

Là-bas, pour eux, Georges est exotique

Ils ont pourtant des colibris, des geais bleus

Un cardinal rouge sang

Mais Georges, c’est un moment rare !

 

Comme les Français, attirés comme des mouches à miel

Par l’exotique martin-pêcheur d’Amérique en Bretagne

Les Canadiens rêvent de voir notre Georges

Notre vedette bien à nous.

 

Mais, c’est que Georges

Il est rare, pour nous, chaque matin

La petite vedette ne baisse jamais dans nos audiences

Chaque jour, on dit : « Voilà Georges »

Comme au 1er jour du monde

Chaque jour, l’on est ravi

D’observer ce petit compagnon

Chaque jour, l’on est heureux

De se savoir accompagnés par Georges (ou Georgette).

 

Souhaitons du bonheur aux amis Canadiens

En compagnie de notre petit oiseau

Souhaitons-leur autant de joie et de sérénité à le voir

Que pour nous, ici.

 

Carole Radureau (24/01/2026)

 

Inspirée par cette photo et cette vidéo de Serge

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #Oiseaux-muses

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