oiseaux-muses

Publié le 28 Septembre 2026

Cryptique ? Vous avez dit cryptique

.........les Moisson de l’eau .......

 

 

Je n’ai rien vu venir

Un tas de petits cailloux

Au bord d’un lac d’eau douce

Nul oiseau en vue

Ni une échancrure blanche

Des pattes rouges

Pour donner le la.

 

Quel oiseau se camoufle en berge , ainsi ?

La Terre-Mère experte en costume

Lui en a créé un sur-mesure

Cryptique à souhait

Un costume de bluff.

 

La nature est si ingénieuse !

Comment l’homme a-t-il cru ?

 

A-t-il cru qu'il pouvait la concurrencer ?

 

L’apprenti n’égalera jamais la maîtresse

 

Bécassine, notre cousine à tous

Fouille de son bac la vasette grouillante de vie

Elle n’a rien à craindre

On ne l’a pas vue

Sinon le photographe habitué

«Il doit y avoir quelqu’un sur ce rivage « 

S’est-il dit et hop, dans l’objectif !

 

Ma bécassine n’en est pas toute retournée

Elle n’a rien vu, rien su

Son déjeuner n’a pas été perturbé

Et ici, maintenant, on admire sa jolie tenue

Tout droit venue de sa mère, la Terre

Qui la protège si ingénieusement.

Seulement, l’apprenti a tout détruit.

 

Carole Radureau (28/09/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni d’une bécassine des marais (Moisson, septembre 2026)

Cryptique ? Vous avez dit cryptique
Cryptique ? Vous avez dit cryptique

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Publié le 25 Septembre 2026

Chante, sittelle

........Fragments de la pampa freneusienne.....

 

 

Chante, sittelle

Dans le bois

Résonne ta ritournelle

Elle indique ta présence

Car, ce mois, c’est le mois de l’absence

Il y a peu de chants

Sinon celui de Georges

Pour te concurrencer.

 

Chante, la gorge

Déployée vers le ciel

Afin qu’en sorte, mirabelles

Des notes fruitées.

 

On ne peut pas chanter dans la descente

Le son aurait l’air tronqué

De cet air avalé par mégarde

Qui donne les fausse-routes.

 

Chante, étincelle puissante

Vers qui volent les notes

Mirages endiamantés

Comme des perles en fusion.

 

Carole Radureau (25/09/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni d’une sittelle torchepot (Freneuse, septembre 2026)

 

 

Sittelle torchepot

Sitta europea

 

Du latin europa (Europe) : elle vit dans toute l’Europe, de l’Atlantique à l’Oural, de la Suède à la Sicile.

Torchepot : car elle sait maçonner l’entrée de la cavité de l’arbre ou du mur où elle niche avec une sorte de torchis qu’elle fabrique avec sa salive et des boulettes de terre ou d’argile.

« port » : les nichoirs étaient, autrefois des « pots à oiseaux » an terre cuite.

En vieux français : pic-maçon ou maçon

En allemand : kleiber = maçon

En néerlandais : boomklever = maçon des arbres

En italien : picchio muratore – pic-maçon

En espagnol : trepador azul = grimpeur bleu

En anglais : nuthathch = éclateur de noix

Chante, sittelle

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Publié le 21 Septembre 2026

Équilibriste

.......les Moisson de l’eau.......

 

 

Suspendue entre la sécurité de l’air

Et l’incertitude de l’eau

Elle accroche ses pattes

Pinces

À la vertu d’une branche.

 

S’étirant comme un gant

Comme un roseau

Qui n’en peut plus de grandir,

Elle est profilée.

 

Silhouette terminant un végétal en suspens

Blanche étincelle qui se plante

Droite

Sur l’escarcelle de l’onde

Elle accroche, fortement

Ses doigts gantés de beurre frais

Pour ne laisser bouger

Dans l’air inquiet

Qu’un tremblement digne d’une plume.

 

Carole Radureau (21/09/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Moisson, septembre 2026)

Équilibriste

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Publié le 20 Septembre 2026

Mange-mûres

.......Fragments de la pampa freneusienne.....

 

 

Quand l’heure sera venue

De glisser dans sa glotte

Le velours de violine

Le sang de mûre

La pourpre non cardinalice de la vie sauvage,

Je serais là.

 

Je serais méritante

Le buisson d’épine

Loin d’être accueillant

Est un passe-misère

Qu’il faut dépasser.

 

Nous autres, oiseaux

Sommes équipés :

Notre plumage est une barrière aux ronces

Nos pattes sont petites

Seulement, nous ne sommes pas à l’abri d’une griffure

Comme vous !

 

Cette année, les ronciers ont souffert

Le soleil a transformé les mûres en fruits confits

Hyper confits :

Misère !

Il ne faut pas être difficile !

 

La nature nous joue des blagues

On ne sait pas pourquoi ?

On s’adapte

On évolue

On prend les choses comme elles sont

Parfois, il n’y a rien dans le garde-manger de la Terre-Mère

Que pouvons-nous y faire ?

 

Carole Radureau (20/09/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Freneuse, août 2026)

 

 

Fauvette grisette

Sylvia communis ou curruca communis

 

Du latin communis (commune) dans le sens d’abondant.

Grisette : par rapport à la couleur de la tête du mâle.

Selon Buffon, elle est appelée passerine en Provence par rapport à ses teintes qui rappellent la robe d’un moineau (passer, le nom latin du moineau).

En anglais, le terme Whitethroat souligne sa gorge blanche ainsi que le font les appellations françaises Barbe blanche, Gorgette et Grosse-gorge (quand elle hérisse les plumes de sa gorge quand elle chante).

L’allemand, Dorngrasmücke (fauvette-épine) indique qu’elle fréquente les buissons d’épineux.

Les noms suédois Törnsängare et norvégien/danois Tornsanger = chanteur des épines.

En italien Sterpazzola de sterpala = ronceraie.

En espagnol Curruca zarcera = fauvette qui chasse dans les buissons.

En portugais, Papa-amoras = mange-mûres.

 

Mange-mûres

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Publié le 19 Septembre 2026

Petite nonne, fille des marais

.......fragments de la pampa freneusienne.....

 

 

Je vais resituer les choses

De la ville et du cloître,

Diverger

Pour emprunter d’un pas léger

Le chemin de traverse

Celui qui offre la clé de sol

Qui chante l’harmonie.

Je vais, d’une histoire de calot noir

Faire un conte

Quand la coiffure mime la liberté

Alors que la croyance l’emmure

Même si le vœu est sacré

Que chacun et chacune s’y dévoue sans arrière pensée.

 

Je vais m’envoler comme s’envolent les noms en « ette »

Comme la poudre d’escampette

Qui fume sans nous faire éternuer

Je vais m’immiscer dans les histoires qui

Toujours

Ont le dernier mot

Pour dire les choses, pour expliquer, pour justifier.

Moi, de tout ceci

J’ai retenu le mot marais.

 

Car le marais est lui aussi sacré.

Car il est menacé.

Car les hommes ont tout misé sur lui

En le détruisant.

Savaient-ils ce qu’ils faisaient au moment-même ?

J’en doute ou si c’est le cas

Cela est hautement criminel

Car partout dans le monde

Ils ont asséché, colonisé les marais (les zones humides)

Cela continue de plus belle si bien que, foi d’un palétuvier

J’ai peur pour la suite de l’histoire.

 

La nonnette avec sa coiffette

N’a rien d’une bonne sœur

Elle a l’allure proprette de celle qui vit sa vie

En restant masquée.

 

C’est une mystérieuse

Une qui adore les cachettes

Qu’il faut débusquer

Car son habit de nonnette

Passe à travers les épuisettes (les zooms).

 

Elle est ravissante avec sa bavette noire

Si bien que tout peut y dégouliner de son bec

Sans que l’on en voit les taches.

Elle n’est pas la plus connue des mésanges

C’est pourquoi on aime la voir

Dans son maquis

Dans son parcours de conquête (de la vie et des insectes).

 

Carole Radureau (19/09/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Freneuse, août 2026)

 

Mésange nonnette

Parus ou poecile palustris

 

Palustris : du latin = marécageux

L’oiseau affectionne les marais boisés et niche dans les saules.

On retrouve l’allusion au marais dans les noms de cet oiseau

  • En anglais : marsh tit
  • En allemand : stumfmeise
  • En danois : stumpmeise
  • En espagnol : carbonero palustre
  • En portugais : chapim-palustre

Nonnette : petite nonne en raison de sa calotte noire.

Nom donné par les québécois aux mésanges américaines dépourvues de huppe et qui ont une calotte sombre.

 

Petite nonne, fille des marais

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Publié le 18 Septembre 2026

 

........Les Moisson de l’eau......

 

Sans un bruit

Sans un cri

Tout juste un petit déplacement d’air

L’onde à peine se trouble

Du mouvement des géants au décollage

Plumes blanches

Ailes blanches largement déployées

Vol synchronisé

Un huit se dessine

Couché

Sur l’onde innocente

Reflet de l’infini

Lemniscate quasi parfaite

Comme une invitation

À la philosophie.

 

Carole Radureau (18/09/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Moisson, septembre 2026)

Les cygnes et l’infini

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Publié le 26 Août 2026

 

......Fragments de Vivarais.....

 

 

Quand le soleil bat son tambour

Dans le pin, l’ombre est fraîche

Les pommes laissent échapper

Leurs robes de rubis

Les épines sont autant de couettes soyeuses

Où plonger sa tête, bienheureux.

 

Un éclat de saphir attire l’oeil

La pénombre pinède laisse échapper un trésor

C’est un objet anodin

Un indice ; un décalcomanie

Peut-être un mirage ?

 

Nous ne sommes ni en Amazonie

Ni au Canada où le bleu saphir revêt des oiseaux

Ici, ce serait trop beau peut-être mais il en est des êtres

De nos régions

Comme des lutins et des farfadets

Ils sont imprévisibles et farceurs.

 

Il s’agit bien d’un oiseau

Celui qui nous offre parfois

Sur le layon, une offrande

Comme un trésor hérité de Sandokan.

 

Il arbore sa parure en écusson

C’est le plus beau de la gent ailée

Crest un saphir au bleu évolué

Un qui a pris sa force dans le dénivelé des siècles.

 

Carole Radureau (26/08/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge d’un geai des chênes

 

Un saphir dans le pin

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 24 Août 2026

 

......Fragments de Vivarais......

 

Ombre qui puise ton coeur en Orient

Quand la feuille sur le mur

A décalqué la substance de son rêve :

Le mirage a parlé

 

 

Oiseau qui ne lâche pas la proie pour l’ombre

Qui la prend, elle, pour ce qu’elle est

Car il en a bien besoin.

 

Ombre, bienheureuse et fidèle

Que l’on recherche comme une oasis dans le désert

Qui nous dit quelque chose sur elle-même

Relevant du sacré

 

Sacré, l’oiseau, précieux, surveillant

De nos espérances

Qui se protège, qui vit intensément

Sans aucune prise de risque inutile

 

Que nous dis-tu de ton mode de vie ?

 

Tu nous apprends la sagesse

Tout comme l’ombre nous apprend le respect

Ombre, à nos pieds

Ne cesse jamais de briller.

 

Carole Radureau (24/08/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge

 

Oiseau et ombre

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #Oiseaux-muses

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Publié le 21 Juillet 2026

Cormoran nuptial

.......Fragments de Baie de Somme....

.........Chant d’amour au cycle de la vie........

 

Ainsi je suis sorti de l’eau

Vous verrez mes grands pieds

Ils sont parfaitement adaptés à la natation

Sortes de palmes

Que l’on dirait trempées dans la marée noire

On a anticipé.

 

Ainsi je suis dans les arbres et c’est pour quelque chose

Vous pourrez apercevoir toute mon anatomie

Ma queue en palette arrondie

Éventail à poissons

Ma queue les refoulent jusqu’au bec

C’est très pratique.

 

En effet, nous sommes bien occupés

Nous avons sorti nos parures de fête

Nous arborons de jolis détails

Nous ne sommes plus les charbonneux

Ceux dans le charbon, trempés

De la tête à la queue.

 

Dans les arbres, nous nichons

Parfois, nous séchons

C’est toujours pratique un perchoir

Pour ouvrir, en grand

La parasol de nos ailes

En fait, c’est plutôt un parapluie

Car nous ne sommes pas aqua proof

Je ne sais pas ce qui s’est passé, là-haut

Lors de la création

La Pachamama a oublié ce détail

Par contre, elle a bien pensé au parapluie

A déployer si la jugeote est présente

Si la transmission orale est bonne.

 

Peu importe, on s’adapte

Ce parapluie fait la joie des humains

Qui nous regardent comme des curiosités

Curieux nous sommes

Beaux et attendrissants

Quoi qu’en disent certains

Dans les arbres, omniprésents

La colonie s’étend

Les juvéniles grandissent à l’abri

L’arbre nous a tout donné

Nous, nous semons la vie

Avec nos us et nos coutumes.

 

Carole Radureau (21/07/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Marquenterre, avril 2026)

 

Grand cormoran

Phalacrocorax carbo

Carbo = charbon en latin en référence à sa couleur de base

Virgile cite le grand cormoran comme « l’oiseau plongeur qui se sèche au soleil »

Un diction breton dit que le cormoran en plumage nuptial a sa montre sur le côté, allusion à la tache blanche sur le haut de la cuisse.

En portugais : corvo-marinho = corbeau de mer

En néerlandais : aalscholver ou schollevaar (aals = anguille, terme qui désigne un oiseau imprécis et fait référence au fait que le cormoran apprécie les anguilles ; ainsi qu’au fait que cet oiseau a été utilisé pour pêcher les anguilles (la fameuse pêche au cormoran).

 

Cormoran nuptial
Cormoran nuptial

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Publié le 19 Juillet 2026

Mon chant est passionnant

........Fragments de Baie de Somme.....

..........Chant d’amour au cycle de la vie.....

 

Mon chant est passionnant

Flûte de roseau, pipeau

Pour dessiner la finesse du monde

Je siffle à tue-tête et on me dit :

Turlututu, bec pointu

Bec recourbé, bec profilé

Pour plus de justesse

Pour un dîner aux chandelles et aux baguettes

Chinoises

Vous m’écoutez, à l’abri dans la roselière

C’est un récital, c’est un philarmonique

J’ai le flûteau, la quena et la zampoña

Rivés à la peau

Je suis même une peau de flûteau

Mon chant c’est la symphonie des Andes de la Somme

C’est le paradis des dieux de l’Olympe, en plein marigot

Je suis fils de Pan, enfant de la siyotanka

Je ne siffle pas, je suis souffle

Et mon souffle n’est pas de travers

Je souffle et pourtant je souffre

Bientôt mon chant ne sera plus

Mes effectifs sont en baisse

Ils ont pris nos marais

Ils ont bradé nos roselières contre un morceau de bitume

Cela ne nous sert pas du tout !!

Après tout ceci, il faut continuer de chanter

Chanter pour plaire, chanter pour pleurer

Chanter pour dire la misère

Siffler pour nous distraire

Crier pour les faire déguerpir

Chanter pour draguer

Tant de chants, tant de chansons

Écoutez-nous, voir

Nos chants irriguent les étoiles

Ensemencent la lune

Et distraient le soleil

Nous sommes indispensables à la vie

Nous sommes et voulons continuer d’être.

J’espère vous avoir convaincus.

Écoutez-moi, écoutez-nous

Et

Comprenez.

 

Carole Radureau (19/07/2026)

Inspirée par ces photos de Gianni de courlis cendré (Marquenterre, avril 2026)

 

Courlis cendré

Numenius arquata

Statut UICN : quasi menacé globalement, vulnérable en France

Du latin arquatus = courbé en arc

En grec moderne (Crète) makrimiti = long nez

Dans Rabelais (Le Quart livre, 1552) = corbigeau (un nom poitevin qui fait allusion à la couronne de son bec)

Autre nom français = turlute, du vieux verbe turelurer d’origine onomatopéique = jouer de la flûte (turlu = flûte de berger, flageolet). De ce mot sont dérivés turlututu, turelure et turlutte (connotation sexuelle).

En italien = chiurlo maggiore (maggiore = le plus grand comparé au courlis corlieu), chiurlo = onomatopée des cris de l’oiseau (en toscan, un chiurlo est un idiot).

Voir ci-dessous, après la vidéo, la campagne de la LPO pour la protection du courlis cendré

 

Mon chant est passionnant
Mon chant est passionnant
Mon chant est passionnant
Mon chant est passionnant

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