les moisson de l'eau

Publié le 28 Septembre 2026

Cryptique ? Vous avez dit cryptique

.........les Moisson de l’eau .......

 

 

Je n’ai rien vu venir

Un tas de petits cailloux

Au bord d’un lac d’eau douce

Nul oiseau en vue

Ni une échancrure blanche

Des pattes rouges

Pour donner le la.

 

Quel oiseau se camoufle en berge , ainsi ?

La Terre-Mère experte en costume

Lui en a créé un sur-mesure

Cryptique à souhait

Un costume de bluff.

 

La nature est si ingénieuse !

Comment l’homme a-t-il cru ?

 

A-t-il cru qu'il pouvait la concurrencer ?

 

L’apprenti n’égalera jamais la maîtresse

 

Bécassine, notre cousine à tous

Fouille de son bac la vasette grouillante de vie

Elle n’a rien à craindre

On ne l’a pas vue

Sinon le photographe habitué

«Il doit y avoir quelqu’un sur ce rivage « 

S’est-il dit et hop, dans l’objectif !

 

Ma bécassine n’en est pas toute retournée

Elle n’a rien vu, rien su

Son déjeuner n’a pas été perturbé

Et ici, maintenant, on admire sa jolie tenue

Tout droit venue de sa mère, la Terre

Qui la protège si ingénieusement.

Seulement, l’apprenti a tout détruit.

 

Carole Radureau (28/09/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni d’une bécassine des marais (Moisson, septembre 2026)

Cryptique ? Vous avez dit cryptique
Cryptique ? Vous avez dit cryptique

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Publié le 21 Septembre 2026

Équilibriste

.......les Moisson de l’eau.......

 

 

Suspendue entre la sécurité de l’air

Et l’incertitude de l’eau

Elle accroche ses pattes

Pinces

À la vertu d’une branche.

 

S’étirant comme un gant

Comme un roseau

Qui n’en peut plus de grandir,

Elle est profilée.

 

Silhouette terminant un végétal en suspens

Blanche étincelle qui se plante

Droite

Sur l’escarcelle de l’onde

Elle accroche, fortement

Ses doigts gantés de beurre frais

Pour ne laisser bouger

Dans l’air inquiet

Qu’un tremblement digne d’une plume.

 

Carole Radureau (21/09/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Moisson, septembre 2026)

Équilibriste

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Publié le 18 Septembre 2026

 

........Les Moisson de l’eau......

 

Sans un bruit

Sans un cri

Tout juste un petit déplacement d’air

L’onde à peine se trouble

Du mouvement des géants au décollage

Plumes blanches

Ailes blanches largement déployées

Vol synchronisé

Un huit se dessine

Couché

Sur l’onde innocente

Reflet de l’infini

Lemniscate quasi parfaite

Comme une invitation

À la philosophie.

 

Carole Radureau (18/09/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Moisson, septembre 2026)

Les cygnes et l’infini

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Publié le 15 Avril 2026

…….les Moisson de l’eau……

 

 

Le chant du rossignol est un abri contre les tempêtes

C’est un sucre

Gardé en bouche

Sur lequel on fait glisser le thé

Feuille à feuille

Le chant du rossignol est un paratonnerre

Il combat sans mal

Toutes les misères

S’offrant,

Généreux,

Aux oubliés de l’humanité.

 

Carole Radureau (15/04/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Moisson, avril 2026)

 

 

Philomèle provient de la légende grecque de Philomèle changée en rossignol ou en hirondelle selon les auteurs. Cela veut dire aussi "ami du chant".

Le rossignol quand il chant gringotte, quiritte ou trille.

Le chant du rossignol

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Publié le 14 Avril 2026

Bergeronnette – Cachette
Bergeronnette – Cachette

………Les Moisson de l’eau……

 

 

Plus blanc que blanc

Mon bandeau blanc

Comme une permission de regarder

Dans lequel

Se sont glissés

Deux olives noires pétillantes

Je suis la reine de beauté

De ce coin de Moisson sans équivoque

Reine, je suis

Quand je me promène

Chaque matin

Au fil de l’eau

Arpenteuse de plages désertes

Non pas à la recherche de bijoux enterrés

Arpenteuse et riveReine

Moi, avec mon bandeau blanc.

 

Parfois je joue à cache-cache

Je ne suis plus

Tout à coup

Disponible

Celle qui prend des poses

A l’affût des photographes

Je suis dans ma passe timide

Me dévoilant à peine

Jouant avec les croisillons des barrières

Les ombres et les lumières

Je suis encore plus belle

On peut admirer mes contrastes

Ce délicat noir et blanc

Qui ne fait jamais préférer les couleurs

Quand il s’agit d’oiseaux

Je suis encore plus belle

Encore plus tendre

Jusqu’à me faire surprendre :

Moi, comme sur un plateau !

 

Carole Radureau (14/04/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni d’une bergeronnette grise (Moisson, avril 2026)

Bergeronnette – Cachette
Bergeronnette – Cachette

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Publié le 12 Avril 2026

Bruant-cerise

…….les Moisson de l’eau……

 

Les petits bijoux

Devront naître

Ici même dans cette campagne de rosée

Ils arrondissent doucement leur propos

Verte est leur demeure

Encore en fleur est leur pensée

Aucun ne doit tomber

Nulle sélection naturelle

Je veux pouvoir compter sur tous ces bijoux

Quand ils auront piqué leur fard

Face à l’inconnu

Quand ils auront sucré leur talent

A l’infini d’un soleil généreux.

 

Carole Radureau (12/04/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni d’un bruant zizi (avril 2026, Moisson)

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Publié le 12 Avril 2026

 

…….Les Moisson de l’eau…..

 

 

Un jour, Colvert décida de grimper aux arbres

De la rive et de l’eau

Vraiment, il en avait assez

Colvert voulait voir le monde

Non pas au ras des pâquerettes

Non pas au ras de l’onde

Il voulait prendre de la hauteur

Seulement, Colvert n’était pas équipé

Il avait des souliers bien gênants aux pieds

Il marchait comme cela, cahin-caha

Il était gauche

Pas du tout acrobate

Empoté, quoi !

Un jour, les hommes

Avides de conquérir les arbres

D’y faire grimper leurs marmots (comme

si ceux-là les avaient attendus !)

Inventèrent l’accrobranche

Accrochez-vous, disaient-ils

Etant sûrs d’avoir du succès

Les arbres faisaient grise mine

Finie la quiétude (quoique !)

Finies les petites visites d’oiseaux

Chatouillant doucement l’écorce

Finis les chants d’oiseaux

Les enfants, ça bouge, ça crie, ça gesticule

Les arbres n’avaient pas eu leur mot à dire

Nulle convention 169 de l’OIT pour défendre leurs droits

Nulle concertation

Il faut préciser qu’ils n’ont jamais donné leur accord

(quelle injustice !)

De cela, Colvert n’en avait que faire

Lui, il était heureux

Ceci allait bien dans son sens à lui

Le sens de la grimpette facile

Du promontoire tout trouvé

Du poste d’observation de la vie pour canards en mal de conquête.

Il était ravi, Colvert

Il était devenu l’espion aux pattes de velours palmées.

 

Carole Radureau (12/04/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Moisson, avril 2026)

Le roi de l’accrobranche

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Publié le 31 Mars 2026

Tout ce blanc

……..Les Moisson de l’eau…..

 

 

Tout ce blanc

Au printemps

Est un enchantement

Pureté

Jusqu’au bout des dents

Avec une senteur

Un parfum envoûtant

Un pot de miel s’est ouvert sur la vie

Tout soudain, le ciel s’éclaircit

Son bleu a trouvé un écrin

Il s’était dit :

Tiens

Sur ce blanc, je suis

Bleu d’azur, embellie

Sur tant de blanc

Je brille

A pleines dents

Tout ce blanc innocent

Tranquille

Pur

Avec quand même un peu d’or

En son milieu

Comme des gouttes au cœur

Comme un air précieux

Qui attire

Tant et tant :

Venez, petites

Régalez-vous

La saison est précoce

L’air a été trop doux

Le miel qui sort sa tête du nid

A un goût de « Revenez-y ! « 

Il a un goût de rareté

Un goût trop hâtivement venu

Comme pour dire :

Cette année c’est la course à la vie

Les saisons s’entrechoquent

Voudraient-elles qu’une d’entre elles

Disparaisse

Ou on ne s’y connaît pas

Alors, prenons-en plein les mirettes

De ce blanc

Sincère et gratuit

Qui luit

Comme un souhait infini.

 

Carole Radureau (31/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

Tout ce blanc
Tout ce blanc

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Les Moisson de l'eau

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Publié le 27 Mars 2026

Points de buse

 

……les Moisson de l’eau……

 

Si proche et pourtant si loin

Si petite et pourtant si grande

Si nette et dans nos connaissances

Pourtant, si floue

Tu nous survoles, avion perdu

Tu nous observes, oiseau absolu

Tu nous domines, dieu du ciel

Tu ne nous juges jamais

Cela n’est pas dans tes compétences.

 

Buse, ô ma Buse

J’ai grossi tous les clichés

Ils étaient si clairs

Tu nous envoyais un message :

Observez-moi !

Admirez-moi !

Connaissez-moi !

Je suis la gardienne des grands espaces

Le plus grand prédateur du coin

Certes, je ne pourrais rivaliser en taille avec l’aigle royal

Avec le milan

Ou avec le condor

Pourtant, moi, Buse variable je suis la plus grande

La plus utile et la plus précieuse.

 

Vous entendez mon cri

Ne m’apercevez qu’à l’état de point

Timide, je prends mes distances

Je ne veux pas être approchée

Les hommes ont voulu ruiner mes humbles espérances

Ça, je m’en souviens, je m’en souviens !

Aussi, quand je permets comme aujourd’hui

Ces points de vue, ces points de buse

C’est pour que les hommes aient conscience

De la vérité sacrée qu’ils ont failli perdre

Car en chaque oiseau qui disparait du fait de l’homme

Car en chaque espèce, même la plus minuscule qui disparaît

Du fait de l’homme

C’est un univers unique et patiemment imbriqué

Qui, dans une grande chaîne internationaliste

Tisse chaque fil d’un grand tout indestructible et précieux.

 

Carole Radureau (27/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse

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Publié le 20 Mars 2026

M. et Mme

………Les Moisson de l’eau……

 

 

M. et Mme sont en ballade

D’un pas égal

Ils vont leur chemin

En un accord tacite

Leurs pas s’inscrivent

L’un dans l’autre

Si bien, qu’une seule empreinte

S’imprime dans la poussière.

 

M. et Mme, cahin-caha

Bras dessus – bras dessous

Se déhanchant pacifiquement :

Comme ils sont bien assortis !

La baignade les attend

Quiète,

Patiente,

Ondulante,

Déjà tiédie car le temps est chaud pour la saison.

 

Un calme épais

Un air emprunt

Une petite brise qu’on ne peut cacher

Un printemps précoce

Emprunté

Englué dans des rayons inconnus

Rompt l’harmonie du moment :

Accélération du calendrier

Comme accélération des choses de ce monde :

Ça, M. et Mme l’ignorent

Tout à l’heure du bain qui n’attend plus

Le plumage a soif de sentir couler sur sa fibre hermétique

Une eau désirable et précieuse

Le bec a envie de s’ouvrir sur une succulente graminée

Débordant dans le lit du flot :

L’invite est trop belle

Comme cette ballade à deux

Qu’un désir commun

Anime.

 

Carole Radureau (20/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

M. et Mme

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