fragments de la pampa freneusienne

Publié le 25 Septembre 2026

Chante, sittelle

........Fragments de la pampa freneusienne.....

 

 

Chante, sittelle

Dans le bois

Résonne ta ritournelle

Elle indique ta présence

Car, ce mois, c’est le mois de l’absence

Il y a peu de chants

Sinon celui de Georges

Pour te concurrencer.

 

Chante, la gorge

Déployée vers le ciel

Afin qu’en sorte, mirabelles

Des notes fruitées.

 

On ne peut pas chanter dans la descente

Le son aurait l’air tronqué

De cet air avalé par mégarde

Qui donne les fausse-routes.

 

Chante, étincelle puissante

Vers qui volent les notes

Mirages endiamantés

Comme des perles en fusion.

 

Carole Radureau (25/09/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni d’une sittelle torchepot (Freneuse, septembre 2026)

 

 

Sittelle torchepot

Sitta europea

 

Du latin europa (Europe) : elle vit dans toute l’Europe, de l’Atlantique à l’Oural, de la Suède à la Sicile.

Torchepot : car elle sait maçonner l’entrée de la cavité de l’arbre ou du mur où elle niche avec une sorte de torchis qu’elle fabrique avec sa salive et des boulettes de terre ou d’argile.

« port » : les nichoirs étaient, autrefois des « pots à oiseaux » an terre cuite.

En vieux français : pic-maçon ou maçon

En allemand : kleiber = maçon

En néerlandais : boomklever = maçon des arbres

En italien : picchio muratore – pic-maçon

En espagnol : trepador azul = grimpeur bleu

En anglais : nuthathch = éclateur de noix

Chante, sittelle

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Publié le 20 Septembre 2026

Mange-mûres

.......Fragments de la pampa freneusienne.....

 

 

Quand l’heure sera venue

De glisser dans sa glotte

Le velours de violine

Le sang de mûre

La pourpre non cardinalice de la vie sauvage,

Je serais là.

 

Je serais méritante

Le buisson d’épine

Loin d’être accueillant

Est un passe-misère

Qu’il faut dépasser.

 

Nous autres, oiseaux

Sommes équipés :

Notre plumage est une barrière aux ronces

Nos pattes sont petites

Seulement, nous ne sommes pas à l’abri d’une griffure

Comme vous !

 

Cette année, les ronciers ont souffert

Le soleil a transformé les mûres en fruits confits

Hyper confits :

Misère !

Il ne faut pas être difficile !

 

La nature nous joue des blagues

On ne sait pas pourquoi ?

On s’adapte

On évolue

On prend les choses comme elles sont

Parfois, il n’y a rien dans le garde-manger de la Terre-Mère

Que pouvons-nous y faire ?

 

Carole Radureau (20/09/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Freneuse, août 2026)

 

 

Fauvette grisette

Sylvia communis ou curruca communis

 

Du latin communis (commune) dans le sens d’abondant.

Grisette : par rapport à la couleur de la tête du mâle.

Selon Buffon, elle est appelée passerine en Provence par rapport à ses teintes qui rappellent la robe d’un moineau (passer, le nom latin du moineau).

En anglais, le terme Whitethroat souligne sa gorge blanche ainsi que le font les appellations françaises Barbe blanche, Gorgette et Grosse-gorge (quand elle hérisse les plumes de sa gorge quand elle chante).

L’allemand, Dorngrasmücke (fauvette-épine) indique qu’elle fréquente les buissons d’épineux.

Les noms suédois Törnsängare et norvégien/danois Tornsanger = chanteur des épines.

En italien Sterpazzola de sterpala = ronceraie.

En espagnol Curruca zarcera = fauvette qui chasse dans les buissons.

En portugais, Papa-amoras = mange-mûres.

 

Mange-mûres

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Publié le 19 Septembre 2026

Petite nonne, fille des marais

.......fragments de la pampa freneusienne.....

 

 

Je vais resituer les choses

De la ville et du cloître,

Diverger

Pour emprunter d’un pas léger

Le chemin de traverse

Celui qui offre la clé de sol

Qui chante l’harmonie.

Je vais, d’une histoire de calot noir

Faire un conte

Quand la coiffure mime la liberté

Alors que la croyance l’emmure

Même si le vœu est sacré

Que chacun et chacune s’y dévoue sans arrière pensée.

 

Je vais m’envoler comme s’envolent les noms en « ette »

Comme la poudre d’escampette

Qui fume sans nous faire éternuer

Je vais m’immiscer dans les histoires qui

Toujours

Ont le dernier mot

Pour dire les choses, pour expliquer, pour justifier.

Moi, de tout ceci

J’ai retenu le mot marais.

 

Car le marais est lui aussi sacré.

Car il est menacé.

Car les hommes ont tout misé sur lui

En le détruisant.

Savaient-ils ce qu’ils faisaient au moment-même ?

J’en doute ou si c’est le cas

Cela est hautement criminel

Car partout dans le monde

Ils ont asséché, colonisé les marais (les zones humides)

Cela continue de plus belle si bien que, foi d’un palétuvier

J’ai peur pour la suite de l’histoire.

 

La nonnette avec sa coiffette

N’a rien d’une bonne sœur

Elle a l’allure proprette de celle qui vit sa vie

En restant masquée.

 

C’est une mystérieuse

Une qui adore les cachettes

Qu’il faut débusquer

Car son habit de nonnette

Passe à travers les épuisettes (les zooms).

 

Elle est ravissante avec sa bavette noire

Si bien que tout peut y dégouliner de son bec

Sans que l’on en voit les taches.

Elle n’est pas la plus connue des mésanges

C’est pourquoi on aime la voir

Dans son maquis

Dans son parcours de conquête (de la vie et des insectes).

 

Carole Radureau (19/09/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Freneuse, août 2026)

 

Mésange nonnette

Parus ou poecile palustris

 

Palustris : du latin = marécageux

L’oiseau affectionne les marais boisés et niche dans les saules.

On retrouve l’allusion au marais dans les noms de cet oiseau

  • En anglais : marsh tit
  • En allemand : stumfmeise
  • En danois : stumpmeise
  • En espagnol : carbonero palustre
  • En portugais : chapim-palustre

Nonnette : petite nonne en raison de sa calotte noire.

Nom donné par les québécois aux mésanges américaines dépourvues de huppe et qui ont une calotte sombre.

 

Petite nonne, fille des marais

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Publié le 23 Août 2026

Cabriole
Cabriole

 

.......Fragments de la pampa freneusienne......

 

 

Dans la pampa, le diable a surgi.

Il avait chaud !

Ses sabots laissaient échapper

Du suint, du savon, de la margarine

Difficile de courir après la proie

Avec les sabots qui fuient.

 

Cabriole avait peur

Tout de même ; le diable était à ses trousses

Il avait un fusil

Il avait un nez rouge

Comme une fraise

Avec de gros trous, bien marqués

Il faisait peur à voir.

 

Cabriole cabriolait, cabriolant dans la pampa

Ses sabots à elle

Légers comme des plumes de cormoran séché sur le sable de la Baie

Filaient, filaient comme l’étoile qui file au firmament.

 

Qu’elle était légère !

Comme elle était portée ;

Plume sur le fil aiguisé de la peur

Qui faisait pschuitt, pschuitt

Et l’on sentait une petite brise bienfaisante

Sur son passage.

 

Cabriole était une sorte de ventilateur de pampa

Quand la canicule fuse, fusée, fusant, sans s’arrêter

Refusant toute halte

Jusqu’à la fin des temps.

 

Cabriole avait chaud.

Cabriole avait soif.

Cabriole avait faim.

Cabriole avait peur.

Qui, là-haut, bienfaisant

Mettrait fin à tout ceci ?

 

C’était trop dur, à la fin

Que la vie !

 

Il y avait trop de trop.

Pas assez de bonheur.

Pas assez de candeur.

Pas assez de paix.

Pas assez de lenteur

Pour profiter

De chaque brin d’herbe

De chaque petite brise

De chaque rayon de soleil.

 

Il n’y avait pas assez de « sans soucis »

La vie était dure cette année

Cabriole ne savait pas ce qu’espérer veut dire

Elle ne connaissait que le moment présent

Parfois, il était si dur qu’elle l’oubliait

Comme nous, deux pattes,

Elle tournait ses jolis yeux en amande

Vers le ciel

Regardait l’étoile qui file, prometteuse

Regardait la lune qui tricotait un chandail pour l’hiver....

.....prometteuse.

 

Et elle cabriolait à n’en plus finir

Oubliant

Le diable

À

Ses

Trousses.

 

Carole Radureau (23/08/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

 

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Publié le 8 Juin 2026

La pie des épines
La pie des épines

……Fragments de la pampa freneusienne……

 

 

Qui peut se passer de la pie-grièche ?

Bandeau de vengeur masqué

Physionomie emplie de tendresse

Qui parle de les diaboliser ?

 

Elle a des habitudes précises pour survivre

Celles-ci ne plaisent pas à la bonne pensée

On s’en fiche

Peut-être même que pour cette raison

On l’aime encore plus la pie-grièche

D’elle on voudrait tout connaître

Chaque année, sa saison est attendue

Impatiemment

Y-a-t-il les pie-grièche ?

Demandai-je innocemment

Oui, elles sont arrivées.

Ah !

Je ne les ai jamais vues en vrai

Les photos me les apportent à la maison

Et je les prends, comme elles sont

Avec tout mon amour

Spécialement pour elles.

 

Je n’imagine pas un univers

Une pampa sans leur présence

Elles ne sont pas menacées

Tant mieux

Mais qui sait

Même les plus solides ont-ils encore un avenir ?

La pie-grièche rose, elle, l’est

Même salement

D’ailleurs, quelques alertes font voir leur figure pour les autres espèces.

 

Espèce bioindicatrice

Grâce à elle, on sait si l’écosystème est encore préservé

On sait que l’entomofaune est présente

Pas folle, la pie-grièche

Elle choisit son aventure

La veut sûre et certaine

Ne s’engage pas à moitié

Dans une galère sans voile ni rame.

 

Beauté perchée non comme un chat

Sur ce buisson, puis

Ce buisson

Tu as l’apparence de l’elfe des pampas

Un regard d’énigme et de mystère

Chargé de sympathie

Ton apparence est celle d’un ange habillé en oiseau

Si ton empalement des proies effraie

Ici, cela nous épate

Car la nature est si bien faite

Si bien adaptée

Qu’il ne suffit pas d’une vie d’homme ou de femme

Pour la chanter.

 

Carole Radureau (08/05/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Freneuse, juin 2026)

 

A propos des noms

 

►Famille : laniidés : ce nom a la même origine que le mot lanier (du faucon) : du latin lanius = boucher, bourreau et laniatus = déchiré. En référence aux habitudes des pie-grièche d’empaler leurs proies.

►Sur le nom pie-grièche

En raison de leurs mœurs de rapace et de leurs cris perçants, elles ont acquis une mauvaise réputation tout comme les pies.

►Grièche : XIIIe siècle, mot péjoratif. Féminin du vieux français « grieu » dérivé du latin « graecus » (grec), le vrai nom des Grecs étant « Hellènes » et le terme « graikos » employé par Aristote, repris par les Romains avec « graeculus » est un terme de mépris = méchant, mauvais grec.

►Les pie-grièche empalent leurs proies sur un lardoire, d’où le surnom de pies cruelles en Normandie.

►Sur la pie-grièche écorcheur – Lanius collurio

Lanius (vois plus haut)

Collurio : du grec « kollurion » qui est un oiseau de proie.

Ecorcheur : empaleur serait un terme plus approprié.

Son nom en suédois : Törnskata = la pie des épines

Un de ses noms en allemand : Dorndreher : de « dorn » = épine et « dreher » = tourneur (allusion au mouvement que fait la pie-grièche pour empaler sa proie).

En allemand, un autre nom est Falkensänger = chanteur-faucon, en référence au bec en croc de l’oiseau.

Son nom en roumain : Amagitoare = trompeur. La pie-grièche écorcheur peut imiter d’autres oiseaux comme les pinsons des arbres, les alouettes des champs, les chardonnerets élégants, les linottes mélodieuses, les fauvettes grisettes, les rousserolles, les cailles …..

 

La pie des épines
La pie des épines
La pie des épines
La pie des épines
La pie des épines
La pie des épines

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Publié le 6 Juin 2026

Le bavard des pierres ou des ajoncs
Le bavard des pierres ou des ajoncs

…….Fragments de la pampa freneusienne…..

 

 

Bavarder dans les pierres ou encore

Dans les ajoncs

Quand le jaune est la vertu dominante

Après le rose des bruyères, avant

Le blanc des ronciers

D’ailleurs il habite les ronciers

C’est son nom latin qui nous le dit

Nous l’aurions bien deviné, n’est-ce pas ?

Ce joli cœur, joli gars

Tenue tricolore qui n’a rien d’un drapeau

Belle apparence, joli chant ?

Ah ! que ne t’entends-je pour de vrai

Perché au-dessus de ton domaine

Tout tricoté et tressé d’ajoncs, de ronces et de lumière

Cet habitat souvent dénommé broussailles

Dans lequel s’épanouit tant de vie

Offrant le toit et le couvert

Y compris des endroits où se percher

Pour siffler, le soir

La sérénade aux étoiles.

 

Carole Radureau (06/06/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni d’un tarier pâtre (Freneuse, mai 2026)

 

Tarier pâtre ou traquet pâtre

Saxicola rubicola

 

Rubicola : du latin rubus = ronce et colo = habiter

Pâtre : habitude d’être perché sur les buissons ou sur des poteaux dans les prés où paissent les bêtes.

En anglais : european stonechat = le bavard des pierres ou gorsechat = le bavard des ajoncs (ceci pour ce qui m’a inspirée)

 

Le bavard des pierres ou des ajoncs
Le bavard des pierres ou des ajoncs

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Publié le 26 Mai 2026

Les hypolaïs du retour

…….Fragments de la pampa freneusienne…….

 

 

Muse, il faut te secouer !

Assez dormi dans ton escalator de bûches

La tête sous l’aile, incognito

L’oiseau demande son troubadour et

La saison est avancée.

Avancée sur un plateau d’été, oui

Avec la canicule et tutti quanti

Qui donne à la muse, l’envie

De

Rêvasser

Sous les bûches

En compagnie des chenilles processionnaires.

C’est la grande dépression.

Pourtant, ce n’est pas un changement de saison

Ou peut-être bien, l’est-ce ?

Changement trop brusque

Comme un qui a décidé de bouleverser le calendrier

De mettre le cul par-dessus la tête

De tout chambouler.

Pourtant, les hypolaïs ne s’y sont pas trompés

Ils se poursuivent dans la pampa

Ils se coursent tels des chevaux appaloosa en rut

Dans la Grande prairie.

Ici, c’est un peu plus sec, un peu plus épineux

Mais, c’est bien pour les oiseaux

Le territoire qu’il leur faut

Que rien ne change !

Oups ! j’ai fait une boulette

Tout est au changement, au bouleversement :

Du progrès ?

Que nenni.

Du recul ?

Que nenni.

Une sorte de stagnation dans le pire

Comme un rétropédalage qui a misé un peu trop sur la semoule verte,

L’inopportune.

Les oiseaux nous ramènent peu à peu aux fondamentaux

Si le moral est bas, ils le relèvent par leurs chants.

Les voir évoluer,

Etoiles précieuses d’un firmament familier

C’est une chance inespérée.

La fatigue doit se terrer derrière le tas de bûches

La fatigue ne peut être une habitude,

Si ?

Alors, il faut la dépasser.

C’est le regard posé sur le monde qu’il faut travailler

Le regard ? Qu’il se détourne de la santé, de la fatigue

Qu’il se reconcentre sur l’essentiel, c’est-à-dire la nature

Le chant des oiseaux

L’herbe qui pousse éternellement verte

Avec de petites pâquerettes

Qui s’égaient au milieu dansant la capucine

Une qui cultive l’orangé au milieu d’un champ de pucerons.

L’hypolaïs est là et est multiple

Ventre jaune paille au milieu de quasi-genêts

Qui ne concurrencent pas du tout la jaune Ardèche aux généreux genêts

A la senteur de balai, puissante et entêtante

Sans la poussière (c’est un jeu de mot avec genêt à balais).

Je m’égare.

Ma muse a écrit appaloosa, la voilà partie au galop.

Comme vous le savez, les sprints sont courts

La durée provisoire

Rien n’est écrit dans le temps

Juste prendre le fil par la patte quand il se présente

Le tirer délicatement et se dire :

Comme ça fait du bien quand la muse éclate de rire sur une feuille blanche

Quand elle postillonne et s’époumone

Alors qu’elle n’était pas si quiète sous son tas de bûches.

Elle enrichissait son vocabulaire

Fertilisait sa pensée

Affinait son propos tel un fromage vieillissant sur son étagère,

Dans la borie des abeilles

Elle peaufinait sa texture, son verbiage et son entredeux

Puisant des éléments de langage poétique à Pouchkine, Troyat ou Amado :

Ah ! les belles lectures précieuses

Les évasions célestes

Les aventures à travers steppes, pampas et sertão

Que ne puissiez-vous laisser à ma muse un petit quelque chose

Certes pas un roman

Quelques mots, figures de style, idée

Pour qu’elle continue de galoper

Puissiez-vous encore servir au-delà du rêve

Que les oiseaux soient fêtés et chantés comme il se doit

Que les oiseaux soient les rois comme ils se doit

Qu’ils continuent de voler dans la canopée de ma poésie

Qu’ils brillent, chantent et s’égosillent

Car, il n’y a que ça de vrai dans la vie :

Le chant des oiseaux.

 

Carole Radureau (26/05/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Freneuse, mai 2026)

 

 

Les hypolaïs du retour

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Publié le 28 Avril 2026

La croisée des chemins

…….Fragments de la pampa freneusienne……

 

 

A droite, canopée obscurcie, ombres perfides

A gauche, nuage étincelant. Fils de l’argent

A droite, rivière aux soubresauts démesurés

A gauche, niche de satiété

A droite, quizz régurgitant les exemples de traversées

A gauche, vert matelas, édredon de chlorophylle

A droite, onomatopée, hoquet, vilaine échancrure, chancre

A gauche, liberté sur son fil anti décadent

A droite, impunité, ingérence, ineptie, injure, incurie, irritation du siège

A gauche, harmonie, volupté de l’être, sieste peut-être

 

 

A gauche, tout va bien, ta voie me dit « viens »

A gauche, ta voix ne me dit pas « peut-être », elle me dit : « Prêt ? »

A gauche, allez, je fonce, je ne peux pas me tromper

Il n’y a qu’une seule voie, la gauche

Je n’ai plus qu’une aile, gauche droite et fière

Elle peut me mener où je veux

Je n’ai plus qu’une seule patte, la gauche

Qui désire s’écrire dans le marbre de la voie

La branche de gauche, c’est mieux

C’est toujours mieux à gauche disent-t-ils

Bien oui, y’a du sentiment

Le sentiment ça comble un vide dans la vie

Le sentiment, ce n’est pas de l’argent

Pour les oiseaux compte aussi le sentiment ?

Oui, me répond

Gravement

Le grimpereau

Qui

S’

Engage

Sans hésiter

Sur

La

Voie

De

Gauche.

 

Carole Radureau (28/04/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Freneuse, avril 2026)

 

La croisée des chemins

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Publié le 27 Avril 2026

Hobby et les hannetons

……..Fragments de la pampa freneusienne……

 

 

Si les rapaces savaient chanter

La poésie, tout entière, à eux

S’ouvrirait, plume à la main

Encrier débordant

De cette encre de son et de lumière

Enrichie d’un savoir-faire puisé dans le granite.

Mais les rapaces ne savent pas chanter

De plus, ils déchiquettent leurs proies en vol

La poésie en est tout offusquée

Elle se range, d’un trait à l’encre de Chine

Du côté des victimes

Si ce sont des hannetons

D’autant plus.

Les hannetons sont les fils de la poésie

Elle aime entendre crisser leurs pattes sur le papier d’amate

Parfois ils se prennent une patte entre les fibres

Surgissant comme d’un champ d’agave.

Pourtant les rapaces aussi sont fils de la poésie

Un éclat de leur œil noir et vif l’a fait fondre

Elle voit en eux la puissance

Aussi, la tendresse

Elle reconnaît en eux l’adresse

Aussi, la nécessité.

Tous les enfants de la Terre Mère sont enfants de la poésie.

Parfois, elle l’oublie

Toute à son émotion

Toute à sa narration du moment présent :

Le chasseur chasse

La proie se fait chasser

Elle n’est pas condamnée, la proie

Ainsi qu’un agneau attaché au bout d’une corde ou

D’un prisonnier qui attend sa sentence voyant par les barreaux de sa fenêtre

La guillotine qui lui cligne de l’œil

Le hanneton peut voler lui aussi

Il peut feinter

Il peut se cacher peut-être.

Les chasseurs n’ont que peu de réussites

Les chasseurs ont souvent le ventre creux

C’est le jeu de la vie

La poésie doit le respecter

Avant de sortir sur son bureau

Le papier d’amate,

La plume de faucon hobereau,

L’encre de résilience des hannetons,

Et le petit duvet rempli d’amour

Tombé du nid de freux

Habité par les BB hobereaux

Occupants momentanés d’un monde

En instantané.

 

Carole Radureau (27/04/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Freneuse, avril 2026)

 

Hobby et les hannetons
Hobby et les hannetons

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Publié le 26 Avril 2026

Oscar le brocard : Frotti-frotta
Oscar le brocard : Frotti-frotta

……..Fragments de la pampa freneusienne……

 

 

Je vais marquer mon territoire.

 

Oh ! c’est facile, on fait :

 

Comme-ci,

Comme-ça

Frotti-

Frotta

Couçi-

Couça

(ah non, c’est pas d’actualité !).

 

C’est pour masquer les odeurs des gens.

 

Ça vous choque ?

 

Bah oui, nous ici on n’aime pas trop les odeurs des gens

Ça nous fait de la concurrence, quoi !

Ça nous emberlificote les narines

On ne sait plus à qui l’on a affaire.

Ce n’est pas l’odeur des gens qui se promènent sur les sentiers

Non, ça serait plutôt celle des chasseurs

Car, eux, ils vont et viennent

En dehors des sentiers

Pour nous débusquer

Pensez : au cas où ils débusqueraient Bambi

Tout mimi, caché dans un buisson :

Pan et pan !!

Voilà Bambi taché de miettes de sang

Au lieu de ses tâches de lait.

 

A quoi pensent-ils ?

C’est de la folie

Toujours tuer, tuer, tuer et re-tuer.

 

Alors nous, ça nous donne du boulot

On tague les troncs d’arbres

Que certains disent qu’on les fait crever

Mais moi qui vous parle par l’intermédiaire de ce média

Je vous le dis, croyez-moi

La nature-même de nos tags

C’est la première, ici, dénoncée

N’en voyez pas une autre

Car tout, je dis bien, tout

Dans la nature

Est bien pensé

Dès qu’il y a déséquilibre systémique

Il faut y voir la main de l’homme.

Je sais, ça ne vous fait pas plaisir d’entendre cela

Mais, la voix de la sagesse

C’est celle de la forêt.

C’est ainsi :

Il faut l’accepter.

 

Carole Radureau (26/04/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Freneuse, avril 2026)

 

Oscar le brocard : Frotti-frotta
Oscar le brocard : Frotti-frotta
Oscar le brocard : Frotti-frotta
Oscar le brocard : Frotti-frotta

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