Le caillou veut être lumière. Il fait luire en l'obscurité des fils de phosphore et de lune. Que veut-il ? se dit la lumière, car dans ses limites d'opale elle se retrouve elle-même et repart. Federico Garcia Lorca
« Continuer à tenter de faire vivre la solidarité, l’écoute, le partage, le respect, l’humilité, l’humour, des valeurs si souvent évoquées et pourtant si difficiles à vivre. Cela ne changera sans doute pas la far(r)ce du monde, mais cela maintiendra peut-être la mort à distance, comme la poésie, lorsqu’elle révèle le vivant. »
Eric Julien, Voyage dans le monde de Sé (Nouvelles découvertes sur les Indiens Kogis)
Dans ce monde dystopique
L’absurde est roi
La folie prédomine
Ainsi que les hors-la-loi
Dans ce monde insensé
Il n’est pas lieu de penser
Car les pensées de suite
Nous entraînent
Dans un univers de chaînes
Dans un monde où elles tintent
De leur bon bruit de chaînes
Où les prisons ouvrent leurs portes
Avec elles, les torrents emportent
Jusqu’aux petits enfants
Qui ont des pensées alternatives.
Dans ce monde où les idées brunes
Dominent
Comment espérer la paix ?
Comment souhaiter la dignité des peuples
Comment désirer ne serait-ce que le minimum ?
C’est un monde qui a déjà existé
Que nos générations n’ont pas encore connu
Qui est documenté
Ils ont l’IA les puissants pour innover
Pourtant, c’est plus simple de reprendre
Les vieilles méthodes qui ont marché
Même ici, la créativité est crasse
Les pensées ne fonctionnent que dans un sens
Celui du profit
Celui de la gloriole
Celui de la testostérone
Celui du capital aux cojones démesurés
Qui tremble sur son trône
Car le pouvoir suprême
Nul ne veut le partager.
Ça avance comme un rouleau compresseur
Ça écrase tout sur son passage
Ça ne prend même plus la peine de maquiller
Ça fonce dans l’tas, tête en avant
Ça tremble mais ça crâne
Ça se casse la figure et
Ça entraine tout le monde avec eux
Allez, tout le monde dans la même galère
Y compris les arbres, les enfants et les animaux
Il faut au moins cela
Qu’en ont-ils à faire d’ailleurs ?
Dégâts collatéraux.
La solidarité ?
Aux pâquerettes !
L’empathie ?
Aux oubliettes !
La compassion ?
Kézako ?
Le droit international ?
A la mer (Gaza, souvenez-vous).
Le réchauffement climatique ?
Quel gros mot !
Complotisme ?
Ah, ça oui !
Ne pas tomber dans leur panneau
Ah, il va falloir être rusés !
On peut le faire, on doit le faire
On a tout intérêt à le faire !!
Pour changer la fa(r)ce du monde
Que faut-il faire ?
Sinon se recentrer
Mesure, garder
Rester le regard fixé
Sur ce qui est, c’est-à-dire le présent
Ne pas tomber dans les pièges
Réfléchir, se
Documenter
Croiser les sources
Laisser place à son propre jugement
Puis à son instinct
Qui est un fruit rare trop peu invoqué
Cette société-là ne permet plus que s’ouvrent
Des espaces de rêve, de magie, de surnaturel
Se les réapproprier
Car
Comme il est triste le monde
Avec ses seules réalités grises et rouges
Avec ses seules directions capitalistiques
Avec ses seules orientations morbides
Les êtres retournent peu à peu à l’esclavage
Ils y glissent ostensiblement
Avec la fabrique du consentement
Le terrain est gagné centimètre à centimètre
Les esprits se sentent acculés
Au mieux se prêtent aux propagandes fascistes
Croyant, à cause des peurs, y gagner
Alors qu’il n’y a jamais rien à gagner de ce côté-là
C’est cela la farce du monde.
Se désengluer, les pieds et l’esprit
Bien se secouer
Retirer chaque miasme de ses vêtements
Avant de procéder au grand lavage
L’eau purifie
L’eau est sacrée
L’eau diffuse son message
Chaque jour, à sa façon
L’eau, elle est comme les oiseaux
Comme tout ce qui est menacé
Universelle et essentielle
Si l’on ne voit pas la boussole
Installée sur la grande orbite du monde
Avec son décompte
Avec sa propre réalité
Sans aucunement se projeter
(Car ce jour-même demande de résister)
On passe à côté de l’essentiel :
Défendre le vivant
Défendre ce qui vit comme sa propre vie
Défendre ce qui est sacré
Tout comme le vivant est sacré
Qu’il soit asticot, aigle, anémone ou araucaria
Qu’il soit cascade, océan, volcan, sierra, étoiles, vent
Tout ceci qui nous prête vie
N’est-il pas un combat à mener autre que défendre des états pilleurs
Des virilistes qui ne songent qu’à gonfler leurs bourses et leurs gains ?
Sortir la tête des endoctrinements
Rien de bon ne sortira de se laisser embrigader
Ils jouent sur nos peurs
Ils savent bien comme nous en avons
Chacun de nous en est bourré (par leur faute essentiellement)
Il faut s’en débarrasser
Leurs peurs ne sont pas les nôtres
Nous ne sommes pas nos peurs
Nous valons bien plus que ça
Secouons-nous, lavons-nous avec cette eau précieuse et purifiante
Qui nettoie mauvaises ondes et pensées délétères
A bien y regarder soyons nature-même
Comme au 1er jour de notre vie
Libérons-nous des chaînes
Car le petit enfant tout neuf rit aux éclats
Avec la plus belle des limpidités
Avec la plus pure innocence
Pensons que c’est cela qu’ils nous ont pris
Pour faire de nous ce que nous sommes
Qu’ils nous le rendent
Il n’y a que cela de véritable
Il n’y a que cela qui mérite de lutter
Tout juste collés contre le corps de notre Mère, la Terre.
Terre mère, protectrice des enfants par : Sarah Sacobie
Le désert d'Atacama en fleurs Par Joselyn Anfossi Mardones from Chiguayante, Chile. — Desierto florido 2010., CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11943658
Ecrire
Pour ne pas souffrir
Ecrire
Car il n’y a rien d’autre à faire
Qu’il y faut lâcher prise
Plus haut que nous
Se préparent
Les assassinats
Commis au nom des affaires
Et qui ne souffrent pas du reste
De bâtons dans les roues.
Ecrire
Pour ne pas mourir
Car la poésie se meure
Remplacée par la grande médiocrité
Car les fleurs se meurent
De ne plus être admirées
Senties
Contemplées
Choyées.
Le ciel est obscurci
Le jour se lève difficilement
Etirant, soulevant sa chaîne au pied
L’avenir est assombri
Trop de lumières diffuses
Trop d’explosions
Trop de flammes
Trop de drones tueurs d’enfants.
On nous annonce 2026, pire encore
Avec le bruit des bottes
Ils voudraient nous démoraliser
Ils disent nous « préparer »
Avons-nous un mot à dire
Sinon
Ecrire
Pour ne pas souffrir
Avons-nous un geste à faire
Sinon, le garde-à-vous ?
Ce qui est le pire
C’est que c’est du déjà vu
C’est que le Plus jamais ça
Ils se sont vulgairement torchés avec
Ce qui est le pire
C’est l’éternel recommencement
L’oubli tombé sans un bruit
Dès que les yeux du dernier des vétérans se sont fermés
Comme pour dire : Y’en a plus ?
Allez, on remet ça !
Comment ne pas souffrir
Quand on connaît le sort des enfants
Comment ne pas crier
Quand on connaît le sort de la Terre
Comment ne pas pleurer
Quand on se sent impuissant
Comment ne pas rager
Quand la poésie reste lettre morte ?
Ecrire
Bien ou mal
Pour ne pas souffrir
Ecrire
Bien ou mal
Pour partager
Tout ce qui s’écrit
Fait le lit de la poésie
Tout ce qui chante
L’enchante
Tout ce qui rêve
Elle le prend à bras le corps et l’embrasse
Tout ce qui embaume le printemps
Elle en fait un volume
Tout ce qui enveloppe de ses bras
La souffrance commune
Elle le publie
Même sur un mur
Un vieux bout de papier toilette
Sur des cahiers d’écolier
Sur des draps
Sur une nappe en papier dans un troquet
Sur un billet de cent francs
Sur un keffieh
Au cou d’un huipil.
La poésie veut qu’on lui lance des mots
Elle jonglera avec
Elle en fera un collier comme elle su si bien le faire
La poésie veut qu’on lui tresse la lune de sang
Pour en faire une révolutionnaire
Elle aimerait qu’on lui dicte un à un le nom de tous les oiseaux
Afin que chacun d’eux ait droit à un poème
Même un court poème, même 2 ou 3 mots
Pour fêter tous les oiseaux.
Il est un temps où les bombes veulent crier
Plus fort que les poètes
Ne nous laissons pas faire !
Il est un temps où les nuées brunes
Veulent étouffer jusqu’aux mots dans nos gorges
Révoltons-nous !
Il est un temps où la médiocrité est érigée comme une gloire
Egorgeons-là !
Saignons-là !
Redonnons des lettres de noblesse aux mots d’amour
Jonglons avec les synonymes de tendresse
Chantons les vers en harmonie
Faisons sortir de nos âmes les pensées
Même les plus profondes
Afin de mettre en spectacle la grande hypocrisie du monde
Ne baissons pas les yeux
Déclamons et rions
Car la souffrance peut être sublimée
Car les mots qui jaillissent sont des geysers sacrés embrassant les salars
Car la solitude du poète doit être comblée
Pour noter l’ignorance
Graver l’histoire
Signer en bas des circonstances
Jongler avec les mots-clés
Rivaliser d’astuces pour contrer les censures.
Enfin,
De chaque larme, en faire un don
Hissé jusqu’aux plus hauts sommets
Et distribué par la grâce des vents
A l’ensemble de l’univers.
Que 2026 voit naître en vous l’énergie nécessaire pour pouvoir inverser les choses et mettre à bas les adversités.
Force, Amour, Courage, Santé, Tendresse et Harmonie pour fêter dignement la vie.
La présente consultation, fondée sur l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement, porte sur un projet d'arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les cond...
"Ils l’ont brûlée" : ses yeux ont crié lorsque la verte lumière des arbres a chuté avec elle
"Ils l’ont brûlée ": sous le poids de son corps, l’herbe amie, l’herbe tendre s’est faite douceur
"Ils l’ont brûlée" : à ses chers animaux, à sa famille, à sa communauté elle pensa alors que peu à peu s’éteignaient les lumières sacrées de sa vie
"Ils l’ont brûlée" : puis elle a disparu
"Ils l’ont brûlée" : on ne la plus revue
"Ils l’ont brûlé aussi son petit chien disparu également ? " Probablement (témoin gênant, peu parler, en mapudungun aussi)
"Ils l’ont brûlée" : comment savoir à présent où elle repose, comment connaître son sort, son supplice, comment rendre digne et humain son trépas ?
"Ils l’ont brûlée" : ces horribles mots résonnent en nous comme un tocsin, un glas, un gong réalisant l’horreur, réalisant ce dont les puissants sont capables de faire, par peur d’une aînée Mapuche défendant la terre, défendant l’eau et la vie
"Ils l’ont brûlée" : lâcheté
"Ils l’ont brûlée" : mépris
"Ils l’ont brûlée" : racisme
"Ils l’ont brûlée ": la justice oubliée comme une gueuse dans le caniveau
"Ils l’ont brûlée" : Amour ; partage ta sève comme un fruit et comme une chlorophylle originaire qui jamais ne s’éteint.
La quemaron
"La quemaron": sus ojos gritaron cuando la luz verde de los árboles cayó con ella
"La quemaron": bajo el peso de su cuerpo, la hierba amiga, la hierba tierna se volvió suave
"La quemaron ": pensó en sus queridos animales, en su familia, en su comunidad, mientras poco a poco se apagaban las luces sagradas de su vida.
"La quemaron": y entonces desapareció.
"La quemaron": ya no la volvimos a ver.
"¿También quemaron a su perrito, que también desapareció?" Probablemente (testigo incómodo, puede hablar, también en mapudungun).
"La quemaron": ¿cómo saber ahora dónde descansa, cómo conocer su destino, su tormento, cómo dignificar y humanizar su muerte?
"La quemaron": estas horribles palabras resuenan en nosotros como una campana de alarma, un toque fúnebre, un gong que nos hace comprender el horror, comprender de lo que son capaces los poderosos, por miedo a una anciana mapuche que defendía la tierra, el agua y la vida.
"La quemaron": cobardía.
"La quemaron": desprecio.
"La quemaron": racismo.
"La quemaron": la justicia olvidada como una vagabunda en la cuneta.
"La quemaron": ¡reaccionemos !
"La quemaron": ¡apoyo !
"La quemaron": solidaridad internacionalista !
"La quemaron": Amor; comparte tu savia como un fruto y como una clorofila originaria que nunca se apaga.
En hommage à Julia Chuñil, leader Mapuche du Chili disparue depuis presque un an et dont on a entendu la révélation de son sort avec ces quelques mots d’un criminel qui ont fuité : « la quemaron » (ils l’ont brûlée).
01/10/2025 Le procureur Calfil refuse d'ouvrir le procès, comme il l'a fait dans l'affaire Macarena Valdés. Par Lucia Sepúlveda Ruiz. Illustration de E. Pititore " Ils l'ont brûlée ", a décla...
Tombent les météorites Surgissent les hirondelles Dans le ciel une gigantesque colombe Ballon blanc, par la paix propulsée : sous les météorites : Faut-il danser ? Ce sont des feux d'artifice ...
Tout ce que produit in fine fortune, règne et décadence.
Les monstres s’agitent dans le clair-obscur
Tout à leurs élucubrations
Ils donnent d’eux à voir des images sensées propager la peur :
Tremblez gueux, tremblez gauchistes !
Voyez comme je manipule avec aisance le carnet de textes de lois
Comme il est habile mon stylo argenté à signer les décrets
Voyez ma tronçonneuse dorée habile à sabrer les acquis.
Je viens l’exporter.
D’autres monstres fortunés, en attente et tout autant décadents
Se voyant bientôt régnant
Bavent d’envie et de gesticuler aussi :
Je veux la même tronçonneuse dorée : SABRER !
Je veux le même stylo argenté : SABRER !
Je veux les mêmes drones tueurs : SABRER !
Dans ce clair-obscur,
Jamais autant de monstres ont surgi dans un contexte inédit
La folie est sortie et les peuples l’ont adoubée
Il en est ainsi paraît-il quand règne l’instabilité.
Peut-être ! (comme dirait l’autre). 🤨
Mais quelle grande peur ils ont !
Mais comme elle se voit,
Comme elle s’entend,
Comme elle se sent !
C’est une très grande peur,
Une véritable terreur que ces gesticulations révèlent.
Ces monstres tremblent, ces monstres trébuchent
Ces monstres ne savent plus comment faire
Ils bégaient et louvoient
Ils se sentent forts et conquérants
Et peut-être qu’ils le sont
Ils veulent le faire croire c’est certain.
Leur folie fait peur
Leur peur à eux, bien plus encore.
Ce n‘est pas la folie des monstres qu’il faut craindre
C’est leur peur
Cette peur engendre toutes les folies
Engendre tous les dangers :
Acculés au fond d’une grotte clair-obscur
Les monstres ont sorti la technologie
Telle une victoire consumée.
Rien sur terre ne semble leur résister.
Elle semble bien faible à côté d’eux
La masse humaine non nantie…..
Milliards et milliards
A partager un monde déliquescent et sans avenir.
Toutes ces gesticulations pour masquer la peur de perdre
(perdre leur puissance, leur pognon, leur pouvoir, leur virilité, leurs vices……la propriété rend fou)
Toutes ces gesticulations pour instiller la peur ne sont qu’autant de signes de faiblesse que nous, peuple ne devons pas manquer.
Et même si,
Les monstres gouvernent,
Et même si,
Les monstres semblent dominants
La folie qui est en eux ne peut vaincre la sagesse populaire.
La Terre-Mère est attachée à la sagesse populaire
En rien, elle ne soutient la folie monstrueuse
La Terre-Mère demande à ses enfants la reconnexion :
Car ne pas entendre le chant des oiseaux,
Le gargouillis des ruisseaux,
Les premiers sons du printemps
C’est sombrer dans le clair-obscur
Car ne pas voir et s’émerveiller devant les premiers bourgeons
Les premières fleurs qui naissent
C’est sombrer dans le clair-obscur
Car ne pas sentir le flux surpuissant de la matrice
La sincérité des ondes
Le cri vibrant de la forêt
C’est sombrer dans le clair-obscur des monstres.
Se réveiller ainsi que le printemps pour créer, encore créer
CREER pour résister,
CREER pour exister,
CREER pour ne pas subir,
CREER pour ne pas souffrir
CREER et s’inspirer des luttes anciennes
CREER et ne pas croire à leurs bobards
CREER et sublimer le feu qui est en nous.
Qu’elles sont belles les étincelles de la création populaire !
Qu’ils sont beaux les mots du peuple qui jaillissent dans la rue !
Qu’elle est puissante la force unie et démultipliée !
L’apathie règne et un jour elle se brisera.
Tout n’est question que de temps.
Les monstres le savent qui utilisent l’espace vacant pour semer la terreur.
Il y a une réalité que chacun connaît.
Elle s’appelle :
L’impermanence des choses.
Tout n’est question que de temps.
Carole Radureau (27/02/2025)
Mais le nombre, mais la masse, a permis de créer un nouveau mythe : le mythe de l’universalité, le mythe de la marée qui monte de manière irrésistible et retentissante pour venir raser au sol la cité bourgeoise érigée sur les travées du privilège. Le nombre, la masse a entériné la conviction que chaque individu a de participer à quelque chose de grandiose qui est en train de mûrir […]
La travailleuse humanitaire Pakhshan Azizi, issue de la minorité ethnique kurde opprimée d'Iran, risque une exécution à la suite de sa condamnation à mort par un tribunal révolutionnaire de T...