lance-pierre

Publié le 15 Janvier 2026

 Vers qui porter nos yeux

Vers qui porter nos yeux

Regardez tout ce bleu

Qui a brisé la porcelaine de Chine

Emmenant précieusement son offrande

Regardez tout ce jaune

Puisé au cœur d’une ocre pure

Qui dessinait des miracles dans le désert

Et qui n’était pas fière

Regardez ce blanc des moments de pause

Qui partagent le ciel et le désert

Dans un délicat univers

Puis cet œil sublime vif et pur

Pétillant de malice

Parfois

Fronçant de petits sourcils

Voulant vraiment faire peur.

 

La Terre-Mère a pris son pinceau pour dessiner le monde

Dans son œuvre

Nulles bombes

Nuls incendies allumés par « je ne sais qui, je ne sais quoi mais je sais pourquoi »

Nuls drones tueurs d’enfants

Nulles images de peur et de terreur.

 

Qui s’est permis de rayer salement

Les dessins de la Terre-Mère

Pour en faire un univers de feu, de larmes et de sang ?

 

Porter son regard sur la beauté

Sur ce qui est

Et non sur ce que cela est devenu

Oublier le bitume qui envahit tout

Le bruit qui envahit tout

La grisaille et la mocheté qui envahissent tout

L’absence de fleurs

L’absence d’arbres

L’absence des oiseaux

Oublier tout ceci que nous « offre » la civilisation

Pour se ressourcer là où c’est encore possible

Se concentrer sur la source

Se dire : « je veux la préserver »

N’est-elle pas la prunelle de mes yeux ?

N’est-elle pas ma Joie de vivre ?

Donnez-moi le chant des oiseaux,

Le rire des petits enfants,

Donnez-moi le cristal pur qui chante sous la terre mais juste dans mes rêves (mon imagination n’est pas encore corrompue)

Donnez -moi la musique de la nature et celle des hommes qui savent la composer s’en inspirant

Donnez-moi les fruits de la vie dans leur petite tenue d’origine

Donnez-moi les savoirs ancestraux à découvrir et non à conquérir, non pour me les approprier, ils ne nous appartiennent pas

Donnez-moi la sagesse d’un arbre qui ne peut s’enfuir sous les bombes

Qui réfléchit tout au long de ses ondes

Donnez-moi le secret de l’univers, non pour en faire la conquête

Pour comprendre le monde

Donnez-moi la certitude que dans cette masse immonde et destructrice

Se conduisant comme le plus grand des parasites

Il y a le bien qui veille et qui jaillit au moment le plus opportun

Pour qu’un jour enfin cessent les cycles

Que les puissants périssent

Que la puissance plus jamais ne puisse se conquérir

Et que les oiseaux se parent de leurs couleurs de rêve

Que leur chant retentisse, clair et pur

Comme un printemps vert et brillant

Promesse pour l’humanité.

 

Carole Radureau (15/01/2026)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Lance-pierre

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Publié le 7 Janvier 2026

« Continuer à tenter de faire vivre la solidarité, l’écoute, le partage, le respect, l’humilité, l’humour, des valeurs si souvent évoquées et pourtant si difficiles à vivre. Cela ne changera sans doute pas la far(r)ce du monde, mais cela maintiendra peut-être la mort à distance, comme la poésie, lorsqu’elle révèle le vivant. »

Eric Julien, Voyage dans le monde de Sé (Nouvelles découvertes sur les Indiens Kogis)

 

Dans ce monde dystopique

L’absurde est roi

La folie prédomine

Ainsi que les hors-la-loi

Dans ce monde insensé

Il n’est pas lieu de penser

Car les pensées de suite

Nous entraînent

Dans un univers de chaînes

Dans un monde où elles tintent

De leur bon bruit de chaînes

Où les prisons ouvrent leurs portes

Avec elles, les torrents emportent

Jusqu’aux petits enfants

Qui ont des pensées alternatives.

 

Dans ce monde où les idées brunes

Dominent

Comment espérer la paix ?

Comment souhaiter la dignité des peuples

Comment désirer ne serait-ce que le minimum ?

 

C’est un monde qui a déjà existé

Que nos générations n’ont pas encore connu

Qui est documenté

Ils ont l’IA les puissants pour innover

Pourtant, c’est plus simple de reprendre

Les vieilles méthodes qui ont marché

Même ici, la créativité est crasse

Les pensées ne fonctionnent que dans un sens

Celui du profit

Celui de la gloriole

Celui de la testostérone

Celui du capital aux cojones démesurés

Qui tremble sur son trône

Car le pouvoir suprême

Nul ne veut le partager.

 

Ça avance comme un rouleau compresseur

Ça écrase tout sur son passage

Ça ne prend même plus la peine de maquiller

Ça fonce dans l’tas, tête en avant

Ça tremble mais ça crâne

Ça se casse la figure et

Ça entraine tout le monde avec eux

Allez, tout le monde dans la même galère

Y compris les arbres, les enfants et les animaux

Il faut au moins cela

Qu’en ont-ils à faire d’ailleurs ?

Dégâts collatéraux.

 

La solidarité ?

Aux pâquerettes !

L’empathie ?

Aux oubliettes !

La compassion ?

Kézako ?

Le droit international ?

A la mer (Gaza, souvenez-vous).

Le réchauffement climatique ?

Quel gros mot !

Complotisme ?

Ah, ça oui !

Ne pas tomber dans leur panneau

Ah, il va falloir être rusés !

On peut le faire, on doit le faire

On a tout intérêt à le faire !!

 

Pour changer la fa(r)ce du monde

Que faut-il faire ?

Sinon se recentrer

Mesure, garder

Rester le regard fixé

Sur ce qui est, c’est-à-dire le présent

Ne pas tomber dans les pièges

Réfléchir, se

Documenter

Croiser les sources

Laisser place à son propre jugement

Puis à son instinct

Qui est un fruit rare trop peu invoqué

Cette société-là ne permet plus que s’ouvrent

Des espaces de rêve, de magie, de surnaturel

Se les réapproprier

Car

Comme il est triste le monde

Avec ses seules réalités grises et rouges

Avec ses seules directions capitalistiques

Avec ses seules orientations morbides

Les êtres retournent peu à peu à l’esclavage

Ils y glissent ostensiblement

Avec la fabrique du consentement

Le terrain est gagné centimètre à centimètre

Les esprits se sentent acculés

Au mieux se prêtent aux propagandes fascistes

Croyant, à cause des peurs, y gagner

Alors qu’il n’y a jamais rien à gagner de ce côté-là

C’est cela la farce du monde.

 

Se désengluer, les pieds et l’esprit

Bien se secouer

Retirer chaque miasme de ses vêtements

Avant de procéder au grand lavage

L’eau purifie

L’eau est sacrée

L’eau diffuse son message

Chaque jour, à sa façon

L’eau, elle est comme les oiseaux

Comme tout ce qui est menacé

Universelle et essentielle

Si l’on ne voit pas la boussole

Installée sur la grande orbite du monde

Avec son décompte

Avec sa propre réalité

Sans aucunement se projeter

(Car ce jour-même demande de résister)

On passe à côté de l’essentiel :

Défendre le vivant

Défendre ce qui vit comme sa propre vie

Défendre ce qui est sacré

Tout comme le vivant est sacré

Qu’il soit asticot, aigle, anémone ou araucaria

Qu’il soit cascade, océan, volcan, sierra, étoiles, vent

Tout ceci qui nous prête vie

N’est-il pas un combat à mener autre que défendre des états pilleurs

Des virilistes qui ne songent qu’à gonfler leurs bourses et leurs gains ?

 

Sortir la tête des endoctrinements

Rien de bon ne sortira de se laisser embrigader

Ils jouent sur nos peurs

Ils savent bien comme nous en avons

Chacun de nous en est bourré (par leur faute essentiellement)

Il faut s’en débarrasser

Leurs peurs ne sont pas les nôtres

Nous ne sommes pas nos peurs

Nous valons bien plus que ça

Secouons-nous, lavons-nous avec cette eau précieuse et purifiante

Qui nettoie mauvaises ondes et pensées délétères

A bien y regarder soyons nature-même

Comme au 1er jour de notre vie

Libérons-nous des chaînes

Car le petit enfant tout neuf rit aux éclats

Avec la plus belle des limpidités

Avec la plus pure innocence

Pensons que c’est cela qu’ils nous ont pris

Pour faire de nous ce que nous sommes

Qu’ils nous le rendent

Il n’y a que cela de véritable

Il n’y a que cela qui mérite de lutter

Tout juste collés contre le corps de notre Mère, la Terre.

Terre mère, protectrice des enfants par : Sarah Sacobie

Carole Radureau (07/01/2026)

 

 

 

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 31 Décembre 2025

Le désert d'Atacama en fleurs Par Joselyn Anfossi Mardones from Chiguayante, Chile. — Desierto florido 2010., CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11943658

Le désert d'Atacama en fleurs Par Joselyn Anfossi Mardones from Chiguayante, Chile. — Desierto florido 2010., CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11943658

Ecrire

Pour ne pas souffrir

Ecrire

Car il n’y a rien d’autre à faire

Qu’il y faut lâcher prise

Plus haut que nous

Se préparent

Les assassinats

Commis au nom des affaires

Et qui ne souffrent pas du reste

De bâtons dans les roues.

 

Ecrire

Pour ne pas mourir

Car la poésie se meure

Remplacée par la grande médiocrité

Car les fleurs se meurent

De ne plus être admirées

Senties

Contemplées

Choyées.

 

Le ciel est obscurci

Le jour se lève difficilement

Etirant, soulevant sa chaîne au pied

L’avenir est assombri

Trop de lumières diffuses

Trop d’explosions

Trop de flammes

Trop de drones tueurs d’enfants.

 

On nous annonce 2026, pire encore

Avec le bruit des bottes

Ils voudraient nous démoraliser

Ils disent nous « préparer »

Avons-nous un mot à dire

Sinon

Ecrire

Pour ne pas souffrir

Avons-nous un geste à faire

Sinon, le garde-à-vous ?

 

Ce qui est le pire

C’est que c’est du déjà vu

C’est que le Plus jamais ça

Ils se sont vulgairement torchés avec

Ce qui est le pire

C’est l’éternel recommencement

L’oubli tombé sans un bruit

Dès que les yeux du dernier des vétérans se sont fermés

Comme pour dire : Y’en a plus ?

Allez, on remet ça !

 

Comment ne pas souffrir

Quand on connaît le sort des enfants

Comment ne pas crier

Quand on connaît le sort de la Terre

Comment ne pas pleurer

Quand on se sent impuissant

Comment ne pas rager

Quand la poésie reste lettre morte ?

 

Ecrire

Bien ou mal

Pour ne pas souffrir

Ecrire

Bien ou mal

Pour partager

Tout ce qui s’écrit

Fait le lit de la poésie

Tout ce qui chante

L’enchante

Tout ce qui rêve

Elle le prend à bras le corps et l’embrasse

Tout ce qui embaume le printemps

Elle en fait un volume

Tout ce qui enveloppe de ses bras

La souffrance commune

Elle le publie

Même sur un mur

Un vieux bout de papier toilette

Sur des cahiers d’écolier

Sur des draps

Sur une nappe en papier dans un troquet

Sur un billet de cent francs

Sur un keffieh

Au cou d’un huipil.

 

La poésie veut qu’on lui lance des mots

Elle jonglera avec

Elle en fera un collier comme elle su si bien le faire

La poésie veut qu’on lui tresse la lune de sang

Pour en faire une révolutionnaire

Elle aimerait qu’on lui dicte un à un le nom de tous les oiseaux

Afin que chacun d’eux ait droit à un poème

Même un court poème, même 2 ou 3 mots

Pour fêter tous les oiseaux.

 

Il est un temps où les bombes veulent crier

Plus fort que les poètes

Ne nous laissons pas faire !

Il est un temps où les nuées brunes

Veulent étouffer jusqu’aux mots dans nos gorges

Révoltons-nous !

Il est un temps où la médiocrité est érigée comme une gloire

Egorgeons-là !

Saignons-là !

Redonnons des lettres de noblesse aux mots d’amour

Jonglons avec les synonymes de tendresse

Chantons les vers en harmonie

Faisons sortir de nos âmes les pensées

Même les plus profondes

Afin de mettre en spectacle la grande hypocrisie du monde

Ne baissons pas les yeux

Déclamons et rions

Car la souffrance peut être sublimée

Car les mots qui jaillissent sont des geysers sacrés embrassant les salars

Car la solitude du poète doit être comblée

Pour noter l’ignorance

Graver l’histoire

Signer en bas des circonstances

Jongler avec les mots-clés

Rivaliser d’astuces pour contrer les censures.

Enfin,

De chaque larme, en faire un don

Hissé jusqu’aux plus hauts sommets

Et distribué par la grâce des vents

A l’ensemble de l’univers.

 

Que 2026 voit naître en vous l’énergie nécessaire pour pouvoir inverser les choses et mettre à bas les adversités.

Force, Amour, Courage, Santé, Tendresse et Harmonie pour fêter dignement la vie.

 

Carole Radureau (31/12/2025)

 

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 3 Décembre 2025

Par Clément Bardot — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=123918350

Par Clément Bardot — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=123918350

 

……D’autres yeux pour voir le monde…..

 

 

Il y a ceux qui hantent les rêves

Qui se déclinent comme des monstres dans les contes

Il y a ceux que l’on maudit car les légendes sont vaches avec eux

Il y a ceux qui terrorisent mais qui sont sacrés

Prédateur, qu’il soit oiseau jusqu’à loup

Tous ont leurs heures de gloire

Leurs heures oiseau-de-malheur.

 

Maintenant on voudrait qu’ils vivent encore

Du moins, certains amoureux de la vie sur terre

Maintenant on se bat sur des territoires pour les préserver

Le panel a bien été prélevé

Ici c’est la déforestation,

Là c’est la suppression des corridors naturels

Ceux qui favorisent les rencontres amoureuses

Donc la pérennité des espèces

Ici c’est la concurrence avec des éleveurs

Avec des chasseurs virilistes qui se sentent rabaissés dans leur hégémonie sanguinaire

Ailleurs ce sont des persécutions liées à des croyances

Là, c’est le loup qui s’attaque aux troupeaux

Car les troupeaux, ça lui offre une nourriture toute prête

Le prédateur aussi aime économiser ses forces, son énergie

N’allons-nous pas, nous autres humains, au supermarché près de chez nous

Au lieu de cultiver notre carré de jardin ?

 

Partout dans le monde les prédateurs sont les plus menacés

Vautours, rapaces, félins, y compris les petits félins gros comme des chats

Prédateurs marins comme les requins qui finissent en soupe dans les cantines des écoles

Les loups et ceux de leur famille

Les ours également et j’en oublie

Tous ont le même problème la lutte pour le territoire et les ressources

Au nom de la civilisation-reine

On n’a pas le droit de faire régner la peur par sa seule présence

Alors, on autorise, on règlemente puis au bout du compte, on abat

On prélève avec la légitimation du jugement : toi tu es gentil, tu as le droit de vivre

Toi, le méchant, tu meures

Ils disent : on leur a laissé trop d’espace, maintenant, ils empiètent

Et

Le propriétaire légitime, c’est celui qui érige les clôtures :

C’est l’homme

C’est celui qui s’arroge le droit de vie, le droit de mort

D’ailleurs cela ne concerne pas que les prédateurs animaux

Cela concerne aussi les hommes qui ne sont pas eux des prédateurs

C’est-à-dire les autochtones, les minorités ethniques

Qui partagent bien souvent les mêmes territoires que des prédateurs et,

Ne s’en portent pas mal pourtant.

image

Qui a dit que le super-prédateur avait droit de vie, droit de mort

Sur tout ce qui le gêne aux entournures ? 

Désir d’en avoir toujours plus, désir de s’enrichir toujours plus

Désir d’accumuler toujours plus

En arrasant

En détruisant

En passant le rouleau compresseur de la super-prédation sur tout obstacle

Animal, humain, végétal, minéral, aquatique……

 

Nous devons nous battre pour la vie

Nous devons lutter pour l’environnement (tout ce qui le concerne du petit caillou au fleuve, de la plus petite espèce à la montagne toute entière)

Nous devons nous battre contre la mort

Nous devons nous battre contre la guerre à la nature

Car c’est de cette guerre-là dont il s’agit aujourd’hui

Les prédateurs sont les victimes de cette guerre

Les prédateurs

Quand on ne dérange pas leur écosystème

Ne prélèvent que le nécessaire

Cela n’existe pas l’orgie de tuerie dans le monde animal

Comme quoi, il y a bien quelque chose qui a divergé, un jour

Chez le super-prédateur.

 

Qui arrêtera le super-prédateur

Qui ne craint même pas le bouleversement climatique

Car il sent qu’il a le moyen de survivre, voire de le dépasser

Pour quelques-uns seulement

Mais ce sont les plus grands pilleurs, les plus gros pollueurs.

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Le monde est monde depuis que l’homme est homme

Depuis qu’un mammifère s’est octroyé tous les droits.

 

Comment cela fut possible ?

On parle de cerveau surdéveloppé

Serait-ce une horrible mutation

Engendrant des monstres ?

 

On constate que tous ne sont pas atteints

Seule une minorité, l’est

C’est hélas la plus toxique.

 

Il y a un mot qui résume l’essence finale de l’œuvre :

Le capitalisme.

Qu’a-t-il à voir avec la destruction des prédateurs ?

Tout.

Car derrière chaque arbre,

Car derrière chaque rivière,

Car derrière chaque montagne,

Car derrière chaque terre,

Il y a un profit qui se tapit dans l’ombre

On voit luire ses yeux flambants de convoitise

Puis on aperçoit des crocs bien blancs démesurément longs

Et une salive sort de sa gueule avide

Il tremble tant il a le désir de sauter sur sa proie

La mordre à la gorge

Lui briser les cervicales

Pour pouvoir ensuite s’assoir sur son onde

S’allonger sur son herbe

Perforer à coup de bulldozer sa terre tendre

S’accaparer son eau, pour la salir, la polluer, la détruire à tout jamais

Il tremble tant il a le désir de supprimer ses concurrents

Ceux-là même qui font régner la terreur dans les livres de contes, dans les romans

Loups, pumas, ours bruns, jaguars, aigles, pygargues, vautours (qui ne sont que des nettoyeurs mais sont détruits aussi)

Pas un qui ne gêne, pas un qui ne suscite un intérêt malsain à l’abattage

Avec l’excuse qui ne permet pas les larmoiements futiles

C’est-à-dire : l’intérêt des hommes.

 

Carole Radureau (03/12/2025)

 

Voir le document ci-dessous si cela vous intéresse de participer

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Lance-pierre

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Publié le 4 Octobre 2025

"Ils l'ont brûlée"

 

"Ils l’ont brûlée" : ses yeux ont crié lorsque la verte lumière des arbres a chuté avec elle

"Ils l’ont brûlée ": sous le poids de son corps, l’herbe amie, l’herbe tendre s’est faite douceur

"Ils l’ont brûlée" : à ses chers animaux, à sa famille, à sa communauté elle pensa alors que peu à peu s’éteignaient les lumières sacrées de sa vie

"Ils l’ont brûlée" : puis elle a disparu

"Ils l’ont brûlée" : on ne la plus revue

"Ils l’ont brûlé aussi son petit chien disparu également ? " Probablement (témoin gênant, peu parler, en mapudungun aussi)

"Ils l’ont brûlée" : comment savoir à présent où elle repose, comment connaître son sort, son supplice, comment rendre digne et humain son trépas ?

"Ils l’ont brûlée" : ces horribles mots résonnent en nous comme un tocsin, un glas, un gong réalisant l’horreur, réalisant ce dont les puissants sont capables de faire, par peur d’une aînée Mapuche défendant la terre, défendant l’eau et la vie

"Ils l’ont brûlée" : lâcheté

"Ils l’ont brûlée" : mépris

"Ils l’ont brûlée" : racisme

"Ils l’ont brûlée ": la justice oubliée comme une gueuse dans le caniveau

"Ils l’ont brûlée" : réagir !

Ils l’ont brûlée : soutien !

"Ils l’ont brûlée" : solidarité internationaliste !

"Ils l’ont brûlée" : Amour ; partage ta sève comme un fruit et comme une chlorophylle originaire qui jamais ne s’éteint.

 

La quemaron

 

"La quemaron": sus ojos gritaron cuando la luz verde de los árboles cayó con ella

"La quemaron": bajo el peso de su cuerpo, la hierba amiga, la hierba tierna se volvió suave

"La quemaron ": pensó en sus queridos animales, en su familia, en su comunidad, mientras poco a poco se apagaban las luces sagradas de su vida.

"La quemaron": y entonces desapareció.

"La quemaron": ya no la volvimos a ver.

"¿También quemaron a su perrito, que también desapareció?" Probablemente (testigo incómodo, puede hablar, también en mapudungun).

"La quemaron": ¿cómo saber ahora dónde descansa, cómo conocer su destino, su tormento, cómo dignificar y humanizar su muerte?

"La quemaron": estas horribles palabras resuenan en nosotros como una campana de alarma, un toque fúnebre, un gong que nos hace comprender el horror, comprender de lo que son capaces los poderosos, por miedo a una anciana mapuche que defendía la tierra, el agua y la vida.

"La quemaron": cobardía.

"La quemaron": desprecio.

"La quemaron": racismo.

"La quemaron": la justicia olvidada como una vagabunda en la cuneta.

"La quemaron": ¡reaccionemos !

"La quemaron": ¡apoyo !

"La quemaron": solidaridad internacionalista !

"La quemaron": Amor; comparte tu savia como un fruto y como una clorofila originaria que nunca se apaga.

 

En hommage à Julia Chuñil, leader Mapuche du Chili disparue depuis presque un an et dont on a entendu la révélation de son sort avec ces quelques mots d’un criminel qui ont fuité : « la quemaron » (ils l’ont brûlée).

Carole Radureau (04/10/2025)

 

 

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 18 Juillet 2025

 

 

 

…….fragments de Vivarais……

 

 

La buse a pris son envol :

Elle emmène Georges Ibrahim Abdallah avec elle

Loin de ce pays où l’on enferme pendant 40 ans

Loin de cette terre où l’on ne sait plus ce que le mot justice veut dire.

 

Elle s’envole avec une gestuelle bien élaborée

Avec toute sa puissance et toute sa beauté

Elle s’envole avec la symbolique de l’aigle des prisonniers

Qui, un jour dernier lui a été prêtée par le grand Aigle.

 

Lui, un de ses prisonniers (Leonard pour ne pas le citer) a retrouvé la liberté

Une liberté certes encadrée mais liberté quand même

Lui, il a encore de quoi voler pour étendre sur la terre

Son message de liberté…..

Il a tant à faire et notre buse à nous n’est pas de trop.

 

Ces oiseaux-totems, symboles de la poésie sont puissants

Ils véhiculent leur aura en plus de leur renommée

Ils envoient des messages aux 4 coins de la terre

Certains savent les lire     ils sont hélas peu nombreux

D’autres les ignorent       ça leur vole au-dessus de la tête (ce sont des inconscients)

 

Il n’est pas encore sorti de sa geôle, Georges avec ses posters sous le bras

Il n’est pas encore libre que, déjà,

On lui annonce la mort :

Quel horrible pays que le nôtre, quelle horrible fange dans laquelle il se plonge.

 

On lui annonce la mort avec une voix, avec des mots remplis de haine

Avec un racisme débordant, ce racisme à présent librement assumé

Marque de fabrique de tous les trolls qui n’ont rien compris

A ânonner chaque jour sur les réseaux et dans leurs vies des éléments de langage dont ils ne détiennent pas le véritable message.

 

La buse et moi, nous te souhaitons le meilleur dans cette nouvelle vie

Les idéaux révolutionnaires t’ont, chaque jour porté

Au sein de cette adversité, au sein de l’incarcération

Et jamais, jamais, ils ne t’ont fait flancher

Jamais, non, jamais, ils t’ont fait renoncer à des idéaux qui pourraient sembler vieillissants

(au bout de 40 ans !)

 

La révolution est jeune et éternelle

Comme l’est la liberté des aigles et des justes

Comme l’est la poésie qui sait tremper sa plume

Dans l’encre de la vérité :

Est-ce prétentieux de dire cela ?

Peut-être.

 

Il y a si peu de raisons de se réjouir

Quand la liberté sonne à nos portes rouges et noires

Il faut la saisir par la main avec force

Avec un grand sourire

L’envoyer en sécurité dans les airs

Avec la force pure de ces justes volants.

 

Carole Radureau (18/07/2025)

 

Inspirée par ces photos de Serge de l’envol d’une buse et inspirée par la libération de Georges Ibrahim Abdallah à qui je dédie ces humbles mots.

 

Diaporama : faites défiler en suivant la flèche pour voir la buse s'envoler
Diaporama : faites défiler en suivant la flèche pour voir la buse s'envoler
Diaporama : faites défiler en suivant la flèche pour voir la buse s'envoler
Diaporama : faites défiler en suivant la flèche pour voir la buse s'envoler
Diaporama : faites défiler en suivant la flèche pour voir la buse s'envoler
Diaporama : faites défiler en suivant la flèche pour voir la buse s'envoler
Diaporama : faites défiler en suivant la flèche pour voir la buse s'envoler

Diaporama : faites défiler en suivant la flèche pour voir la buse s'envoler

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #Oiseaux-muses, #Lance-pierre

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Publié le 29 Mars 2025

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 27 Février 2025

 

 

Les monstres s’agitent dans le clair-obscur

Portes ouvertes à l’HP Terre aujourd’hui !

Voyez, voyez comme ils sont nature !

Aucune substance n’a dopé cette nature-même !

 

Fidèles à eux-mêmes ils s’agitent

Purs produits de la dégénérescence humaine

Tout ce que produit in fine fortune, règne et décadence.

 

Les monstres s’agitent dans le clair-obscur

Tout à leurs élucubrations

Ils donnent d’eux à voir des images sensées propager la peur :

Tremblez gueux, tremblez gauchistes !

Voyez comme je manipule avec aisance le carnet de textes de lois

Comme il est habile mon stylo argenté à signer les décrets

Voyez ma tronçonneuse dorée habile à sabrer les acquis.

Je viens l’exporter.

 

D’autres monstres fortunés, en attente et tout autant décadents

Se voyant bientôt régnant

Bavent d’envie et de gesticuler aussi :

 

Je veux la même tronçonneuse dorée : SABRER !

Je veux le même stylo argenté : SABRER !

Je veux les mêmes drones tueurs : SABRER !

 

Dans ce clair-obscur,

Jamais autant de monstres ont surgi dans un contexte inédit

La folie est sortie et les peuples l’ont adoubée

Il en est ainsi paraît-il quand règne l’instabilité.

 

Peut-être ! (comme dirait l’autre). 🤨

 

Mais quelle grande peur ils ont !

Mais comme elle se voit,

Comme elle s’entend,

Comme elle se sent !

C’est une très grande peur,

Une véritable terreur que ces gesticulations révèlent.

Ces monstres tremblent, ces monstres trébuchent

Ces monstres ne savent plus comment faire

Ils bégaient et louvoient

Ils se sentent forts et conquérants

Et peut-être qu’ils le sont

Ils veulent le faire croire c’est certain.

 

Leur folie fait peur

Leur peur à eux, bien plus encore.

 

Ce n‘est pas la folie des monstres qu’il faut craindre

C’est leur peur

Cette peur engendre toutes les folies

Engendre tous les dangers :

Acculés au fond d’une grotte clair-obscur

Les monstres ont sorti la technologie

Telle une victoire consumée.

 

Rien sur terre ne semble leur résister.

 

Elle semble bien faible à côté d’eux

La masse humaine non nantie…..

Milliards et milliards

A partager un monde déliquescent et sans avenir.

 

Toutes ces gesticulations pour masquer la peur de perdre

(perdre leur puissance, leur pognon, leur pouvoir, leur virilité, leurs vices……la propriété rend fou)

Toutes ces gesticulations pour instiller la peur ne sont qu’autant de signes de faiblesse que nous, peuple ne devons pas manquer.

Et même si,

Les monstres gouvernent,

Et même si,

Les monstres semblent dominants

La folie qui est en eux ne peut vaincre la sagesse populaire.

 

La Terre-Mère est attachée à la sagesse populaire

En rien, elle ne soutient la folie monstrueuse

La Terre-Mère demande à ses enfants la reconnexion :

 

Car ne pas entendre le chant des oiseaux,

Le gargouillis des ruisseaux,

Les premiers sons du printemps

C’est sombrer dans le clair-obscur

Car ne pas voir et s’émerveiller devant les premiers bourgeons

Les premières fleurs qui naissent

C’est sombrer dans le clair-obscur

Car ne pas sentir le flux surpuissant de la matrice

La sincérité des ondes

Le cri vibrant de la forêt

C’est sombrer dans le clair-obscur des monstres.

 

Se réveiller ainsi que le printemps pour créer, encore créer

CREER pour résister,

CREER pour exister,

CREER pour ne pas subir,

CREER pour ne pas souffrir

CREER et s’inspirer des luttes anciennes

CREER et ne pas croire à leurs bobards

CREER et sublimer le feu qui est en nous.

 

Qu’elles sont belles les étincelles de la création populaire !

Qu’ils sont beaux les mots du peuple qui jaillissent dans la rue !

Qu’elle est puissante la force unie et démultipliée !

 

L’apathie règne et un jour elle se brisera.

 

Tout n’est question que de temps.

 

Les monstres le savent qui utilisent l’espace vacant pour semer la terreur.

 

Il y a une réalité que chacun connaît.

Elle s’appelle :

L’impermanence des choses.

 

Tout n’est question que de temps.

 

 

Carole Radureau (27/02/2025)

 

 

 

Mais le nombre, mais la masse, a permis de créer un nouveau mythe : le mythe de l’universalité, le mythe de la marée qui monte de manière irrésistible et retentissante pour venir raser au sol la cité bourgeoise érigée sur les travées du privilège. Le nombre, la masse a entériné la conviction que chaque individu a de participer à quelque chose de grandiose qui est en train de mûrir […]

Antonio Gramsci, Pourquoi je hais l'indifférence

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Lance-pierre

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Publié le 11 Février 2025

Quand la nuit a crié la lune a eu peur

Et sur le lac, le cygne a tourné

Quand la lune a rougi

C’est sous le signe de la colère

Son sang à nouveau s’est révolté

Car la femme est la fille de la lune.

 

Cela ne mérite pas la mort !

 

Je souffre à mon humanité dit-elle

J’ai rougi le cœur du rouge-gorge

Pour que la flamme qui a dévoré la vie

Soit toujours reconnue

J’ai rougi de nombreux drapeaux

Et chaque pays qui a le rouge sur sa bannière

Jamais, ne l’explique

Autrement que par le sang coulé

J’ai arrosé de ce sang les géraniums aux fenêtres

Pour que chaque jour d’été les passants

N’oublient pas le sang dans les rues

J’ai soufflé sur la jupe des coquelicots

Pour qu’ils n’oublient pas de rougir au soleil

Que leurs doux pétales de soie flamboient et tremblent

Sous les coups de butoir des terreurs et de la haine.

 

Mais ceci ne mérite pas la mort !

 

J’ai rêvé d’un oiseau pacifique bien plus puissant que la colombe

Car la pauvrette n’en peut plus de porter sur ses petites épaules la folie humaine

Tout ce que le monde apporte est impermanent et nous devons l’accepter

Ce que nous ne devons pas accepter

C’est la loi du plus fort

La haine déguisée en morales

La discrimination et tous les autres crimes aujourd’hui déroulés sur un tapis rouge

Comme l’espace

Et qui s’en prennent sans vergogne aux droits humains sacrés.

 

Pakhshan Azizi, ma sœur, tu n’as pas mérité la mort

Ni la torture ni l’injure ni la morsure du serpent venimeux

Si tous les êtres humains qui défendent aujourd’hui la vie

Si tous les êtres humains qui défendent aujourd’hui la nature

Doivent le payer de leur vie

Si les milliards que nous sommes ne peuvent rien y faire

Si l’existence de la peine de mort ne choque plus personne

Alors, je prendrais mes roses, j’en ferais des fils de fer barbelés

Et j’écrirais au monde avec leur cri.

 

Carole Radureau (11/02/2025)

 

Ecrit en soutien  à la campagne d’Amnesty International contre la peine de mort de Pakshan Azizi en Iran

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Lance-pierre

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Publié le 18 Novembre 2024

 

Le génocide palestinien a annihilé ma muse

La poésie est restée coite

Desséchées les ailes de mon cœur

Toujours promptes à l’empathie

Envolées les envolées lyriques, les vers versifiant

Les figures de style et les métaphores

On ne sait jamais comment la poésie va se comporter

Quand il s’agit de situations dramatiques

Vouées au long terme

On ne sait si sa voix fusera pure et claire

Ou si sa glotte restera définitivement asséchée

Avec elle on ne peut rien prédire

On ne sait d’où provient son élan

Son fonctionnement intrinsèquement libre, instinctif,

Passionné parfois, indépendant et spontané :

A quoi est-il dû je me le demande

Il y a des choses et des actes

Que j’aurais écrire, du moins décrire par la poésie

Il y a des mots qui auraient pu soutenir

Certains sont venus au tout début

Anticipant les massacres…….devant quelle indifférence !

La poésie n’a pas sa place ici et maintenant dans ce monde de violence

Du moins nous le laissent-ils penser

Pourtant,

Je sais que la poésie est partout à sa place

Encore plus dans les moments où on l’attend le moins :

Les moments de guerre, de résistance, de haine et de nuisances.

Les oiseaux, ces généreux et irremplaçables compagnons

Aide à détourner le regard des ruines

Le cœur aux ailes desséchées n’en fonctionne pas moins

Là où se couchent des vers ornithologiques passionnés

Ne se lisent pas entre les lignes les souffrances et les inquiétudes

La poésie n’est pas une alternative à l’impuissance

La poésie est puissance

Elle a su sublimer les peines et les terreurs anciennes

Pour sortir des cachots en catimini

Et dénoncer

Elle a su entrer en clandestinité pour résister

Et voler, LIBERTE, depuis les airs

Pour irriguer les esprits

La poésie sait très bien crier avec les yeux

Faire jaillir le son cristallin de la source

D’un tympan endormi

Elle sait sublimer un regard d’enfant

En faire une envolé d’étoiles qui ne rivalise

Qu’avec un éclat de rire insouciant

La poésie est une très grande porteuse d’espoir et d’espérance

En cela j’aimerais que la muse se remette

Elle peut être porteuse de l’étincelle qui jaillit

Comme un BON SENS

Elle peut aussi être la colombe qui ragaillardit.

 

Carole Radureau (18/11/2024)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Lance-pierre, #Agate mousse

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