Publié le 20 Mars 2026

M. et Mme

………Les Moisson de l’eau……

 

 

M. et Mme sont en ballade

D’un pas égal

Ils vont leur chemin

En un accord tacite

Leurs pas s’inscrivent

L’un dans l’autre

Si bien, qu’une seule empreinte

S’imprime dans la poussière.

 

M. et Mme, cahin-caha

Bras dessus – bras dessous

Se déhanchant pacifiquement :

Comme ils sont bien assortis !

La baignade les attend

Quiète,

Patiente,

Ondulante,

Déjà tiédie car le temps est chaud pour la saison.

 

Un calme épais

Un air emprunt

Une petite brise qu’on ne peut cacher

Un printemps précoce

Emprunté

Englué dans des rayons inconnus

Rompt l’harmonie du moment :

Accélération du calendrier

Comme accélération des choses de ce monde :

Ça, M. et Mme l’ignorent

Tout à l’heure du bain qui n’attend plus

Le plumage a soif de sentir couler sur sa fibre hermétique

Une eau désirable et précieuse

Le bec a envie de s’ouvrir sur une succulente graminée

Débordant dans le lit du flot :

L’invite est trop belle

Comme cette ballade à deux

Qu’un désir commun

Anime.

 

Carole Radureau (20/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

M. et Mme

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Publié le 19 Mars 2026

……..Les Moisson de l’eau……

 

 

Recto-verso

Comme si de rien n’était

Aucune ligne de partage

A l’horizon

 

Nul fil

Nulle ligne de démarcation

Nulle frontière

Sinon le droit à la vérité

Et la quiétude en partage

 

Recto-verso

Original et copie

Lequel préférer ?

Sinon l’oiseau

Qui fend sans les ensanglanter

Des ondes calmes à s’y méprendre

 

Nul inconvénient

Nul tracas

Nulle précipitation

Juste le silence et la beauté

Et un brin de poésie.

 

Carole Radureau (19/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

Recto-verso
Recto-verso
Recto-verso

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Publié le 18 Mars 2026

Les chatons
Les chatons
Les chatons

……les Moisson de l’eau…..

 

 

Une petite poésie

Toute douce

Naît au début de chaque printemps :

C’est la montée de la sève

C’est l’arrivée des beaux jours

C’est la promesse d’une belle saison

La plus belle car la plus neuve

La plus renouvelée

Celle qui se reproduit chaque année

Celle qui épate chaque année comme si nous ne l’avions pas déjà vue

Et l’on s’émerveille :

Quelles jolies fleurs !

Comme ce parfum est doux !

Que ce vert est tendre et joyeux !

Le jaune est toujours le 1er sorti !

Et les chatons ?

Ils sont si doux

On voudrait les embrasser

Ils sont si collants

On voudrait les glisser dans nos tisanes

Aspirer haut et fort leur arôme, leur résine vivifiante

Les chatons sont les favoris des petits enfants

Sur le chemin de l’école

Ils les voient, ployant leurs regards doux sur les petites têtes tristes

A l’idée de s’enfermer dans une salle de classe

Alors que le soleil brille

Les enfants entrent en classe avec cette vision de chatons

Si doux, si tendres, si prometteurs

Ils voudraient, les chatons, pensent-ils

Etre caressés, admirés, choyés, adulés

Juste avant

De laisser éclater leur sève contenue difficilement

Comme un grain de maïs dédié au pop corn,

Ils voudraient réciter des vers

Ou qu’on leur en dédie, à eux, chatons si vaporeux, si polis

Et voilà, que leur vœu est réalisé :

Je poétise et me revoie sur le chemin de l’école :

J’ai glissé un chaton dans ma poche

Comme il est collant !!

Je le touche tout au long de la matinée :

Est-il toujours là ?

Je le presse, il colle un peu moins

Toute sa sève, tout son amour vital

Inscrits dans la paume de la main

Mon stylo est gluant

J’ai fait une tâche sur mon cahier

Je n’entends pas ce que dit le maître, tant pis !

Rien d’autre que le chaton n’a d’importance

Je veux qu’il me donne sa force pour toute la saison

Quand l’été sera venu

Il me faudra puiser des forces dans un autre géant de la nature

Peut-être un caillou puissant, qui lui, ne collera pas.

 

Carole Radureau (18/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

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Publié le 18 Mars 2026

Jusqu’à toucher les étoiles

 

…….les Moisson de l’eau……

 

 

J’étirerais ces petites pattes

Comme l’élastique qui régit le monde

Comme la fibre qui se laisse aller sous les rayons du soleil

Comme un filet de miel

 

J’étirerais ces petites jambes

Jusqu’à toucher les étoiles

N’y a-t-il pas une gourmandise

Collée sur ce bourgeon nouveau ?

 

Carole Radureau (18/03/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

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Publié le 14 Mars 2026

Le mort du gui

 

…….Les Moisson de l’eau……

 

 

 

Jaillissant dans la ballade matinale

Alors que l’esprit

Traversé par la tendre caresse du moment présent

Plane au-dessus d’un grand tout ténébreux et inquiétant

Un rideau gris bleuté

Assorti de ses franges

Tombe d’un arbre innocent.

 

Est-ce un message ?

Une scène de théâtre improvisée 

Dont les reliques jaillissent après la tempête

Révolutionnant buissons, feuillages et colifichets ?

 

Ou est-ce une dépouille d’un malheureux oiseau

Ayant, par mégarde

Rencontré un croque-mitaine ?

 

Dans le gui git l’oiseau mort.

Il a abandonné ses chairs dans le feuillage toujours vert

D’un occupant qui puise sève après sève

Le sang de l’hôte

Jusqu’à provoquer sa mort.

Le gui, ensuite en retire un avantage :

Il resplendit de sa verdure perpétuelle et son aura

Sort, grandi dans les décombres de la mort.

 

Le gui a des fruits ronds, blancs et bien rebondis

On dirait de petites planètes inconnues

Recelant des miracles d’énergie

L’oiseau s’y est retrouvé, bien avachi

Jusqu’à en épouser les contours

Jusqu’à s’en imprégner dans l’agonie.

 

Etait-ce son nid ?

Etait-ce son perchoir inopiné ?

Fut-ce sa dernière demeure, choisie inopinément ?

Nul ne le dira.

Sinon le gui, joyeux et insouciant

Receleur de cadavre pour un temps

Dont les mini globes sont empêtrés de pattes

De plumes et de chair

Avec un long bec au milieu.

 

Carole Radureau (14/03/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

Le mort du gui

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Publié le 11 Mars 2026

Fleurs de prunier pissardii nigra
Fleurs de prunier pissardii nigraFleurs de prunier pissardii nigra

La plus petite évocation est d’un rose tendre

Et d’un noir velouté infusé de bordeaux

La plus petite pensée est sincère

Aérienne et joyeuse

Timide et prude

Légère et sensitive

Elle se laisse chahuter par la brise légère et chaude déjà

Pour ne pas perdre, déjà

Un à un ses rares pétales

Mais très vite, le rouge sombre des feuilles arrive

Empiète sur l’heure de la fleur

La dépasse allègrement et la supplante.

Avec tristesse

J’assiste à cette colonisation de la feuille sur la fleur

Je constate que la malheureuse ne peut résister

Qu’elle a décidé de lâcher prise sur ce rouge fonçant

Comme un taureau dans l’arène

Ceci, c’est la lutte du temps pour avancer la saison

Vous aurez tout, plus tôt a dit la Terre-Mère

Car vous ne voulez rien entendre ici bas

Préférant laisser faire et se propager la guerre

En lieu et place de la beauté.

 

Fleurs de prunus

Petites tâches pointillistes bruinant sur le feuillage conquérant

Vous êtes nos étincelles de pureté

Nos éclats de printemps précoce

Parsemés sur la nécessité d’un été

Risquant d’être très long

Le printemps ayant disparu

Peut-être qu’un jour, ici même

Il n’y aura plus que deux saisons, une sèche et une pluvieuse ,

Seule la Terre-Mère le sait

Non pas les destructeurs qui pensent avoir le leadership sur elle

Ils ne l’ont que sur les hommes et les autres espèces de cette planète

Qu’ils peuvent détruire à merci

La Terre-Mère, elle, n’a pas dit son dernier mot

Et les fleurettes qui persistent et signent

Levant le poing dans la véritable noirceur du feuillage

Dans cette autre beauté donnée par l’arbre

Sont autant de petites vérités, de petits soutiens à la vie.

 

Carole Radureau (10/03/2026)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Le jardin de Rosacorleone

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Publié le 10 Mars 2026

Fleurs de cerisiers en temps de guerre (suite)

Fleurs de cerisiers

Rapides et intransigeantes

Qui fleurissent

Malgré les circonstances

Généreuses et hardies

Comme vous êtes jolies !

Comme votre vue m’émerveille et avec elle

L’envie d’écrire me reprend

Avec son lot de jérémiades et de plaintes

Identiques à l’année d’avant

Identiques ? Non point

Pires encore car la guerre se propage

Comme seules savent le faire les guerres

Et que la beauté naturelle vient buter sur le massacre

Là-bas

A l’autre bout de la terre

La guerre nucléaire refait surface

Et j’entends mon compagnon Pablo alerter

Dans le monde avec son pote Pablo (Picasso)

Luttant pour la paix.

 

La paix est dans les fleurs de cerisiers

Non dans des hommes assoiffés de pouvoir et de haine

Assoiffés de vices, le cerveau défoncé par le fondamentalisme religieux.

La beauté est ce qu’il faut regarder comme un cadeau incomparable

Avec sa joie gratuite, sa délicate tendresse, son centre de vie.

 

Fleurs de cerisiers, vous qui avez réinvesti les lieux

Pour mieux nous protéger des nuisances du monde

Merci, mille mercis pour cette venue rapide mais harmonieuse

Merci pour avoir imprimé vos ardents pétales dans le bleu du ciel

Comme un délicat tampon

Indélébile et prometteur.

 

Carole Radureau (10/03/2026)

Fleurs de cerisiers en temps de guerre (suite)
Fleurs de cerisiers en temps de guerre (suite)
Fleurs de cerisiers en temps de guerre (suite)
Fleurs de cerisiers en temps de guerre (suite)

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Le jardin de Rosacorleone

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Publié le 27 Février 2026

Etincelles de tendresse

Plein de vie et de gaieté

Les enfants sont des perles à faire aimer la vie

Sourires spontanés

Joie et intérêt pour la moindre chose

Fraîcheur parfaite

Les enfants sont des clowns méconnus

Dans leur sillon la joie fait son lit

Le rire, tel un clown sortant de sa boîte

Met bas la morosité du quotidien

Les enfants sont des tourbillons qui balaient tout

Quand on est dans leur sillage, on redresse la tête

On se sent vivant

On a envie de faire des projets

D’entrer dans leur dynamique

De se laisser guider par leur joie de vivre

Les enfants sont des locomotives à bonheur

Ce sont des leaders téméraires et instinctifs

Ils ne demandent que de l’attention et

Beaucoup d’amour

Ils ont une soif et une faim dans la découverte

Que nous devons, adultes, assouvir

Les enfants ont les deux pieds dans le moment présent

Et la société leur enlève cette capacité avec son conformisme

J’aimerais que les adultes restent toujours des enfants

Gardant cet état d’esprit

Car c’est lui qui, seul

Permet d’affronter la vie

Nous ne pouvons plus nous soustraire au conformisme

Nous devons nous adapter pour que les enfants

Gardent

Intacte leur foi en l’avenir

Sans trop penser à ce que l’avenir leur prépare

Parfois sans réfléchir nous disons notre inquiétude pour leur avenir

Les mots s’envolent vers des oreilles inquiètes et leur sourire alors peut s’éteindre

Les enfants sont des boussoles

Et la société, les politiques les malmènent tant que c’est un drame horrible

Les enfants sont les piliers du monde

Et on leur offre une place si limitée qu’ils doivent nager pour survivre

Dans un océan de misère et d’exclusion

Les enfants sont des soleils que nous ne devons pas laisser s’éteindre

Ce sont nos étincelles, nos passés, nos futurs et notre présent

Qu’ils soient nos enfants ou nos petits-enfants

Ils sont notre structure, notre « rester debout », notre raison d’être

Leurs éclats sont autant de minutes dorées gagnées sur la vieillesse

Leur innocence est un cadeau si pur

Elle mérite d’être conservée dans une pierre de granit à toute épreuve

Je demande le meilleur pour les enfants du monde

En premier, le respect que méritent tout donneur de bonheur

J’ai 4 enfants merveilleux et grands à présents

J’ai 3 petits-enfants éclatants et joyeux comme des pinsons

Je demande le murmure cristallin du ruisseau ; que jamais il ne s’assèche

Je demande le chant continu des oiseaux pour mes enfants et tous les enfants du monde.

 

Carole Radureau (27/02/2026)

 

A Tony, Sandy, Gianni, Jimmy, Sandrine, William, Millah, Kessy et Marius

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Collier d'ambre

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Publié le 27 Février 2026

😀

Le sourire de Marius, étincelle

Narcisse ravi d’offrir son offrande jaune

Chant du merle jaillissant tout soudain à la brune

Un peintre a dessiné dans la nuit

Mille fleurettes roses dans le prunier

Les bourdons s’y activent et rient aux éclats

Le sourire de Marius, cristal pur

Un éclat éclaboussant éclabousse les murs fatigués

Le soleil a envie de l’imiter

Et ça marche (un peu trop bien pour la saison)

Le chant des oiseaux à nul autres oiseaux pareil

Une mésange bleue fait son marché dans la fourrure de Chouchou

Les oiseaux s’activent, activement, s’activent et bâtissent

Des sourires qui dans les nids éclabousseront les murs défraîchis

Qui allumeront des smileys ensoleillés en ciel de lit

Qui riront aux éclats le bec plein

Qui danseront enfin avant, enfin, de s’envoler,

Grandis et tout prêts à affronter la vie.

 

Carole Radureau (27/02/2026)

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Collier d'ambre

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Publié le 30 Janvier 2026

 

A mi me gustan las ofrendas a la Madre Tierra

Ce qui se traduit littéralement par :

A moi me plaisent les offrandes à la Terre-Mère

Ce qui s’écrit plus correctement :

J’aime les offrandes à la Terre-Mère.

 

Ce que j’aime dans l’espagnol c’est la distribution des mots

L’ordre dans lequel ils se rangent

Ce qui parle bien à ma poésie

Ce que j’aime dans l’espagnol c’est le sens que l’on comprend des mots

Tout est simplifié

C’est une langue légère, chantante, sans soucis.

 

J’écris chaque jour pour faire des offrandes à la Terre-Mère

Car je suis très fan de cette coutume des peuples premiers

De remercier pour les dons reçus.

Soudain, réfléchissant, je me dis, 

Soudain, faisant des offrandes, je me dis :

J’offre à la terre ses propres fruits

Ses propres dons car, tout, tout, tout

Sur cette terre, c’est elle qui nous l’offre.

Je prends les fruits de la culture de mon jardin

Jamais de produits transformés industiellement

Cela peut être des légumes, des plantes médicinales

Souvent des fleurs

Encore plus souvent des roses

Parfois, j’y ajoute des tisanes

Jamais d’alcool même si elle aime ça (si j’ai bien compris).

 

Cherchant ce qui pouvait être une offrande

Qui ne soit pas un produit de la Mère

Je me suis dit que ma poésie était originale

Que c’était un produit transformé évidemment

Moi-même étant un produit de la Terre-Mère

Mais ma poésie est non transformée industriellement.

 

Si bien que chacun de mes poèmes est une offrande à la Terre-Mère

Je peux peu pour la soutenir en ces temps difficiles

Je continue d’exercer une pression conséquente sur elle du fait de mon existence

Je suis en dette comme chacun d’entre nous

Aucune offrande, même sortant de nos têtes ne suffira

Mais, en avoir l’intention

C’est déjà un pas de géant.

 

A méditer.

 

Carole Radureau (29/01/2026)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère, #Offrandes à la terre-mère

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