terre-mere

Publié le 12 Juillet 2026

J’ai mal à la Terre

 

La terre me fait mal

Quand le soleil

La mord de toutes ses dents

 

J’ai mal à la Terre

Chaleur extrême

Mille tourments

Tournent et virent

Au firmament

 

La nature me fait mal

Chape de plomb

Sur elle, plomb fondu

La Terre a chaud, se fond

La Terre est sèche

Dure son assise

Terre fumante

 

J’ai mal aux arbres

Pourtant, ils ont les pieds

Sous terre

Pourtant, leurs racines

Au frais, dorment

 

Les arbres me font mal

J’ai peur qu’in fine

Ils ne disparaissent :

Feuillage jaunissant

Feuillage sous l’ardeur du soleil

Gémissant

Sans un bruit, sans un cri

Subissant pendant des heures

Plomb qui fond sur les couvertures,

Plomb

Durci

 

J’ai mal à l’eau

Comme elle me fait mal

Eau, s’évanouissant

Eau sacrée dans le plomb

Chauffée à blanc

Chaque goutte de sa matrice

En perles de condensation

Fuitant, s’enfuyant :

Eau sèche, eau disparue

Gorge sèche, gorge nue

Gorge : à quoi penses-tu ?

 

Les animaux me font mal

Du plus petit au plus grand

Ils subissent avec peine

Ils meurent sans un cri

Ils disparaissent sans un bruit :

La vie s’enfuit

 

Animaux, tombés au combat

Inégal et ardent

Espèces par la faute des hommes (des gouvernants)

La mort, subissant

 

J’ai mal aux insectes qui courent

À la recherche de la moindre goutte d’eau

 

J’ai mal aux oiseaux qui se terrent

Nul abri

 

J’ai mal aux espèces

Qui cumulent les sources de chaos

Les innocentes victimes

Me font mal et je crie

(avec les yeux), je crie

Car mon coeur, telle la Terre

Est sec, fruit trop mûr

 

J’ai mal aux gens

À qui l’on fait croire

Que c’est leur faute aussi

Les gens qui meurent

Sans un cri sous de funestes

Abris

 

J’ai mal aux gens qui souffrent

(chaleur et guerre)

Car, malgré tout ceci

La guerre, toujours, continue

 

J’ai mal aux gens qui ouvrent leurs fenêtres

Alors qu’il fait 37 degrés

Car leur vie s’écoule

Dans une bouilloire thermique

Ils n’ont pas le choix

Ici ou là, c’est pareil

L’air, n’existe pas

 

J’ai mal aux gens qui travaillent par ce temps

Qui, à la chaleur

Ne peuvent se soustraire

Sans prendre cher

 

J’ai mal pour tout ce qui vit

Pour tout ce qui mérite vie

Le ruisseau qui s’ennuie

Laisse passer le temps dans son ru

Car l’eau, c’est du passé

J’ai peur de ce qui suit

Mais, comme c’est demain

Il ne faut pas y penser

Le moment présent est sacré (même mauvais)

Il est sacré comme l’eau de nos âmes

Le moment présent tel qu’il est

Est encore précieux

Même si le cerveau bouillonne

Que les jambes, pèsent, plomb

Que les forces s’amenuisent

Car le coeur, malgré tout,

Survit

 

J’ai mal à la Terre

La terre sauvage

La terre humaine

La terre habitable

Je sais d’où vient le mal

Je sais comme il s’accélère

Le couteau

Bien enfoncé dans sa plaie

Tels des parasites

Infâmes

Ils enfoncent le clou

Jusqu’à la trame

La pelant, la déshydratant

Jusqu’à en finir

 

J’ai mal à la Terre

Et pourtant

Je sais qu’après nous,

Elle ne disparaîtra

Sa matrice est forte

Bien plus forte que tout

Car c’est l’espace qui

L’a construite

Car c’est l’univers

Qui la berce

Dans sa chape de ténèbres

 

Pourtant, la Terre me fait mal

Car je l’aime comme ma mère qu’elle est

Je l’aime avec toute sa vie

Avec toute sa beauté

Cette beauté qu’elle fit naître

 

J’ai mal aux souvenirs

De ce qu’elle a été

J’ai mal de me dire

Que cela ne sera plus

 

J’ai mal à la Terre

La Terre qui n’en peut plus

La Terre qui nous porte,

Nous nourrit

Nous abreuve

Nous abrite

La terre qui nous porte malgré tout....

.......

Jusqu’à quand ?

Carole Radureau (12/07/2026)

Ecrit à 2 heures du matin pendant la 3e canicule de la saison

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère, #Agate mousse

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Publié le 30 Janvier 2026

 

A mi me gustan las ofrendas a la Madre Tierra

Ce qui se traduit littéralement par :

A moi me plaisent les offrandes à la Terre-Mère

Ce qui s’écrit plus correctement :

J’aime les offrandes à la Terre-Mère.

 

Ce que j’aime dans l’espagnol c’est la distribution des mots

L’ordre dans lequel ils se rangent

Ce qui parle bien à ma poésie

Ce que j’aime dans l’espagnol c’est le sens que l’on comprend des mots

Tout est simplifié

C’est une langue légère, chantante, sans soucis.

 

J’écris chaque jour pour faire des offrandes à la Terre-Mère

Car je suis très fan de cette coutume des peuples premiers

De remercier pour les dons reçus.

Soudain, réfléchissant, je me dis, 

Soudain, faisant des offrandes, je me dis :

J’offre à la terre ses propres fruits

Ses propres dons car, tout, tout, tout

Sur cette terre, c’est elle qui nous l’offre.

Je prends les fruits de la culture de mon jardin

Jamais de produits transformés industiellement

Cela peut être des légumes, des plantes médicinales

Souvent des fleurs

Encore plus souvent des roses

Parfois, j’y ajoute des tisanes

Jamais d’alcool même si elle aime ça (si j’ai bien compris).

 

Cherchant ce qui pouvait être une offrande

Qui ne soit pas un produit de la Mère

Je me suis dit que ma poésie était originale

Que c’était un produit transformé évidemment

Moi-même étant un produit de la Terre-Mère

Mais ma poésie est non transformée industriellement.

 

Si bien que chacun de mes poèmes est une offrande à la Terre-Mère

Je peux peu pour la soutenir en ces temps difficiles

Je continue d’exercer une pression conséquente sur elle du fait de mon existence

Je suis en dette comme chacun d’entre nous

Aucune offrande, même sortant de nos têtes ne suffira

Mais, en avoir l’intention

C’est déjà un pas de géant.

 

A méditer.

 

Carole Radureau (29/01/2026)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère, #Offrandes à la terre-mère

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Publié le 7 Janvier 2026

« Continuer à tenter de faire vivre la solidarité, l’écoute, le partage, le respect, l’humilité, l’humour, des valeurs si souvent évoquées et pourtant si difficiles à vivre. Cela ne changera sans doute pas la far(r)ce du monde, mais cela maintiendra peut-être la mort à distance, comme la poésie, lorsqu’elle révèle le vivant. »

Eric Julien, Voyage dans le monde de Sé (Nouvelles découvertes sur les Indiens Kogis)

 

Dans ce monde dystopique

L’absurde est roi

La folie prédomine

Ainsi que les hors-la-loi

Dans ce monde insensé

Il n’est pas lieu de penser

Car les pensées de suite

Nous entraînent

Dans un univers de chaînes

Dans un monde où elles tintent

De leur bon bruit de chaînes

Où les prisons ouvrent leurs portes

Avec elles, les torrents emportent

Jusqu’aux petits enfants

Qui ont des pensées alternatives.

 

Dans ce monde où les idées brunes

Dominent

Comment espérer la paix ?

Comment souhaiter la dignité des peuples

Comment désirer ne serait-ce que le minimum ?

 

C’est un monde qui a déjà existé

Que nos générations n’ont pas encore connu

Qui est documenté

Ils ont l’IA les puissants pour innover

Pourtant, c’est plus simple de reprendre

Les vieilles méthodes qui ont marché

Même ici, la créativité est crasse

Les pensées ne fonctionnent que dans un sens

Celui du profit

Celui de la gloriole

Celui de la testostérone

Celui du capital aux cojones démesurés

Qui tremble sur son trône

Car le pouvoir suprême

Nul ne veut le partager.

 

Ça avance comme un rouleau compresseur

Ça écrase tout sur son passage

Ça ne prend même plus la peine de maquiller

Ça fonce dans l’tas, tête en avant

Ça tremble mais ça crâne

Ça se casse la figure et

Ça entraine tout le monde avec eux

Allez, tout le monde dans la même galère

Y compris les arbres, les enfants et les animaux

Il faut au moins cela

Qu’en ont-ils à faire d’ailleurs ?

Dégâts collatéraux.

 

La solidarité ?

Aux pâquerettes !

L’empathie ?

Aux oubliettes !

La compassion ?

Kézako ?

Le droit international ?

A la mer (Gaza, souvenez-vous).

Le réchauffement climatique ?

Quel gros mot !

Complotisme ?

Ah, ça oui !

Ne pas tomber dans leur panneau

Ah, il va falloir être rusés !

On peut le faire, on doit le faire

On a tout intérêt à le faire !!

 

Pour changer la fa(r)ce du monde

Que faut-il faire ?

Sinon se recentrer

Mesure, garder

Rester le regard fixé

Sur ce qui est, c’est-à-dire le présent

Ne pas tomber dans les pièges

Réfléchir, se

Documenter

Croiser les sources

Laisser place à son propre jugement

Puis à son instinct

Qui est un fruit rare trop peu invoqué

Cette société-là ne permet plus que s’ouvrent

Des espaces de rêve, de magie, de surnaturel

Se les réapproprier

Car

Comme il est triste le monde

Avec ses seules réalités grises et rouges

Avec ses seules directions capitalistiques

Avec ses seules orientations morbides

Les êtres retournent peu à peu à l’esclavage

Ils y glissent ostensiblement

Avec la fabrique du consentement

Le terrain est gagné centimètre à centimètre

Les esprits se sentent acculés

Au mieux se prêtent aux propagandes fascistes

Croyant, à cause des peurs, y gagner

Alors qu’il n’y a jamais rien à gagner de ce côté-là

C’est cela la farce du monde.

 

Se désengluer, les pieds et l’esprit

Bien se secouer

Retirer chaque miasme de ses vêtements

Avant de procéder au grand lavage

L’eau purifie

L’eau est sacrée

L’eau diffuse son message

Chaque jour, à sa façon

L’eau, elle est comme les oiseaux

Comme tout ce qui est menacé

Universelle et essentielle

Si l’on ne voit pas la boussole

Installée sur la grande orbite du monde

Avec son décompte

Avec sa propre réalité

Sans aucunement se projeter

(Car ce jour-même demande de résister)

On passe à côté de l’essentiel :

Défendre le vivant

Défendre ce qui vit comme sa propre vie

Défendre ce qui est sacré

Tout comme le vivant est sacré

Qu’il soit asticot, aigle, anémone ou araucaria

Qu’il soit cascade, océan, volcan, sierra, étoiles, vent

Tout ceci qui nous prête vie

N’est-il pas un combat à mener autre que défendre des états pilleurs

Des virilistes qui ne songent qu’à gonfler leurs bourses et leurs gains ?

 

Sortir la tête des endoctrinements

Rien de bon ne sortira de se laisser embrigader

Ils jouent sur nos peurs

Ils savent bien comme nous en avons

Chacun de nous en est bourré (par leur faute essentiellement)

Il faut s’en débarrasser

Leurs peurs ne sont pas les nôtres

Nous ne sommes pas nos peurs

Nous valons bien plus que ça

Secouons-nous, lavons-nous avec cette eau précieuse et purifiante

Qui nettoie mauvaises ondes et pensées délétères

A bien y regarder soyons nature-même

Comme au 1er jour de notre vie

Libérons-nous des chaînes

Car le petit enfant tout neuf rit aux éclats

Avec la plus belle des limpidités

Avec la plus pure innocence

Pensons que c’est cela qu’ils nous ont pris

Pour faire de nous ce que nous sommes

Qu’ils nous le rendent

Il n’y a que cela de véritable

Il n’y a que cela qui mérite de lutter

Tout juste collés contre le corps de notre Mère, la Terre.

Terre mère, protectrice des enfants par : Sarah Sacobie

Carole Radureau (07/01/2026)

 

 

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère, #Lance-pierre

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Publié le 20 Mai 2025

 

Abeilles et fleurs ne font qu’une

Fleurs et abeilles sont UNE

Une flore que l’on adore

Une abeille qui est la reine de nos cœurs.

 

On fait tout pour elle et pour ses sœurs

Car l’abeille est UNE et pourtant multiple

On dit abeille, mais l’on pense :

Pollinisatrices

Le champ est bien plus large

On fait tout pour les pollinisatrices

Sans en exclure

Toutes sont utiles.

 

Et on leur offre le gite et le couvert

Et on leur offre de petites parcelles de nos cœurs

Avec une coupe d’eau

Et une vieille souche abandonnée

Les abeilles, comme les Tites Bleues

Toujours,

Sont intéressées par les délicates attentions.

 

Et on leur ouvre des espaces

Tout comme on le fait pour les oiseaux

Et si le terrain était plus grand

On y ferait des mares

On y ouvrirait des espaces sauvages exprès

Mais il faut faire avec ce que l’on a

Ce que l’on a est toujours un plus

On veut exploiter ce plus pour nos amies

Les admirer quand elles butinent

Les contempler dans leur diversité

Voir comme elles nous dictent leurs choix

L’année prochaine nous sèmerons plus de celle-ci

Moins de celle-là car l’abeille,

Elle entre dans le bon de commande

Il faut à chaque commande de fleurs, de rosiers

Des espèces mellifères

Condition sine qua non d’un achat réussi et utile.

 

Et l’on fait chauffer les neurones

Et l’on essaie de ne pas se faire embarquer

Dans des bling bling consuméristes

En faisant marcher le système D

La récup’

Le bricolage

C’est ainsi qu’il faut former les jeunes générations

Si elles nous voient

Ainsi

Nous affairer

Si elles nous voient

Ainsi

En train de méditer sur le cœur d’un cosmos

Ou la fleur d’un verbascum

C’est que la petite vie qui s’y joue

Est sacrée

Et ça, ça s’apprend, mes petits

Ça vient contrebalancer

Toutes les saletés destructrices des « grands » de ce monde

Les gens simples cultivent les causes simples

Et ce sont les plus belles

Car elles réparent

Elles réparent, certes pas suffisamment

Mais elles sèment des graines de bonheur et d’espérance

Ce sont nous avons le plus grand besoin.

 

Carole Radureau (20/05/2025)

 

Ci-dessous en images notre humble constribution

un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA
un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA

un réservoir de fleurs qui intéressent les pollinisatrices (0 traitements) DIAPORAMA

verbascum amie des abeilles
verbascum amie des abeillesverbascum amie des abeilles

verbascum amie des abeilles

pavot ami des bourdons
pavot ami des bourdonspavot ami des bourdons
pavot ami des bourdonspavot ami des bourdonspavot ami des bourdons

pavot ami des bourdons

polémoine bleue amie des bourdonspolémoine bleue amie des bourdons
polémoine bleue amie des bourdons

polémoine bleue amie des bourdons

des espaces qui restent sauvages, des parcelles de pelouses non tondues
des espaces qui restent sauvages, des parcelles de pelouses non tondues
des espaces qui restent sauvages, des parcelles de pelouses non tondues
des espaces qui restent sauvages, des parcelles de pelouses non tondues

des espaces qui restent sauvages, des parcelles de pelouses non tondues

mini hôtel à insectes

mini hôtel à insectes

espèces aromatiques (bonnes pour les humains, bonnes pour les abeilles)
espèces aromatiques (bonnes pour les humains, bonnes pour les abeilles)
espèces aromatiques (bonnes pour les humains, bonnes pour les abeilles)

espèces aromatiques (bonnes pour les humains, bonnes pour les abeilles)

les cultures à venir prévues en partie pour les abeilles (cosmos en particulier dont elles rafolent)
les cultures à venir prévues en partie pour les abeilles (cosmos en particulier dont elles rafolent)

les cultures à venir prévues en partie pour les abeilles (cosmos en particulier dont elles rafolent)

de l'eau fraîche (ce petit espace est dans mon lieudit La Pampa

de l'eau fraîche (ce petit espace est dans mon lieudit La Pampa

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

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Publié le 22 Avril 2024

Foto: Nicolás Pousthomis < Minga. Fotos libres para la soberanía alimentaria y el buen vivir.

Foto: Nicolás Pousthomis < Minga. Fotos libres para la soberanía alimentaria y el buen vivir.

Une journée pour la terre !

Une !

Au milieu des bombardements des destructions

Des va-t-guerre enragés

Des marchands d’armes

Au milieu des exploitations minières de l’orpaillage illégal

Qui n’est pas pire que le légal car l’orpaillage tue la vie

Une journée de la terre, et une !

Au milieu des catastrophes du fascisme grandissant

Qui n’a que faire des vies humaines

Encore moins de la terre

Chaque jour des peuples inondés

Chaque jour en face d’eux des lacs asséchés

Des rivières en carton

Des glaciers en fusion

Des virus qui s’échappent

Des espèces qui disparaissent

Un climat qui nous échappe

Des conditions de vie encore plus difficiles.

Et la poésie pour la terre ?

Ne la lisez-vous pas chaque jour de l’année

Quand on fête le chant des oiseaux

L’arrivée des rayons de Dame Soleil

Qui font briller les yeux des premiers bourgeons ?

Quand les fleurs sont nos amies

Dès leur réveil ébauchant leurs sourires

Avant de très vite faner car Dame Soleil ne se contrôle plus

La terre doit chaque jour être fêtée remerciée adulée

C’est notre mère et nous lui devons ça

Qui oserait faire subir à sa mère humaine

Ce que l’on fait subir à la terre

Lui déchirer le ventre pour atteindre ses entrailles

Pour s’enrichir personnellement du fruit de ses entrailles

Abattre des arbres centenaires voire millénaires

Pour en faire des meubles de luxe pour crâner faire les fiers

Sans aucune pitié pour les forêts et ceux qui y vivent

Polluer les cours d’eau intoxiquer toute une chaîne de vie

Polluer la chaîne alimentaire explosant les concentrations de mercure des petits enfants

Intoxiquer l’air envahir le monde d’ondes électromagnétiques

Poussant des personnes à s’enfuir dans les bois et vivre à la dure

Chaque jour la terre se fête, oui

En la piétinant sauvagement en la rabrouant en l’insultant en l’irradiant en la maltraitant

Terricide, oui

Comme un féminicide, oui

Car la terre est une mère donc une femme

Ne pas la respecter c’est exactement la même chose que ne pas respecter le corps des femmes :

Ces donneuses de vie

La terre va mal car les humains sont atteints de maladie mentale de masse

La haine remplace tout

L’autre est un ennemi à abattre

La haine avance partout avec sa folie meurtrière et les tapis rouges partout

Lui sont déroulés : maladie mentale, folie destructrice la même que les faiseurs de guerre

La même que les pilleurs et les pollueurs

La terre ne veut pas de cette journée où l’on se souvient d’elle

Ce n’est pas ce qu’elle a demandé aux débuts de l’humanité

Le deal c’était de la respecter chaque jour et pour chaque bienfait tiré de son corps :

C’est-à-dire : tous.

Le deal c’était le respect et la reconnaissance, chaque jour, chacun et chacune

Toutes générations confondues

Ce message s’est perdu, nous n’en sommes pas responsables

Maintenant qu’on le sait grâce aux peuples autochtones qui n’ont pas la mémoire courte

On peut rectifier et se connecter à notre chère terre-mère et la remercier

Et l’aimer tendrement

Et lui parler lui dire comme elle est belle

Comme ses présents nous sont précieux

Comme ils n’ont pas de prix

Comme ses dons sont des cadeaux de la vie

Comme tout pourrait être autrement si seulement…….

 

Carole Radureau (22/04/2024)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

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Publié le 6 Avril 2024

photo de Gianni (mahonia)

photo de Gianni (mahonia)

Nous sommes les amoureux de la nature....

 

Toi, toi, et toi (et moi)

La nature qui bien avant la culture

Domine le fondement de nos vies.

 

Nous sommes profondément épris

Tels des enfants

Le sourire s’épanouit

A la vue de la moindre étincelle

Sauvage qu’elle soit

Pissenlit, roitelet, genette

Grenouille, gendarme ou abeille.

 

La nature est dans notre âme

Elle irrigue nos veines aussi sûrement que le sang

Elle vibre dans nos tempes

Emplit nos narines de fragrances et de souvenirs

Elle imprime à jamais son empreinte

Quand on retrouve la marque de nos sens

On la revit sans cesse

Eternellement.

 

On se revit

On se revoit

On se régénère

On accélère ainsi

Le processus de guérison

Du corps et de l’âme

Qu’abimèrent très très certainement

La civilisation.

 

Je ne suis que nature disons-nous

Quand le chant de l’oiseau nous délivre

Des blocages de l’hiver

Quand les premières violettes embaument l’ancien temps

Que l’on fige leur empreinte sur notre mouchoir par hasard

Quand on la sniffe telle un bonbon au même parfum.

Je ne suis que nature disons-nous

Quand, fous de bien-être sous les rayons doux de Dame Soleil

Nous nous laissons caresser, bébés douillets

Qui prennent l’air véritable pour la 1ère fois.

Je ne suis que nature disons-nous

Quand nous constatons émerveillés

Avec les preuves précieuses

De nos reporters spéciaux

Les animaux sauvages, les constellations lumineuses,

La petite vie de la vie sauvage

Leur inventant des facéties.

Je ne suis que nature disons-nous

Quand l’écureuil pose, qu’il crâne avec sa jolie queue fournie

Que Carbonero pose, avec sa chenille processionnaire bien grasse

Quand la fauvette à tête noire

A posé sur sa tête sa plus jolie casquette.

Je ne suis que nature disons-nous

Quand le coquelicot rougit

Quand le bleuet bleuit

Quand le muguet blanchit et la rose des chiens

Se rosit.

Je ne suis que nature disons-nous

Absorbons, buvards cette belle énergie

Buvons des yeux, sans frein

La puissance de frappe des premiers bourgeons

Récoltons nos premières plantes sauvages.

 

L’orite à longue queue à envoyé le signal

Le printemps a bien démarré et l’été est probablement arrivé en même temps !

Qu’à cela ne tienne

Habillons-nous de nature

N’oublions jamais que nous venons d’elle

Que nous ne serions rien sans elle

Et l’on peut aussi la remercier

Nature = Terre Mère

La force est en nous, mi Madre Tierra

Offrandons-là de ce que nous récoltons

Tout en lui disant :

Nature je t’aime et je veux prendre soin de toi.

 

Carole Radureau (06/04/2024)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

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Publié le 14 Février 2024

 

 

Tout notre amour

Dans la lutte pour la terre

Tout notre amour

Flottant sur la masse fragile des rivières

Tout notre amour dans le cœur asséché des zones humides

Tout notre amour pour reconstituer les frailejones

Beaucoup de force et de tendresse

A lever le poing face à la fonte des glaces

Nous ne stopperons pas l’échéance

Peut-être la ralentirons-nous si nous unissons

Notre amour

Pour tout ce qui est vivant

Si nous tissons notre amour

Pour tout ce qui fait de nous des êtres vivants

Si nous chantons notre amour

Pour tout ce que nous apporte la Terre-Mère

 

Tout notre amour

Pour voler avec vigueur auprès des oiseaux menacés

Tout notre amour

Pour les nettoyer des marées noires

Tout notre amour pour éviter que les océans

Deviennent des marmites bouillonnantes

Dans lesquelles la vie s’enfuit, la vie s’éteint

Tout notre amour pour un air plus pur

Pour que la vie puisse, sans masque aucun

Respirer à plein poumon

Tout notre amour pour créer des espaces vivifiants

Lutter contre la bétonisation, lutter

Contre toujours plus de prisons

Au lieu de champs à cultiver

Tout notre amour pour une agriculture saine

Pour que les fruits de la vie soient des fruits de santé

Non de mort

Tout notre amour pour comprendre les enjeux

Pour entendre les lanceurs d’alerte (dont je fais partie malgré moi)

Tout notre amour pour danser sur les volcans

Pour crier du toit des montagnes

Pour voler, majestueux avec le condor

Tout notre amour pour tout ce qu’il reste à faire

Pour l’immense tache, pour le devoir essentiel

Il ne faut pas tergiverser

Le jour des amoureux n’est-il pas ce jour

Où ce célèbre tout cet amour

Non pas égoïste et consommateur

Mais pluriel, empathique et militant ?

 

Tout cet amour, je le dépose dans le paquet commun

En attendant, patiemment

Vos dons.

 

Carole Radureau (14/02/2024)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

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Publié le 3 Février 2024

Sixième sens

 

J’ai vu tant de fois

Une burle soudaine

Et des pins trémoussant

Sortir des torpeurs estivales

Des flots de fresnes

dévallant dans la combe

sous le regards de châtaigniers

aux épaules impassibles

 

j’ai goûté souvent

le roulis de la nuit

son miel de silence  à l’ombre

d’une chouette sous la lune penchée

un sentiment de renard

élégant et discret

le souffle d’un blaireau

demandeur de parfum

 

j’ai senti les yeux fermés

tout le peuple de l’herbe

des fourmis clandestines

aux épeires monte en l’air

des araignées sauteuses

et leur jeu de marelle

juste pour faire la nique

aux puissantes sauterelles

 

j’ai saisi dans mes doigts

l’éphémère du ruisseau

le septembre cévenol

qui coule sur mes épaules

la brume d’automne

qui s’accroche à mes lèvres

la neige du coucou

qui me brule les joues

 

j’entends dans les sous-bois

la course des giroles

la ronde des feuilles mortes

qui se tiennent la main

le saut d’un écureuil

et le chant du rouge gorge

complices de l’aube

fanfarons du matin

 

je te ressens si fort

tu es mon sixième sens

je te butine comme une abeille amoureuse

toi qui répond présent au bonheur

inlassablement

éternellement

Vivarais d’hier

Vivarais de demain

 

Hobo Lullaby

Sixième sens

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #Terre-mère

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Publié le 30 Mars 2023

 

Nous rêvons d’un monde meilleur où les pâquerettes chantent

Où le rossignol va gaiement

Laver son linge à la rivière

Où le coquelicot est d’or  

Jamais ne pleurent les enfants

Nous rêvons d’un monde meilleur

Où tout serait fait pour y contribuer

Sans jamais devoir verser le sang

De ceux qui ont tout compris

Nous rêvons d’un monde meilleur

Pour nos enfants, pour nos petits-enfants

Monde où ne rêve est encore permis

Où ne sont pas fermées les portes

d’une terre belle et prospère

sur laquelle vivre être heureux avec peu

ceci est tout à fait possible

suffit de détruire la loi des marchés

suffit de changer de paradigme

suffit de sortir de la valeur travail

pour redonner au mot travail sa place

c’est-à-dire le droit à la paresse

nous rêvons d’un monde où la mésange est reine

où le rouge-gorge est un ténor ayant abandonné les luttes

nous rêvons d’une rivière au long cours

qui décline ses vers en rougissant

nous rêvons d’une montagne sur laquelle

les genêts s’épanouissent en chantant à tue tête

jean Ferrat

nous rêvons de la mer qui sait juste rester à sa place

qui ne ronge plus irrémédiablement les falaises de craie

pour en faire ses ardoises

nous rêvons d’un air respirable

de tant de choses qui vous seraient profitables

dont, moi, je détiens la clé (suffit de me demander)

car vivre en décroissance, je le fais

d’aucuns diraient que c’est beaucoup de sacrifices

quand cela arrive par contrainte

on pourrait le croire

mais voyant les choses du bon côté

mon empreinte est moindre

l’eau que je consomme est moindre

je ne suis pas socialisée

à quoi bon !!

 

Quel plus gros sacrifice que celui de sa santé

celui de sa vie ?

La terre-mère sous la forme de l’oiseau rare

M’envoya un message sacré

La maladie.

 

C’est ainsi que je compris.

C’est ainsi que je survis.

En n’écoutant que la voix de mon cœur

En n’écoutant que les mots que mon corps

Pose sur le papier d’amate.

 

Nous rêvons d’une planète aussi douce

Que la farine de maïs

Nous rêvons d’une terre aussi jaune

Que la farine de maïs

Nous rêvons d’un monde aussi bon

Que la farine de maïs

Un monde/tortilla

Se tortillant d’aise sous nos caresses

Une terre conquise pour autant aimés

Adorée, même, soyons fous

Une terre que l’on chérit comme un bien le plus précieux

Une mère que l’on souhaite voir vieillir

Et nous avec elle

Un monde où les enfants sourient  rient  et  dansent

La plume du poète à la main

Le crayon du dessin à la main

Pour dessiner   écrire leur  à    venir

Des étoiles plein les yeux.

 

Carole Radureau (30/03/2023)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Farine de maïs, #Terre-mère

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Publié le 14 Novembre 2022

Les déserts sont des frères

 

Les déserts sont des frères

Qui nous font de l’œil.

 

Les déserts

Sont

Fiers

De leurs avancées.

 

Ce sont eux les conquérants

Ceux qui déploient un gros rouleau

Qui compresse

La vie

Sous ses pas.

 

Les déserts sont des organismes vivants.

Ils sont riches mais leur richesse en rien

N’est apparente.

 

C’est parce que les déserts sont timides.

Ils ne savent que faire

Des rougeurs sur leurs dunes (joues)

Quand on les complimente (ce qui, convenons-en est rare) !

 

Pourtant les déserts sont nos frères

Comme nos frères nous les aimons.

En tout cas, moi je les aime.

Normal, je n’ai pas de frères.

Compensation ?

 

Le désert est un absorbeur d’humidité.

Ah ! tant mieux, parce qu’on n'en a besoin.

 

Les déserts sont des réservoirs à fleurs rares

A espèces rares

A espèces spécifiques

A des organismes très compétents

Très adaptés, adaptables, adaptogènes ? (ce qui, convenons-en, serait bien).

 

Les déserts nous invitent à leur table.

Certes

Il ne faut pas craindre

Le sable qui grince sous les dents

Le sable

Qui pique les fesses

Qu’à cela ne tienne, il convient de nous habituer :

Dirons-nous que nous ne rendrons pas visite à notre frère ?

 

Qu’à cela ne tienne :

C’est lui qui nous rendra visite.

Il est là, au loin, pourtant, je l’entends galoper.

Il a chaussé sa monture de fers cloutés qui font une petite musique

Non de nuit, mais de jour, de sable

De samovar pour nous servir le thé

Je l’entends qui se rapproche, qui nous envoie

Des signaux plus nombreux, de fumée (non, de sable, et ça pique)

Ah ! les déserts, comme ils sont partageurs !

 

Les déserts sont nos frères :

Accueillons-les car de toute façon

Même timides ils aiment l’improviste

Même timides, ils s’incrustent

Ils sont déjà là, car au-delà

Du désert, du véritable, qui grandit

Il y a des jardins, qui vont, dans une marche

De désertification

Peu résisteront

Ceux qui le feront seront les opportunistes

Les organismes les plus forts

Il ne reste que peu de place pour les fragiles

Dans le désert

Celui qui ne peut se parer d’une armure,

Gonfler à bloc son système immunitaire,

Lui, ou elle, sera la victime du désert.

 

Pas de désert pour les faibles disent-ils

Du désert pour les forts et encore

Ils devront être

Convaincants !

 

Carole Radureau (14/11/2022)

 

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

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