Publié le 31 Mars 2026

Tout ce blanc

……..Les Moisson de l’eau…..

 

 

Tout ce blanc

Au printemps

Est un enchantement

Pureté

Jusqu’au bout des dents

Avec une senteur

Un parfum envoûtant

Un pot de miel s’est ouvert sur la vie

Tout soudain, le ciel s’éclaircit

Son bleu a trouvé un écrin

Il s’était dit :

Tiens

Sur ce blanc, je suis

Bleu d’azur, embellie

Sur tant de blanc

Je brille

A pleines dents

Tout ce blanc innocent

Tranquille

Pur

Avec quand même un peu d’or

En son milieu

Comme des gouttes au cœur

Comme un air précieux

Qui attire

Tant et tant :

Venez, petites

Régalez-vous

La saison est précoce

L’air a été trop doux

Le miel qui sort sa tête du nid

A un goût de « Revenez-y ! « 

Il a un goût de rareté

Un goût trop hâtivement venu

Comme pour dire :

Cette année c’est la course à la vie

Les saisons s’entrechoquent

Voudraient-elles qu’une d’entre elles

Disparaisse

Ou on ne s’y connaît pas

Alors, prenons-en plein les mirettes

De ce blanc

Sincère et gratuit

Qui luit

Comme un souhait infini.

 

Carole Radureau (31/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

Tout ce blanc
Tout ce blanc

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Les Moisson de l'eau

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Publié le 31 Mars 2026

Une fourrure pour l’oiseau

Oiseaux et chats, ennemis de toujours ?

Dans le texte.

Ici nous voyons le contraire

Quand le chat, anonymement

Fourni la fourrure pour la chaleur du nid

Les gens civilisés croient, souvent de façon bête

Que c’est tout à fait par hasard

Qu’une fourrure de leur animal

Se retrouve ainsi

Dans un nid

Il n’en est rien

Le chat se dévoue, tout simplement

Et aussi le chien

En cela, ces animaux, dits de compagnie

Qui ont, semble-t-il parfois

Eté complètement assimilés

Qui ont, semble-t-il parfois

Abandonné tout instinct sauvage

Lâchent, ainsi, innocemment

Une grosse touffe de poils dans le jardin

Ou dans le chemin de la promenade

C’est pour participer au cycle de la vie

C’est leur écot, quoi, regardez dans le dico kézako.

Sur ces photos-ci de mon jardin, j’ai triché

C’est moi qui alimente les Tites Bleues et Carbonero

J’ai une réserve de fourrure

Je rétablis l’équilibre

Pour autant, mi gata en dépose aussi, délicatement

En des endroits stratégiques

C’est ainsi que je sais que ce n’est pas un hasard

Car, tout comme le gibier, selon les peuples autochtones

Offre sa vie au chasseur

Le chat offre une partie de sa toison

En compensation pour les proies prélevées parfois (par mégarde).

C’est ainsi dans le monde naturel

Où tout

Où chacun

Où chaque élément

A sa place bien déterminée.

Et ça fonctionne bien ainsi.

Enfin,

Ça fonctionnait bien.

Avec ce poème

Je rétablis un peu l’ordre des choses.

Croyez-moi keujvoudis.

 

Carole Radureau (31/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

Une fourrure pour l’oiseau

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Gianni ou fragments de vie sauvage

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Publié le 27 Mars 2026

Points de buse

 

……les Moisson de l’eau……

 

Si proche et pourtant si loin

Si petite et pourtant si grande

Si nette et dans nos connaissances

Pourtant, si floue

Tu nous survoles, avion perdu

Tu nous observes, oiseau absolu

Tu nous domines, dieu du ciel

Tu ne nous juges jamais

Cela n’est pas dans tes compétences.

 

Buse, ô ma Buse

J’ai grossi tous les clichés

Ils étaient si clairs

Tu nous envoyais un message :

Observez-moi !

Admirez-moi !

Connaissez-moi !

Je suis la gardienne des grands espaces

Le plus grand prédateur du coin

Certes, je ne pourrais rivaliser en taille avec l’aigle royal

Avec le milan

Ou avec le condor

Pourtant, moi, Buse variable je suis la plus grande

La plus utile et la plus précieuse.

 

Vous entendez mon cri

Ne m’apercevez qu’à l’état de point

Timide, je prends mes distances

Je ne veux pas être approchée

Les hommes ont voulu ruiner mes humbles espérances

Ça, je m’en souviens, je m’en souviens !

Aussi, quand je permets comme aujourd’hui

Ces points de vue, ces points de buse

C’est pour que les hommes aient conscience

De la vérité sacrée qu’ils ont failli perdre

Car en chaque oiseau qui disparait du fait de l’homme

Car en chaque espèce, même la plus minuscule qui disparaît

Du fait de l’homme

C’est un univers unique et patiemment imbriqué

Qui, dans une grande chaîne internationaliste

Tisse chaque fil d’un grand tout indestructible et précieux.

 

Carole Radureau (27/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse
Points de buse

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Publié le 20 Mars 2026

M. et Mme

………Les Moisson de l’eau……

 

 

M. et Mme sont en ballade

D’un pas égal

Ils vont leur chemin

En un accord tacite

Leurs pas s’inscrivent

L’un dans l’autre

Si bien, qu’une seule empreinte

S’imprime dans la poussière.

 

M. et Mme, cahin-caha

Bras dessus – bras dessous

Se déhanchant pacifiquement :

Comme ils sont bien assortis !

La baignade les attend

Quiète,

Patiente,

Ondulante,

Déjà tiédie car le temps est chaud pour la saison.

 

Un calme épais

Un air emprunt

Une petite brise qu’on ne peut cacher

Un printemps précoce

Emprunté

Englué dans des rayons inconnus

Rompt l’harmonie du moment :

Accélération du calendrier

Comme accélération des choses de ce monde :

Ça, M. et Mme l’ignorent

Tout à l’heure du bain qui n’attend plus

Le plumage a soif de sentir couler sur sa fibre hermétique

Une eau désirable et précieuse

Le bec a envie de s’ouvrir sur une succulente graminée

Débordant dans le lit du flot :

L’invite est trop belle

Comme cette ballade à deux

Qu’un désir commun

Anime.

 

Carole Radureau (20/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

M. et Mme

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Publié le 19 Mars 2026

……..Les Moisson de l’eau……

 

 

Recto-verso

Comme si de rien n’était

Aucune ligne de partage

A l’horizon

 

Nul fil

Nulle ligne de démarcation

Nulle frontière

Sinon le droit à la vérité

Et la quiétude en partage

 

Recto-verso

Original et copie

Lequel préférer ?

Sinon l’oiseau

Qui fend sans les ensanglanter

Des ondes calmes à s’y méprendre

 

Nul inconvénient

Nul tracas

Nulle précipitation

Juste le silence et la beauté

Et un brin de poésie.

 

Carole Radureau (19/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

Recto-verso
Recto-verso
Recto-verso

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Publié le 18 Mars 2026

Les chatons
Les chatons
Les chatons

……les Moisson de l’eau…..

 

 

Une petite poésie

Toute douce

Naît au début de chaque printemps :

C’est la montée de la sève

C’est l’arrivée des beaux jours

C’est la promesse d’une belle saison

La plus belle car la plus neuve

La plus renouvelée

Celle qui se reproduit chaque année

Celle qui épate chaque année comme si nous ne l’avions pas déjà vue

Et l’on s’émerveille :

Quelles jolies fleurs !

Comme ce parfum est doux !

Que ce vert est tendre et joyeux !

Le jaune est toujours le 1er sorti !

Et les chatons ?

Ils sont si doux

On voudrait les embrasser

Ils sont si collants

On voudrait les glisser dans nos tisanes

Aspirer haut et fort leur arôme, leur résine vivifiante

Les chatons sont les favoris des petits enfants

Sur le chemin de l’école

Ils les voient, ployant leurs regards doux sur les petites têtes tristes

A l’idée de s’enfermer dans une salle de classe

Alors que le soleil brille

Les enfants entrent en classe avec cette vision de chatons

Si doux, si tendres, si prometteurs

Ils voudraient, les chatons, pensent-ils

Etre caressés, admirés, choyés, adulés

Juste avant

De laisser éclater leur sève contenue difficilement

Comme un grain de maïs dédié au pop corn,

Ils voudraient réciter des vers

Ou qu’on leur en dédie, à eux, chatons si vaporeux, si polis

Et voilà, que leur vœu est réalisé :

Je poétise et me revoie sur le chemin de l’école :

J’ai glissé un chaton dans ma poche

Comme il est collant !!

Je le touche tout au long de la matinée :

Est-il toujours là ?

Je le presse, il colle un peu moins

Toute sa sève, tout son amour vital

Inscrits dans la paume de la main

Mon stylo est gluant

J’ai fait une tâche sur mon cahier

Je n’entends pas ce que dit le maître, tant pis !

Rien d’autre que le chaton n’a d’importance

Je veux qu’il me donne sa force pour toute la saison

Quand l’été sera venu

Il me faudra puiser des forces dans un autre géant de la nature

Peut-être un caillou puissant, qui lui, ne collera pas.

 

Carole Radureau (18/03/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

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Publié le 18 Mars 2026

Jusqu’à toucher les étoiles

 

…….les Moisson de l’eau……

 

 

J’étirerais ces petites pattes

Comme l’élastique qui régit le monde

Comme la fibre qui se laisse aller sous les rayons du soleil

Comme un filet de miel

 

J’étirerais ces petites jambes

Jusqu’à toucher les étoiles

N’y a-t-il pas une gourmandise

Collée sur ce bourgeon nouveau ?

 

Carole Radureau (18/03/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

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Publié le 14 Mars 2026

Le mort du gui

 

…….Les Moisson de l’eau……

 

 

 

Jaillissant dans la ballade matinale

Alors que l’esprit

Traversé par la tendre caresse du moment présent

Plane au-dessus d’un grand tout ténébreux et inquiétant

Un rideau gris bleuté

Assorti de ses franges

Tombe d’un arbre innocent.

 

Est-ce un message ?

Une scène de théâtre improvisée 

Dont les reliques jaillissent après la tempête

Révolutionnant buissons, feuillages et colifichets ?

 

Ou est-ce une dépouille d’un malheureux oiseau

Ayant, par mégarde

Rencontré un croque-mitaine ?

 

Dans le gui git l’oiseau mort.

Il a abandonné ses chairs dans le feuillage toujours vert

D’un occupant qui puise sève après sève

Le sang de l’hôte

Jusqu’à provoquer sa mort.

Le gui, ensuite en retire un avantage :

Il resplendit de sa verdure perpétuelle et son aura

Sort, grandi dans les décombres de la mort.

 

Le gui a des fruits ronds, blancs et bien rebondis

On dirait de petites planètes inconnues

Recelant des miracles d’énergie

L’oiseau s’y est retrouvé, bien avachi

Jusqu’à en épouser les contours

Jusqu’à s’en imprégner dans l’agonie.

 

Etait-ce son nid ?

Etait-ce son perchoir inopiné ?

Fut-ce sa dernière demeure, choisie inopinément ?

Nul ne le dira.

Sinon le gui, joyeux et insouciant

Receleur de cadavre pour un temps

Dont les mini globes sont empêtrés de pattes

De plumes et de chair

Avec un long bec au milieu.

 

Carole Radureau (14/03/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

Le mort du gui

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Publié le 11 Mars 2026

Fleurs de prunier pissardii nigra
Fleurs de prunier pissardii nigraFleurs de prunier pissardii nigra

La plus petite évocation est d’un rose tendre

Et d’un noir velouté infusé de bordeaux

La plus petite pensée est sincère

Aérienne et joyeuse

Timide et prude

Légère et sensitive

Elle se laisse chahuter par la brise légère et chaude déjà

Pour ne pas perdre, déjà

Un à un ses rares pétales

Mais très vite, le rouge sombre des feuilles arrive

Empiète sur l’heure de la fleur

La dépasse allègrement et la supplante.

Avec tristesse

J’assiste à cette colonisation de la feuille sur la fleur

Je constate que la malheureuse ne peut résister

Qu’elle a décidé de lâcher prise sur ce rouge fonçant

Comme un taureau dans l’arène

Ceci, c’est la lutte du temps pour avancer la saison

Vous aurez tout, plus tôt a dit la Terre-Mère

Car vous ne voulez rien entendre ici bas

Préférant laisser faire et se propager la guerre

En lieu et place de la beauté.

 

Fleurs de prunus

Petites tâches pointillistes bruinant sur le feuillage conquérant

Vous êtes nos étincelles de pureté

Nos éclats de printemps précoce

Parsemés sur la nécessité d’un été

Risquant d’être très long

Le printemps ayant disparu

Peut-être qu’un jour, ici même

Il n’y aura plus que deux saisons, une sèche et une pluvieuse ,

Seule la Terre-Mère le sait

Non pas les destructeurs qui pensent avoir le leadership sur elle

Ils ne l’ont que sur les hommes et les autres espèces de cette planète

Qu’ils peuvent détruire à merci

La Terre-Mère, elle, n’a pas dit son dernier mot

Et les fleurettes qui persistent et signent

Levant le poing dans la véritable noirceur du feuillage

Dans cette autre beauté donnée par l’arbre

Sont autant de petites vérités, de petits soutiens à la vie.

 

Carole Radureau (10/03/2026)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Le jardin de Rosacorleone

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Publié le 10 Mars 2026

Fleurs de cerisiers en temps de guerre (suite)

Fleurs de cerisiers

Rapides et intransigeantes

Qui fleurissent

Malgré les circonstances

Généreuses et hardies

Comme vous êtes jolies !

Comme votre vue m’émerveille et avec elle

L’envie d’écrire me reprend

Avec son lot de jérémiades et de plaintes

Identiques à l’année d’avant

Identiques ? Non point

Pires encore car la guerre se propage

Comme seules savent le faire les guerres

Et que la beauté naturelle vient buter sur le massacre

Là-bas

A l’autre bout de la terre

La guerre nucléaire refait surface

Et j’entends mon compagnon Pablo alerter

Dans le monde avec son pote Pablo (Picasso)

Luttant pour la paix.

 

La paix est dans les fleurs de cerisiers

Non dans des hommes assoiffés de pouvoir et de haine

Assoiffés de vices, le cerveau défoncé par le fondamentalisme religieux.

La beauté est ce qu’il faut regarder comme un cadeau incomparable

Avec sa joie gratuite, sa délicate tendresse, son centre de vie.

 

Fleurs de cerisiers, vous qui avez réinvesti les lieux

Pour mieux nous protéger des nuisances du monde

Merci, mille mercis pour cette venue rapide mais harmonieuse

Merci pour avoir imprimé vos ardents pétales dans le bleu du ciel

Comme un délicat tampon

Indélébile et prometteur.

 

Carole Radureau (10/03/2026)

Fleurs de cerisiers en temps de guerre (suite)
Fleurs de cerisiers en temps de guerre (suite)
Fleurs de cerisiers en temps de guerre (suite)
Fleurs de cerisiers en temps de guerre (suite)

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Le jardin de Rosacorleone

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