gianni ou fragments de vie sauvage

Publié le 1 Septembre 2026

Mante-la-Jolie, Mante

L’acrobate

Comme un fil qui se déplace

Comme un pouvoir d’acier qui s’aimante

Elle est de l’espace, l’amante

Ses yeux sont des gyrophares d’obsidienne

La nuit, les étoiles

L’épouvantent

Elle, ce qu’elle aime

C’est herbe verte.

 

Verte, comme je t’aime verte** dit-elle

Car elle a épousé, amante éternelle

Sa couleur

Elle lui colle à la peau

Aimante son cuir de lézard

Elle mimétis(m)e l’atmosphère

elle est brillante dans son équilibrisme.

 

Elle passe d’une herbe à l’autre

D’un amant à un autre amant

Lentement, calculant bien sa cambrure

Elle se casse les reins sur l’air

Sans se couper sur le fil aiguisé de la graminée

C’est une voluptueuse qui joue son rôle à merveille

C’est une attendrissante

Quoi ? Vous ne trouvez pas ?

 

Elle a du chien, du mordant

Verte, comme on l’aime verte

Vert feuillage, vert ramage

La lune en déshabillé de nature

Un soir de menthe où le joli cœur de la Mante

Est stoppé sur le quai

De la gare de Mantes 

(la Jolie)*.

 

Carole Radureau (01/08/9/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni, à faire défiler pour les voir en mouvement

*Allusion à la gare de Mantes : vous ne pouvez pas le savoir, mais, quand j’étais enfant, Une année, en partant en colonie de vacances, le train s’était arrêté à la gare de Mantes-la-Jolie, et j’avais été charmée par ce nom. Je ne savais pas que je vivrais dans sa banlieue plus tard.

**Les reprises de pas mal de mes poèmes de ces mots s'inspirent d'un poème de Federico García Lorca, Verde, que te quiero verde (Verte, comme je t'aime verte)

diaporama pour voir le mouvement
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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Le jardin de Rosacorleone

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Publié le 26 Août 2026

Mini Georges : Un brasier pour bavette

Quand les éclaboussures de maquis

Cèdent le pas sur la guipure

Quand le treillis laisse échapper

Un ton qui pourrait augurer

La révélation des anges :

Un brasier éclabousse les cendres

Le soleil a tout repris

Il a posé sa bouche sur la braise

A tendrement soufflé, le feu est reparti

l’orangé a éclaté tel un noyau trop mûr

La nappe a filé comme une marée rouge qui ne dit pas son nom.

 

C’est ainsi que se colorent les bavettes.

 

Carole Radureau (26/08/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni d’un mini Georges 2026

 

Mini Georges : Un brasier pour bavette

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Publié le 24 Août 2026

 

Pousser, croître, s’épanouir

Sous un soleil de plomb fondu

Quand l’espace, à nous, dévolu

Est une haie de troènes ombragée.....

 

Produire un fruit mais

Ne pas trop l’exposer

Car la plante a de l’instinct

Peut-être est-elle même médium ?

 

Elle a logé son fruit

Dans un creux boisé de la haie

Tout comme un nid.

 

Le poussin a grandi

Il s’est orangé la face

Il s’est arrondi un peu, quoique ovale

Comme un ballon de rugby.

 

Son pédoncule est solide.

Il est fils unique

Les autres petits frères et soeurs ont tous péri

Et la plante-mère a continué sa poussée

Sur la haie.....

 

Elle accroche ses doigts effilés sur les petits bouts de branches

Elle tricote ses mailles autour

Elle brode tout autour son système :

C’est costaud, ça tient la route.

 

Il ne restera qu’à recueillir le « poussin »

Avant qu’il ne tombe

Car la haie est chez le voisin

On ne peut plus y entrer (d’ailleurs c’est abandonné).

 

Carole Radureau (24/08/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni du potimarron dans la haie de troènes

Timide mais conquérante
Timide mais conquérante
Timide mais conquérante

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Le jardin de Rosacorleone

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Publié le 23 Août 2026

Cabriole
Cabriole

 

.......Fragments de la pampa freneusienne......

 

 

Dans la pampa, le diable a surgi.

Il avait chaud !

Ses sabots laissaient échapper

Du suint, du savon, de la margarine

Difficile de courir après la proie

Avec les sabots qui fuient.

 

Cabriole avait peur

Tout de même ; le diable était à ses trousses

Il avait un fusil

Il avait un nez rouge

Comme une fraise

Avec de gros trous, bien marqués

Il faisait peur à voir.

 

Cabriole cabriolait, cabriolant dans la pampa

Ses sabots à elle

Légers comme des plumes de cormoran séché sur le sable de la Baie

Filaient, filaient comme l’étoile qui file au firmament.

 

Qu’elle était légère !

Comme elle était portée ;

Plume sur le fil aiguisé de la peur

Qui faisait pschuitt, pschuitt

Et l’on sentait une petite brise bienfaisante

Sur son passage.

 

Cabriole était une sorte de ventilateur de pampa

Quand la canicule fuse, fusée, fusant, sans s’arrêter

Refusant toute halte

Jusqu’à la fin des temps.

 

Cabriole avait chaud.

Cabriole avait soif.

Cabriole avait faim.

Cabriole avait peur.

Qui, là-haut, bienfaisant

Mettrait fin à tout ceci ?

 

C’était trop dur, à la fin

Que la vie !

 

Il y avait trop de trop.

Pas assez de bonheur.

Pas assez de candeur.

Pas assez de paix.

Pas assez de lenteur

Pour profiter

De chaque brin d’herbe

De chaque petite brise

De chaque rayon de soleil.

 

Il n’y avait pas assez de « sans soucis »

La vie était dure cette année

Cabriole ne savait pas ce qu’espérer veut dire

Elle ne connaissait que le moment présent

Parfois, il était si dur qu’elle l’oubliait

Comme nous, deux pattes,

Elle tournait ses jolis yeux en amande

Vers le ciel

Regardait l’étoile qui file, prometteuse

Regardait la lune qui tricotait un chandail pour l’hiver....

.....prometteuse.

 

Et elle cabriolait à n’en plus finir

Oubliant

Le diable

À

Ses

Trousses.

 

Carole Radureau (23/08/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

 

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Publié le 22 Juillet 2026

Le renard encerclé

Tel est pris qui croyait prendre ?

Ou bien est-ce un aveu de faiblesse ?

Compère renard est amaigri

Il erre, il chasse et

Il tresse des brins d’herbe pour en faire des catapultes

Les dames Pies semblent en forme

À toute canicule, sa pie

Opportuniste, pleine de créativité

Dame Pie sait se préserver

Quand elle agit, ainsi, en communauté

On s’interroge :

Quelle est cette tactique ?

Dans quel but ?

Quelle origine ?

Certainement, c’est une tactique défensive

Compère Renard, c’est lui le prédateur, non ?

Je me souviens du jour où mon chat de gouttière

Sur la branche du bouleau

Avançait, avançait, avançait

À l’autre bout, dame Pie

Qui criait, qui s’époumonait

Elle avait réveillé le quartier

Le chat avançait au plus près

Arrivé au bout : obligé de faire demi-tour

La pie lui piqua le derrière

Mon chat est rentré la queue entre les pattes.

Peut-être est-ce le même scénario

Avec la famille Pie, celle des 7 familles

Il y a tout le clan ici, Tatie Danielle, l’inspecteur Moutarde,

Le tonton qui tousse, la fille Morticia Adams

Et Homer Siimpson les doigts dans le nez.

Voilà le renard bien embêté

Comment va-t-il s’en sortir ?

Par un dribble, par un chassé-croisé

Par un boulet de canon ?

 

Allez, fonce, petit

Rentre dans le tas !

Les pies s’envoleront et à toi la liberté

Même si la prise est perdue

Tu garderas ton honneur

Tu te rattraperas sur une petite proie facile

Pas trop coriace, pas trop futée

Car la pie, c’est un dur morceau !

 

Carole Radureau (22 /07/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Magnanville, bois des Enfers, juillet 2026)

 

Le renard encerclé
Le renard encerclé
Le renard encerclé

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage

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Publié le 21 Juillet 2026

Cormoran nuptial

.......Fragments de Baie de Somme....

.........Chant d’amour au cycle de la vie........

 

Ainsi je suis sorti de l’eau

Vous verrez mes grands pieds

Ils sont parfaitement adaptés à la natation

Sortes de palmes

Que l’on dirait trempées dans la marée noire

On a anticipé.

 

Ainsi je suis dans les arbres et c’est pour quelque chose

Vous pourrez apercevoir toute mon anatomie

Ma queue en palette arrondie

Éventail à poissons

Ma queue les refoulent jusqu’au bec

C’est très pratique.

 

En effet, nous sommes bien occupés

Nous avons sorti nos parures de fête

Nous arborons de jolis détails

Nous ne sommes plus les charbonneux

Ceux dans le charbon, trempés

De la tête à la queue.

 

Dans les arbres, nous nichons

Parfois, nous séchons

C’est toujours pratique un perchoir

Pour ouvrir, en grand

La parasol de nos ailes

En fait, c’est plutôt un parapluie

Car nous ne sommes pas aqua proof

Je ne sais pas ce qui s’est passé, là-haut

Lors de la création

La Pachamama a oublié ce détail

Par contre, elle a bien pensé au parapluie

A déployer si la jugeote est présente

Si la transmission orale est bonne.

 

Peu importe, on s’adapte

Ce parapluie fait la joie des humains

Qui nous regardent comme des curiosités

Curieux nous sommes

Beaux et attendrissants

Quoi qu’en disent certains

Dans les arbres, omniprésents

La colonie s’étend

Les juvéniles grandissent à l’abri

L’arbre nous a tout donné

Nous, nous semons la vie

Avec nos us et nos coutumes.

 

Carole Radureau (21/07/2026)

 

Inspirée par ces photos de Gianni (Marquenterre, avril 2026)

 

Grand cormoran

Phalacrocorax carbo

Carbo = charbon en latin en référence à sa couleur de base

Virgile cite le grand cormoran comme « l’oiseau plongeur qui se sèche au soleil »

Un diction breton dit que le cormoran en plumage nuptial a sa montre sur le côté, allusion à la tache blanche sur le haut de la cuisse.

En portugais : corvo-marinho = corbeau de mer

En néerlandais : aalscholver ou schollevaar (aals = anguille, terme qui désigne un oiseau imprécis et fait référence au fait que le cormoran apprécie les anguilles ; ainsi qu’au fait que cet oiseau a été utilisé pour pêcher les anguilles (la fameuse pêche au cormoran).

 

Cormoran nuptial
Cormoran nuptial

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Publié le 19 Juillet 2026

Mon chant est passionnant

........Fragments de Baie de Somme.....

..........Chant d’amour au cycle de la vie.....

 

Mon chant est passionnant

Flûte de roseau, pipeau

Pour dessiner la finesse du monde

Je siffle à tue-tête et on me dit :

Turlututu, bec pointu

Bec recourbé, bec profilé

Pour plus de justesse

Pour un dîner aux chandelles et aux baguettes

Chinoises

Vous m’écoutez, à l’abri dans la roselière

C’est un récital, c’est un philarmonique

J’ai le flûteau, la quena et la zampoña

Rivés à la peau

Je suis même une peau de flûteau

Mon chant c’est la symphonie des Andes de la Somme

C’est le paradis des dieux de l’Olympe, en plein marigot

Je suis fils de Pan, enfant de la siyotanka

Je ne siffle pas, je suis souffle

Et mon souffle n’est pas de travers

Je souffle et pourtant je souffre

Bientôt mon chant ne sera plus

Mes effectifs sont en baisse

Ils ont pris nos marais

Ils ont bradé nos roselières contre un morceau de bitume

Cela ne nous sert pas du tout !!

Après tout ceci, il faut continuer de chanter

Chanter pour plaire, chanter pour pleurer

Chanter pour dire la misère

Siffler pour nous distraire

Crier pour les faire déguerpir

Chanter pour draguer

Tant de chants, tant de chansons

Écoutez-nous, voir

Nos chants irriguent les étoiles

Ensemencent la lune

Et distraient le soleil

Nous sommes indispensables à la vie

Nous sommes et voulons continuer d’être.

J’espère vous avoir convaincus.

Écoutez-moi, écoutez-nous

Et

Comprenez.

 

Carole Radureau (19/07/2026)

Inspirée par ces photos de Gianni de courlis cendré (Marquenterre, avril 2026)

 

Courlis cendré

Numenius arquata

Statut UICN : quasi menacé globalement, vulnérable en France

Du latin arquatus = courbé en arc

En grec moderne (Crète) makrimiti = long nez

Dans Rabelais (Le Quart livre, 1552) = corbigeau (un nom poitevin qui fait allusion à la couronne de son bec)

Autre nom français = turlute, du vieux verbe turelurer d’origine onomatopéique = jouer de la flûte (turlu = flûte de berger, flageolet). De ce mot sont dérivés turlututu, turelure et turlutte (connotation sexuelle).

En italien = chiurlo maggiore (maggiore = le plus grand comparé au courlis corlieu), chiurlo = onomatopée des cris de l’oiseau (en toscan, un chiurlo est un idiot).

Voir ci-dessous, après la vidéo, la campagne de la LPO pour la protection du courlis cendré

 

Mon chant est passionnant
Mon chant est passionnant
Mon chant est passionnant
Mon chant est passionnant

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Publié le 30 Juin 2026

Quand le grèbe nous prend par la main

……..Fragments de Baie de Somme……

..........Chant d'amour au cycle de la vie.........

 

 

Le petit grèbe

Châtaigne parmi les lentilles d’eau

Dans la soupe

Se baigne

Se trouve le plus beau.

 

L’eau est sa matière

Les plantes son matériau

Il va construire son nid

Son petit nid tout beau

Y accueillir sa marmaille

De petits grèbes

Tout beaux.

 

Ils seront couleur châtaigne

Pour les garçons, s’il vous plaît

Couleur lentille d’eau

Pour les filles

C’est un modèle inédit.

 

Sur l’eau

Le gentil grèbe

Dit : viens !

Il nous prend par la main

Il aimerait qu’on parle de lui

Et de tous ses amis volants

Il aimerait nous raconter

L’assèchement des marais

Et puis les canicules

La raréfaction des proies

La soupe qui devient bouillon de cultures

Il a des revendications

Arrêtez de surchauffer, vous

Les 2 pattes qui votez

Toujours plus et partout

Pour des fachos

Il y a des choses qui ne s’expliquent pas

Même les grèbes se posent des questions

A l’heure où tout bouillonne

Ils n’ont qu’en tête, tant et plus

Que destruction

Déforestation

Guerre à l’infini

Armement et bizness

Vol de l’eau

Le crime d’aujourd’hui

Et de demain

 

Et

nageront

les

jolis

petits

grèbes

couleur

de

châtaigne

s’il

n’y

a plus

d’eau ?

 

Carole Radureau (30/06/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni d’un grèbe castagneux (Grand Lavier, avril 2026)

 

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Publié le 20 Juin 2026

Une poésie dans le ciel ?

Climat facétieux

Quand, au défilé des nuages

Tu écris ta chanson :

Nulle négligence !

 

Ils sont là à parcourir,

Coton, le ciel de nos vies

A se coucher, mastodontes

Sur nos têtes tels des oreillers.

 

Aujourd’hui un dinosaure est couché

Sur le plus moelleux d’un cumulus

Il est détendu ne se doutant de rien

Il a mis ses pattes derrière sa tête : oreiller.

 

Les oreillers quand ils se déversent

Ne perdent pas de plumes

Les oreillers percés sont une bénédiction :

Foi de canicule !

 

Mais la chaleur veut perdurer

Elle a des messages à faire passer

Ils se feront au détriment des plus faibles

Dans les hautes sphères : la surdité !

 

Quand auront disparu les régulés

Quand auront disparu les ressources

Quand aura disparu la dernière goutte d’eau

Les mangeront-ils leurs vieilles peaux de grenouille verte* ?

 

Carole Radureau (20/06/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

 

 

« Peau de grenouille verte « c’est ainsi que je nomme le dollar, le billet vert. Dans notre attitude à son égard réside la plus grande des différences entres Indiens et Blancs. Mes grands-parents grandirent, eux, dans un monde indien sans argent.

Les Sioux ont un nom pour désigner l’homme blanc : wasichu -celui qui vole le lard, la graisse, la meilleure part. c’est un bon nom car de la terre aussi vous avez volé le gras, la meilleure part. mais cela ne semble guère vous avoir réussi. A l’heure actuelle, vous ne me semblez pas si bien portants. Lourds, gros, ça oui, mais pas bien portants. Les Américains sont élevés à la manière dont on gave les oies. On cherche à faire d’eux des consommateurs, pas des êtres humains. Du moment où ils cesseraient d’acheter et de consommer, le monde de la peau de grenouille verte n’aurait plus de sens pour eux. Ils se sont eux-mêmes transformés en grenouilles. Un gamin cruel leur a fourré un cigare dans la bouche et ils gonflent à chaque bouffée qu’ils tirent jusqu’à ce qu’ils finissent par en exploser. Engraisser est une mauvaise chose même pour le voleur de lard. C’est particulièrement mauvais pour les Indiens qui sont forcés de vivre dans ce monde de la peau de grenouille vert qu’ils n’ont pas créé et dont ils n’ont que faire.

John Fire Lame Deer, Tȟáȟča Hušté Sioux Lakota

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage

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Publié le 10 Juin 2026

……..Fragments de Baie de Somme……

………Chant d’amour au cycle de la vie……..

 

 

Perchée dans un arbre

Nous n’y sommes pas habitués

Nichée au cœur des chatons accueillants

Ni chat perché, ni chat-huant

Seulement, poule d’eau perchée.

 

Est-ce facile de placer

Sur les branches arrangeantes

Tes grands pieds ?

Ne sont-ils pas un peu encombrants ?

 

Paraissant si à l’aise, sur l’eau

Navigatrice en flots calmes et quiets

Ton corps se déplaçant d’avant en arrière

Paraissant à l’aise, également

Marchant sur les nénuphars,

Te retrouver ici, perchée

C’est une aventure sans pareille

Une seule photo d’oiseaux.net te montre sur un arbre

Mais ce n’est pas, comme ici

Entourée de chatons larmoyants

Environnée de pollen.

 

Carole Radureau (10/06/2026)

 

Inspirée par cette photo de Gianni (Grand Lavier, avril 2026)

 

Poule perchée

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