Publié le 28 Novembre 2025

 

……les Moisson de l’eau……

 

 

Noirs reflets

De cous noirs de bernaches endeuillées

Luisent sur l’onde calme

Sur un lac où se reposent les cygnes

Bien avant l’euphorie des ballets.

 

Comme des pieux

Enfoncés

Dans la vase tendue de rêves

Ces noirs reflets

Sont peut-être aussi

Des barreaux.

 

Comme des ancres accrochées

Perdues dans un dédale d’herbes

Où se niche la vie

Où se cache la mort.

 

Vous ne le savez pas,

Braves bernaches

Mais vos reflets à la surface

Sont des dessins infinis

Qui vont puiser

Dans la vase des rêves

Les rêves, oui,

Mais pas que.

 

Carole Radureau (28/11/2025)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

 

 

Comme des ancres accrochées dans la vase des rêves

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Publié le 26 Novembre 2025

Etourneau de Rothschild Par Rolandandika — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=90458096

Etourneau de Rothschild Par Rolandandika — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=90458096

Il y a des pas dans le ciel

A nuls autre pareils

Et un grand voile laiteux

Eclaboussant les yeux

 

Posé sur un palmier

Le voile fait un détour

Tout-à-coup, coup de bleu

Regard de troubadour

 

Le saphir a gémi

Il a élu domicile sur ce visage

Ravi

D’y découper en fleurs de joie

Les yeux et un joli minois

 

Il est masqué, il a le loup du carnaval

Précieux et sans égal

Il tremble pourtant il n’a pas froid (à Bali)

Non, s’il tremble, c’est d’effroi

 

Vrai : il a bien failli disparaître

Chacun le voulait chez soi

Dans une cage évidemment

Nulle liberté dans ce choix

Heureusement, il y a la loi

Coutumière et la préservation

Qui, du déclin, ont eu raison

 

Vrai : chacun le voulait chez soi

Plus aucun dans la forêt

Pour chanter, pour dire la vérité

D’une vie, où voler,

C’est distribuer ses pas dans le ciel

En chantant une ritournelle

Où le bleu du ciel est saphir,

Roi-lunettes pour égayer nos yeux.

 

Carole Radureau (25/11/2025)

 

Etourneau de Rothschild

Leucopsar rothschilidii

Bali starling

Sturnidés

Endémique de Bali

En danger critique d’extinction

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses

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Publié le 24 Novembre 2025

Linotte en habit de rosée

…fragments de Baie de Somme…..

 

Sur sa tête le béret rose

Parfum de bouquet

Fruit gourmand

Rose à peine éclot

En attente de rougir

Béret, pour se souvenir.

 

Sur sa poitrine

Pétales de rose

Deux, un de soie et un de mystère

Un qui est doux comme la bise un soir d’été

L’autre qui se cherche

Car un aiguillon est resté accroché à ses rêves.

 

Nulle tête mal faite sur ce petit oiseau

Ni étourderie, ni bêtise, ni confusion

Le rose aux joues est celui de la vie

Qui s’écrit avec une encre encore verte de vérité

Le rose de sa parure est emprunté uniquement à la flore

C’est un déjeuner de nacre pure

Déposé sur un cœur hardi et généreux.

 

Carole Radureau (24/11/2025)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

 

Linotte en habit de rosée

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Publié le 22 Novembre 2025

miro des Chatham (Karure) Par Peter de Lange — https://www.inaturalist.org/photos/2305008, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=123791822

miro des Chatham (Karure) Par Peter de Lange — https://www.inaturalist.org/photos/2305008, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=123791822

La destinée a sorti sa vielle

Et sur la portée du ciel redevenu bleu

Elle a écrit la chanson de la vie

 

Noires comme des notes qui

Joyeusement

Retrouvent la portée et s’exclament

Que vive la gaieté

Dans l’œil de l’oiseau

Noir et rond.

 

Il est noir comme le charbon

Rond comme un bonbon des mines

Son petit œil est vif

Il a parfois l’air triste (il se souvient)

Il a l’air taquin

Il a surtout l’air vif

Et ça fait du bien.

 

Si petit et pourtant si grand

Les arbres l’accueillent comme un prince qu’il est

Et sur sa tête un jour

La couronne de gaieté écrira sa chanson.

 

Carole Radureau (22/11/2025)

 

Le 1er poème que j’ai écrit sur ce petit oiseau en 2014 : Calimero a cassé sa coquille

Il m’avait vraiment fait penser à Calimero, sans sa coquille sur la tête.

 

Miro des Chatham

Petroica traversi, petroicidés

Nom maori : Karure

Vulnérable

Iles Chatham, archipel néo-zélandais

1 seul couple reproducteur en 1980, même si l’espèce a réussi à remonter la pente, les individus descendent tous des mêmes parents.

 

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses

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Publié le 15 Novembre 2025

chat des Andes à la robe couleur de roches Par Jim Sanderson — work of Jim Sanderson, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8638213

chat des Andes à la robe couleur de roches Par Jim Sanderson — work of Jim Sanderson, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8638213

……..les animaux de Caro pour les enfants…..

 

Connais-tu Vive-Amande

Le petit chat des Andes

Habitant de la Cordillère ?

 

Exemple d'un territoire du chat des Andes au Chili source

 

C’est un petit chat sauvage

Un peu comme nos chats à nous

De la même taille

Mais son pelage est très très épais

Un véritable manteau ou une couette de fourrure

Il a de jolis anneaux à sa queue

Et un visage expressif

ses yeux sont en amande.

 

C’est un chat très rare

Peu de gens l’ont vu

Il se cache dans les rochers

Sa fourrure imite parfaitement les couleurs des pierres

Son habitat est très élevé, il est aussi très froid

Ce petit chat n’a pas la vie facile

Car en plus de son milieu ingrat

Les hommes veulent piquer son territoire

On dit empiéter son territoire

Pour y développer leurs projets de mines

Qui font du mal à la nature

Qui font du mal aux petits animaux qui y vivent

Aux plantes, aux arbres et aux rivières.

 

Une viscache au Chili source

 

Vive-Amande, lui, ce qu’il aime c’est être tranquille

Chasser ses proies favorites les viscaches, de petits rongeurs des Andes

Qui se cachent également dans les rochers

Elles aussi sont menacées par les projets des hommes

Et s’il n’a plus de viscaches à chasser, Vive-Amande

Que mangera-t-il ?

 

Comme Vive-Amande n’a pas beaucoup de compagnons de sa famille

On dit qu’il est menacé de disparition

Le connaître, savoir qu’il existe

C’est aussi à ton niveau, le protéger

Car, si un jour tu entends parler du chat des Andes

Tu te rappelleras Vive-Amande

Le petit chat du poème de Mamita

Qui voulait qu’on lui fiche la paix dans sa Cordillère.

 

Carte de l'Amérique du sud, en vert le territoire du chat des Andes (cordillère des Andes au Chili, en Argentine, au Pérou, en Bolivie) https://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_des_Andes

 

Carole Radureau (15/11/2025)

 

Chat des Andes Copyrighted free use, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1038943

Chat des Andes Copyrighted free use, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1038943

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Publié le 14 Novembre 2025

Tu poses ton regard couleur de ciel sur le monde

Ton regard tout neuf, frais, émerveillé

C’est la lumière qui fait danser ainsi des étoiles devant tes yeux

Cette lumière chef d’orchestre des couleurs

Quand le vent prend dans ses bras les feuilles en fin de cycle

Et les fait valser, parfois danser le tango

La lumière veut les suivre à tout prix

La lumière, sur eux, veut jeter à toutes forces son projecteur

Pour que tu ne rates rien.

 

Je regarde tes yeux innocents et la surprise qui en eux s’inscrit

J’ai envie d’espoir et de promesses, de fruits et de feuilles, d’arbres immenses et de forêt,

D’air pur et d’une lumière non corrompue

J’ai envie que tu entendes l’eau fraîche et pure d’un ruisseau

Que ce son cristallin emplisse tes oreilles toutes neuves et leur donne le LA de la vie

J’ai envie que tu développes tes sens au sein d’une nature intacte

Que tu saisisses à pleines mains l’énergie et que tu la transforme en beauté.

 

Carole Radureau (14/11/2025)

 

Inspirée par des vidéos de Marius dans son landau, découvrant la lumière dans les arbres

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Collier d'ambre

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Publié le 11 Novembre 2025

L’oiseau rare bien de chez nous

……les Moisson de l’eau….

 

 

C’est un petit passe-partout

Un qui se fond dans les nuées

Seul, mais toujours accompagné

Au plumage-camouflage

Aux peu de signes de reconnaissance

C’est un oiseau rare

C’est vrai, on le voit peu souvent

Si bien que lorsqu’on le voit

On ne s’écrie pas comme pour les autres :

Voilà la Tite Bleue, voilà Georges ou Georgette

Non, lui, il passe inaperçu, on note qu’il est là.

Point.

 

Aussi, aujourd’hui c’est son jour de gloire :

Toujours, fêter les oiseaux rares 

Ou rares parce qu’on ne sait pas les fêter comme il se doit.

 

Voici comment le repérer, mieux le connaître et mieux l’apprécier ce petit timide :

 

►Sa famille s’appelle prunellidés

►Il n’y a qu’un seul genre, prunella

►La nomenclature aviaire en langue française nomme ce genre, accenteur

►Il y a 13 espèces de ce genre et de cette famille

►2 seulement vivent en France, lui, l’accenteur mouchet et l’accenteur alpin

►Le nom accenteur proviendrait d’un ancien nom scientifique (Bechstein, 1797) en référence à son cri

►Prunella, le nom scientifique viendrait de prune ou de braunelle (brun en germanique)

►Buffon l’avait surnommé le « traîne-buisson » en raison de son habitude de rester au sol et souvent à l’abri sous les buissons

►Son camouflage est en effet efficace

►Sa robe le fait penser et confondre souvent avec un moineau, mais son bec est beaucoup plus fin

►Il accompagne souvent les moineaux

►Ce migrateur partiel peut vivre dans plusieurs habitats : forêts de conifères et de feuillus, sous-bois denses, en ville dans les parcs, jardins, haies

►Il prend ses repas au sol, apprécie les insectes, les araignées, les vers de terre et en hiver des baies et des graines

►Son jabot permet de ramollir les graines, c’est sa particularité à lui

►Son chant fait penser à celui du troglodyte mignon, ainsi qu’au serin cini :

Phrases courtes, claires, aigües, débitées très rapidement

►Quand il chante, il se poste très droit au sommet d’un arbre ainsi on peut le repérer

►La saison de reproduction se déroule d’avril à août

►Les accenteurs mouchet sont polyandres et polygames, présence de relations extraconjugales et de partenaires surnuméraires

►S’il y a plusieurs mâles : le dominant s’occupe de la femelle, le subordonné défend le territoire et nourrit la nichée

►Le nid comprendra 2 couvées par saison de 4 à 5 œufs bleu turquoise clair

 

 

►Il est bien camouflé dans la verdure, les buissons, les broussailles, les jeunes arbres, les épicéas

►On le trouve depuis le sol jusqu’à 2 mètres de haut

►A 12 ou 13 jours, les petits prennent leur envol, mais les parents s’en occupent encore pendant quelque temps

►Espèce en déclin en France depuis le début des années 2000, il est protégé comme les autres espèces…..

 

((----))

L’accenteur mouchet est un très bel oiseau

On aime le rencontrer car, le petit malin sait se faire désirer

Présent dans le jardin, il est très discret, parfois trop comme cette année

La concurrence est rude ici

Peu de place pour les timides, il faut s’imposer

Comme le jardin est un réservoir à oiseaux

Ceux que l’on ne voit pas de prime abord sont là et bien là

Parfois on les entrevoit et on est ravis de les savoir toujours ici.

 

Sur ces photos, l’accenteur est dans une zone naturelle

Elle se trouve d’une base de loisirs avec un lac fréquenté surtout à la belle saison

Il y a de nombreuses espèces d’oiseaux que vous pouvez admirer sur ce blog dans la série « Les moisson de l’eau « 

Moisson ne prend pas de s dans mon titre car c’est un jeu de mots,

Moisson est le nom du village où se trouve la base de loisirs

Il y a bien d’autres oiseaux encore à découvrir, dans cet espace ou dans d’autres

Sans pour autant aller très loin, les oiseaux sont là quand on sait se servir de ses sens, de sa patience, de lâcher-prise et de la connexion avec la nature, l’environnement

Aimer la nature, c’est aimer tout ce qui y vit, l’admirer et le respecter, le photographier et le partager

Tout ceci contribue à se réapproprier un bagage culturel fort ancien pour nous

C’est-à-dire, retrouver nos fondamentaux quand la ville, la civilisation ne nous avaient pas encore pris l’essentiel :

►La connexion avec l’environnement

►Les connaissances sur celui-ci

►Comment en vivre sans l’altérer, comment y survivre sans pour autant le détruire

►Comment survivre grâce à la famille élargie et à la communauté dans cet espace sauvage et sans merci

C’était il y a bien longtemps

Si bien que toutes les données ont été perdues au fil des générations de communication orale

Mais, pourtant, certains êtres portent en eux des messages intergénérationnels et connectés

Les oiseaux, leur observation, les insectes et d’autres espèces, leur observation

Permettent de faire ressortir cela, de se plonger dans ses racines profondes et de les écouter

Ceci me semble d’une grande importance pour l’avenir

Restez connectés, les sens à l’écoute, les pieds bien ancrés à la Terre-Mère et le cœur tendre pour elle

Ainsi, tout ira bien.

 

Carole Radureau (10/11/2025)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

L’oiseau rare bien de chez nous
L’oiseau rare bien de chez nous

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Publié le 10 Novembre 2025

Symphonie en jaune et Georges

……les Moisson de l’eau…..

 

 

La chanson d’automne bercée par le miel de l’aurore

Perce les murs de la brume

Jaillissant, cristal dans la profondeur de l’onde.

 

Voix aiguisée au miel de tilleul

Comme un petit gargouillis tout fluide

Hoquetant à peine

Qui fertilise l’air en attente de frais

Quand les températures d’automne sont au-dessus des normales saisonnières

Et que les saisons, toutes, l’ont, toutes, été (Que faire ?).

 

Georges chante.

C’est l’automne.

Il est tout seul à chanter, nulle concurrence (il est trop fort !)

C’est l’automne.

Les couleurs sont au rendez-vous

Qu’importe le temps détraqué, elles sont là et le cœur les emportent

Comme des cadeaux d’or pur qui ne détruisent aucunement la terre – cadeau désinteressé

D’un automne généreux, donateur de pureté et d’espoir.

 

Carole Radureau (10/11/2025)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

Symphonie en jaune et Georges
Symphonie en jaune et Georges

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Publié le 4 Novembre 2025

……..Les   Moisson de l’eau……

 

Quand la chênaie aux couleurs de l’automne succombe

Le jaune a susurré la couleur et le vert s’y est fondu

C’est normal dit-elle, la lumière peu à peu diminue

Les feuilles n’aiment pas du tout ça

Elles le font savoir en se recroquevillant

En séchant, en perdant leur verte chlorophylle

Puis, désespérées, en tombant

Mais bien avant, c’est un mélange de maquis

Dans lequel le jaune, le beige et les dégradés de verts

Se déclinent en un univers parfait.

 

Celui qui a vêtu ce matin son petit treillis a dit :

Avec cette tenue, personne ne me verra

Je ferais tout ce que je veux dans ce dégradé naturel parfait

Parafait car il est à tout point de vue

Identique à ma petite tenue.

 

Que demander de plus (peut-être un petit chant d’automne, un petit gazouillis, un petit sonnet en bouts rimés, un son que dis-je, une barcarolle…..

Notre ami pose avec son petit treillis

Pour le voir, il faut de bons yeux

Ou bien, il faut être devin (ou devine)

Peu importe, nous l’avons vu, photographié, poétisé

Son petit treillis tout à coup, sur le grand marché de la mondialisation

Va voir, avec surprise son prix dévalué

Ah ! nous n’en avons pas fait exprès, promis, juré !

Le camouflage était presque parfait, seulement quelque chose a failli

Que je ne saurais le dire (ceci, c’est l’affaire du photographe et de sa vue perçante).

 

Carole Radureau (04/11/2025)

 

Inspirée par cette photo de Gianni d’un bruant zizi en tenue de camouflage

Petit treillis aux couleurs d’automne
Petit treillis aux couleurs d’automne

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Publié le 3 Novembre 2025

……Fragments de la pampa freuneusienne…..

 

Quand on a pour toute compagne

Une branche délicatement recueillie

Quand on a pour évidence

Cette branche mal équarrie

On vole à contre-courant du temps

Dans les branchages inhospitaliers

On se prend parfois les pieds

Et même si la salive vient à manquer

On serre du bec pour ne surtout pas

La lâcher, la branche

Délicatement recueillie.

 

Que faire d’elle, comment lui dire

De quelques mots subtils délicatement susurrés

Comme elle nous rend moins seul

Comme d’une cape invisible

Elle rompt la solitude

Comme si, bâton, elle servait pour l’appui

Quand marcher devient un jour difficile

Elle est journal sous le bras

Quand en rentrant des emplettes

On couve, l’air de rien, les nouvelles

Toujours plus lugubres avant de les étaler au beau milieu de notre vie

Telle une nappe de pétrole échappée

Elle est petit enfant qui serre la grande main

Avec une étreinte remplie d’inquiétude

Car, bientôt, il faudra la lâcher la grande main

Et ensuite, c’est la solitude face au tableau noir

Face à la cour, jungle et parfois violence

Elle est comme la cigarette pour les fumeurs

Bâton à fumer pour ne pas voir le mental trébucher

Si par mégarde l’ego se prend au mot

En envoyant toujours et toujours plus

Des images négatives, sur soi-même

Sur le monde

Sur l’avenir vu sans cesse de moins en moins rose.

 

Elle est branche de la mémoire, de la transcendance

De l’évidence et de la vérité face au déni

Elle est enfin, la Liberté qui s’est offert un grand L

Comme pour rimer avec Libellule

Celle aux ailes transparentes pour y laisser filer

Ondes et vents mauvais

Pour y dessiner des motifs au crochet de la vie

Pour enfin y tricoter des espaces

Emplis d’un vide où silence et horizon se plaisent et s’unissent.

 

Carole Radureau (03/11/2025)

 

Inspirée par ses photos de Gianni

 

2025, c'était vraiment l'année du loriot !
2025, c'était vraiment l'année du loriot !
2025, c'était vraiment l'année du loriot !
2025, c'était vraiment l'année du loriot !

2025, c'était vraiment l'année du loriot !

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