Publié le 31 Décembre 2025

Le désert d'Atacama en fleurs Par Joselyn Anfossi Mardones from Chiguayante, Chile. — Desierto florido 2010., CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11943658

Le désert d'Atacama en fleurs Par Joselyn Anfossi Mardones from Chiguayante, Chile. — Desierto florido 2010., CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11943658

Ecrire

Pour ne pas souffrir

Ecrire

Car il n’y a rien d’autre à faire

Qu’il y faut lâcher prise

Plus haut que nous

Se préparent

Les assassinats

Commis au nom des affaires

Et qui ne souffrent pas du reste

De bâtons dans les roues.

 

Ecrire

Pour ne pas mourir

Car la poésie se meure

Remplacée par la grande médiocrité

Car les fleurs se meurent

De ne plus être admirées

Senties

Contemplées

Choyées.

 

Le ciel est obscurci

Le jour se lève difficilement

Etirant, soulevant sa chaîne au pied

L’avenir est assombri

Trop de lumières diffuses

Trop d’explosions

Trop de flammes

Trop de drones tueurs d’enfants.

 

On nous annonce 2026, pire encore

Avec le bruit des bottes

Ils voudraient nous démoraliser

Ils disent nous « préparer »

Avons-nous un mot à dire

Sinon

Ecrire

Pour ne pas souffrir

Avons-nous un geste à faire

Sinon, le garde-à-vous ?

 

Ce qui est le pire

C’est que c’est du déjà vu

C’est que le Plus jamais ça

Ils se sont vulgairement torchés avec

Ce qui est le pire

C’est l’éternel recommencement

L’oubli tombé sans un bruit

Dès que les yeux du dernier des vétérans se sont fermés

Comme pour dire : Y’en a plus ?

Allez, on remet ça !

 

Comment ne pas souffrir

Quand on connaît le sort des enfants

Comment ne pas crier

Quand on connaît le sort de la Terre

Comment ne pas pleurer

Quand on se sent impuissant

Comment ne pas rager

Quand la poésie reste lettre morte ?

 

Ecrire

Bien ou mal

Pour ne pas souffrir

Ecrire

Bien ou mal

Pour partager

Tout ce qui s’écrit

Fait le lit de la poésie

Tout ce qui chante

L’enchante

Tout ce qui rêve

Elle le prend à bras le corps et l’embrasse

Tout ce qui embaume le printemps

Elle en fait un volume

Tout ce qui enveloppe de ses bras

La souffrance commune

Elle le publie

Même sur un mur

Un vieux bout de papier toilette

Sur des cahiers d’écolier

Sur des draps

Sur une nappe en papier dans un troquet

Sur un billet de cent francs

Sur un keffieh

Au cou d’un huipil.

 

La poésie veut qu’on lui lance des mots

Elle jonglera avec

Elle en fera un collier comme elle su si bien le faire

La poésie veut qu’on lui tresse la lune de sang

Pour en faire une révolutionnaire

Elle aimerait qu’on lui dicte un à un le nom de tous les oiseaux

Afin que chacun d’eux ait droit à un poème

Même un court poème, même 2 ou 3 mots

Pour fêter tous les oiseaux.

 

Il est un temps où les bombes veulent crier

Plus fort que les poètes

Ne nous laissons pas faire !

Il est un temps où les nuées brunes

Veulent étouffer jusqu’aux mots dans nos gorges

Révoltons-nous !

Il est un temps où la médiocrité est érigée comme une gloire

Egorgeons-là !

Saignons-là !

Redonnons des lettres de noblesse aux mots d’amour

Jonglons avec les synonymes de tendresse

Chantons les vers en harmonie

Faisons sortir de nos âmes les pensées

Même les plus profondes

Afin de mettre en spectacle la grande hypocrisie du monde

Ne baissons pas les yeux

Déclamons et rions

Car la souffrance peut être sublimée

Car les mots qui jaillissent sont des geysers sacrés embrassant les salars

Car la solitude du poète doit être comblée

Pour noter l’ignorance

Graver l’histoire

Signer en bas des circonstances

Jongler avec les mots-clés

Rivaliser d’astuces pour contrer les censures.

Enfin,

De chaque larme, en faire un don

Hissé jusqu’aux plus hauts sommets

Et distribué par la grâce des vents

A l’ensemble de l’univers.

 

Que 2026 voit naître en vous l’énergie nécessaire pour pouvoir inverser les choses et mettre à bas les adversités.

Force, Amour, Courage, Santé, Tendresse et Harmonie pour fêter dignement la vie.

 

Carole Radureau (31/12/2025)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Lance-pierre

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Publié le 23 Décembre 2025

Le petit grèbe castagneux qui rêvait que tout irait mieux

 

……un conte de noël pour petits et grands qui aiment avant tout les oiseaux……..

 

Tout semblait se compliquer.

Toute la surface de l’eau,

Secouée par des millions d’ondes négatives

Envoyaient de légères secousses comme de l’électricité,

A chaque mouvement.

Cela ne faisait pas l’effet de chatouilles, non

C’était irritant.

Le petit grèbe castagneux se posait des questions

Il se disait :

« Ma parole, on va finir en bouillon »

 

Que se passait-il ?

L’air aussi semblait électrique

De mauvaises ondes apparemment

Envahissaient la planète

La psyché humaine collective était contaminée

Rien de bon ne pourrait arriver

Tout le monde le savait

Tout le monde le sentait

Même le petit grèbe.

 

Chacun voulait sauter par-dessus la barrière électrifiée

pour,

ne

serait-

ce

qu’à noël, changer d’air, un peu

Se plonger dans la magie

Voir la vie plus belle :

C’était compliqué.

 

Quand tous les mentaux sont pollués ainsi

Pour de bonnes,

Pour de mauvaises

Raisons

Cela mène à ce chaos

Nul ne peut rayonner

Si tout est sombre et morbide en lui.

 

Le petit grèbe castagneux

Etait un combattant des ondes

Il savait

Mieux que quiconque sur cette planète

Les éjecter, les secouer et les recycler

C’était un agitateur d’ondes dans le bon sens

Car nul oiseau n’est plus sympa que le petit grèbe castagneux

Il a ce je ne sais quoi d’attendrissant et de conquérant

Un air de ne pas y toucher

Un air un peu passepartout

Un air qui plaît, c’est tout

Et nous, il nous plaît cet oiseau.

 

Il avait décider d’offrir au monde un répit

Son cadeau de noël à lui

Il avait décidé de remuer la grande marmite de la terre

De détricoter les ondes maléfiques

De les replonger dans la bouillabaisse de la paix

De faire un long, long bouillon

Odorant, parfumé, odorant, parfumé

Que de senteurs, la terre entière ne pourrait y échapper

La bouillabaisse de noël du petit grèbe envahit donc les ondes et les eaux et les airs

Se répandit à l’infini et au-delà

C’était une magie à elle seule

Elle embaumait, elle entrait dans les demeures et n’en sortait plus

Elle coulait dans les eaux et se faufilait comme une anguille

Jusque derrière chaque caillou

Elle grimpait sur les sommets et diffusait son parfum entremettant

Elle glissait son arôme au cœur des volcans

Se diffusait dans les bois, les bosquets, les forêts primaires

Faisait éternuer les toucans, rire les singes hurleurs

Elle sautait à pieds joints sur les cordillères

Infusait son message aux glaciers menacés

Se promenait parmi toutes les espèces vivantes

Leur soufflait son parfum dans les naseaux

Les 2 pattes étaient les premiers visés

Evidemment, on sait pourquoi.

Nul n’y échappa.

Nul ne l’évita, c’était impossible

Et même les personnes hypersensibles aux odeurs comme moi

Y eurent droit

Car cet arôme était particulier

C’était une essence

Une essence non toxique de vie et de paix

Une de celles que nulle multinationale n’est capable de produire

car

il

y

faut

un

cœur

à la base

Le cœur de notre ami grèbe castagneux

Un cœur généreux et tendre, désintéressé et empathique

Dont seuls les oiseaux sont dotés

(Pourquoi les hommes ont-ils si besoin des oiseaux ?

Posez-vous la question

Pourquoi les hommes ne survivront pas

A la perte du chant des oiseaux ?

Posons-nous la question.)

 

Après cet exploit odorant

Le monde, pour un moment pu lâcher prise

Réfléchir peut-être un peu

Chercher une échappatoire pour aller mieux

Que chaque mental, que chaque neurone, que chaque gens

Pense à nettoyer sa psyché

Afin de nettoyer la psyché humaine collective

C’était simple

La bouillabaisse du grèbe y menait

Elle s’appelait pleine conscience

Sans elle, tout irait pire

Avec elle, tout irait mieux.

 

Le petit grèbe castagneux ne pouvait écrire un livre

Apprendre à chacun et chacune comment faire

Mais internet existait

Mais quand on veut s’en donner les moyens

On peut aller mieux dans son mental

On peut faire du bien autour de soit et répandre de l’harmonie

Même dans la tourmente, la pleine conscience ouvre la fenêtre

Et le chant des oiseaux

Et le bon fumet de la bouillabaisse du grèbe

Viennent poser une fleur sur notre cœur

Et l’apaiser.

 

Joyeux noël à toutes et tous.

Que les oiseaux soient vos messagers

Que vous sachiez les protéger ainsi que tout ce qui est vie sur cette terre.

 

Carole Radureau (22/12/2025)

 

 

inspirée par ces photos de Gianni

 

Le petit grèbe castagneux qui rêvait que tout irait mieux

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Publié le 17 Décembre 2025

La poésie est toujours un acte de paix.
Le poète naît de la paix comme le pain naît de la farine.

Pablo Neruda (J'avoue que j'ai vécu en Rafael Alberti)

gallicolombe poignardée Par John Gould / Henry Constantine Richter — Gould, John, 1804-1881; Sharpe, Richard Bowdler, 1847-1909: Birds of Asia., Volume 6, London, [2], Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25931626

gallicolombe poignardée Par John Gould / Henry Constantine Richter — Gould, John, 1804-1881; Sharpe, Richard Bowdler, 1847-1909: Birds of Asia., Volume 6, London, [2], Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25931626

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Aragonite

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Publié le 16 Décembre 2025

 

…….les Moisson de l’eau…..

 

Il sort de l’eau

De manière anonyme il emmène avec lui

L’onde

Comme un voile de mariée

On dirait que ce voile est lourd

Pourtant, légères sont les mailles aquatiques

Qui jaillissent autour de lui

Comme pour le masquer.

 

Son vol semble plombé

Voudrait-il tirer toute l’eau

Tous les voiles de la terre

Derrière sa trajectoire inconnue ?

 

Et pour quoi faire ?

Serait-ce une action de solidarité

Comme pour emmener avec lui l’eau

Pour ceux qui ont le fard’EAU de ne plus l’avoir ?

Ou pour voiler,

Léger,

Poétiquement parlant

Les enfants palestiniens

Qui n’ont aucune couverture alors que le froid est là ?

 

Ce cormoran au décollage

Tout-plein de métaphores

Tire à lui les questions sans réponses

Comme pour pallier les injustices.

 

On sait comme son plumage n’est pas imperméable

Comme sa mission alors est digne

Sachant tout ce poids tiré vers lui

Comme une couverture de plomb.

 

Le cormoran-militant-au-grand-cœur

Voulait distribuer un peu de réconfort

Car lorsque la joie est au rendez-vous pour beaucoup

La misère est le lot de certains :

Ça c’est trop injuste pour le cormoran.

 

Carole Radureau (16/12/2025)

 

Inspirée par ces photos de Gianni

 

faire défiler les images pour avoir un semblant de mouvement
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Publié le 15 Décembre 2025

La cigogne freneusienne

Elle était là sur le réverbère

Reflétant les rêves et les mirages

Qui illuminent les rues en fin d’année

Comme une attente de quelque chose de beau

De quelque chose de tendre

De quelque chose de doux

Elle qui n’avait plus de ballot

Déposé

Certainement

Dans un jardin voisin

Sous une plante vivace encore bien feuillue

Petit paquet à éclore au printemps

Non pas le soir de noël car la cigogne n’y croit pas

Elle n’a aucune croyance, la cigogne

Elle a juste des rêves de vie

Une vie dans le ciel pur et respirant

Une vie sans virus

Une vie sans faim

Une vie sans barrières infinies.

 

La vie est dure pour les oiseaux

Qui sait si le destin que les hommes leur réservent n’est pas funeste

Et comme la cigogne ne pense pas comme moi

Je vais être positive

Vivre le moment présent

Car les animaux nous y invitent

Quand on se sent mal, il faut les observer

Eux n’ont pas un ego qui envoient des pensées morbides

Chaque millième de seconde de vie

Eux, lâchent prise

Comme la cigogne freneusienne qui décida

Un jour de décembre de découvrir le lieu….

 

…..Elle savait qu’elle passerait à la postérité

……Elle savait qu’il y aurait un regard posé sur elle

…….Une photo soumise à la poésie

……..Elle savait qu’elle serait désignée aussi comme

………La cigogne de Noël

……….Même si elle n’y croit pas.

 

Carole Radureau (15/12/2025)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

 

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Gianni ou fragments de vie sauvage, #Oiseaux-muses

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Publié le 6 Décembre 2025

 

On épouse une cause, un jour

Et c’est pour toujours

Mais ça, on ne le sait pas au départ

On le découvre peu à peu

Elle s’attache à nous de son mieux.

Certaines causes, peut-être

Durent le temps d’une vie

La cause que l’on épouse

C’est pour la défendre

La porter, l’étaler, la diffuser, la faire grandir

Elle a le malheur d’être multiple

Elle a le mérité de ne jamais être en concurrence avec les causes-sœurs.

Quand un fait devient cause

C’est qu’il a su toucher nos cœurs

Fait reluire la petite lumière dans notre âme

Qui dit : il va falloir s’y mettre !

Le temps passe

Comme les causes que l’on défend sont justes

Elles souffrent de l’injustice

C’est pourquoi on veut les défendre

Toute une histoire de vie se greffe, au fil du temps

Sur les causes

Avec les malheurs,

Avec les tristesses,

Avec des abandons,

Avec des morts,

Avec des interrogations

Il ne faut pas baisser les bras.

 

Un jour, on se réveille en se disant :

Ma parole, ce sera la cause d’une vie !

Le problème : ce n’est pas la seule.

Tout soudain tu te dis :

Ma vie seule n’y suffira pas :

Comme la vie est cruelle pour ceux qui souffrent de l’injustice

Comme les causes souffrent de pas susciter plus d’adhésions 

Car le nombre fait la force d’une cause que l’on disait perdue.

 

Le temps passe….

Tu te retrouves avec X causes à défendre

Tu ne t’es pas posé de questions quand tu les as épousées

Tu leur restes fidèle

C’est automatique

Même dans les moments durs de ta vie

Quand toi aussi, tu souffres

Quand les forces te quittent par moment,

Quand tout semble devenir sombre,

La cause, les causes sont là 

Comme des phares dans la nuit

Pour te dire qu’il y en a d’autres sur terre

Qui méritent ton attention, tes forces, même amoindries

Ta petite goutte d’eau essentielle.

Carole Radureau (05/12/2025)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Agate mousse

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Publié le 5 Décembre 2025

Reflets magiques : L’X

……les Moisson de l’eau……

 

 

L’oiseau dans son inconscient

Veut apprendre l’alphabet

Il a pour tableau l’eau,

Il a son reflet pour tableau.

 

Il ne savait pas que ses ailes

Ainsi déployées

Reflétaient l’X de xylophone….

Sur l’onde résonne les notes de cristal

Le la : chant nostalgique du lamantin qui perd les eaux

Le do, petit piqué de quena absorbée par la fonte des glaciers

Le ré, chant d’un oiseau perdu au milieu des flammes.

Reflétaient l’X de xiphophore

Le poisson porte-épée qui fait vibrer

Les ondes magiques des aquariums

Reflétaient l’X de xylocopes

Ces abeilles charpentières amoureuses des glycines

Qui s’en échappent recouvertes d’une cape de pollen

Qu’il ne fait pas bon rencontrer par mégarde

Reflétaient l’X de xénope commun

Un organisme modèle étudié pour comprendre un phénomène biologique particulier

(ici, c’est qu’il a 36 chromosomes).

 

L’X qui joue le cousinage entre espèces

C’est ce que dessine ce bel envol poétique

Avec son reflet tout autant poétique

La belle lumière, la jolie prise de vue

Opportune et non opportuniste.

 

Carole Radureau (05/12/2025)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

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Publié le 4 Décembre 2025

Tite Bleue et les fruits de la Pachamama

…….les Moisson de l’eau……





Au lieu-dit le déjeuner des oiseaux

L’été extrême n’a pas gâché le plaisir

Les graines sont sur pied, elles sont nombreuses

Tout le monde y trouve son compte.

Tite Bleue et les fruits de la Pachamama

La nature est généreuse

Nous voulons la remercier

Quoi, ce n’est pas bien de me regarder manger !

Quand j’ai le bec plein,

J’ai le cœur vide.

Tite Bleue et les fruits de la Pachamama

De ce pas, j’ouvre ma cape d’invisibilité

Il ne faudrait pas que l’on espionne ma source de nourriture

Je me doute que je vais encore faire la une de l’Internet (c’est moi Tite Bleue, la vedette)

Ne donnez pas les noms

Soyez flous, la réserve de graines

Est à nous.



Carole Radureau (04/12/2025)



Inspirée par ces photos de Gianni


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Publié le 3 Décembre 2025

Par Clément Bardot — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=123918350

Par Clément Bardot — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=123918350

 

……D’autres yeux pour voir le monde…..

 

 

Il y a ceux qui hantent les rêves

Qui se déclinent comme des monstres dans les contes

Il y a ceux que l’on maudit car les légendes sont vaches avec eux

Il y a ceux qui terrorisent mais qui sont sacrés

Prédateur, qu’il soit oiseau jusqu’à loup

Tous ont leurs heures de gloire

Leurs heures oiseau-de-malheur.

 

Maintenant on voudrait qu’ils vivent encore

Du moins, certains amoureux de la vie sur terre

Maintenant on se bat sur des territoires pour les préserver

Le panel a bien été prélevé

Ici c’est la déforestation,

Là c’est la suppression des corridors naturels

Ceux qui favorisent les rencontres amoureuses

Donc la pérennité des espèces

Ici c’est la concurrence avec des éleveurs

Avec des chasseurs virilistes qui se sentent rabaissés dans leur hégémonie sanguinaire

Ailleurs ce sont des persécutions liées à des croyances

Là, c’est le loup qui s’attaque aux troupeaux

Car les troupeaux, ça lui offre une nourriture toute prête

Le prédateur aussi aime économiser ses forces, son énergie

N’allons-nous pas, nous autres humains, au supermarché près de chez nous

Au lieu de cultiver notre carré de jardin ?

 

Partout dans le monde les prédateurs sont les plus menacés

Vautours, rapaces, félins, y compris les petits félins gros comme des chats

Prédateurs marins comme les requins qui finissent en soupe dans les cantines des écoles

Les loups et ceux de leur famille

Les ours également et j’en oublie

Tous ont le même problème la lutte pour le territoire et les ressources

Au nom de la civilisation-reine

On n’a pas le droit de faire régner la peur par sa seule présence

Alors, on autorise, on règlemente puis au bout du compte, on abat

On prélève avec la légitimation du jugement : toi tu es gentil, tu as le droit de vivre

Toi, le méchant, tu meures

Ils disent : on leur a laissé trop d’espace, maintenant, ils empiètent

Et

Le propriétaire légitime, c’est celui qui érige les clôtures :

C’est l’homme

C’est celui qui s’arroge le droit de vie, le droit de mort

D’ailleurs cela ne concerne pas que les prédateurs animaux

Cela concerne aussi les hommes qui ne sont pas eux des prédateurs

C’est-à-dire les autochtones, les minorités ethniques

Qui partagent bien souvent les mêmes territoires que des prédateurs et,

Ne s’en portent pas mal pourtant.

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Qui a dit que le super-prédateur avait droit de vie, droit de mort

Sur tout ce qui le gêne aux entournures ? 

Désir d’en avoir toujours plus, désir de s’enrichir toujours plus

Désir d’accumuler toujours plus

En arrasant

En détruisant

En passant le rouleau compresseur de la super-prédation sur tout obstacle

Animal, humain, végétal, minéral, aquatique……

 

Nous devons nous battre pour la vie

Nous devons lutter pour l’environnement (tout ce qui le concerne du petit caillou au fleuve, de la plus petite espèce à la montagne toute entière)

Nous devons nous battre contre la mort

Nous devons nous battre contre la guerre à la nature

Car c’est de cette guerre-là dont il s’agit aujourd’hui

Les prédateurs sont les victimes de cette guerre

Les prédateurs

Quand on ne dérange pas leur écosystème

Ne prélèvent que le nécessaire

Cela n’existe pas l’orgie de tuerie dans le monde animal

Comme quoi, il y a bien quelque chose qui a divergé, un jour

Chez le super-prédateur.

 

Qui arrêtera le super-prédateur

Qui ne craint même pas le bouleversement climatique

Car il sent qu’il a le moyen de survivre, voire de le dépasser

Pour quelques-uns seulement

Mais ce sont les plus grands pilleurs, les plus gros pollueurs.

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Le monde est monde depuis que l’homme est homme

Depuis qu’un mammifère s’est octroyé tous les droits.

 

Comment cela fut possible ?

On parle de cerveau surdéveloppé

Serait-ce une horrible mutation

Engendrant des monstres ?

 

On constate que tous ne sont pas atteints

Seule une minorité, l’est

C’est hélas la plus toxique.

 

Il y a un mot qui résume l’essence finale de l’œuvre :

Le capitalisme.

Qu’a-t-il à voir avec la destruction des prédateurs ?

Tout.

Car derrière chaque arbre,

Car derrière chaque rivière,

Car derrière chaque montagne,

Car derrière chaque terre,

Il y a un profit qui se tapit dans l’ombre

On voit luire ses yeux flambants de convoitise

Puis on aperçoit des crocs bien blancs démesurément longs

Et une salive sort de sa gueule avide

Il tremble tant il a le désir de sauter sur sa proie

La mordre à la gorge

Lui briser les cervicales

Pour pouvoir ensuite s’assoir sur son onde

S’allonger sur son herbe

Perforer à coup de bulldozer sa terre tendre

S’accaparer son eau, pour la salir, la polluer, la détruire à tout jamais

Il tremble tant il a le désir de supprimer ses concurrents

Ceux-là même qui font régner la terreur dans les livres de contes, dans les romans

Loups, pumas, ours bruns, jaguars, aigles, pygargues, vautours (qui ne sont que des nettoyeurs mais sont détruits aussi)

Pas un qui ne gêne, pas un qui ne suscite un intérêt malsain à l’abattage

Avec l’excuse qui ne permet pas les larmoiements futiles

C’est-à-dire : l’intérêt des hommes.

 

Carole Radureau (03/12/2025)

 

Voir le document ci-dessous si cela vous intéresse de participer

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Lance-pierre

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Publié le 2 Décembre 2025

 

Il y a une nature

Quelque part dans ce monde

Qui héberge en son sein

De petits oiseaux merveilleux.

 

Ils animent les prairies humides

Se mêlant aux herbes folles, herbes sages

Volant tels des elfes

Avec leurs panoplies toutes trouvées.

 

Ils sont si petits

Difficile de les voir pour l’œil non averti

Ils sont si petits

Quelquefois

Un

Détail

Succinct

Attise l’air chaud et humide

Une plume démesurée

Apparaît

Telle une, prête à se tremper dans l’encrier de la vie

Soudain apparaît une tache rouge sang

Comme une lumière dans la nuit.

 

C’est Gorge-de-feu

Il est extraordinaire de la gorge à la queue

20 cm de beauté sans la queue qui en fait autant

On comprend mieux la jolie tenue

Extravagante et lumineuse

Quand on sait que les mâles se réunissent dans des leks

Afin d’entrer en concurrence pour la reproduction

Ces dames choisiront le futur époux

A la hauteur de ses compétences physiques

Elles le choisiront aussi pour sa beauté

Toutes ces qualités qu’elles souhaitent

Sans doute inconsciemment

Transmettre à leur descendance (en toute logique)

Nul doute que Gorge-de-Feu sera le chouchou

Pourquoi ?

C’est lui que j’ai choisi pour le poétiser.

 

Carole Radureau (02/12/2025)

 

Moucherolle à queue large

Alectrurus risora

Yetapá de collar en Argentine

Yetapá acollarado au Paraguay

Tyrannidés

Vulnérable

Images sur Oiseaux.net

 

moucherolle à queue large mâle Par Hector Bottai — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=55722608

moucherolle à queue large mâle Par Hector Bottai — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=55722608

moucherolle à queue large femelle Par Hector Bottai — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=55722607

moucherolle à queue large femelle Par Hector Bottai — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=55722607

habitat (Esteros del Ibera) en Argentine Par Joshua Stone — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10979553

habitat (Esteros del Ibera) en Argentine Par Joshua Stone — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10979553

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses

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