fragments de vivarais

Publié le 18 Juillet 2026

La fauvette-escarpolette

 

.....Fragments de Vivarais.....

 

 

Son béret de travers

En avance sur la saison

Sieur fauvette est on ne peut mieux

Il a misé sur la densité

Sur la promesse de profusion

Ici, il y a des fruits

Je peux y rester sans un bruit

Nulle migration.

 

Mais sieur fauvette ne sait pas

Que c’est l’année de multiples canicules

Il ne sait pas que le Super El Niño

Fera bouillir les océans

Sortir des vagues de leurs gonds

Les plaques tectoniques joueront aux voitures tamponneuses

Les tempêtes seront plus que savonneuses

Le monde sera agité.

 

Sieur fauvette a eu une intuition

Il s’est balancé, subrepticement

Comme sur une escarpolette

Il a fait de la divination.

 

C’est pourquoi, dès le mois de mars

J’ai su tout ceci que je dis

C’est lui qui m’a prévenu

L’escarpolette n’est pas que boule de cristal

Il est aussi morse

Pour communiquer les messages avec bibi

Ce n’est pas de l’IA, c'est mieux que ça

C’est le vieux système D de la nature

Pour ceux qui y croient encore.

 

Carole Radureau (18/07/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge d’une fauvette à tête noire mâle, prise en photo en Ardèche en mars 2026

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 7 Juin 2026

 

……Fragments de Vivarais…..

 

 

Brocard en plein jour

Avec l’innocence en bandoulière

C’est le moment où se lève, lourd

Le rideau de la nuit

Sur une scène d’aquarelle.

 

Avec un air de tango

Broute cette herbe verte et tendre

Prends ton petit-déjeuner d’aurore et de promesse

Avant que la gent humaine ne se lève

Pour prendre plus qu’il ne faut.

 

Tu apparais, mirage

Comme un voile de lait sur le ciel de vie

Sauvage et nature

Au sein de ton habitat même

Sauvage et nature

Tu vis, tu déjeunes et tu souris

Dans ma tête.

 

Carole Radureau (07/06/2026)

 

Inspirée par cette vidéo de Serge

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 29 Janvier 2026

Qui es-tu ?

……Fragments de Vivarais……

 

 

Aujourd’hui j’écris pour l’oiseau inconnu

Sur une photo

Sur un arbre perché

Une silhouette à déchiffrer.

 

Qui es-tu ?

Toi qui n’as pas de bras.

 

J’ai 2 ailes en guise de bras

2 L pour aimer la Liberté et la Légèreté.

 

Aujourd’hui la muse est en vadrouille

Elle cherche dans des buissons le vers perdu

Elle attend la musique sincère de la vie

Pour composer un poème à l’inconnu.

 

Qui es-tu ?

Toi qui n’as pas d’oreilles.

 

Nul besoin de grands pavillons pour voler

Pour entendre et pour écouter

La Terre-Mère m’a conçu tel que je suis

Oiseau, léger

Bagage, léger

Tout le nécessaire, nul superflu.

 

Aujourd’hui la poésie grimpe à l’arbre

Il a un goût de Vivarais et au loin un parfum de genêts

Le berce avant l’heure

Il faudra y arriver sur la branche

Où s’est posé, doucement l’inconnu.

 

Oh, il s’est envolé !

 

Qui es-tu, toi qui n’as pas attendu ?

 

Je suis l’oiseau sans nom

L’oiseau que l’on ne rencontre qu’une fois dans sa vie

Maintenant que tu m’as vu

Sois heureux(se), j’exaucerai tes vœux

S’ils sont en accord avec moi-même

Un être sans bras, sans oreilles mais

Au cœur immense.

 

Carole Radureau (28/01/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 27 Janvier 2026

…….Fragments de Vivarais…..

 

 

Sous une casquette couleur noisette

Dame Fauvette aime les déshabillés

Simples et discrets

Aujourd’hui, pour le défilé d’été

Elle a décidé de nous montrer ses dessous

Des dessous chics et choc

Adaptés à tous les climats.

Son bidon apprécie les tons gris

Sa poitrine aime les soies discrètes

Qui protègent bien le cœur tendre

Qui sont de vrais gardes-boue.

Quand elle vole, légère et invisible

Alors que, juste sa chanson nous la révèle dans les feuillages

Parfois, seule sa casquette nous l’identifie

Noisette c’est Madame, noire, c’est Monsieur.

Les dessous chics et choc sont intransigeants

Ils protègent

Ne font pas semblant

Et l’on imagine aisément

Comme ils sont douillets

Lorsqu’ils se couchent, délicatement

Sur la nichée prête à éclore.

 

Carole Radureau (27/01/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge d’une fauvette à tête noire

 

Les dessous de Dame Fauvette

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 26 Janvier 2026

 

……Fragments de Vivarais…..

 

 

Le soleil dans une main

Orange délavé, sans entrain

Toi, tu sors en renfort ton rimmel

Pour dessiner sans trembler,

Tes formes.

 

Dans la main, le soleil tremble

Il a peur, il

S’est fait surprendre

Cet arbre qui se dessine

Peu à peu

Sous ses yeux

C’est une créature extraordinaire.

 

Toi, tu dis : Comme la Linea

Je dessinerais le trait

Et sur le trait et sur la branche

Un oiseau

Je dessinerais.

Et tu l’as fait :

Moi, l’oiseau

Je suis apparu.

 

Derrière nous, dans la main

Le soleil gémissait

Il se sentait petit, petit

Sa place, on lui avait pris

Et dans le fond, toi, tu as continué

Tu as dessiné

Trait après trait

Et toute une lisière ondulée

A doucement frémi

Sous le vent soudain tiédi.

 

 

Carole Radureau (25/01/2026)

 

Inspirée par cette photo de Serge

 

Dessin de maître

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 24 Janvier 2026

Georges l'ardéchois

Georges l'ardéchois

Un jour, Georges s’est envolé

Il avait envie de voir le monde

Finis les petits jardinets particuliers

A lui l’océan et les grands vents.

 

Mais Georges s’est laissé emporter

Le vent était devenu fort

Si fort, que lui, Georges, ne pouvait rien maîtriser

Il s’est laissé flotter

Sur un bateau, le voilà arrivé.

 

Puis c’était la terre nouvelle

Puis ce furent les dernières nouvelles

Un petit oiseau rare, tout frais débarqué :

Un rouge-gorge familier.

 

Là-bas, ils ne savent pas que c’est Georges

Là-bas, pour eux, Georges est exotique

Ils ont pourtant des colibris, des geais bleus

Un cardinal rouge sang

Mais Georges, c’est un moment rare !

 

Comme les Français, attirés comme des mouches à miel

Par l’exotique martin-pêcheur d’Amérique en Bretagne

Les Canadiens rêvent de voir notre Georges

Notre vedette bien à nous.

 

Mais, c’est que Georges

Il est rare, pour nous, chaque matin

La petite vedette ne baisse jamais dans nos audiences

Chaque jour, on dit : « Voilà Georges »

Comme au 1er jour du monde

Chaque jour, l’on est ravi

D’observer ce petit compagnon

Chaque jour, l’on est heureux

De se savoir accompagnés par Georges (ou Georgette).

 

Souhaitons du bonheur aux amis Canadiens

En compagnie de notre petit oiseau

Souhaitons-leur autant de joie et de sérénité à le voir

Que pour nous, ici.

 

Carole Radureau (24/01/2026)

 

Inspirée par cette photo et cette vidéo de Serge

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #Oiseaux-muses

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Publié le 27 Septembre 2025

Par Darkone — Travail personnel, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=260394

Par Darkone — Travail personnel, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=260394

Par Darkone — Travail personnel, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=260394

Par Darkone — Travail personnel, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=260394

.......fragments de Vivarais.....

 

Nul besoin de vous dire que je n’ai jamais vu, au grand jamais

Une genette ni un raton laveur

Ce n’est pas au programme par ici, pays des hérissons et des Georges

Pourtant je vais m’essayer à un conte hypothétique

Une histoire où les deux protagonistes interagiraient

Comme dans un monde irréel, celui de la magie.

 

Dame Genette n’aimait pas le jour

Elle fuyait la lumière

Elle fuyait la vie mondaine

Les embouteillages et les grands magasins

Elle, ce qu’elle aimait

C’était la solitude, les grands espaces

Faire de petites emplettes nocturnes

Grâce à son regard infrarouge

Elle détectait la vie y compris sous les litières

Elle traquait ses proies avec perspicacité

Parce que même dans les contes, il faut bien manger.

 

Un jour, dans son superbe et préservé terroir du Vivarais

Dame Genette fit une rencontre inédite

Un drôle d’animal était apparu récemment

Avec un physique à faire rater une couvée de singe

(du moins était-ce l’appréciation de Dame Genette).

 

Ce Bandit Masqué ne devait pas être tout net !

Peut-être était-ce un évadé fiscal ou

Un de ces grands mafieux qui voulaient éviter de payer leurs dettes en prison

Ou, même qui refusaient d’être équipés de bracelets

Comme si cela les empêcherait de déguster

Chaque matin, des tartines de caviar.

Peut-être aussi était-ce un militant pro-palestinien qui prenait le maquis

Car la répression, pour ceux qui défendaient les causes justes étaient sévères à c’t’heure ;

Peut-être était-ce tout simplement

Une base de soutien zapatiste en Ardèche

Fuyant l’oppression pour les mêmes raisons.

 

Allez : on va dire qu’el Señor Raton Laveur était de cette branche-là, de cette super-filière

Ne cherchons pas d’histoires, pour la paix et la tranquillité de Dame Genette.

 

Voici donc qu’une nuit, Dame Genette et el Señor Raton Laveur tombent nez à nez

Devant le tronc d’un châtaignier

La surprise est grande, voici deux animaux nocturnes et grimpeurs

Qui se font face sur un territoire à bientôt, partager

La concurrence est rude

Dame Genette se dit, que faire face à cet intrus ?

L’accueillir les pattes grandes ouvertes

Quitte à se faire ensuite coloniser, tout comme cela fut le cas pour les Powhatan

Et devoir ensuite, partager pendant des siècles une dinde d’Halloween sous le prétexte de cohabitation harmonieuse ?

Le recevoir à coups de griffes, à coups de dents

Pour lui signifier qui est la maîtresse ici ?

 

Dame Genette est bien gênée aux entournures

Comme elle ne sait que faire, elle décide de communiquer

Mais Dame Genette a une particularité qui l’a fait refouler par la compagnie

Elle sent fort ! une odeur musquée, un truc a faire fuir même les anosmiques.

 

El Señor Raton Laveur, de l’odeur, il n’en a que faire

Il avance sa papatte pour faire ami-ami, Dame Genette accepte et comme son ancienneté territoriale lui en confère le droit

Elle dit des mots simples, parfaitement intelligibles en morse des bois :

« Toi par ici et moi par-là ».

 

Comme de fait, dans le bois du Vivarais, il y a de la place pour tout le monde

Même pour un que l’on dit « invasif ».

 

Pour sceller l’accord

Les deux queues annelées s’enroulent tout doucement

Mariage de soie tourbeuse et de coton de prairie

Et sans un bruit

Les deux nocturnes retournent à leurs occupations

Il va sans dire que les petits compagnons des bois doivent rester sur leurs gardes

Car Dame Genette et el Señor Raton Laveur ne sont pas de piètres chasseurs.

 

Voilà, cric crac, mon conte est dans le sac.

 

Carole Radureau (27/09/2025)

 

Inspirée par cette vidéo de Serge dans laquelle l’on aperçoit nos deux protagonistes

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 16 Septembre 2025

Galaxie du triangle

…….fragments de Vivarais…..

 

Les étoiles sont -elles comme ont le dit

Les âmes des défunts ?

On se plaît souvent à le croire

On imagine une vie là-haut

Dans un univers de paix et de sérénité

Où pourtant le noir domine

Le noir est l’épopée de la mort

Qui suit son sillon

Car l’être a déjà les yeux fermés.

 

Pourtant le tourbillon est si lumineux !

Il chasse de sa queue tourbillonnante les pensées

Grises comme l’éther

Il donne envie de rire comme lorsque le vent

S’empare du cerf-volant

L’envoyant de droite et de gauche

Comme affolé

Et lui se laisse entraîner comme dans le sillon

De la galaxie du triangle.

 

Comme il est doux d’être balancé au gré du vent

Au gré de cette énergie toute puissante

Poussés par ce moteur comme poussés

A rester dans le rêve, coûte que coûte

Je n’en sortirais pas du rêve

Car le rêve anoblit les douleurs, annihile les souffrances

Le rêve, même, les endort.

 

Peu importe les saisons

Les perturbations climatiques, les brusques pressions atmosphériques

Les humidités continues et les sécheresses persistantes

Le tourbillon tourbillonne

Car c’est ce qu’il fait de mieux.

 

Sont-elles impactées les étoiles

Est-elle impactée la Voie Lactée

Par la pollution d’ici-bas ?

Jusqu’où iront les dégâts que nous portons surtout en nous

Dans le plus profond de notre être

Qui demande, qui crie même avec les yeux

Libérez-moi de tout ceci que je puisse encore

Rêver.

 

Carole Radureau (16/09/2025)

 

Inspirée par cette magnifique photo de Serge de M33 la Galaxie du Triangle

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #Les nébuleuses

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Publié le 24 Juillet 2025

Débuts dans la vie
Débuts dans la vie

…….fragments de Vivarais……

 

 

 

Je suis tout petit et perdu

A mes tout premiers

Débuts dans la vie

Juste muni de mon duvet jaune

Et je cherche et je cherche :

 

Vraiment ? Mais que suis-je sensé faire ?

 

Je suis sorti de mon nid

Ah ! comme c’était dur !

Quitter ce confort, délaisser

Cette protection

Ce petit havre de paix

On y tient vous savez.

 

Pis, l’extérieur, c’est l’inconnu

C’est la grande nature sauvage

C’est terrifiant quand on est si petit

Et papa et maman, là-bas qui m’appellent !!

 

Mais que suis-je sensé faire ?

 

J’ai compris tout soudain

Qu’on m’avait appâté

Moi, j’étais tranquille

J’ouvrais mon bec sans discontinuer

Papa et maman y glissaient de délicieux insectes

J’en réclamais tant et plus.

 

A présent :

 

Que suis-je sensé faire ?

 

Ils m’ont attiré au dehors de mon home sweet home

Avec une grosse chenille moelleuse

Mon estomac a réfléchi avant mon cerveau

Mes pattes ont sauté sur le bord du nid

Mes petites ailes se sont ouvertes

Comme un mouchoir qui dit adieu.

 

Et me voilà tout penaud dans mon arbre

Je ne sais si je retourne chez moi

Si je trouve un refuge pour la nuit

Je suis tout petit

J’ai besoin d’aide

Papa, maman, au secours !!

 

Carole Radureau (24/07/2025)

 

Inspirée par ces photos de Serge d’un jeune inconnu

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux-muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 18 Juillet 2025

 

 

 

…….fragments de Vivarais……

 

 

La buse a pris son envol :

Elle emmène Georges Ibrahim Abdallah avec elle

Loin de ce pays où l’on enferme pendant 40 ans

Loin de cette terre où l’on ne sait plus ce que le mot justice veut dire.

 

Elle s’envole avec une gestuelle bien élaborée

Avec toute sa puissance et toute sa beauté

Elle s’envole avec la symbolique de l’aigle des prisonniers

Qui, un jour dernier lui a été prêtée par le grand Aigle.

 

Lui, un de ses prisonniers (Leonard pour ne pas le citer) a retrouvé la liberté

Une liberté certes encadrée mais liberté quand même

Lui, il a encore de quoi voler pour étendre sur la terre

Son message de liberté…..

Il a tant à faire et notre buse à nous n’est pas de trop.

 

Ces oiseaux-totems, symboles de la poésie sont puissants

Ils véhiculent leur aura en plus de leur renommée

Ils envoient des messages aux 4 coins de la terre

Certains savent les lire     ils sont hélas peu nombreux

D’autres les ignorent       ça leur vole au-dessus de la tête (ce sont des inconscients)

 

Il n’est pas encore sorti de sa geôle, Georges avec ses posters sous le bras

Il n’est pas encore libre que, déjà,

On lui annonce la mort :

Quel horrible pays que le nôtre, quelle horrible fange dans laquelle il se plonge.

 

On lui annonce la mort avec une voix, avec des mots remplis de haine

Avec un racisme débordant, ce racisme à présent librement assumé

Marque de fabrique de tous les trolls qui n’ont rien compris

A ânonner chaque jour sur les réseaux et dans leurs vies des éléments de langage dont ils ne détiennent pas le véritable message.

 

La buse et moi, nous te souhaitons le meilleur dans cette nouvelle vie

Les idéaux révolutionnaires t’ont, chaque jour porté

Au sein de cette adversité, au sein de l’incarcération

Et jamais, jamais, ils ne t’ont fait flancher

Jamais, non, jamais, ils t’ont fait renoncer à des idéaux qui pourraient sembler vieillissants

(au bout de 40 ans !)

 

La révolution est jeune et éternelle

Comme l’est la liberté des aigles et des justes

Comme l’est la poésie qui sait tremper sa plume

Dans l’encre de la vérité :

Est-ce prétentieux de dire cela ?

Peut-être.

 

Il y a si peu de raisons de se réjouir

Quand la liberté sonne à nos portes rouges et noires

Il faut la saisir par la main avec force

Avec un grand sourire

L’envoyer en sécurité dans les airs

Avec la force pure de ces justes volants.

 

Carole Radureau (18/07/2025)

 

Inspirée par ces photos de Serge de l’envol d’une buse et inspirée par la libération de Georges Ibrahim Abdallah à qui je dédie ces humbles mots.

 

Diaporama : faites défiler en suivant la flèche pour voir la buse s'envoler
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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #Oiseaux-muses, #Lance-pierre

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