Top articles
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Lui et elle
Lui, il est sur le déclin Non, il n’est pas le dernier à offrir Sa parure à la terre Ça tient bon, ça tient longtemps Jaunissant doucement Se recroquevillant Doucement Avec un petit air dépité De celui qui ne veut pas Qui ne veut pas qu’on le voit nu....
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Conte du tilleul soudainement dévêtu
Il était une fois un tilleul Mon tilleul Elancé Sombre Et fort Qui voulait à son ancêtre Ressembler Tilleul-le-grand de mon enfance L’arbre aux palabres normandes. Mon tilleul, tilleul-le-fils était désemparé Il avait pris soin tout l’été de sa parure...
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J’ai froid dit la rose – Poème pour le peuple palestinien
J’ai froid dit la rose Le feu Allumé par les tisons maudits Comme une pègre Qui jamais ne s’enfuit Glisse sur ma robe de velours Un gel profond Un cri ardent Alors que l’empire Allume ce feu Jetant sur les braises déjà fort ardentes L’étincelle de l’incendie...
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La grande guerre de Roger Colombier - Je vais partir -
Je vais partir vers le couchant. Que veux-tu femme, verrouille bien notre porte! Je vais partir vers le couchant. Efface mes traces avec mes années mortes. Si je m’en reviens vers mon seuil, Me reconnaîtras-tu, vagabond cherchant asile? Si je m’en reviens...
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7. On m’a laissé le temps
……le langage des arbres….. On m’a laissé le temps Le temps de grandir Il en aura fallu des années Pour atteindre 37 mètres 50 Il en aura fallu des jours Pour ériger mon pourtour Fabriquer de la bonne matière Dans laquelle on peut prélever directement...
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Ton nid
Aime ce que la vie te donne Chéris le fruit de chaque jour Ne crois pas qu’ailleurs le nid est plus doux Car ton nid Construit de ta chaleur De tes jours De ton audace De ton fluide Est le nid le plus doux qui soit. Carole Radureau (09/01/2018) Inspiré...
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6. Les moustaches du Cuisse-Madame
…..le langage des arbres…. Je suis celui qui se les frise Roulées sous les aisselles Comme on aime bien le dire Je m’inspire parfois de célèbres moustachus C’est pour varier La saison se veut parfois à l’humour. Je suis de la plus vieille espèce C’est...
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5. L’arbre rouge
……Le langage des arbres…. Je me suis tortillé Tout ce que j’ai pu Pour voir sur la toile Le rouge de ma demeure : Il n’y pas de passion sans feu. Je suis telle une coiffure de Méduse Bien échevelé Je ne connais, depuis ma naissance (mon éclosion) Ni brosse...
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2. Aux premières loges
…..le langage des arbres…. Je voulais être au premier plan Avoir pignon sur rue C’est bien car roi du pignon je suis Et roi du jeu de mots. El juego de palabras Comme il me faut le conter Pour décrire le paysage Pour dire qui je suis. J’ai une grande...
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Bêcher
Par Camille Pissarro — Inconnu, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=37871197 …..accomplir….. Retourner la terre Comme une crêpe La faire voltiger Lui briser l’échine La fracasser. Qu’elle est dure parfois Surtout l’argileuse...
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Vaches blanches à l’herbe tendre
…..fragments de Morvan… Vaches blanches à l’herbe tendre Prêtes à brouter tout un champ d’été Prêtes à ruminer puis à chanter Pour appeler à la traite Appeler à la libération du lait sur la table des enfants. Vaches à qui l’on dit tant de noms d’oiseaux...
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Un chant comme sorti d’un paquet de bonbons à la sève de pin
.....habiter le monde en poésie..... 1 je ne sais pas tricher 2 sur le mont des pins je domine et l’air est à moi 3 l’air ? Je veux le couper de mon chant moyen-âge et croisades 4 c’est très liquoreux et colle légèrement à la glotte la résine de pin 5...
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Le rire du kookaburra
Martin chasseur géant (dacelo novaeguineae) Par Richard Taylor — originally posted to Flickr as Kookaburra and frog (2), CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9589978 Ris ris ris au soleil Kookaburra Quand le jour se lève Toi tu es...
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La poudre des anges
Sur ton cœur Bien ancré Le pinceau destiné A reproduire le monde. En ton cœur Bien dissimulée La petite poudre d’œuf Gourmandise des abeilles. De ton cœur Diffusé Le chant de la vie qui se duplique Sans fin. Par ton cœur Enjoué S’écrivent des ribambelles...
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Mon âme est haute
Mon âme est haute* Quand s’élève au ciel l’aigle Libéré de ses serres Le torrent déclame son ode Au semblant des boucles de l’aurore Le pin dessine une boutonnière Dans le frontispice montagneux de l’Altaï. Ma voix est pure Ma vièle un cheval mongol juste...
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Banlieue ouvrière de Roger Colombier
Quatre heures du matin et la rue dort tranquille ; L’aube ne soulève pas les plis de la nuit, Chacun est dans son lit comme dans un asile : Sous cette sérénité, le songe clair luit. A deux pas, dans l’emportement d’un autre monde, L’enceinte franchie,...
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19. Etonnants étourneaux
…….31 poèmes d’amour à la terre-mère pour en finir avec 2020….. Le jour se couche dans un chaudron magique De lumière il reste encore un peu C’est l’heure du show Juste avant la nuit L’heure des étourneaux bien rôdés. Quel est leur but ? Quelle est leur...
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L’essentiel (réflexions d'un vieux tilleul)
Ne pas avoir peur Prendre la force de la vie Celle des personnes aimées Leur rendre la nôtre Quand la vie reprend le corps Pour le ramener à son espace premier La luciole comme une étincelle Brille toujours Il faut Dans un soupçon de certitude La saisir...
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Poêlée
......fragments de Vivarais..... Fruit déposé En robe nue Offrande sacrée De la nuit opaque La peau châtaine a décliné Sa couleur en poème Inédit Sous sa couverture La chair Farine nutritive Attend Qu’éclate Le moment De venir troubler Les ondes pures....
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Rire.
Par Andreas Trepte — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=43659301 Moi, je ris. Je ris de tout. Je ris de lui : Le serpent qui serpente. Il ne sait pas que je l’ai vu. Trop tard. Sa queue est déjà dans ma glotte....
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23. Pourpre dominant
.......le langage des arbres.... Habiller un géant coutumier En robe pourpre Comme pour effacer sa verdité Miroir où se reflètent les pensées des muses De la forêt Moi je suis celui qui domine de son pourpre La grande allée Je ne suis pas le plus grand...
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22. Tout l’espace je veux occuper
Par Nemausquale — Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=12076353 ......le langage des arbres.... Tout l’espace je veux occuper : Vœu. J’ai de longs bras Des doigts crochus De terribles extensions Voulant en...
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La Nébuleuse de l’âme
…….fragments de Vivarais….. La Nébuleuse de l’âme est compartimentée C’est comme si l’on voulait, Ouvrant L’un Des Tiroirs, en Tirer une sorte de paix : La paix des constellations. Ou bien, ouvrant cette porte-là, Entrer dans le moment présent Qui nous...
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21. Le grand-père
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:%22El_Gran_Abuelo%22._Alerce_Milenario_de_3.500_a%C3%B1os_aprox.jpg ......le langage des arbres...... Je suis un lahuen en mapuzungun Un arbre nommé alerce une sorte de cyprès On m’appelle aussi El gran abuelo Le...
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Tu passeras, mort, comme un temps éphémère
Tu passeras, mort Comme un temps éphémère Qui trace dans la demeure De sombres sillons…. ……qui pourtant s’atténuent. Mais l’être aimé lui, non. Qui se vit chaque jour et non pas Le fait d’un jour, qui a été choisi Et C’est bien Pour l’honorer ; Non, l’être...
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