oiseaux muses

Publié le 10 Février 2022

Le haut-de-chausses à palettes

On ne voit pas le temps passer

Battant des ailes

Soixante fois par secondes

On ne voit pas l’air du temps filer

Dans l’espace du grand huit

Formé par les ailes

 

Il faut

La protéger la fleur rouge

La plus belle

Celle qui mérite le don de vie

Son nectar n’a pas le goût du sang

Juste la symbolique

Le sang n’est-il pas source de vie ?

 

On ne voit pas le temps passer

Quand on vit son cycle

Le soleil est un compagnon

Son fruit d’or offre la parure d’insectes

La rosée est une boisson accommodante

La forêt un écrin compatissant

Sus aux fleurs rouges

Les premiers arrivés

Danseront la salsa du grand 8

Claquant des palettes

Claquant du bec

Le nectar de la fleur est rouge

Comme l’espoir qui fait naître

Les délicates portées.

 

Carole Radureau (10/02/2022)

 

Haut-de-chausses à palettes

Ocratus underwoodii

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses

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Publié le 4 Février 2022

Le coq de roche orange

 

Dans cette forêt au sol pauvre

Il y a peu de feuilles et de fruits

Arrivant sur le terrain

La richesse est cachée

Dans le ventre de la mère

Une richesse noire et malodorante

Qu’il ne faut pas toucher !

 

C’est interdit

Dit le coq de roche

Car je ferais de gros yeux d’orange

Epouvantables à merci

Je piquerais sur mon casque des clous

Pourvoyeurs d’éclairs

Je réciterais un poème-balade

Qui fera rire les capucins

Et pleurer les douairières

 

Rien à faire

Le ciel est triste

Il voit se profiler

Au cœur de la verdure plus verte que verte

Le vert profond de l’Amazonie

La nappe noire

Huileuse

Qui s’incruste

Menaçant lui et lui

 

L’orange du coq est une auréole de magie

Dans un monde qui perd les pédales

C’est un miel qui n’est pas permis

Car il n’y aucun respect

 

Fuyant comme la nappe qui s’écoule

Chaque jour davantage

Là et puis là

Catastrophe après catastrophe

Comme si une main se plaisait à les sectionner les tuyaux

A les envoyer les tsunamis qui déversent les barils à la place des hommes

A les envoyer les étincelles qui mettent le feu aux pétroliers

C’est une année qui commence dans une noirceur

Gluante et terrible

Quelque chose d’indélébile

Certainement bien débile

Comme le sont les êtres face à cela

Qui leur glisse tant

Des mains.

 

Carole Radureau (04/02/2022)

 

Coq de roche orange

Rupicola rupicola

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses

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Publié le 31 Janvier 2022

 

image

T’as une drôle de mine
T’es un peu charbonneux
Que t’arrive-t-il ?
C’est la fin des haricots ?

Je me suis levé du pied gauche
En m’élançant dans le ciel
Je n’ai pas vu la marée
Quand j’ai plongé, là,
J’ai réalisé :
Ça n’avait pas la même texture
Comme mon habituelle eau de mer
Presque pure enfin presque
Ça n’avait pas la même odeur
Comme mon habituelle eau de mer
Presque pure enfin, presque
Et puis là-dessous il faisait tout sombre
Les proies
Flottaient
Je n’y ai vu que du feu mais il parait que c’est du pétrole.

Quézako, pétrole ?
Ca ne passe pas cette info
Dans nos réseaux
Quid de la prévention ?

Maintenant me voilà mazouté
C’est ainsi que disent les hommes
Ils en savent long sur ce phénomène
Vu que c’est de leur faute.

Mazouté ?
Quelle horreur !
A dire ce mot c’est comme si une arête
Coincée
En travers de ma glotte
Zozotait le chant funèbre.

Dis-moi, ils vont t’en sortir ?
Te rendre tout propre tout beau
Comme autrefois ?

Je l’espère mais ne le croit pas
Je sens en moi circuler un sang froid
Couleur de mort couleur noire comme la glue
Dans laquelle j’ai plongé de bon cœur.

Oh ! Ne dis pas ça, ne dis pas ça
C’est trop triste mais que faire ?
Ils doivent savoir que faire, ce sont des HOMMES !

Je ne suis plus si certain de ça
Ce sont de petits êtres insignifiants et impuissants
Qui se croient grands
C’est là, grande différence avec nous autres,
Oiseaux,
Toujours là, où se situe notre place
Même si cette place est souillée par la terrible marée
Noire !!

Noire comme le monde !
Ce monde si beau qu’on leur a laissé sur un plateau d’argent
A déguster à petites lampées
Qu’ils se sont goinfrés comme des porcs
Ça continue, ça continue encore
De marée noire en marée noire
De pollution en pollution
De saccages et saccages
De massacres en massacres
De pandémies en pandémies
Ça continue encore et encore........

Ils vont bien comprendre à présent :
Te voyant, pobrecito !

Penses-tu !!
C’est quasi trop tard
Pour eux comme pour nous la coupe est pleine
Ils avaient avec la pandémie encore un fil qui se tendait à eux
Ils l’ont laissé filer car les profits dominent le monde
Les plaisirs dominent le monde
Ils ne comprennent rien.

Je ne voudrais pas être oiseau de mauvais augure
La terre notre mère a une grande résilience
Je ne l’ai pas, moi-même qui vous parle de mon trépas
Comme un petit gargouillis de fontaine contaminée
Si quelqu’un pouvait me voir m’entendre me lire et
Comprendre
Je ne partirais pas au paradis des oiseaux
Marron comme devant
Si quelqu’un pouvait comprendre, comprendre, comprendre
Sans plus attendre faire son possible
D’une façon ou d’une autre
Faire le possible
Petite goutte humaine par petite goutte humaine
Main dans une autre main, la chaîne
Pour les empêcher de nuire, eux,
Les décideurs puis aussi
Les profiteurs
Ce serait bien, oui, ce serait bien.

Je ne voudrais pas être oiseau de la mauvaise conscience
Vous souffler un adieu sans signe d’espérance
Je ne sais qu’une chose c’est que la terre-mère est bonne
Car chaque fois que l’on se tourne vers elle :
Elle est là, nuestra madre.
Ne manquez pas ça, ne la manquez pas.
Respectez-là, c’est notre mère.

Carole Radureau (31/01/2022)
 

Marée noire de Repsol sur les côtes péruviennes, janvier 2022

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La pierre noire qui n'était pas belle, #Oiseaux muses

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Publié le 21 Janvier 2022

Par Pavel Špindler, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=53540497

Par Pavel Špindler, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=53540497

 

J’arracherais à la cordillère

Le cri

Perdu

Dans l’immobilité des cieux

 

J’aimerais qu’il traverse

Mes tympans

Comme le fil traverse les perles

Pour en faire le doux collier

De la vie

 

......je n’ai pas le monopole du son....

 

Peu à peu s’envolent les paroles

Bien au-delà de la cordillère

Je ne puis les rattraper

Qu’à la seule condition

Du condor

Prince des airs   prince des vies  prince de la mort

En sa tenue funèbre

Lui qui a gobé les mots

Comme le martinet gobe avec succès

Le plancton du ciel

 

.......je n’ai pas le monopole des oiseaux....

 

Je crierais à l’écho

Un mot

A moi

Inconnu

Que n’entendront uniquement les veines

Des rivières

Le petit glougloutement du matin frais

Glissant

Tranquillement

Comme un film sans paroles

 

......je n’ai pas le monopole de l’onde.....

 

Ni sa fougue

Ni sa hardiesse

Ni sa possible

Vérité.......

 

 

Carole Radureau (21/01/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Agate mousse, #Oiseaux muses

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Publié le 20 Janvier 2022

Par Creator:Adolph Fries — Guérin, Dictionnaire pittoresque d'histoire naturelle, pl. 238, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=56739526

Par Creator:Adolph Fries — Guérin, Dictionnaire pittoresque d'histoire naturelle, pl. 238, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=56739526

 

Je suis le grand indicateur

Bienvenue chez moi !

Oubliez le début de ma vie

Concentrez-vous sur mon intelligence

 

Je suis celui qui appelle à l’aide

Non pas pour que l’on me porte secours

Quoique

Sinon pour qu’un partenaire me donne la main

C’est l’histoire du mutualisme

Vous savez qu’un cas comme le mien

C’est unique sur cette terre-mère

J’avais faim de cire, de rayons de miel

J’envisageais d’appeler le ratel

Viens m’aider ratel

Je trouve le nid

Toi, tu descends les rayons

Et hop ! Nous festoyons

Passaient par-là des hommes du coin

Eux avaient repéré mon grand savoir

Ni une ni deux, nous voici partenaires

Je repère les nids souvent ils sont en haut des arbres

Je siffle la chanson de la découverte

Les hommes l’entendent où ils se trouvent

Ils arrivent, ils grimpent (ce qui n’est pas une simple affaire)

Avec leur feu ils gênent les abeilles

Elles partent

Les hommes tirent les morceaux de rayons

Certains en goûtent, directement

Que c’est bon !

Puis en descendant ils m’en déposent des morceaux

Voilà, le tour est joué !

 

Parfois l’homme me siffle

Il a appris de ses ancêtres une chanson spéciale

Avec des sortes de grognements

Moi, je comprends cela

Je sais que l’homme aussi a faim de miel

Alors je cherche

La caverne aux merveilles.

 

Céty pas merveilleux ça madame !!

 

Carole Radureau (20/01/2021)

 

Grand indicateur

Indicator indicator

Indicatoridés

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses

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Publié le 19 Janvier 2022

Le petit jardinier en fleurs

Tout en poésie !

C’est une véritable poésie

Que d’offrir une fleur blanche

A sa promise

Et un bouquet ?

C’est une récompense

Pour avoir permis la vie.

 

Le petit jardinier

Constructeur de corbeille de noce

De berceau où abriter ses amours

Bref une construction

Mais quelle construction !

Lui, il n’y va pas de main morte

Il les empile, il les entrecroise, il les superpose

Les branches

Jusqu’à atteindre une certaine hauteur

Bref : vous le verrez.

 

C’est un petit jardinier joli comme un cœur

Il a une couleur dorée

On dirait le fils du soleil

On pourrait lui dire : Bonjour petit Soleil

Te voilà de bon matin

Affairé

Attendant tes futures conquêtes.

 

Ah ! ce jardinier !

Il a soif de conquête

Si soif

Il lui faudrait bien toutes les dames jardinières alentour

Mais voilà

Madame, c’est elle qui choisit

Alors le petit soleil

Avec son calot, sa tonsure couleur miel

Il s’en donne du mal et du mal et du mal

Il faut une belle corbeille

Bien rangée

Proprette

Avec de jolis petits objets

Blancs

Ou colorés

Attendant comme des offrandes devant le berceau

Madame regarde, juge, estime

Elle jauge aussi le petit soleil

Sur sa mine, son apparence, sa voix, son chant

Si tout ceci est OK

C’est parti !

La belle entre dans la corbeille aux ébats

C’est très rapide mais efficace.

 

C’est ainsi que la sélection naturelle

S’opère

Il faut au moins ça pour pérenniser une espèce

Donner toutes les chances à sa couvée

En dehors de la génétique

Car elle, ne s’affiche pas.

 

Mon petit jardinier du soleil est heureux

Il a brillé comme son père

Il nous a fait rêver

Il nous a fait sourire

Il nous a attendris

Peut-être nous a-t-il fait rire

C’est le propre du jardinier.

 

Carole Radureau (19/01/2022)

 

Jardinier de Newton

Prionodura newtonia

ptilnorhyncidées

 

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses

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Publié le 14 Janvier 2022

Par J.M.Garg — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3049224

Par J.M.Garg — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3049224

« Je compte accueillir face à face ou côte à côte
les mules rétives et les scorpions furieux perdus
dans les ruelles de leur folie
peu enclins à déchiffrer aujourd’hui le livre de la création et d’atteindre le cap de la belle espérance
car l’on sait qu’ils ont, eux aussi, un cœur
en attente
de la proximité
la loi n’est pas le chemin qui mène à la source
il y a méprise depuis des siècles
que ça doit en arranger beaucoup
qui galopent à perdre haleine
keffieh de guingois
moustaches lisses et sourires en déroute »

Abdourahman A.Waberi

 

Au galop saturne de la huppe

Tu seras le calame qui écrit l’âme véritable

Et la lecture des mots sera ta récompense

Comme l’oiseau qui sait déchiffrer la nature du nuage

La direction du vent

La plaie qui se lève sous la plaine des tourments

Sache qu’il n’y a rien d’aisé

 

Ton âme tombe sur la page

Comme une tache de brume trop imprégnée de haine

Et c’est comme si

Jamais

Tu n’avais vu le vol huppé qui s’achève

Sur le pleur de l’incompréhension

 

Laisse couler en toi

Le rire frais de la rose au petit matin

Le sourire sacré du jasmin quand il récolte chaque grain de rosée

Et la chanson précieuse du rossignol

Chorale du temps

 

La vérité est au cœur de la lecture

Il y a un sens

Qu’il faut découvrir en ouvrant chaque page dans le sens du vent

La vérité est au cœur de toi-même

Quand tu lis dans ton cœur

En l’ouvrant en deux dans le sens du temps présent.

 

Carole Radureau (14/01/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses

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Publié le 12 Janvier 2022

By digitaltrails - Lake Sylvan - Rifleman, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=71786792

By digitaltrails - Lake Sylvan - Rifleman, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=71786792

 

Titipounamu de ton vert

Ardent de ton jaune

Tranchant

Ouvre tes minuscules ailes

Comme un éventail sur les dents

Pour que mime ma main

Un défilé de dentelles

Que retrouve le sens du stylo

Mon ego

Titipounamu tu vois

J’aimerais te croquer.

 

N’aie pas peur, petit trésor

Jamais je ne ferais

De mes dents

Quoi que ce soit à tes beauté

Sinon de les laisser s’éclairer

Dans un sourire

Car te voyant c’est le monde tout entier

Que je vois

Eclairé par la lune

Et d’un rayon de soleil

Tu as coiffé ta minuscule ardeur.

 

Carole Radureau (12/01/2022)

 

Titipounamou (nom maori)

Acanthisitta chloris

Xénique grimpeur

Acanthisittidés

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses

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Publié le 11 Janvier 2022

 

La petite pie a faim

Elle ajuste son vol stationnaire

Sa curiosité

Sur l’insecte affairé

Et tranche

L’air en deux

 

Elle a mis son corsage rosé

Comme une nacre tendrement éprise

Et sur ses yeux

Un bandeau de velours

Noir comme le monde

 

La petite pie est véloce

Elle aime

Raconter aux nuages

Son succès :

Combien d’insectes elle a dégusté

Combien elle a gobé

Combien elle a laissé frire au soleil

 

Ha ! la géographie du ventre

Même quand celui-ci est rosé par la nacre vive

C’est une circonvolution qui ne demande jamais pardon

Il ordonne !

On lui obéit

Pas trop le choix dit la petite pie

Si l’on veut, comme moi

Trancher

De son mieux

L’air en deux

Mieux vaut avoir

Le ventre plein.

 

Carole Radureau (11/01/2022)

 

Pie-grièche à poitrine rose

Lanius minor

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses

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Publié le 6 Janvier 2022

......peuple Maori.....

 

Il y a les oiseaux que l’on mange

Il y a les oiseaux sacrés

Il y a les oiseaux qui offrent leurs plumes

Il y a les oiseaux compagnons de route

Il y a les oiseaux légendaires

A aucune culture ne manque l’oiseau

Le kererū entre dans le domaine de la nourriture

Du trésor, de la légende, de la culture vestimentaire

Aux Maoris il offre son corps

En garantie

Contre les grandes faims

Le kererū a son histoire

Il a sa façon de vivre

Baigné dans un grand tout

Qui s’appelle territoire.

Ce n’est pas sa faute à lui

Si les oiseaux de sa famille

Sont dodus et bien en chair

Consommés dans les 4 coins de ce monde !

C’est ainsi, que l’homme doit se nourrir

Comme toutes les espèces, c’est la course pour la vie.

Il n’était pas encore né le temps

Où l’homme envisageait

De consommer des pilules, des succédanés

Afin d’éviter ses tous premiers gestes :

Chasser, plumer, éviscérer, cuire, consommer, remercier.

Pourquoi oublier cela ?

Pourquoi renier cela ?

Serions-nous là à tergiverser

Si nos ancêtres avaient polémiqué

Boudé

Fait le nez sur le plat

Oublié de manger le plat quotidien

Même si c’est l’oiseau qui doit s’y coller ?

Il ne faut pas tout confondre

Le nécessaire et le futile

La chasse pour se nourrir en autosubsistance

Et la chasse par plaisir sportif

Par plaisir de tuer ce plaisir de tuer que l’on masque par de belles paroles.

Le kererū se moque bien de cela

La vie de l’oiseau c’est de faire attention

A lui et aux siens quand il en a la charge

C’est une vie faite de mille attentions

De mille sauve-qui-peut

D’activation permanente de son 6e sens

Une seconde d’inattention et c’en est fait de lui.

Pourtant dans cette Nouvelle-Zélande-là autrefois

Il n’existait pas de prédateurs (d’aucune sorte)

Les oiseaux vivaient heureux (le paradis des oiseaux)

Sur le sol

Sans aucune obligation de voler, certains

Avaient même oublié de le faire (le kakapo)

Ils pouvaient dans la forêt, tranquilles

Se déplacer

Ils pouvaient sur le sol, tranquilles

Nicher

Prédateurs à 2 et 4 pattes ont vite

Tout corrompu

Des espèces encore plus vite que de l’écrire

Ont disparu

D’autres ont été sauvegardées

En urgence

Difficilement, le mal est là.

Ce n’est pas la chasse de subsistance la responsable

Non,

Ce sont les circonstances de la civilisation, de la colonisation

De l’immense civilisation dévoreuse d’espace

D’espèces

De vies

Qui avance sur ses pas de géante

Au détriment de chaque petite espèce d’autrefois

Kererū, kiwi, dodo, kakapo, kea, kookaburra

Nos frères.

 

Kererū à présent est protégé

Après tout ceci qui est écrit

Ne croyez pas que j’en sois chagrinée

Au contraire

Je m’en réjouis

Pour autant je ne souhaiterais jamais que l’on mette de côté

La culture traditionnelle

Pensant que tout peut être adapté avec intelligence et respect

Chaque époque a ses contraintes

Auxquelles l’homme doit s’adapter

En bon responsable de ses actes.

 

Le poète, lui, n’a pas ses exigences

L’oiseau est partie prenante de sa poésie

Il est le roi

Il est la liberté et la sagesse

La tendresse et l’amour

Et quand le poète troque sa plume gentiment prêtée par l’oiseau

Contre un stylo pour le croquer (non au sel)

C’est avec la magie libératrice du dessin

Comme pour dire qu’il faut tourner une page bien lourde

De miasmes et de peur

Pour que naisse à nouveau, toutes les créativités.

 

Carole Radureau (05/01/2022)

 

Kererū

Carpophage de Nouvelle-Zélande

Hemiphaga novaeseelandiae

Quasi menac

 

By Judi Lapsley Miller - Own work, CC BY 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=71567312

By Judi Lapsley Miller - Own work, CC BY 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=71567312

Traditionnellement utilisé à la fois pour sa viande et ses plumes, le kererū est considéré comme taonga pour les Māori ; en tant que tel, pour divers iwi tels que Ngāi Tūhoe, le kererū forme une partie importante de leur identité culturelle.

Les plumes des Kererū continuent d'être conservées pour la fabrication des kākahu (manteaux fins), tandis que les plumes de la queue étaient utilisées pour décorer les tahā huahua (récipients de stockage de la nourriture).

Dans une légende Māori, le héros et trickster Māui a pris la forme d'un kererū lorsqu'il est descendu dans le monde souterrain à la recherche de ses parents. Selon cette légende, la raison du plumage irisé vert-bleu et blanc du kererū est que lorsque Māui s'est transformé en kererū, il portait la jupe/le tablier et la ceinture de sa mère, Tāranga. Le tablier, Te Taro o Tāranga, est représenté par les plumes blanches de la poitrine ; la ceinture, Te Tātua a Tāranga, est signifiée par les plumes vert-bleu sur le cou du kererū.

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses

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