Changer la fa(r)ce du monde

Publié le 7 Janvier 2026

« Continuer à tenter de faire vivre la solidarité, l’écoute, le partage, le respect, l’humilité, l’humour, des valeurs si souvent évoquées et pourtant si difficiles à vivre. Cela ne changera sans doute pas la far(r)ce du monde, mais cela maintiendra peut-être la mort à distance, comme la poésie, lorsqu’elle révèle le vivant. »

Eric Julien, Voyage dans le monde de Sé (Nouvelles découvertes sur les Indiens Kogis)

 

Dans ce monde dystopique

L’absurde est roi

La folie prédomine

Ainsi que les hors-la-loi

Dans ce monde insensé

Il n’est pas lieu de penser

Car les pensées de suite

Nous entraînent

Dans un univers de chaînes

Dans un monde où elles tintent

De leur bon bruit de chaînes

Où les prisons ouvrent leurs portes

Avec elles, les torrents emportent

Jusqu’aux petits enfants

Qui ont des pensées alternatives.

 

Dans ce monde où les idées brunes

Dominent

Comment espérer la paix ?

Comment souhaiter la dignité des peuples

Comment désirer ne serait-ce que le minimum ?

 

C’est un monde qui a déjà existé

Que nos générations n’ont pas encore connu

Qui est documenté

Ils ont l’IA les puissants pour innover

Pourtant, c’est plus simple de reprendre

Les vieilles méthodes qui ont marché

Même ici, la créativité est crasse

Les pensées ne fonctionnent que dans un sens

Celui du profit

Celui de la gloriole

Celui de la testostérone

Celui du capital aux cojones démesurés

Qui tremble sur son trône

Car le pouvoir suprême

Nul ne veut le partager.

 

Ça avance comme un rouleau compresseur

Ça écrase tout sur son passage

Ça ne prend même plus la peine de maquiller

Ça fonce dans l’tas, tête en avant

Ça tremble mais ça crâne

Ça se casse la figure et

Ça entraine tout le monde avec eux

Allez, tout le monde dans la même galère

Y compris les arbres, les enfants et les animaux

Il faut au moins cela

Qu’en ont-ils à faire d’ailleurs ?

Dégâts collatéraux.

 

La solidarité ?

Aux pâquerettes !

L’empathie ?

Aux oubliettes !

La compassion ?

Kézako ?

Le droit international ?

A la mer (Gaza, souvenez-vous).

Le réchauffement climatique ?

Quel gros mot !

Complotisme ?

Ah, ça oui !

Ne pas tomber dans leur panneau

Ah, il va falloir être rusés !

On peut le faire, on doit le faire

On a tout intérêt à le faire !!

 

Pour changer la fa(r)ce du monde

Que faut-il faire ?

Sinon se recentrer

Mesure, garder

Rester le regard fixé

Sur ce qui est, c’est-à-dire le présent

Ne pas tomber dans les pièges

Réfléchir, se

Documenter

Croiser les sources

Laisser place à son propre jugement

Puis à son instinct

Qui est un fruit rare trop peu invoqué

Cette société-là ne permet plus que s’ouvrent

Des espaces de rêve, de magie, de surnaturel

Se les réapproprier

Car

Comme il est triste le monde

Avec ses seules réalités grises et rouges

Avec ses seules directions capitalistiques

Avec ses seules orientations morbides

Les êtres retournent peu à peu à l’esclavage

Ils y glissent ostensiblement

Avec la fabrique du consentement

Le terrain est gagné centimètre à centimètre

Les esprits se sentent acculés

Au mieux se prêtent aux propagandes fascistes

Croyant, à cause des peurs, y gagner

Alors qu’il n’y a jamais rien à gagner de ce côté-là

C’est cela la farce du monde.

 

Se désengluer, les pieds et l’esprit

Bien se secouer

Retirer chaque miasme de ses vêtements

Avant de procéder au grand lavage

L’eau purifie

L’eau est sacrée

L’eau diffuse son message

Chaque jour, à sa façon

L’eau, elle est comme les oiseaux

Comme tout ce qui est menacé

Universelle et essentielle

Si l’on ne voit pas la boussole

Installée sur la grande orbite du monde

Avec son décompte

Avec sa propre réalité

Sans aucunement se projeter

(Car ce jour-même demande de résister)

On passe à côté de l’essentiel :

Défendre le vivant

Défendre ce qui vit comme sa propre vie

Défendre ce qui est sacré

Tout comme le vivant est sacré

Qu’il soit asticot, aigle, anémone ou araucaria

Qu’il soit cascade, océan, volcan, sierra, étoiles, vent

Tout ceci qui nous prête vie

N’est-il pas un combat à mener autre que défendre des états pilleurs

Des virilistes qui ne songent qu’à gonfler leurs bourses et leurs gains ?

 

Sortir la tête des endoctrinements

Rien de bon ne sortira de se laisser embrigader

Ils jouent sur nos peurs

Ils savent bien comme nous en avons

Chacun de nous en est bourré (par leur faute essentiellement)

Il faut s’en débarrasser

Leurs peurs ne sont pas les nôtres

Nous ne sommes pas nos peurs

Nous valons bien plus que ça

Secouons-nous, lavons-nous avec cette eau précieuse et purifiante

Qui nettoie mauvaises ondes et pensées délétères

A bien y regarder soyons nature-même

Comme au 1er jour de notre vie

Libérons-nous des chaînes

Car le petit enfant tout neuf rit aux éclats

Avec la plus belle des limpidités

Avec la plus pure innocence

Pensons que c’est cela qu’ils nous ont pris

Pour faire de nous ce que nous sommes

Qu’ils nous le rendent

Il n’y a que cela de véritable

Il n’y a que cela qui mérite de lutter

Tout juste collés contre le corps de notre Mère, la Terre.

Terre mère, protectrice des enfants par : Sarah Sacobie

Carole Radureau (07/01/2026)

 

 

 

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère, #Lance-pierre

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H
2026 n'a pas commencer sous les meilleurs auspices<br /> au moment où le monde a plus que jamais besoin de se serrer les coudes <br /> c'est désespérant
Répondre
C
Hélas, on ne peut rien attendre d'un monde qui se dote d'équipages fascistes climatosceptiques, d'une internationale néo-fasciste et d'un droit international enterré à Gaza. Ceux qui veulent diriger le monde sont certainement masos. Ceux qui les élisent aussi. Tout ceci relève de la psychiatrie à mon avis.