Super-Prédateur vs Prédateurs : Qui aura le dernier mot ?
Publié le 3 Décembre 2025
Par Clément Bardot — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=123918350
……D’autres yeux pour voir le monde…..
Il y a ceux qui hantent les rêves
Qui se déclinent comme des monstres dans les contes
Il y a ceux que l’on maudit car les légendes sont vaches avec eux
Il y a ceux qui terrorisent mais qui sont sacrés
Prédateur, qu’il soit oiseau jusqu’à loup
Tous ont leurs heures de gloire
Leurs heures oiseau-de-malheur.
Maintenant on voudrait qu’ils vivent encore
Du moins, certains amoureux de la vie sur terre
Maintenant on se bat sur des territoires pour les préserver
Le panel a bien été prélevé
Ici c’est la déforestation,
Là c’est la suppression des corridors naturels
Ceux qui favorisent les rencontres amoureuses
Donc la pérennité des espèces
Ici c’est la concurrence avec des éleveurs
Avec des chasseurs virilistes qui se sentent rabaissés dans leur hégémonie sanguinaire
Ailleurs ce sont des persécutions liées à des croyances
Là, c’est le loup qui s’attaque aux troupeaux
Car les troupeaux, ça lui offre une nourriture toute prête
Le prédateur aussi aime économiser ses forces, son énergie
N’allons-nous pas, nous autres humains, au supermarché près de chez nous
Au lieu de cultiver notre carré de jardin ?
Partout dans le monde les prédateurs sont les plus menacés
Vautours, rapaces, félins, y compris les petits félins gros comme des chats
Prédateurs marins comme les requins qui finissent en soupe dans les cantines des écoles
Les loups et ceux de leur famille
Les ours également et j’en oublie
Tous ont le même problème la lutte pour le territoire et les ressources
Au nom de la civilisation-reine
On n’a pas le droit de faire régner la peur par sa seule présence
Alors, on autorise, on règlemente puis au bout du compte, on abat
On prélève avec la légitimation du jugement : toi tu es gentil, tu as le droit de vivre
Toi, le méchant, tu meures
Ils disent : on leur a laissé trop d’espace, maintenant, ils empiètent
Et
Le propriétaire légitime, c’est celui qui érige les clôtures :
C’est l’homme
C’est celui qui s’arroge le droit de vie, le droit de mort
D’ailleurs cela ne concerne pas que les prédateurs animaux
Cela concerne aussi les hommes qui ne sont pas eux des prédateurs
C’est-à-dire les autochtones, les minorités ethniques
Qui partagent bien souvent les mêmes territoires que des prédateurs et,
Ne s’en portent pas mal pourtant.
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Qui a dit que le super-prédateur avait droit de vie, droit de mort
Sur tout ce qui le gêne aux entournures ?
Désir d’en avoir toujours plus, désir de s’enrichir toujours plus
Désir d’accumuler toujours plus
En arrasant
En détruisant
En passant le rouleau compresseur de la super-prédation sur tout obstacle
Animal, humain, végétal, minéral, aquatique……
Nous devons nous battre pour la vie
Nous devons lutter pour l’environnement (tout ce qui le concerne du petit caillou au fleuve, de la plus petite espèce à la montagne toute entière)
Nous devons nous battre contre la mort
Nous devons nous battre contre la guerre à la nature
Car c’est de cette guerre-là dont il s’agit aujourd’hui
Les prédateurs sont les victimes de cette guerre
Les prédateurs
Quand on ne dérange pas leur écosystème
Ne prélèvent que le nécessaire
Cela n’existe pas l’orgie de tuerie dans le monde animal
Comme quoi, il y a bien quelque chose qui a divergé, un jour
Chez le super-prédateur.
Qui arrêtera le super-prédateur
Qui ne craint même pas le bouleversement climatique
Car il sent qu’il a le moyen de survivre, voire de le dépasser
Pour quelques-uns seulement
Mais ce sont les plus grands pilleurs, les plus gros pollueurs.
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Le monde est monde depuis que l’homme est homme
Depuis qu’un mammifère s’est octroyé tous les droits.
Comment cela fut possible ?
On parle de cerveau surdéveloppé
Serait-ce une horrible mutation
Engendrant des monstres ?
On constate que tous ne sont pas atteints
Seule une minorité, l’est
C’est hélas la plus toxique.
Il y a un mot qui résume l’essence finale de l’œuvre :
Le capitalisme.
Qu’a-t-il à voir avec la destruction des prédateurs ?
Tout.
Car derrière chaque arbre,
Car derrière chaque rivière,
Car derrière chaque montagne,
Car derrière chaque terre,
Il y a un profit qui se tapit dans l’ombre
On voit luire ses yeux flambants de convoitise
Puis on aperçoit des crocs bien blancs démesurément longs
Et une salive sort de sa gueule avide
Il tremble tant il a le désir de sauter sur sa proie
La mordre à la gorge
Lui briser les cervicales
Pour pouvoir ensuite s’assoir sur son onde
S’allonger sur son herbe
Perforer à coup de bulldozer sa terre tendre
S’accaparer son eau, pour la salir, la polluer, la détruire à tout jamais
Il tremble tant il a le désir de supprimer ses concurrents
Ceux-là même qui font régner la terreur dans les livres de contes, dans les romans
Loups, pumas, ours bruns, jaguars, aigles, pygargues, vautours (qui ne sont que des nettoyeurs mais sont détruits aussi)
Pas un qui ne gêne, pas un qui ne suscite un intérêt malsain à l’abattage
Avec l’excuse qui ne permet pas les larmoiements futiles
C’est-à-dire : l’intérêt des hommes.
Carole Radureau (03/12/2025)
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La présente consultation, fondée sur l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement, porte sur un projet d'arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les cond...
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