pierre de la conscience

Publié le 11 Avril 2022

Pour des moments présents qui chantent

 

 

Pour des moments présents qui chantent

Je te demande, poésie

De m’accorder le mot

La parole nouvelle

Pour écrire le monde pour décrire

Le monde pour encore

Pouvoir

Le parcourir à tes côtés.

 

Prendre la branche, la feuille naissante

Dans toute la splendeur de sa fraîcheur

La hisser

Sur le sommet d’un Aconcagua de renouveau

Comme l’est,

Le printemps.

 

Merci de m’amener la lumière

De m’apporter la vision qui l’accompagne

Qui la commente

Qui la sublime.

 

Je veux d’un commun soleil

Ouvrir la porte à des réalités

Dont l’essentielle est la découverte

D’une lumière qui nous envahit

Comme pour nous indiquer la voie à suivre.

 

Il nous en faut des forces, poésie, aussi

Ne laisse pas

Sur le bord de la route

Ma voix

Ma voix percée, cassée, brisée par trop d’espérances.

 

Je ne crois pas que nous soyons sur le bon chemin

Quand celui-ci

Nous est proposé nous est imposé et qu’on le suit malgré nous.

 

Le chemin est propre

C’est le chemin où nos pas

Glissent sur nos vœux où nos choix

Brodent les herbes folles de l’énergie

Que cette lumière n’est plus comme une bougie

Au bout du chemin

Mais un voile clair

Qui envahit tout.

 

Je veux

De façon précise

Continuer

De faire renaître ta prose, poésie

Dans le ventre mou de l’ignorance

Remplir de colombes le ciel de la terreur

Et de rossignols

La forêt des cauchemars.

 

Si précisément

Je demande la chanson latine, le folklore

Qui sont

Les compagnons de nos luttes pour un monde meilleur.

 

Peut-être est-il trop tard pour espérer ?

Du moins veulent-ils que nous le pensions !

Du moins veulent-ils de toutes leurs forces

Nous faire douter, nous faire nous résigner, nous désespérant

Au point de nous vendre leurs sales affaires :

Pandémie, guerre, misère, sang et larmes.

NON.

 

Lumière, poésie, chanson, oiseaux, nature-même en son cœur

Comme une grande cause de notre présent

Avec une dame soleil de reconnaissance et de joie.

 

Pour des moments présents qui chantent :

Rien ne sert de trop se projeter

Rien n’a jamais été plus juste

Que de se plonger dans ce qui est, notre vérité, notre Etre

Notre propre moment présent

Car celui-ci, vous le remarquerez

Il est toujours construit sur cette lumière.

 

Que celle-ci ne cesse de jaillir en vous :

Evidence.

Même dans le brouillard même dans la nuée

Il y a quelque part

Parfois

Cachée au fond d’un tiroir,

Dame lumière

Avec son fil à patte

Prêt à être tiré.

 

Le printemps nous aide à tricoter la toile

D’une parole prospère.

 

La nature est la mère des mots.

 

L’oiseau le compagnon subtil

De toute reconstruction.

 

C’est dans le chaos

Que naissent les consciences.

 

C’est du fond du gouffre que

Tout soudain

L’eau rejaillit.

 

C’est au pied du mur

Peut-être

Que naît l’éveil de la conscience.

 

Carole Radureau (11/04/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Pierre de la conscience

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