au coeur d'ici

Publié le 15 Juin 2022

Nul besoin de voyager

 

Nul besoin de voyager

Il y a tout à demeure

Le rêve et la fuite des ondes

Dans la dynamique des heures

 

Dans la dynamique des heures

Le son flûté de la selva

La pastorale des oiseaux

Et la poésie des fleurs

 

Et la poésie des fleurs

Le vide habité par le chant

La parade qui jamais ne s’achève

La vie par-dessus tout

 

La vie par-dessus tout

Et par-dessus le tout le rêve

L’observation attentive

Les sens en éveil

 

Les sens en éveil

Qui rognent le silence aux ailes

Qui bougent les tripes de l’accoutumance

Nul avion dans le ciel ne va aussi loin

 

Nul avion dans le ciel ne peut atteindre

La perfection du moment présent

Où que tu sois profite de lui l’essentiel

Boit la vie à pleines gorgées

 

Aspire la vie à pleine vue

Ne désespère pas du son trompeur de demain

De la perspective des gênes

Qui voudrait nous enlever notre rêve ?

 

Il y a un trousseau bien équipé

Où puiser comme dans la malle aux trésors

Sa journée de bonheur

Sans rien attendre   juste en regardant

 

Juste en regardant par tous les pores

Par toutes les cellules

Par toutes les sensibilités

L’énergie n’est pas radine elle irrigue tout

 

En attente d’un je ne sais quoi

Sans nulle attente  que savent de l’avenir les plantes ?

Que connaissent de demain le nom

Les oiseaux et les coccinelles ?

 

L’évidence est reine l’évidence

Mais le dire c’est aussi pour s’en convaincre

Rien n’est spontané chez l’homme rien

Chaque jour il doit sans se lasser

Se poser la même question

Remettre à l’endroit son ego

Sa matière néfaste à penser

Pour pouvoir sans souffrir regarder son monde.

 

Carole Radureau (15/06/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

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Publié le 22 Avril 2019

La pivoine révélée

Ni orange sanguine des sables
Ni lotus émoustillé par les rives des sens
Ni volubilis parfumé aux encens de l’aurore
Plongée au cœur de la fleur
La fleur
Devant la porte
Une qui resplendit
Une qui embaume un parfum inédit :
Fruit de l’hiver éveillé par le lutin facétieux
Rose musquée non encore révélée
Muguet juste habillé au petit matin
Lilas confit par la brusque arrivée du soleil
Un mélange confus et subtil
Plane
Sur une narine habituée et soulée par les particules fines.

La pivoine a révélé son âme pure
Son cœur est une arène
Y dansent des ballerines-étamines à rimes
Y dorment des sirènes
Fruits salés des mers océanes
Y jouent des elfes-doux-fragments
Des bois oubliés
Y rêvent des désirs de multiplication
Des ovaires en pamoisons
Des trompes éconduites par la trahison de Neptune
Des parcours infinis qui mènent
Au labyrinthe du temps
Avec un désir gros comme l’orage
De fruiter fruiter déjà là en ce moment
Alors que la splendeur du cœur
Pleine de clins d’yeux libérateurs de pollen
Semble être lettre morte
La poudre envoie des messages curieux
Un morse à peine ébauché
Des communiqués rapides et simples
Un langage de pivoine stressée-pressée :
Butinez-moi SVP
Que ma robe jaune expire
Que ma couronne se durcisse et ce fruit adoré
Naisse en mon cœur impatient.

Carole Radureau (22/04/2019)

La pivoine révélée

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