Moi, Rouge, au rouge, je lui dis

Publié le 13 Novembre 2022

 

Moi, Rouge,

Au rouge, je lui dis :

Qu’attends-tu ?

Pour défiler dans les rues

Te tenir le poing levé

Bien droit comme le I de la victoire ?

 

Tu dois, rouge, habiller le monde

Ne plus te contenter

De ma gorge

Des feuillages d’automne flamboyant

Et te consacrer

Au rouge du combat qui est le tien

Qui ne tient pas dans une seule main

Mais

Dans

Un

Seul

Cœur :

L’Humanité.

 

Ils ont besoin de toi les hommes

Ils ont besoin de voir véritablement

Rouge

Comme lorsqu’ils sourient

Quand ils me voient

Avec mon air taquin

Ma délicieuse posture.

 

Ils ont besoin que tu te rappelles à eux

Rouge

Car ils me semblent un peu perdus

Un peu isolés

Un peu tendus

On leur promet tant d’atrocités, de supplices

D’avenir détruit, de barrières

Que c’est est trop mais comment,

Rouge

Ne pas se serrer les coudes,

Rouge

Ne pas hisser les bannières

Que cessent toutes les misères

Que jaillisse

Enfin

Une lumière

Rouge

Comme une lumière d’espérance.

 

Carole Radureau (13/11/2022)

 

Inspirée par cette photo de mon fils Gianni

 

Moi, Rouge, au rouge, je lui dis

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses

Repost1
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
H
ce que j'aime bien dans la photo de Gianni c'est qu'il a capté l'instant où la courbure de tête amplifie le regard<br /> ce que j'aime dans ton poème c'est qu'il nous rappelle que seule la lumière rouge nous permet de nous guider dans la nuit, un peu comme pour les astronomes amateurs :)
Répondre
C
Pour la photo, tu as capté ce qui fait que cette photo est si réussie (je n'aurais pas été capable de dire ce que c'était).<br /> Pour le poème et la lumière rouge, bien vu également : cette lueur porteuse d'espoir et d'énergie, parce qu'elle est aussi une flamme.
C
Rouge gorge, lui dont le chant est si doux, lui dont on ne se lasse pas de ses visites au jardin, lui qui n'est certainement pas le symbole du poing levé ni celui du rouge sang qui coule de par le monde . Il est celui de l'espoir et nous allons nous accrocher à cette idée qui termine ton poème dans l'epérance et l'attente de jours meilleurs.
Répondre
C
Quoique, il n'est pas toujours commode et il peut arriver à faire peur aux autres oiseaux quand il arrive avec sa poitrine rouge !
A
Mais revoilà notre petit Georges, ou son cousin, l'essentiel étant qu'il soit rouge ;)<br /> Très belle photo de Gianni, bravo.
Répondre
C
Ah: oui : bien rouge ! Il est trop sympa, mais pas très farouche. C'est vraiment la saison de Georges, il chante bien (C'est Brassens, c'est Moustaki au choix, le chanteur de l'automne).