La colonie de pierre

Publié le 1 Novembre 2021

 

Viens sur mon rocher, tu sais

Ce semblant de navire, au large

Qui se voudrait à la dérive, et pourtant

Garde son œil, sur la terre ferme

Non loin

 

Viens, ici tu pourras nicher

Les rochers sont super accueillants, nous

Ne sommes pas serrés comme des sardines

Dans une boîte en métal, nous avons

La tête au vent, le cœur dans les étoiles, et

Dans nos nids, 4

Œufs blancs (en moyenne)

 

Papa cormoran va à la pêche, et dans ma glotte

Tombent les poissons d’argent

Nous chantons la chorale de la pierre, le chant matinal

Des cormorans qui vivent pleinement, leur moment

Bien inspirés par la minéralité

 

Viens sur mon rocher, mon navire à vau-l’eau

Ici naîtront nos petits cormorans

Avec leurs petits cris ils nous diront : coucou

Et cela en sera fini du calme avant la tempête gastrique :

Profitons, parents-cormorans de ce calme plat

De cette oisiveté, bien ancrés sur nos nids

La pierre fournit la paix, le calme et le frimas

Il nous reste à en faire

Une complainte pour la vie.

 

Carole Radureau (01/11/2021)

 

Phalacrocorax capillatus, cormoran de Temminck, îles Kouriles

 

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Pas un jour sans poème, #Oiseaux muses

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H
Une maternité minérale ! :)
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C
L'endroit idéal.
A
C'est un vrai paradis, ces îles Kouriles.
On en a quelques uns ici, plus petits, je crois. Ce sont des courageux, pas comme les goélands opportunistes qui pilent les poubelles et plus discrets.
Tu as raison ces rochers sont une sécurité pour eux et ils sont certainement bienfaisants.
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C
Cela doit être réconfortant de se fier à la pierre (et à l'eau qui encercle). Je les trouve toujours épatants les cormorans, ils ne laissent pas indifférents. Je ne crois pas en effet qu'ils se soient adaptés à la ville comme le font les goélands.