Buvez de l’homme qui s’avance

Publié le 29 Octobre 2021

…..écho de poète…..

 

(….) Je remets à la main suivante

La cruche de mon corps.

Buvez de l’homme qui s’avance

Depuis les cavernes

Jusqu’aux avenues,

Qui passe des arbres au cosmos (….)

 

Reynaldo Naranjo (Allégresses/Júbilos, 1968) traduction Claude Couffon

 

Je remets à la main suivante

La larme qui rebondit au clair de lune

D’avoir su déchiffrer le mystère des étoiles

 

Il n’y a pas de vérité

 

Depuis les cavernes, la main

A tourné tant de tours et les pas ont tourné

Dans tant d’ornières

Prisant le tabac de l’espace

Mangeant la soupe aux cailloux

 

Je remets aux pieds de la conscience

Le plat en argile de ma connaissance

Prisée par le rutilant des siècles

Massée par la consistance des sangs

Coulés en toute innocence, sans complexe

Des mains qui tiennent sans cesse des rênes dévoyés

De pouvoir et de haine

 

Je remets aux ventres de la destinée

Des bulles creuses ou gonflées d’importance

Comme autant de mains de faim, de satiété et d’espérance

Pour y arrimer l’égalité

 

Carole Radureau (29/10/2021)

Ci-dessous une photo de Serge pour illustrer ce texte

Buvez de l’homme qui s’avance

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Pas un jour sans poème, #Echo de poète

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H
Alors là Caro, tu m'a scotché <br /> la poésie, la photo et les reflets sont des angles de vue qui incitent à la réflexion<br /> mais le surréalisme peint avec des mots, c'est le cran au dessus<br /> ce que tu écrit est magnifique<br /> c'est mettre des mots sur l'indicible <br /> merci !
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C
Je suis contente que ça te plaise et que ça te scotche aussi (j'ai encore de la ressource à ce que je vois), ce texte que j'ai continué m'a donné comme un coup de pied aux fesses et tu vois, je trouvais que j'avais dénaturé les propos en continuant ainsi cet extrait. Dans tout ce que je lis comme poésie bilingue chaque jour, même si c'est souvent bien selon les époques parce que cela concerne le XXe siècle, je tombe quand même rarement sur une plume qui me botte ou sur un poème qui me semble sortir du lot à mes yeux comme celui dont j'ai pris ce passage. Il n'y en a pas beaucoup des mecs, selon moi, à la hauteur de Neruda, Ritsos, Mahmoud, Maïkovski, Dario etc......ce qui me rend quand même triste. Ta photo était à elle seule une invitation à la poésie philosophique.
A
Bravo pour la poursuite du poète, parfaitement en phase ce qui est un exercice particulièrement difficile. <br /> Et la photo de Serge pour clore cette harmonie.
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C
J'ai eu la chance de recevoir l'inspiration du poète et la photo de Serge dans le même intervalle de temps, je crois que je n'ai que le mérite de les avoir associés.