Il n’y a pas de vaccin

Publié le 10 Août 2021

Il n’y a pas de vaccin

 

Il n’y a pas de vaccin contre le réchauffement climatique

La montée des eaux

Nos petites mains réunies

Ne l’impressionnerons pas

Les incendies emportant dans leurs flammèches

Des centaines d’années de construction de sèves

Et d’amour

Ne se volatiseront pas avec nos souffles réunis

La faim ne connaît pas de vaccin

Ni la soif

Ni la connerie de ces puissants qui n’ont en tête que profit :

Quel profit quand il n’y a plus de vie ?

 

On se vaccine contre un mal nommé capitalisme

Nommé ultralibéralisme

Nommé consommation

Tôt ou tard la branche sur laquelle le fruit vacciné

Repose

S’affaissera

Car la base est instable

Le fumier qui l’alimente n’en peut plus

De produire des tonnes de fiente

A trop vouloir échafauder des plans

Sur une base de lisier

L’odeur nauséabonde vient comme un petit fumet

Chatouiller nos narines

Mais ça nous ne pouvons le sentir

Que lorsque l’on a un odorat surdéveloppé…….

 

Ce n’est pas l’apanage de chacun

Là au moins les exclus de la société que nous sommes

Ceux qui ont un tel statut bâtard que jamais

On ne s’en soucie (aucune donnée aucun traitement aucune reconnaissance, ça arrange bien qui ça arrange)

Ont un petit métro d’avance :

En bon lanceurs d’alerte

Ils sont les témoins des abus et citent les échéances

Mais sur quelle chaîne sur quel canal sur quelle ligne en quel code

Doivent-ils s’exprimer ?

 

Carole Radureau (10/08/2021)

 

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Pas un jour sans poème

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S
un poème n:est rien dans l,ensemble de ce massacre organisé par les puissants eux aussi finiront par en patir, eux les responsables<br /> mais ce poème qui me touche par sa sincérité et sa verité et s,il est repris par tous ceux qui veulent le changement pourront peut etre faire se mobliser tous ces spectateurs de la vie qui pensent être importants mais qui ne sont rien sans lever le petit doigt .marci
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C
J'aimerais bien depuis que j'écris, que la poésie devienne un tract à partager......que les mots révèlent les maux et que les graines trouvent des terreaux pour s'implanter. Mais l'on voit bien avec cette crise gravissime que nul enseignement ne porte ses fruits et que l'inconscience collective est bien la réalité de cette humanité qui n'a rien compris (et je ne parle pas de l'inconscience des puissants car là c'est carrément de la folie pure et destructrice).
A
Cri d'alerte, ce poème, hélas c'est trop tard, on pourrait limiter un peu la casse si toute la planète s'y mettait, ce qui est manifestement un rêve. Pas de vaccin, non, contre l'avidité et l'indifférence...
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C
Cela fait si longtemps et si patiemment que nous dénonçons, j'ai toujours été sensible à la défense de l'environnement même à l'époque où tout un chacun disait que ceux qui alertaient étaient des "complotistes" ce qui, cela moi nous à fait perdre au moins 20 ans dans l'engagement citoyen mais depuis que je milite en faveur des peuples originaires et de leur territoire, j'ai de suite compris que c'était là ma place. Je vois de petites avancées mais qui ne suffisent pas à débouter les grands reculs et je vois aussi la folie schizophrène des puissants que nul ne semble sur cette terre juger bon d'arrêter. Comme quoi, il y a une volonté de faire passer son confort et son porte-monnaie avant l'essentiel.