La rose qui relève la tête – Aux peuples en lutte

Publié le 25 Mai 2021

 

Rose des conséquences

Qui après les bombardements

Son effroi, le met dans sa poche

Et se consacre à la reconstruction :

Gaza

 

Rose de la force vive

De l’éclat

Qui cerne avec ses bras

L’ennemi

Arrête du regard les balles

Rose de la garde indigène :

colombie la minga indigène au coeur de la grève nationale

 

Rose de la reconquête

Qui lutte comme le torrent qui s’écoule

Qui jamais n’abandonne

Rose de vérité, sonore comme le lever du jour

Résonnante comme l’espoir :

chili Élection historique de Constituants Mapuche pour rédiger la Constitution

 

Rose de la circonstance

Quand on veut lui offrir la soupe amère

Déjà bue

Quand les cicatrices jamais ne se referment

Que la justice glisse sur son lit de couleuvres

Rose de la persistance

Non, plus de terreur ni d’affront :

Pérou le peuple rejette le fujimorisme

 

Rose de la tempérance

Réclamant en messages de paix la justice pour le sang

Coulé

Tant d’innocence a déboulé dans les margelles de la terreur

Certaines innocences pas encore nées

D’un message toujours pacifique

Il n’y a pas de haine dans ces roses-là

Roses inermes :

Las abejas Chiapas

 

Rose de la vie de tous les jours

Quand la survie est au menu

Toujours plus, toujours plus

Il faut trouver des raisons de se lever

D’élever son poing

De hausser sa petite voix

En faire un cri puissant

Rose de l’éternel combat pour les droits :

 

Mexique, justice pour Samir Flores

 

Rose qui n’oublie pas son nom

Qui n’oublie pas son passé

La parole des anciens

Rose qui n’en démord pas

Car elle connaît la vérité

Et la dignité n’est pas en reste

Rose qui dénonce et défend cette terre

Qui n’a pas assez d’yeux pour crier

Rose à méditer :

Brésil  indigènes yanomamis contre mafias et garimpeiros

 

Tant de roses dans les rues

Dans les territoires

Dans les cités

Dans les campagnes

Dans les forêts

Dans les ghettos

Dans les tranchées

Qui crient avec leurs yeux

Qui ne veulent pas se servir de leurs aiguillons

Roses de dignité

Roses à soutenir

Non pas dans un bouquet

A bout de bras à plein cœur à pleine vie

Roses nos sœurs de lutte pour un Bien Vivre

Pour la justice, pour la Terre-Mère

Pour qu’enfin on se lève

Que le soleil brille pour tous :

 

Argentine Basta de terricide

 

Carole Radureau (24/05/2021)

 

PC : Il y a bien d'autres peuples en lutte et je ne les oublie pas, ici ce sont ceux que je documente sur le territoire de lutte et à défendre que j'ai choisi : Abya Yala

 

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Lance-pierre, #Pas un jour sans poème

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A
Impressionnant.
Je suis encore bouleversée par ce que je viens de lire, au Canada on a retrouvé plus de 200 enfants autochtones morts, enrôlés de force au siècle dernier dans un pensionnat...


(je ne reçois à nouveau plus tes news')
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C
Oui, j'ai documenté cela ce matin, c'est terrible mais on le sait bien qu'ils sont enterrés quelque part. Les pensionnats autochtones au Canada ont fait plus de 3500 morts d'enfants et en Amérique du nord, il y en avait aussi. J'ai écrit sur cela depuis des années, mais dernière sur arte il y a eu un très bon documentaire à ce sujet, c'était émouvant et utile. J'avais écrit un poème sur ce thème il y a longtemps suite à un témoignage qui m'avait particulièrement touchée, http://cocomagnanville.over-blog.com/2014/08/je-pleure-mais-personne-ne-m-entend.html
H
C'est vrai que ce blog était au départ engagé
je l'ai un peu déserté par manque d'inspiration
en me reposant sur toi à travers des photos
il s'est passé tant de choses pour moi, comme pour toi
tu as su le maintenir en vie
et je t'en remercie
avec toi le mot compa n'a plus besoin de traduction
je suis heureux que tu invites ici cette grappe de petits cailloux
que sont les peuples qui te sont chers
ils sont autant minéraux que l'amitié profonde qui nous lie
pour tout cela je te remercie encore Pablolita ;)
Répondre
C
Merci mi comp@, on est toujours sur la même longueur d'ondes et les idéaux ne se perdent pas, même si on doit parfois lever le pied pour se reconstruire, pour laisser la place à des choses essentielles sans lesquelles on ne pourrait pas survivre. J'ai longuement étudié au détour de mon histoire de santé et des nouvelles données qui m'ont été accessibles, la façon de pouvoir continuer à soutenir les luttes pour les droits humains, des minorités et de la planète (et les espèces) en ne permettant plus de tomber dans ce que je considère comme des pièges, la politique politicienne en est un évidemment, avec laquelle il faut néanmoins composer. Ce n'est pas facile, cela demande beaucoup de réflexion, évite d'écrire à l'emporte-pièce, évite certaines polémiques stériles et qui ne servent bien souvent que la cause de ce mal que l'on aimerait voir disparaître du moins s'atténuer. Je crois que la sève de liberté ne s'éteint pas dans l'être et quand on parle d'autres sujets qui nous passionnent ou nous émeuvent comme les choses de la nature, qu'on les photographie, les filme et les écrit, c'est une autre façon de fêter la liberté en l'honorant différemment. Mais la lutte continue et d'autant plus forte que l'offensive est terrible. Il convient de rester dans le moment présent, ce qui en ce moment est compliqué, parce que chaque projection nous enferme dans ce cycle néfaste et nous coupe toute possibilité d'espoir. Alors les petits cailloux des peuples, tu sais, je les brasse sur mon autre blog de toute mon âme et de toute ma tendresse, je sais que ce sont des cailloux (ou des roses) de vérité . La vérité de l'humanité, la vérité du pourquoi de l'homme sur terre, au-delà de ce que l'on voit chaque jour.