Je respirerai mieux peut-être

Publié le 15 Décembre 2019

Je respirerai mieux peut-être

Je respirerai mieux peut-être

Si l’ennemi est identifié

Je dis l’ennemi mais point d’ennemi

Juste un gêneur

Un empêcheur de vivre en rond

 

Je respirerai mieux peut-être

Quand le panneau indicateur

Sera déterminé

Quand la confusion sera démasquée

Quand j’aurai mis dans la phrase

La majuscule

Puis le point

 

Mais oui je respirerai mieux

Car le chant des oiseaux est une vérité

Il faut simplement savoir l’entendre

Et le déchiffrer

 

Je vivrai mieux peut-être

Si l’air devient léger

Si le moment présent reste un ami

Si le jour s’éclaircit sous la promesse de l’aube

Une aube aux couleurs de l’arc-en-ciel

Comme un firmament empli de caresses

 

Je respirerai mieux peut-être

Mais moi, je pensai avoir de l’air

Ne pas étouffer

Compressée dans ma pollution quotidienne

Sans cesse limitant chacun des mouvements

Jusqu’à  rétrécir au maximum

La cage

 

Peu à peu la phrase se construit

Peu à peu les idées deviennent claires

Peu à peu la supposition deviendra peut-être une évidence

La tête de lit des circonstances

Une porte d’accès au savoir

 

Il y a comme des points qui se sont échappés

D’un dé

Il faut les retrouver dans la jungle des évènements

Il faut les recoller sur chacune de leurs faces

Et là, j’ai retrouvé le numéro 1

 

Je respirerai mieux peut-être

Quand le printemps sourira

Je lui sourirai et il comprendra pourquoi

Quand le pinson reviendra avec son chant profond

Je lui sourirai et il comprendra

 

Il y a une porte d’accès au souffle

Comme une caverne d’Ali Baba ré-ouverte

Avec fracas

L’air s’y engouffre comme un petit cheval appaloosa

Portant le chef indien de l’espérance

 

Dans le tunnel de la connaissance

Dort le cincle plongeur de la vérité

Quand je lui serrerai la main au petit cincle

Il me sourira et dans un plongeon éclaboussant jusqu’aux étoiles mêmes

Il glougloutera le sourire

A la perfection.

 

Je respirerai mieux peut-être

 

Un poids semble s’envoler dans les airs

Il veut se perdre en Méditerranée

Ancre mal ferrée qui trompe la matière grise

Jusqu’à en faire une histoire drôle

 

J’en rirai sans doute et peut-être

Quand Millah et Kessy me souriront

Ce sera une histoire du passé

Oubliée dans les oubliettes des rires jaunes

 

Je respirerai et tous autour de moi

Respireront mieux aussi.

 

Carole Radureau (15/12/2019)

 

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La pierre qui respire

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A
Très touchant, Caro. On comprend ta souffrance et tes espoirs, on voudrait naturellement que tu te sentes mieux. Sûr que Kessy et Millah t'y aideront par leur seule présence, et puis aussi j'espère un peu l'amitié de Méditerranée que je t'envoie...<br /> Sinon quelques mots pour la construction et le rythme de ce poème superbe.
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C
Merci Alma d'être toujours là, à me lire. Ce poème n'est pas évident à comprendre car il dit sans ne rien dire, il a surgit de nulle part comme une façon d'exprimer mon ressenti face au fait que j'ai découvert que je souffrais probablement d'un autre mal en plus de l'allergie au froid. Qui me demande de procéder à un changement radical dans le fonctionnement de la maison, certainement pas en mal d'ailleurs. Je ne sais pas si cela pourra déboucher sur une amélioration franche de mes symtômes d'allergie au froid (j'aimerais surtout que ce soit au niveau alimentaire) mais ça vaut le coup d'essayer et de s'adapter encore une fois. Je mettrais certainement des liens vers des articles concernant 2 pathologies non reconnues encore en France et qui risquent d'affecter de plus en plus de monde, sur mon autre blog. En tout cas, l'amitié de Méditerranée, crois-bien qu'elle me fait chaud au coeur, je regarde de plus en plus souvent vers la Corse quand la météo à la télé survient......la température me laisse malgré tout songeuse.