La haine

Publié le 5 Août 2019

Si les volets sont clos
la lumière du soleil ne peut y entrer.

La haine étend

Son manteau rouge sang

Jusque dans les hémisphères

Tranchés.

 

Elle est un jus

De rage

Pressé

D’en finir avec sa peur à elle.

 

La haine est ce mal en l’être

Qui ronge

Et

Rouille

Comme un fer

Trop chauffé au rouge

De l’intolérance.

 

C’est ce que tu es quand tu dis

Que l’autre l’est

C’est ce que tu tues en toi

Quand tu tues.

 

La haine est un mal de l’humanité

Qui ronge et ronge

Qui mine et mine

Et je l’écris et cela reste lettre morte

Il faut comprendre l’inconscience

Pour comprendre ce qui est.

 

L’homme porte en lui le germe de sa fin

Sa fin est une faim d’en finir avec la vie

Une soif à ne plus en avoir faim

Tant cette fin est proche.

 

Il y a comme une nuée rouge chaud

Qui trace des lettres crues sur la peau tiède

De la terre-mère

Comme un voile de sang

Une vague confuse

Et furieuse dans laquelle se baigne

La haine.

 

Plonger dans son mal profond

C’est y mettre de la lumière :

Que la lumière soit la vague pure

Réchauffant le cœur des hommes ;

Que la lumière soit la cape de volonté

Pour en finir avec la haine ;

Que le voile de l’amour

Glisse comme un cœur d’enfant pur

Sur la peine des victimes de cette haine.

 

Carole Radureau (05/08/2019)

 

 

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La pierre qui pleure

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A
L'homme est physiologiquement ainsi fait qu'il a en lui autant de haine que de bonté, ce sont les circonstances qui développent en lui l'une ou l'autre...
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C
Je ne sais qué pasa ou plutôt je le sais trop bien d'après ce que j'ai compris de l'inconscience collective humaine.